Links I Love #158

Links I Love 9 janvier 2018 Laisser un commentaire

J’ai l’impression que cela fait une petite éternité que je n’ai pas partagé avec vous mes « Links I Love »… et ce n’est pas si faux, vu que décembre n’a pas été un mois très productif du côté de mon blog (mais j’avais besoin de me reposer quand je le pouvais).

Depuis la dernière fois, on a changé d’année, et j’y reviendrai (je le redis, mais les premiers jours de janvier sont toujours un peu étranges pour moi…), mais j’ai aussi terminé The Big Bang Theory (du moins, je suis à jour) et ma relecture de la saga Harry Potter, non sans un petit pincement au cœur.

Je suis allée au cinéma, et ai encore vu plein d’autres vieux films pendant mes vacances en famille (Irma la Douce, Love in the Afternoon, et tant d’autres) et donc je me suis reposée. Presque dix jours de grasses matinées, de journées passées à moitié en pyjama, à moitié en pull tout doux. Avec mes chats, mes livres, ma famille, et la tête bien loin de mes préoccupations parisiennes…

Alors le retour à la capitale, mais aussi à un rythme de travail plus « normal », après la période des fêtes, m’a fait un drôle de choc. D’abord contente de retrouver ma routine, je me suis très rapidement retrouvée face à mes diverses (et habituelles) inquiétudes et questions d’avenir. (D’autant plus qu’il n’est question que de bilans et de résolutions en ce moment!)

Les choses se bousculent un peu dans mon esprit – j’ai envie (besoin?) d’autre chose, mais je ne sais pas bien de quoi cette autre chose est faite, ma confiance vacille et j’ai l’impression d’avancer beaucoup trop lentement. J’ai beau me répéter que la vie n’est pas une course, qu’il n’y a vraiment ni gagnants ni perdants, c’est souvent plus fort que moi. Je regarde un peu trop autour de moi… et c’est comme ça que je me fais du mal.

Vous savez, parfois on me dit « mais tu n’aimerais pas aller vivre au Royaume Uni? » et même si je crois que je serais très heureuse de vivre mon quotidien en version originale, dans un pays où l’on roule à gauche et où l’on boit son thé avec une larme de lait, ça ne ferait pas disparaître d’un coup de baguette magique toutes mes préoccupations tout en m’apprenant enfin ce que je dois faire de ma vie. 

Tout ça juste pour souligner le fait que déplacer un problème ne le résout pas… du moins c’est ce que je crois. Il n’y a plus qu’à chercher les solutions en moi, et puis peut-être ne pas hésiter à demander de l’aide, pour une fois. Mais je crois que je reviendrai à tout ça quand j’aurai enfin pris mon courage à deux mains pour vous parler de l’année passée, puis de l’année à venir…

D’ici là, vous me trouverez sûrement plongée dans les films Harry Potter, que je n’ai pas vus depuis très longtemps et que je me suis offert dans un joli coffret pour bien débuter l’année (et pour faire durer le plaisir au maximum, je suis si triste d’avoir terminé ma relecture…) ou le nez dans un livre ou un autre. 

Je ne sais peut-être pas exactement ce que je dois faire de ma vie, mais je sais que ce que j’aime le plus c’est ça: m’échapper dans d’autres mondes et d’autres histoires, à travers des films et des livres!

Mais assez de bavardages décousus, je vous laisse avec ma sélection de belles lectures, celles que j’ai lu en décembre, ou un peu plus récemment, et que je voulais partager avec vous, souvent parce que ça dit des choses importantes…

  1. On commencer par rêver de randonnées dans la nature et plus précisément dans l’Ardenne Belge, qui n’est pas si loin et qui a pourtant l’air drôlement dépaysante. (tippy.fr)
  2. Un article que j’avais trouvé assez intéressant à l’époque, sur les influenceurs et leur évolution (et peut-être cette bulle qui va finir par éclater?). (itinera-magica.com)
  3. Jeremy nous fait part de sa résolution d’être plus écolo, et peut-être que ça pourra vous inspirer! (djisupertramp.com)
  4. Oprah Winfrey qui répond à ma question, c’est chouette, mais est-ce que ça résout tout? Hmm, à vous de découvrir LE conseil carrière qu’elle donne aux millenials (et aux autres). (en anglais) (inc.com)
  5. « Why I’m done trying to be man enough » une chouette, chouette intervention de Justin Boldoni (vu dans Jane the Virgin) sur les notions de masculinité, qu’il est plus que jamais nécessaire de redéfinir. À regarder et partager!
  6. Un joli article et de jolies photos qui donnent envie d’aller visiter Venise.. en hiver! (cachemireetsoie.fr)
  7. J’ai beaucoup aimé les images de ce mariage un peu rock et assurément très cool (et puis ça fait un peu rêver aussi). (unbeaujour.fr)
  8. Un article très intéressant sur le véganisme et surtout sur les biais de confirmation et arguments foireux, dont toute personne végéta*ienne est susceptible d’avoir usé par le passé (je plaide coupable). Ça fait réfléchir! (la-carotte-masquee.com)
  9. Seule recette que je partage aujourd’hui, elle a le mérite d’être (je trouve) particulièrement de saison. Ça ne vous donne pas envie ce roulé pomme de terre/champignons? (en anglais) (kraut-kopf.de)
  10. Encore un article très intéressant, qui met en garde contre le sucre cette fois. Encore une fois, une lecture très intéressante! (green-me-up.com)
  11. Je me retrouve assez dans les mots de Céline qui préfère les petits comités, chose que je commence à comprendre me concernant… (lesmotsailes.fr)
  12. On termine cette sélection avec l’un des rares bilans de l’année que j’ai déjà lus, et celui-ci, de Camille, m’a beaucoup émue, pour sa sincérité qui ne gomme pas les aspérités de la vie et puis parce que je m’y retrouve beaucoup… (les-parentheses.com)

J’espère que vous aurez trouvé de quoi vous inspirer à travers cette sélection un peu tardive…

Quant à moi, je vous quitte en vous laissant avec ma chanson favorite du moment – ce n’est pas tous les jours que j’écoute autant de chanson française, mais cette chanson là (et en général tout cet album de Camille) me plaît vraiment beaucoup.

Passez une belle semaine et prenez soin de vous!


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Wonder, un film bienveillant et joyeux

Septième Art 7 janvier 2018 Laisser un commentaire

Avant tout, je vous souhaite une très belle année 2018, qu’elle soit riche en belles découvertes et douce… Je n’avais pas tout à fait prévu de rester silencieuse par ici aussi « longtemps », sans même vous souhaiter de belles fêtes (j’espère qu’elles l’ont été!), mais comme tous les ans depuis quelque temps, le mois de décembre est sacrément éreintant, et lors de ma semaine de vacances de Noël, j’ai vraiment cherché à déconnecter de mon quotidien.

Mais je reviens doucement, maintenant que la vie a repris son cours normal, et avant de vous reparler un peu de l’année passée (et de l’année à venir)(quand j’aurai trouvé l’envie de l’introspection) il fallait absolument que je vous conseille Wonder, le premier film que je suis allée voir en cette nouvelle année, ce qui aura été l’une des meilleures décisions de la semaine!

Wonder, adaptation du livre éponyme de R.J. Palacio, raconte l’histoire de Auggie, un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a tenu éloigné de l’école… jusqu’à ce qu’il entre en CM2 dans une véritable école et se confronte pour la première fois au monde extérieur et au regard des autres. 

Avant d’aller voir Wonder, je n’avais pas vraiment vu sa bande-annonce, j’avais simplement lu son synopsis et avais été séduite par le casting (j’aime beaucoup Owen Wilson). Et si je me doutais que ce serait un film qui me donnerait le sourire, je n’avais pas anticipé à quel point il me toucherait.

Si l’intrigue peut faire craindre un traitement un peu trop simpliste d’une histoire où un enfant différent est confronté à un monde extérieur « normal », rempli de « méchants », sachez qu’il n’en est rien et c’est avec une simplicité et une authenticité prodigieuse qu’on suit l’incursion d’Auggie dans ce monde inconnu.

Superbement écrit, le film ne tombe jamais dans la caricature ou dans le pathos inutile, et l’histoire de ce petit garçon est racontée avec une légèreté et une sincérité rare.

On ne peut s’empêcher de sourire devant les dialogues où l’humour et l’esprit font mouche, de s’attendrir devant des personnages superbement interprétés et de verser quelques larmes (de joie) face à ce récit.

J’ai beaucoup aimé la façon dont l’histoire était racontée, et qui, me semble-t-il, a suivi la construction du livre dont le film a été tiré. En effet, cette année dans la vie de Auggie et de sa famille est en quelque sorte découpée en différentes narrations, qui laissent entrevoir les sentiments et impressions de divers personnages: Auggie bien sûr, mais aussi sa grande sœur Olivia, son ami Jack, etc.

C’est une façon habile de raconter (et de comprendre) les choses sous différents angles, de donner une grande profondeur au récit et d’explorer la psychologie des personnages. Cette mise en scène chorale est en outre superbement orchestrée, chaque « épisode » se fondant au suivant avec fluidité, sans jamais interrompre le récit.

Évidemment, Wonder n’aurait pas été aussi formidable sans les acteurs qui donnent vie aux personnages! Julia Roberts et Owen Wilson forment un couple de parents presque trop beaux pour être vrais, mais bluffants de naturel et leurs interprétations m’ont beaucoup émue.

Mais pour moi, les trois acteurs qui m’ont le plus touchés auront été Jacob Tremblay, qui joue Auggie avec un talent et une émotion incomparables, Izabela Vidovic, qui interprète la sœur d’Auggie, Via, avec une justesse inouïe et Noah Jupe, qui joue Jack, un ami d’Auggie, avec une certaine candeur et simplicité là aussi touchante. (J’avais déjà eu un petit faible pour la candeur de ce jeune acteur dans Suburbicon, que j’ai vu le mois dernier.)

Enfin, on pourrait aussi évoquer la photographie du film, très réussie et chaleureuse, ou encore le rythme de la mise en scène, qui ne laisse place à aucune longueur, sans pour autant nous essouffler par un enchaînement de scènes qui serait trop rapide, ou les petites touches de fantaisie dont la légèreté font sourire… mais je crois que j’en ai déjà beaucoup dit!

La bienveillance et la joie qui émanent de ce film, qui raconte pourtant un quotidien qui n’est pas toujours drôle, sont indiscutables et je vous le conseille chaleureusement – j’ai pleuré devant Wonder, de la même façon heureuse que j’ai pleuré devant Coco il y a quelques semaines.

Faites-vous une faveur, et commencez l’année avec ce film, vous ne le regretterez pas!

Avez-vous déjà vu Wonder? Et avez-vous peut-être lu le livre dont le film est tiré?

Cette année, je vais tâcher d’aller un peu plus souvent au cinéma (pour peu qu’il y ait de bons films à aller voir, évidemment!) et j’ai déjà hâte de découvrir plein de nouveaux films.

Je vous souhaite en tout cas un beau dimanche et vous dis à très vite!

PS: En décembre j’ai aussi vu:

  • Coco, une merveille de couleurs, de joie et d’émotion à ne pas manquer,
  • Bienvenue à Suburbicon, un film à la fois étrange et brillant, qui dénonce les travers de notre société via les drames qui frappent un quartier manucuré des années 50′ aux Etats-Unis,
  • Santa & Cie, un doux conte de Noël, loufoque et tendre, de et avec Alain Chabat,
  • Le Sens de la Fête, pas très original, mais tendre et réjouissant tout de même!

(Je n’avais pas eu le temps de vous en parler, mais voilà chose faite, de façon très synthétique.)


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Something to believe in

Looks 14 décembre 2017 Laisser un commentaire

Alors que ça fait déjà dix jours que je ne vous ai pas écrit, voilà que je reviens un instant, le temps de vous présenter l’un des rares articles mode qui voit le jour par ici… (La dernière fois que je m’étais prêtée à l’exercice il faisait beau et j’avais des cheveux deux fois plus longs!)

Si je préfère être derrière l’objectif (je vous le dis tout le temps), c’est parfois rigolo de jouer à la « blogueuse mode », surtout quand c’est ma petite sœur qui prend les photos, se contorsionne et peste contre la mise au point de mon appareil! (Et puis ça tombe bien, j’avais besoin de renouveler ma photo de profil…)

Dimanche dernier, nous sommes donc parties les mains dans les poches, dans l’idée de faire quelques photos sur la Coulée Verte avant de vite rentrer et boire un chocolat chaud… Mais la Coulée Verte en cette saison (et en ce gris dimanche) était sinistre, alors j’ai proposé qu’on aille voir si le Passage Lhomme était ouvert.

… Évidemment c’était fermé, mais grâce à un petit peu de chance, nous nous sommes glissés par la porte après que d’autres personnes soient entrées. Et c’est en se faisant toutes petites qu’on a pris quelques photos, tandis que la pluie commençait à tomber en même temps que la nuit. 

On a fini par partir, une fois l’obscurité ayant envahi l’espace, avant d’aller se réfugier de la pluie dans une librairie (et de s’extasier devant des tas de livres trop chouettes).

C’était un beau dimanche après-midi.  

J’en profite aussi pour vous présenter ma nouvelle montre, le modèle Classic Petite de chez Daniel Wellington* auquel je n’ai pas su résister – je la trouve vraiment élégante avec son bracelet en maille (qui change des sempiternels bracelets en tissu) et son cadran noir. Parfaite pour cet hiver!

Et si vous souhaitez offrir (ou vous offrir) une montre Daniel Wellington, je vous offre -15% de réduction sur leur site, grâce au code WHATEVERDW et ce jusqu’au 15 janvier 2018.

À savoir que l’offre est cumulable avec celle qui offre -10% de réduction à partir de deux articles achetés. Peut-être une bonne idée pour Noël?

Pull, Close – Manteau, Uniqlo (old) – Pantalon, H&M (old)
Écharpe, H&M (old) – Sneakers, Will’s Vegan Shoes* – Montre, Daniel Wellington*

Ah oui, ce qui est nouveau aussi c’est ce joli pull rouge, bien chaud, bien épais, que je me suis offert lors d’une période de soldes sur Monshowroom il y a quelques semaines. Ça faisait un moment que les pulls (fabriqués en Italie) de chez Close me faisaient de l’œil, alors j’ai décidé « d’investir » dans un pull un peu plus cher mais aussi un peu plus qualitatif.

Et il est vraiment chouette. Bon, il gratte un petit peu (mais je mets toujours des t-shirts Heattech sous mes pulls l’hiver) et il perd un peu ses fibres à ses débuts, mais il tient vraiment bien chaud et sa jolie couleur rouge met du baume au cœur.

Enfin, j’ai aussi reçu de la part de Will’s Vegan Shoes, ces superbes sneakers blanches* (mes premières, eh oui!) sur lesquelles je lorgnais depuis un moment. La qualité est incroyable et il est bien difficile de les différencier de leurs cousines en cuir.

Je dois bien avouer qu’elles me font encore un peu mal aux pieds, la faute à mes pieds imparfaits et aussi à une certaine rigidité (notamment au niveau du talon) mais j’ose espérer qu’elles seront bientôt beaucoup plus confortables. (On croise les doigts!)

Le temps file à une vitesse folle. Depuis deux semaines c’est très intense au boulot et je préfère profiter de mes moments de repos pour lire, aller au cinéma ou tout simplement… dormir.

J’ai envie de vous parler des films que j’ai vu au ciné justement (Suburbicon et Coco, très différents, mais tous deux vraiment chouettes) et puis vous dire à quel point j’ai adoré voir Nothing but Thieves en concert le week-end dernier (si vous aimez le rock, ÉCOUTEZ-LES, ils sont formidables) mais Noël approche et il est impossible de tout faire.

Alors on va dire que le mois de décembre est à part et que tout rentrera dans l’ordre dès le mois de janvier. (Et promis, mes « Links I Love » vont revenir un jour, bientôt.)

D’ici là, j’espère que vous vous portez bien et que vous profitez bien de ce mois intense et joyeux !

Est-ce que cet article vous a plu? À très vite!


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*Les articles marqués par une astérisque m’ont été offerts par la marque.

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Mes Dernières Lectures #13

Dans ma bibliothèque 4 décembre 2017 Laisser un commentaire

Cela fait bien trop longtemps que je ne vous ai pas parlé de mes dernières lectures… et pourtant, qu’est-ce que je lis depuis cet été! (Maintenant j’emmène même mes livres dans le métro, alors que je n’aimais pas ça avant…)

Les quatre livre que je vais vous présenter là font d’ailleurs partie de ma pile à lire de l’été passé et je réalise tout juste en l’écrivant que ces quatre livres ont tous pour point commun de parler de femmes, leurs amours, leurs mystères, leurs cheveux… Drôle de coïncidence quand on y pense.

Alors sans plus attendre, voici ce que j’en ai à dire!

My Cousin Rachel – Daphne du Maurier

« How soft and gentle her name sounds when I whisper it. It lingers on the tongue, insidious and slow, almost like poison, which is apt indeed. It passes from the tongue to the parched lips, and from the lips back to the heart. And the heart controls the body, and the mind also. Shall I be free of it one day? »

Second roman de Daphne du Maurier découvert cette année (dans le cadre du lecture commune, annexe au club de lecture de Victoria) et une bien belle découverte, un voyage à travers le gothique d’une campagne anglaise pluvieuse, ou encore d’une Italie aux accents menaçants…

C’est à travers la narration de Phillip Ashley que l’histoire est racontée, et ça commence avec le départ de son cousin Ambrose (qui l’a élevé avec bienveillance mais dans un foyer résolument masculin) pour un séjour en Italie… duquel il ne reviendra jamais.

C’est là-bas qu’il a épousé Rachel, une cousine lointaine dont on ne sait rien, ce que Phillip ne voit pas d’un très bon œil. Et pourtant, quand cette dernière arrive à son tour en Angleterre, les suspicions de Phillip se mêlent à des sentiments nouveaux…

Bon, ça fait un moment que je l’ai lu mais je me souviens avoir beaucoup aimé My Cousin Rachel, notamment parce qu’une ambiance gothique, sombre et mystérieuse plane sur tout le récit (et si vous me connaissez, vous savez que c’est quelque chose que j’aime beaucoup) mais aussi parce qu’il semble bien difficile de pouvoir se prononcer sur les agissements réels des personnages.

La narration est brillante, et l’on est sans cesse tiraillé entre suspicions et certitudes, face à des personnages tantôt agaçants, tantôt vulnérables… La tension est construite avec brio tout le long du récit, notamment grâce à cette anticipation de la rencontre avec Rachel, tout de même personnage éponyme, mais qui arrive « réellement » assez tard dans le récit – au début tout n’est que suppositions sur cette femme mystérieuse…

Rachel, ce personnage manipulateur et fragile à la fois, qui contraste tant avec la naïveté et la fougue de Phillip… Un peu comme dans The Loving Spirit, je n’ai pas trouvé les personnages du roman très sympathiques, et pourtant c’est aussi ça qui les rend peut-être plus réalistes et humains.

Une chose est sûre: la plume de Daphne du Maurier est un bonheur à lire et je ne m’arrêterai pas là dans mon exploration de ses écrits!

My Cousin Rachel plaira sans doute à tous ceux qui apprécient les intrigues mystérieuses, sur fond d’Angleterre Victorienne, et qui n’ont pas peur d’une narration quelque peu lente et d’un ton mélancolique.

Avez-vous lu ce roman de Daphne du Maurier?

Je vous invite aussi à jeter un œil sur mon avis sur l’adaptation cinématographique qui est sortie cette année, c’est assez intéressant de confronter les deux œuvres!

Une Apparition* – Sophie Fontanel

« Des femmes t’ont aimé (…) Moi je n’ai rien construit de ce côté-là. Je ne sais même pas ce que c’est les bras complètement de quelqu’un. Ma vie sexuelle, elle a merdé. Je n’ai jamais vécu la réciprocité. Je ne connais que la marge, et si ça se trouve, avec mes cheveux blancs, je vais me retrouver coincée dedans. »

J’ai lu beaucoup de livres cette année et j’en ai aimé autant. Une Apparition fait résolument partie de ceux-là, tant sa simplicité m’a touchée.

L’histoire est donc simple: Sophie a décidé de ne plus se teindre les cheveux, comme ça, sur un coup de tête, ou presque. Et puis comme elle écrit, Sophie, elle a décidé d’en faire un livre. C’est un roman, c’est un récit autobiographique et ça se lit comme une sorte de journal intime.

On y suit l’évolution capillaire de Sophie, du brun artificiel au blanc naturel, mais surtout aussi son évolution personnelle, son apparition au monde et surtout à elle-même. Le ton éminemment intimiste, brut et sincère m’a beaucoup plu, et voir l’auteure passer des doutes aux éclats de rire était très rafraîchissant – j’ai adoré son caractère pétillant et sa fragilité mise à nu.

Ce roman est avant tout très inspirant, et est à mettre entre les mains de toutes celle qui doutent d’elles, qui doutent de leur beauté, que ce soit à cause de cheveux blancs ou d’autre chose. Il en ressort aussi une grande bienveillance: Sophie ne critique absolument pas celles qui continuent à teindre leurs cheveux et ne considère pas détenir LA vérité absolue.

Je vous conseille donc chaleureusement de vous plonger dans Une Apparition, si ce n’est pas déjà fait (étant donné que ce livre a déjà beaucoup fait parler de lui!), je l’ai trouvé plein de vie et de joie et il donne envie d’être soi, au yeux de tout le monde… et ça c’est pas rien!

Est-ce que vous l’avez déjà lu, vous?

C’est aussi un livre qui m’a donné envie de m’intéresser à ce qu’à pu écrire Sophie Fontanel par le passé, du coup je prends tous vos conseils si vous en avez!

Amours – Léonor de Récondo

« De la vie, on ne garde que quelques étreintes fugaces et la lumière d’un paysage. »

Je crois que j’avais envie de lire Amours depuis que Pauline en a fait l’éloge, sur son blog je crois, partout ailleurs aussi sans doute. Alors quand je me suis plongée dans cette histoire de femmes (encore une fois), d’amours cachés, d’amours sous toutes ses formes, libérés des corsets bourgeois du début du 20e, je crois que je m’attendais à trop de choses.

Dans ce court roman, on rencontre Céleste, la bonne de la maison Boisvaillant qui tombe enceinte, abusée par le notaire qui l’emploie, tandis que sa propre femme, Victoire, n’arrive pas à avoir d’enfant depuis déjà près de cinq ans. Quand la grossesse est découverte, on décide que cet enfant sera celui de Victoire… mais cette dernière n’arrive pas à être mère. Céleste s’occupe donc en cachette de son fils, jusqu’à ce qu’un soir, Victoire la rejoigne dans sa petite chambre sous les combles…

Démarre alors une histoire d’amour aussi sensuelle et pure qu’elle ne semble improbable. Le lyrisme de l’écriture de Léonor de Récondo est indéniable et le récit est plein d’une sensibilité rare… mais je ne saurais trop comment vous le dire, il m’a manqué quelque chose.

Peut-être une exploration plus poussée de la psychologie des personnages? J’ai trouvé ça beau, fort, mais peut-être un peu froid, là où la passion aurait peut-être dû m’emporter. (Ou là où j’aurais voulu qu’elle m’emporte en tout cas!)

Le contraste entre la situation bourgeoise de Victoire, l’esprit étriqué de cette époque, et ses découvertes charnelles, son éveil au corps, est intéressant et traité avec subtilité et grâce. Son émancipation graduelle et son indépendance grandissante sont évidemment inspirantes et grisantes, mais je crois que ça n’est pas assez développé à mon goût.

Le rôle et le poids de la religion dans la vie de Céleste, bien que compréhensible et inhérent à son personnage, m’a quelque peu laissé de marbre et fait partie des petites choses qui m’ont déplu dans le roman.

En fin de compte, d’Amours je garde un joli souvenir de lecture, séduite par la plume de l’auteure, délicate, lyrique et incisive à la fois, tout en ayant refermé le livre avec un sentiment d’inachevé – j’aurais voulu en savoir plus, davantage entendre les sentiments des personnages je crois…

Peut-être avez-vous des sentiments différents envers Amours, si vous l’avez déjà lu?

The Ladies of Grace Adieu and other stories – Susanna Clarke

« Did you ever look into an English novel? Well, do not trouble yourself. It is nothing but a lot of nonsense about girls with fanciful names getting married. »

Quand j’ai appris que Susanna Clarke avait publié une collection de nouvelles se passant dans le même monde que Jonathan Strange & Mr Norrell, je me suis empressée de me l’offrir, évidemment.

Un an après avoir dévoré Jonathan Strange & Mr Norrell (malgré ses mille pages!) je me suis donc replongée avec plaisir dans une Angleterre du 19e où la magie fait partie de l’histoire, comme si de rien n’était…

Ces nouvelles, ou contes de fées d’un autre genre, ont la même qualité littéraire qu’on trouve déjà dans Jonathan Strange & Mr Norrell, et la plume de Clarke est toujours aussi pleine d’esprit et d’humour.

Aucune nouvelle ne ressemble à une autre, et pourtant elles ont pour point commun de parler de femmes qui pratiquent la magie, avec plus ou moins de bienveillance… Certaines de ces nouvelles sont très drôles, d’autres sont plus sombres, plus inquiétantes et c’est, à mon sens, une énième preuve du talent de l’auteure, capable d’écrire des récits aux tons si différents.

L’imaginaire et la magie qu’on trouve dans cet univers me fascine, et c’est sans doute pourquoi j’ai adoré me plonger dans ces nouvelles, pour retrouver la magie de Susanna Clarke, si différente de celle de Rowling ou de Tolkien, mais pas moins inventive et brillante.

À découvrir, qu’on ait lu Jonathan Strange & Mr Norrell ou pas (même si l’avoir lu avant donne plus de relief à ces courts récits, je pense) et surtout si on aime les contes, les univers fantastiques un peu sombres et que l’on est sensible à l’esprit d’un langage emprunté à un autre temps! 

Et vous, vous aimez les nouvelles fantastiques?

Je suis terriblement en retard pour vous parler de mes dernières lectures (depuis ceux-là, j’ai lu à peu près une douzaine de livres!) et j’ai aussi envie de vous parler de livres sur le véganisme, de livres de recettes… mais comme toujours, le temps m’échappe quelque peu.

Mais comme je me suis replongé dans Harry Potter cet automne, ça me laisse un petit délai supplémentaire pour réfléchir (et écrire) sur tous ces autres livres que j’ai lus. Ce qui est sûr, c’est que je ne manquerai jamais de sujets sur lesquels vous écrire!

Qu’est-ce que vous lisez en ce moment, vous? L’hiver vous inspire-t-il des livres d’un certain genre?

Je vous souhaite une belle semaine!

+ Je risque encore une fois de vous faire faux bond avec mes « Links I Love » cette semaine, ça devient assez intense au travail pour moi, alors un peu de patience…


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Merci à Robert Laffont de m’avoir fait parvenir les ouvrages marqués d’un astérisque. 

Les liens des livres Amazon sont affiliés, ce qui permet de soutenir mon activité, mais rien ne vous empêche d’aller acheter vos livres chez votre libraire favori! 

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Links I Love #157

Links I Love 22 novembre 2017 Laisser un commentaire

C’est avec un petit décalage d’une journée que je reviens ici pour vous présenter mes derniers « Links I Love » (j’étais trop occupée à manger des chips devant Netflix avec ma sœur lundi soir pour préparer cet article…).

Depuis la dernière fois que je suis venue vous faire part de mes états d’âme il s’en est passé des choses – du moins du côté de mes humeurs. Comme si, il y a environ deux semaines, après avoir touché le fin fond d’un abysse de tristesse (je suis une personne tout à fait mesurée, oui, oui), j’avais pris une grande inspiration et décidé de changer du tout au tout.

Alors aussi subitement que ma tristesse m’était tombée dessus, elle est repartie, et je me suis retrouvé d’humeur sautillante et souriante… alors que fondamentalement, rien n’avait changé. 

Peut-être que j’ai pris le temps de remarquer un peu mieux à quel point la nature froide de la fin de l’automne me ravissait, peut-être aussi que j’ai décidé qu’au fond, tout ce pour quoi je m’inquiétais quelques jours auparavant, ce n’était pas si grave – après tout j’avais du thé, un livre d’Harry Potter à lire et mon chat qui somnolait à côté de moi, et c’était déjà formidable.

L’énergie et la bonne humeur sont revenues, je ne sais pas exactement comment, mais c’est tout ce qui compte, non?

Du côté des belles découvertes, je suis allée au théâtre, et c’était vraiment épatant (ça faisait très longtemps en plus, alors que j’aime assez ça!) – je suis allée voir une représentation de Pierrot Posthume, une pièce de Théophile Gautier et entre la mise en scène très inventive et le talent des acteurs, je me suis beaucoup amusée. Malheureusement c’était une représentation unique, mais je ne manquerai pas de vous faire savoir s’ils rejouent un jour, si ça vous intéresse.

Je suis aussi allée au cinéma et y ai vu Au Revoir Là-Haut, dont je vous ai déjà parlé (et que j’ai aimé, follement) mais aussi Le Musée des Merveilles… qui ne m’a pas convaincu. Je l’ai trouvé sans rythme, les jeunes acteurs ne m’ont fait ni chaud, ni froid et je n’y ai rien trouvé de très merveilleux malheureusement…

Enfin, je lis toujours autant et ai lu en quelques jours le court roman de Durian Sukegawa, Les Délices de Tokyo (le livre du mois dans le club de lecture de Victoria!) que j’ai bien aimé, avant de me replonger dans Harry Potter, avec le cinquième tome entamé le week-end dernier. (Je vais bientôt vous reparler de livres, promis.)

Oh et évidemment, je passe toujours de nombreuses soirées devant The Big Bang Theory, dont je vais bientôt commencer la 10e saison..!

En somme, tout va merveilleusement bien – mes journées de repos sont d’une douceur infinie, je fais des cookies, me repose sans culpabilité et profite de cette saison pour rester bien au chaud chez moi, comme j’aime tant le faire… si je ne me promène pas parmi les feuilles mortes du Jardin des Tuileries! 

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse avec ma sélection de jolies choses à lire:

  1. L’Alsace-Lorraine est définitivement sur ma « to-discover list » et Juliette n’aura qu’amplifié cette envie avec ce joli article sur Strasbourg. (jenesaispaschoisir.com)
  2. Si l’envie vous prend de réaliser votre propre gomasio, c’est assez simple et il est facile de varier les goûts! (friendly-beauty.com)
  3. Un article qui a plutôt résonné en moi, surtout lors de ma baisse de moral récente. Certains le trouveront trop « hippie » à leur goût, mais je trouve qu’il parle d’apporter davantage d’amour dans nos vies avec une certaine sagesse… (en anglais) (goop.com)
  4. Peut-être glanerez-vous quelques astuces pour voyager davantage, même si l’on est pas Crésus, à travers cet article! (atelierdore.com)
  5. Angéline nous parle de l’arrivée d’un nouveau chat dans son foyer. Intéressant, si vous songez à compléter votre famille de félins. (carnetprune.com)
  6. Je suis assez curieuse de goûter cette version végane d’un appareil à quiche, qui ne nécessite pas mille formes de soja différentes… Je pense que je vais essayer ce week-end! (cnz.to)
  7. J’ai adoré découvrir l’Inktober de Diglee, qu’elle a choisi d’illustrer avec des poétesses, ce qui m’a occasionné plein, plein de découvertes. À lire autant qu’à regarder! (diglee.com)
  8. J’adore follement la patate douce, alors si vous êtes comme moi, ces différentes garnitures devraient vous plaire. (en anglais) (loveandlemons.com)
  9. Si vous êtes un peu perdus sur le sujet, ce point sur l’écriture inclusive est super intéressant et informatif. Évidemment. (lesmotsailes.fr)
  10. On termine avec une recette pour week-ends réconfortants: des muffins tout chocolat! (aime-mange.com)

J’espère que vous aurez découvert à travers cette sélection, des petites choses intéressantes pour égayer les grises journées de cette fin de novembre

Quant à moi, je tâcherai de revenir vous parler de livres, de séries peut-être aussi – sachez en tout cas qu’avoir fait de mes « Links I Love » un rendez-vous plus espacé m’a donné davantage d’espace, justement, pour pouvoir (et avoir envie) vous parler d’autres choses… et ça c’est chouette, non?

Je vous souhaite une belle fin de semaine et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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