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Culture

Culture-list #3

Culture 21 août 2020 Laisser un commentaire

Avant de partir en vacances, j’avais envie de partager avec vous mes coups de cœur culturels de l’été (avant d’avoir, peut-être, une flopée de livres lus pendant mes vacances à chroniquer ici…) et peut-être vous donner envie d’en découvrir quelques uns à votre tour !

D’autant plus que ça y est : je peux enfin vous reparler de films vus au cinéma ! Bon, il n’y a pas énormément de films intéressants à l’affiche je trouve, mais malgré tout ça on a quand même réussi à aller voir de chouettes films, tous très différents.

Je vous parlerai aussi de deux séries et côté lecture… juste d’une BD – je ne sais pas exactement pourquoi, mais je lis un peu moins de choses dernièrement, et mis à part cette BD et le sixième tome du Sorceleur (qui était si bien !) aucune autre lecture ne m’a réellement passionnée. Tant pis, ça arrive !

Vous êtes prêts ?

Séries

Ces dernières semaines on a enchaîné deux saisons de Ru Paul’s Drag Race (la 7 et la 8) et regardé la dernière saison de Queer Eye et il n’y a pas mieux que ces deux émissions pour me mettre en joie.

Mais j’ai vu par ailleurs deux séries que j’ai trouvées très chouettes…

L’Amie Prodigieuse

Quand la plus vieille amie d’Elena Greco semble avoir disparu sans laisser de trace, cette femme férue de littérature décide d’écrire l’histoire de leur amitié. Sa rencontre avec Raffaella Cerullo, qu’elle a toujours surnommée Lila, remonte à leur première année d’école primaire en 1950. Une amitié de plus de 60 ans, avec pour toile de fond la dangereuse et fascinante ville de Naples, que le destin et les décennies tenteront de mettre à mal, alors que les deux amies finiront par prendre des chemins différents dans la vie.

Adaptation de la saga de l’Amie Prodigieuse d’Elena Ferrante (que j’ai beaucoup aimé et dont je vous ai parlé à plusieurs reprises) la série compte pour l’instant deux saisons, qui correspondent aux deux premiers tomes.

C’est simple : j’ai adoré cette adaptation.

Tout d’abord, parce qu’elle est d’une fidélité folle aux livres (sérieusement, je n’ai jamais vu, je crois, d’adaptation aussi fidèle) et que ça me donne l’impression que les personnages des livres ont réellement pris vie. Quelque part, ça me permet même de mieux comprendre les livres et ça donne encore plus de profondeur à l’histoire.

Ensuite, la série est visuellement très réussie – la photographie est travaillée et la grisaille du quartier tranche merveilleusement avec les étés lumineux que les héroïnes passent à Ischia. Certains plans sont superbes et l’ensemble est un régal pour les yeux.

J’ai également été très impressionnée par la plupart des actrices et acteurs qui jouent dans la série. La jeune Gaia Girace (qui joue Lila ado et jeune adulte) m’a beaucoup marquée et a véritablement incarné la Lila que je m’imaginais en lisant les livres.

Je suis plus partagée sur l’interprétation de Margherita Mazzucco (qui incarne Lenu ado et jeune adulte) qui me semble très (trop ?) effacée dans son rôle, presque sans relief parfois. Mais peut-être que le personnage de Lenu est plus effacé en réalité que dans mon imagination ? (c’est bien possible après tout, elle s’épanouit davantage dans les tomes suivants si je me souviens bien)

Comme dans les livres, on confond un peu les divers personnages qui entrent en scène au début de la série, mais avec un peu d’attention on s’y retrouve vite.

J’ai vraiment aimé l’ambiance qui se dégageait de la série – comme dans les livres, une tension permanente, plus ou moins forte, se ressent, on vibre aux côtés des jeunes filles qui s’affirment et s’affranchissent (de leur famille, des hommes du quartier…) et on ressent toute la violence de ce quartier de Naples où la prospérité des uns fait le malheur des autres…

Si vous avez aimé la saga d’Elena Ferrante, je suis à peu près certaine que vous aimerez cette série. En revanche, si vous n’avez jamais lus les livres, ça peut également être une excellente entrée en matière, d’autant plus si vous aimez les histoires authentiques aux accents dramatiques – attention toutefois, la série n’occulte rien des viols et violences que certains personnages subissent dans les livres.

Malgré toute cette noirceur, j’ai beaucoup aimé cette plongée dans l’Italie des années 50-60′ et j’ai aimé retrouver ces personnages qui m’avaient déjà beaucoup plu sur le papier. Et c’est aussi assez rafraîchissant de regarder une série en italien !

Ah, mention spéciale aussi à la musique de Max Richter, qui accompagne parfaitement l’intrigue de l’Amie Prodigieuse.

Est-ce que vous avez vu la série vous ?

À voir sur Canal +

The Luminaries

À la fin du 19e siècle, Anna Wetherell s’est embarquée vers la Nouvelle-Zélande qui connaît à cette époque une véritable ruée vers l’or. Sur le bateau qui l’emmène, elle fait la connaissance d’Emery Staines qu’elle promet de revoir peu après leur arrivée… Mais leurs retrouvailles sont compromises, notamment parce qu’une certaine Lydia Wells les en empêche, ayant une autres destinée pour Anna en tête.

Comme je vous l’ai dit dans mon dernier article, la série est ici aussi une adaptation d’un livre du même nom, écrit par Eleanor Catton, et que j’ai commencé à lire il y a peu.

On y retrouve Eva Green (qui joue Lydia Wells) dans un rôle… assez similaire à ses rôles précédents – elle est ici une intrigante, sorte de diseuse de bonne aventure, versée en astrologie et surtout ambitieuse et quelque peu perfide.

La série est pleine de mystères même si l’intrigue principale – un meurtre, des tromperies diverses pour s’enrichir et la déchéance d’Anna entre drogues et prostitution – est somme toute plus « classique ».

Ce qu’il faut savoir également, c’est que la série se déroule dans deux timelines différentes, et il semble parfois facile de se perdre entre le passé et le présent de l’histoire – même si personnellement je n’ai pas vraiment eu ce sentiment.

L’ambiance de The Luminaries a quelque chose de gothique et de sombre que j’ai bien aimé, même si la série souffrait parfois de quelques longueurs. J’ai aussi trouvé les acteurs très convaincants, en particulier Eve Hewson (qui incarne Anna) qui a donné une performance remarquable.

Comme j’ai vu la série au tout début de l’été, je peine un peu à me souvenir des détails, mais de façon générale j’ai plutôt bien aimé me plonger dans cette atmosphère de ruée vers l’or, dans les paysages de la Nouvelle Zélande et dans une intrigue qui avait un petit quelque chose de magique…

C’est une mini-série de six épisodes, à découvrir si, comme moi, vous aimez les period drama ou que vous avez lu le livre, par exemple !

Disponible sur le BBC iPlayer (si vous vivez dans un pays qui y a accès, ou si vous avez un bon VPN…)

Livres

Comme je vous l’ai dit en introduction, je n’ai pas lu beaucoup de choses qui m’ont marquée récemment.

Il y a eu quelques BDs empruntées à la bibliothèque, Un Hiver à Majorque de George Sand emprunté à ma sœur (que j’ai terminé péniblement : si vous n’avez jamais lu de G. Sand, ne faites pas comme moi, et ne commencez peut-être pas par celui-là), un tome du Sorceleur que j’ai adoré et des magazines…

Les Petites Distances, de Véro Cazot et Camille Benyamina

Max est un homme tellement insignifiant qu’il finit par devenir vraiment invisible. Léonie est une femme peureuse qui vit dans ses rêves. Max s’installe chez Léo et observe sa vie.

Cette BD, encore une fois empruntée par hasard à la bibliothèque (comme 90% des BDs que je lis) a été une jolie surprise, pleine de douceur et de mélancolie

C’est une drôle d’histoire, un peu fantastique avec ce personnage qui s’efface jusqu’à devenir invisible, une histoire de solitude, assez universelle et une histoire d’amour aussi, mais ça je ne vous en dis pas trop !

J’ai beaucoup aimé le dessin de cette BD, il s’en dégage quelque chose de chaleureux et doux et évidemment, Léonie et sa chevelure flamboyante m’a tout de suite plu. (j’ai un faible pour les rousses, que voulez-vous)

C’est une jolie histoire et c’est tout à fait le genre d’ouvrage que je m’offrirai pour de vrai un jour. C’est aussi ça l’avantage de lire des BDs à la bibliothèque : pas de risque d’être déçu d’avoir investi dans un album qui ne nous plaît pas tant que ça en réalité… et ça permet faire une wishlist d’albums à s’acheter un jour !

Je vous conseille donc vivement de découvrir cette BD, il y a de grandes chances qu’elle vous plaise à votre tour…

Films

Depuis la réouverture des cinémas il n’y a, ma foi, pas grand chose à se mettre sous la dent et assez peu de films m’ont vraiment donné envie… cela dit, certains valaient tout de même le coup d’y retourner !

Radioactive

Paris, fin du 19ème siècle. Marie est une scientifique passionnée, qui a du mal à imposer ses idées et découvertes au sein d’une société dominée par les hommes. Avec Pierre Curie, un scientifique tout aussi chevronné, qui deviendra son époux, ils mènent leurs recherches sur la radioactivité et finissent par découvrir deux nouveaux éléments : le radium et le polonium. Cette découverte majeure leur vaut le prix Nobel et une renommée internationale. Mais après un tragique accident, Marie doit continuer ses recherches seule et faire face aux conséquences de ses découvertes sur le monde moderne…

Bien que le visionnage de ce film remonte à plusieurs semaines (c’est le premier film qu’on ait vu au ciné après leur réouverture) j’en garde un bon souvenir.

Il me semble qu’il n’a pas rencontré un très grand succès, que ce soit du point de vue de la critique ou des spectateurs, en plus d’avoir sans aucun doute pâti du confinement (sa date de sortie initiale était le 11 mars…) mais j’ai beaucoup aimé redécouvrir Marie Curie, son travail, mais aussi sa vie intime et son caractère, grâce à la très belle performance de Rosamund Pike.

Il y a quelques séquences de flash forward, qui montrent les conséquences dramatiques de ses découvertes sur le monde moderne – bombes atomiques et centrales nucléaires – et j’ai trouvé ça assez percutant comme idée.

Le film est assez sombre, dans sa photographie mais aussi dans son propos tout compte fait, mais j’ai vraiment aimé qu’il montre la passion et l’intensité dont faisait preuve Marie Curie, véritable féministe avant l’heure.

Tout Simplement Noir

JP, un acteur raté de 40 ans, décide d’organiser la première grosse marche de contestation noire en France, mais ses rencontres, souvent burlesques, avec des personnalités influentes de la communauté et le soutien intéressé qu’il reçoit de Fary, le font osciller entre envie d’être sur le devant de la scène et véritable engagement militant…

Si au premier abord je pensais que ce film n’était qu’une comédie un peu lourde, j’ai bien vite changé d’avis (ne serait-ce qu’en regardant la bande-annonce) et je dois dire que c’est un des films que j’ai préféré voir cet été !

Jean-Pascal Zadi s’est ici entouré d’une foule de personnalités artistiques pour traiter, avec beaucoup d’humour et d’auto-dérision, le sujet de l’identité noire en France – une résonance fortuite avec le mouvement Black Lives Matter qui mobilise encore davantage ces dernières semaines.

C’est un film à la fois vraiment très drôle, mais aussi très fin dans sa critique socio-ethnique : une vraie bonne surprise que je vous conseille chaleureusement de voir !

Je vous conseille également l’épisode du podcast Kiffe ta Race, consacré à ce film et où Jean-Pascal Zadi vient répondre aux questions de Rokhaya Diallo et Grace Ly, je l’ai trouvé très intéressant.

The King of Staten Island

Il semblerait que le développement de Scott ait largement été freiné depuis le décès de son père pompier, quand il avait 7 ans. Il en a aujourd’hui 24 et entretient le doux rêve d’ouvrir un restaurant/salon de tatouage. Alors que sa jeune soeur Claire, sociable et bonne élève, part étudier à l’université, Scott vit toujours au crochet de sa mère infirmière, Margie, et passe le plus clair de son temps à fumer de l’herbe, à traîner avec ses potes Oscar, Igor et Richie et à coucher en cachette avec son amie d’enfance Kelsey.

Mais quand, après 17 ans de veuvage, sa mère commence à fréquenter Ray, lui aussi pompier, Scott va voir sa vie chamboulée et ses angoisses exacerbées. L’adolescent attardé qu’il est resté va enfin devoir faire face à ses responsabilités et au deuil de son père.

Encore une belle surprise et un film bien plus intelligent qu’il n’en a l’air !

The King of Staten Island, partiellement inspiré de la vie de son acteur principal, Pete Davidson (dont le père était pompier et a péri lors des attentats du 11 septembre) est un film à la fois drôle et émouvant, servi par des acteurs truculents et qui traite assez habilement du deuil et du passage à l’âge adulte.

Les personnages sont attachants, les situations et les dialogues sont savoureux, et j’ai beaucoup aimé l’ambiance chaleureuse et douce-amère de ce récit d’un garçon un peu perdu dans la vie…

À découvrir !

+ On a aussi vu Été 85 au ciné, mais mis à part l’ambiance 80’s, je n’ai pas été particulièrement touchée par cette histoire d’amour adolescente tragique entre Alex et David… dommage !


Et c’est ici que ce termine cette nouvelle revue culturelle – j’espère qu’elle vous aura permis de découvrir quelques œuvres que vous ne connaissiez pas encore…

N’hésitez pas à me donner votre avis ou à me recommander des choses que vous avez aimé regarder ou lire ces derniers temps, je suis toujours avide de nouvelles découvertes.

Je vous retrouve en septembre, à très vite !


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci !

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PAL Vacances de l’été 2020

Dans ma bibliothèque 16 août 2020 Laisser un commentaire

Dans une semaine tout pile, c’est le début des vraies vacances – qui s’étendent cette année entre la Bretagne et la Provence – et comme c’est toujours le meilleur moment pour lire, je me suis dit que ce serait chouette de partager avec vous à quoi ressemble la PAL (pile à lire) de mes vacances !

Comme j’ai littéralement toute une (petite) étagère d’ouvrages non lus chez moi, je ne manque pas de choix et pourtant… je continue d’emprunter des livres à la bibliothèque, notamment des BDs, un genre de littérature dont je suis devenue très friande depuis un an ou deux maintenant.

Voici donc ma sélection pour ces vacances – une sélection volontairement assez réduite, car je me connais et sur-estime souvent mon appétit pour les livres en vacances…

Les Jours de mon Abandon, Elena Ferrante

Olga, trente-huit ans, un mari, deux enfants. Un bel appartement à Turin, une vie faite de certitudes conjugales et de petits rituels. Quinze ans de mariage. Un après-midi d’avril, une phrase met en pièces son existence. L’homme avec qui elle voulait vieillir est devenu l’homme qui ne veut plus d’elle.

La prose d’Elena Ferrante accompagne mes étés depuis cinq ans, depuis que j’ai plongé dans la saga de l’Amie Prodigieuse (que j’ai beaucoup aimé) et même si j’ai emprunté ce livre-là complètement par hasard à la bibliothèque, je me suis dit après-coup que ce serait chouette de le garder pour mes vacances, où lire Elena Ferrante est devenu une tradition.

Au vu du résumé, on y retrouvera des thèmes déjà explorés dans l’Amie Prodigieuse (l’abandon, mais aussi l’écriture et la maternité notamment) et l’ambiance, elle aussi, semble toute aussi violentemais j’aime comment l’autrice parle des expériences féminines, sans détour, et j’ai hâte de découvrir si ce roman me séduit tout autant.

Moi les hommes, je les déteste, Pauline Harmange

Et si les femmes avaient de bonnes raisons de détester les hommes ? Et si la haine des hommes était un chemin joyeux et émancipateur ?

Dans ce court essai, Pauline Harmange défend la misandrie et entend lui redonner ses lettres de noblesse.

Je croise les doigts pour que ce livre me parvienne avant que je parte en vacances (ne serait-ce que pour la seconde partie de mes vacances dans le sud) parce que je suis très curieuse de le lire – et surtout très heureuse que ce soit mon amie Pauline qui l’ait écrit.

Une lecture en phase avec mes envies de lectures féministes, et un livre qui m’intrigue, d’autant que si je ne porte pas le genre masculin dans son ensemble dans mon cœur, je ne me définis pas tout à fait misandre pour autant. Affaire à suivre !

Le livre sort le 19 août, et il est toujours temps de vous le procurer chez Monstrograph.

Poétique réjouissante du lubrifiant, Lou Sarabadzic

Jouissons sans entraves, certes, mais surtout sans douleur non choisie, et sans injonctions ! Nourri des traditions féministes ayant fait de la sexualité le lieu du plaisir et de la pensée, ce livre protéiforme allie essai, poésie, fiction et art politique.

Lou Sarabadzic y parle de cul, bouscule les préconceptions, et propose des alternatives à la  norme souvent peu satisfaisante et parfois même blessante. Ses personnages ont tous les âges et toutes les orientations, ils pensent leurs baises et en parlent, ils les poétisent. La sexualité vue comme un terrain d’expérimentation et d’émancipation, le consentement comme absolu fondement.

J’ai commandé le livre de Lou en même temps que celui de Pauline, alors même que je connaissais pas du tout l’autrice, mais il me semble qu’au vu de son résumé il est tout aussi prometteur !

Et il me semble aussi que le monde aurait bien besoin d’un livre qui parle de sexualité différemment que sous le prisme du patriarcat et qui ne perpétue pas les discours et schémas habituels.

Je suis donc tout aussi curieuse de lire cet ouvrage bientôt !

Ce livre sort également le 19 août, et comme le précédent, vous pouvez le commander chez Monstrograph.

Sanditon, Jane Austen

En ce début du XIXe siècle où la bonne société anglaise découvre les bienfaits des bains de mer, les Parker se sont mis en tête de faire de la paisible bourgade de Sanditon une station balnéaire à la mode. Invitée dans leur magnifique villa, la jeune Charlotte Heywood va découvrir un monde où, en dépit des apparences « très comme il faut », se déchaînent les intrigues et les passions.

Si vous me connaissez un peu, vous savez peut-être que j’aime beaucoup Jane Austen… mais ce que vous ne savez pas, c’est qu’en dépit de ça, je suis loin d’avoir lu toute sa bibliographie (étrangement).

Je me suis donc dit que pour pallier à ce manque, ce serait pas mal de se replonger dans son univers cet été, en commençant par ce très court recueil qui contient en réalité trois de ses récits : Lady Susan, The Watsons et Sanditon.

Il me semble que dans certaines éditions françaises, d’autres ont pris le soin de terminer Sanditon (malheureusement jamais terminé avant la mort de l’autrice) mais que ce n’est pas le cas dans mon édition Penguin

J’ai en tout cas assez hâte de me plonger dans ces récits, d’autant que je serai moi-même au bord de la mer, tout comme les personnages du roman (et j’aime bien, parfois, « assortir » mes lectures à mon environnement).

The Luminaries, Eleanor Catton

Nouvelle-Zélande, 1866. En pleine ruée vers l’or, l’île voit débarquer sur ses côtes les ambitieux et les désespérés. Parmi eux, le jeune Britannique Walter Moody se retrouve à son insu au cœur d’une réunion secrète tenue dans son hôtel.

Là, douze hommes que tout oppose essaient d’élucider des faits étranges qui ont récemment agité la communauté : dans la même nuit, un riche chercheur d’or a disparu, une prostituée a tenté de mettre fin à ses jours et un pauvre ivrogne est mort chez lui en possession d’une immense fortune.

Moody succombe alors à l’irrésistible attrait d’un mystère aux mille et un arcanes, aussi vertigineusement envoûtant qu’un ciel étoilé.

J’ai failli oublier d’inclure ce livre à ma PAL, tout simplement parce que je l’ai déjà commencé il y a un certain temps, mais que je ne cesse de lire (et terminer) d’autres choses avant de réellement me plonger dans celui-ci…

C’est après avoir vu la série qui adapte The Luminaries (dont je vous reparlerai bientôt) que j’ai voulu me plonger dans ce roman qui mêle intrigue mystérieuse et histoire (j’aime beaucoup les romans historiques, qui se passent dans d’autres époques) le tout en Nouvelle Zélande.

De ce que j’ai lu jusqu’ici, c’est un roman très bien écrit, mais qui regorge de beaucoup de détails et de descriptions (et de personnages), ce qui en fait une lecture un peu exigeante (et qui fait près de 900 pages !). À voir si les vacances me donneront envie de m’y consacrer ou si sa lecture sera repoussée à l’automne…

En plus de ces livres, je suis à peu près certaine de lire quelques BDs étant donné qu’une nouvelle virée à la bibliothèque est prévue avant notre départ et que je dénicherai bien quelques références intéressantes…

Avez-vous lu certains de ces livres ? Et sinon, vous avez lu quoi cet été de votre côté ?

Je vous souhaite un joli dimanche !


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci !

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Culture-List #2

Culture 4 juin 2020 Laisser un commentaire

Après deux mois de confinement et quelques jolies découvertes au passage, il était temps que je prenne ma plume pour partager avec vous ces dernières – quand j’aime quelque chose je ne peux m’empêcher de vouloir que tout le monde en profite également, c’est probablement pourquoi je ne me lasserai sans doute jamais vraiment d’écrire ici de temps à autres…

Ces dernières semaines ont été étranges (évidemment) et si pour beaucoup ça a peut-être été l’occasion de lire davantage, de mon côté, j’ai un peu laissé ma bibliothèque de côté au profit des jeux vidéo. Sans doute parce que c’était une façon encore plus rapide de s’échapper du monde réel… En revanche j’ai fait quelques belles découvertes côté séries et j’ai hâte de vous en parler !

Trêve de bavardages, je vous conseille de vous préparer un petit mug de thé à déguster pendant la lecture de cet article qui sera sans doute assez long… bonne lecture !

∙ Livres

Bon, même si je vous ai dit avoir moins lu ces dernières semaines, j’ai quand même lu quelques livres, dont voici mes favoris.

Artemis Fowl, d’Eoin Colfer

Artemis Fowl est un génie de douze ans et appartient à une dynastie de voleurs célèbres. Il vit en Irlande et n’a qu’un objectif en tête : restaurer la fortune de sa famille. Le père d’Artemis est porté disparu et sa mère a perdu la tête.

Aidé par son fidèle serviteur Butler, un colosse, Artemis projette de voler l’or des fées. Celles-ci se sont réfugiées sous terre depuis des centaines d’années et ne font que de rares incursions à l’air libre, équipées comme des cosmonautes. Artemis, aidé par son intelligence hors du commun et sa technologie sophistiquée, sera-t-il plus fort que les fées ?

J’ai reçu la saga complète des aventures d’Artemis Fowl (8 tomes tout de même !) pour mon anniversaire cette année, sur le bon conseil de mon père qui s’est beaucoup amusé à la lecture de ces livres. Et je dois dire qu’en cette période (où je cherchais un peu de légèreté dans mes lectures) Artemis ne pouvait mieux tomber !

À l’heure où je vous écris, j’ai déjà lu les quatre premiers tomes de la saga et je me suis, moi aussi, beaucoup amusée à la lecture de ces livres. L’univers est assez original, sorte de mélange entre magie ancienne et nouvelles technologies et il dénote un peu avec l’univers heroic-fantasy dans lequel je me suis plongé avec le Sorceleur peu avant (et ça change, c’est chouette).

Il est facile de s’attacher aux personnages (même à Artemis lui-même, pourtant présenté comme un gamin insupportable de supériorité, l’anti-héros par excellence) et l’humour est omniprésent tout au long des livres.

Il est vrai que parfois l’on perçoit bien clairement que les intrigues s’adressent à un public jeune (c’est une saga classée jeunesse/young adult) mais certains enjeux sont universels et l’auteur ne cesse de critiquer la pollution engendrée par la vie humaine par exemple.

Les trois premiers tomes en particulier se ressemblent beaucoup au niveau de la construction de l’intrigue et j’avais un peu peur que l’auteur ait recours sans cesse aux mêmes ficelles, mais le quatrième tome semble avoir amorcé un tournant dans l’intrigue… affaire à suivre donc !

Vous connaissez déjà Artemis Fowl ?

À savoir que Disney a adapté les aventures d’Artemis pour le grand écran, mais à cause de la pandémie (et des salles de cinéma fermées) le film sortira finalement sur Disney+ d’ici quelques jours.

Lettres de Washington Square, d’Anne Icart

Dans ma prochaine lettre, je te raconterai mon arrivée à New York. Je te raconterai Ellis Island, ce terrible endroit par lequel passent tous les migrants. Il faut que je te laisse. Il fait vraiment très froid à présent, la nuit tombe et je dois aller prendre mon service au Waldorf.
Je t’embrasse, mon cher fils.

Des montagnes pyrénéennes à New York, une histoire d’amour filial incroyablement émouvante portée par l’espoir des deuxièmes chances que la vie offre parfois.

La maison d’édition Robert Laffont m’a fait parvenir ce livre en version numérique pendant le confinement, et c’était une jolie surprise, pleine de nostalgie et paradoxalement, de légèreté aussi.

Entre les paysages montagneux des Pyrénées, l’ambiance douce du 6e arrondissement de Paris que j’aime et connais tant et celle plus frénétique, pleine d’espoir et de nouveauté de New York au début des années 1920, le roman déroule son intrigue à travers les voix des différents personnages, autour d’un grand secret de famille…

L’intrigue est somme toute assez simple mais j’ai aimé ce voyage dans des atmosphères et des lieux joliment dépeints par l’autrice. Les personnages sont intéressants et surtout profondément humains, et il est facile de s’identifier à eux.

Une jolie lecture, pleine de souvenirs et de nostalgie douce-amère…

Limoges pour Mourir, Pauline Harmange

Anaïs est une jeune femme éteinte et sans projets qui se laisse porter par une vie fade ponctuée des douleurs de sa maladie chronique. Quand elle perd successivement son emploi et l’homme de sa vie, elle décide de partir à Limoges, dont on lui a vanté la tristesse, pour s’y suicider.

Pendant la durée du confinement, ma copine Pauline a publié tous les jours un chapitre de son premier livre juste ici. Il est encore accessible via un tip d’un euro minimum (via Tipeee) depuis le 11 mai et je vous invite chaleureusement à vous laisser tenter par cette lecture.

Malgré ce résumé qui laisse deviner une histoire qui n’a pas l’air très drôle au premier abord, j’ai trouvé ce roman plein de délicatesse et de lumière, même s’il raconte aussi de la tristesse… Je l’ai trouvé bien écrit, peuplé de personnages intéressants et complexes auxquels s’identifier, ne serait-ce qu’un peu.

J’ai aimé qu’il s’agisse d’une histoire d’amour, mais pas seulement. J’ai aimé qu’Anaïs rencontre cette dame italienne, qu’elle cuisine pour elle, j’ai aimé voir sa relation avec sa sœur aussi, et sûrement plein de petits détails que j’ai déjà oublié.

J’aimerais bien un jour avoir un exemplaire de ce livre, en papier, dans ma bibliothèque, et je crois que ça suffit pour dire à quel point je l’ai aimé.

∙ Séries

Ces deux derniers mois, j’ai regardé quelques mini-séries que j’ai beaucoup aimé – j’ai aussi (enfin) terminé Friends, que j’ai bien aimé dans l’ensemble mais ça je ne vous en parlerai pas davantage (et je vous ai déjà dit mille fois ce que j’en ai pensé).

Hollywood (Netflix)

Dans le Hollywood de l’après-Deuxième Guerre mondiale, un groupe de jeunes acteurs et cinéastes pleins d’ambition ne recule devant rien pour percer dans le showbiz.

J’ai absolument a-do-ré Hollywood et ce pour tant de raisons que je ne sais par où commencer !

Initialement, c’est évidemment toute l’esthétique des années 1950 qui m’a séduite (vous me connaissez) et j’ai été subjuguée par les décors et les costumes (sans oublier les coiffures !) tout au long de mon visionnage : c’était si beau, j’en avais des étoiles dans les yeux.

C’est ensuite l’intrigue qui m’a emportée. Les trois premiers épisodes sont assez crus, presque violents par certains aspects, puis la magie opère… et un Hollywood différent, presque fantasmagorique, se déroule doucement sous nos yeux dans les épisodes suivants.

Assez bizarrement, certaines critiques reprochent à Ryan Murphy de n’être pas assez réaliste dans sa reconstitution du Hollywood de l’époque mais… that’s actually the point ! La série offre justement une réécriture de l’histoire : et si Hollywood avait laissé sa chance aux femmes, aux racisés et aux homosexuels ? En somme, si tout le monde avait pu faire entendre sa voix et ne pas se cantonner à adhérer aux « normes »…

L’intrigue est brillamment servie par des acteurs tous plus talentueux (et beaux) les uns que les autres. Mention spéciale à Patti Lupone, incroyable dans son rôle de femme d’abord délaissée, puis incroyablement puissante, qui utilise ce pouvoir à bon escient. Jim Parsons (bien connu pour son rôle de Sheldon dans The Big Bang Theory) est lui aussi fantastique dans un rôle pas évident à endosser, celui d’un homme résolument détestable.

Il y aurait encore mille choses à dire à propos de Hollywood, à quel point Ryan Murphy mêle le fantasme à la réalité, à quel point la bande-son est formidable et j’en passe, mais je vais m’en tenir là cette fois…

Si je ne vous ai pas convaincue, peut-être que le trailer aura achevé de vous donner envie de vous intéresser à cette série ?

Little Fires Everywhere (Amazon Prime)

Durant l’été 1997, Mia Warren, une mère célibataire et bohème, s’installe avec sa fille Pearl à Shaker Heights, dans la banlieue riche de Cleveland, dans l’Ohio. Leur chemin croise très vite celui des Richardson, une famille bourgeoise exemplaire du coin. Deux mères de famille et deux visions de la vie s’opposent et s’entrelacent. Leurs relations vont peu à peu se tendre jusqu’à mettre en péril leurs vies.

Adaptation d’un roman du même nom, écrit par Celeste Ng, Little Fires Everywhere est vraiment l’une des meilleures séries que j’ai pu voir récemment.

Elle aborde des thèmes profonds et résolument d’actualité (racisme intériorisé, différences de traitement selon les classes sociales, privilèges, relations mère-fille…) tout en nuances et en réalisme. Jamais rien n’est tout blanc ou tout noir, et nul doute que la question au cœur de l’intrigue (que je ne vous dévoile pas entièrement, car elle ne se découvre pas dès le début) sera clivante : qui est une meilleure mère ?

Il n’y a pas de réponse meilleure qu’une autre à cette question et la série traite le sujet avec intelligence, d’autant que c’est un sujet qui est ici intimement lié à des questions raciales et sociales.

Little Fires Everywhere est construit de façon très efficace, alternant entre des flashbacks du passé et des scènes du présent (qui se situe ici en 1997) et les personnages gagnent petit à petit en profondeur et en complexité.

Des personnages qui ne seraient sans doute pas aussi intéressants sans des actrices (et acteurs, mais ils sont pour moi un peu au second plan) aussi talentueuses. Reese Witherspoon est formidable dans un rôle de matriarche WASP aveuglée par ses privilèges et Kerry Washington (malgré des mimiques qui m’ont un peu semblé affectées parfois) est également superbe dans un rôle d’antagoniste plus complexe qu’elle n’y paraît

La photographie est soignée, certains plans sont superbes et c’est une série que j’ai trouvée incroyablement puissante.

Après avoir vu la série, je suis maintenant très curieuse de découvrir le livre sur laquelle elle est basée et qui permet peut-être de développer encore davantage certains aspects de l’intrigue…

J’espère que mes quelques mots au sujet de Little Fires Everywhere vous auront donné envie de découvrir la série – j’ai trouvé difficile de vous en parler sans trop en dire, je n’ai pas voulu être maladroite non plus et comme c’est une série que j’ai beaucoup aimé, j’ai tâché de trouver les bons mots… je vous la recommande en tout cas chaleureusement !

The Imagineering Story (Disney+)

Même si Disney+ ne propose pas beaucoup de contenu exclusif, quelques petites pépites font partie de leur catalogue d’originaux, dont cette série documentaire qui se concentre sur les parcs à thème Disney, de leur premier parc à Anaheim, ouvert il y a près de 70 ans, jusqu’au dernier né à Shanghai.

Pour tous ceux qui, comme moi, adorent retourner inlassablement à Disneyland, nul doute que cette série vous en mettra plein les yeux.

C’était passionnant de découvrir comment sont crées et conçues les diverses attractions des parcs, ou comment les parcs en eux-mêmes ont vu le jour. Ce sont des imagineers eux-mêmes qui racontent ces formidables aventures et c’est assez fou de se retrouver dans les coulisses de cette manière.

La créativité de ces imagineers m’a fascinée et j’ai aussi trouvé très intéressant de découvrir qu’ils ont très souvent repoussé les limites de la technologie à travers leurs innovations, qu’il s’agisse des premiers animatronics de l’attraction Pirates des Caraïbes jusqu’à leur reconstitution de Pandora, d’Avatar, dans leur parc en Floride.

Si le ton est parfois un peu emphatique à l’égard de Walt Disney et de son empire, la série n’occulte pas les difficultés rencontrées par les créateurs des parcs ou même les déboires financiers de Disney (qui a cependant toujours su rebondir).

The Imagineering Story est donc une belle série documentaire qui vous donnera sans doute très envie d’aller visiter les autres parcs Disney et voir de vos propres yeux leurs attractions originales !

Never Have I Ever (Netflix)

Après une année difficile, où elle a notamment perdu son père, Devi, une lycéenne indo-américaine, décide de faire oublier son image de loser en séduisant Paxton, le joli garçon du lycée… mais évidemment, rien ne se passe comme prévu !

Si le résumé de cette série semble au premier abord un peu cliché et déjà-vu (c’est probablement le sujet de 99% des séries pour ados) le charme de cette série réside dans ses personnages hauts en couleur et très attachants.

La plume de Mindy Kaling, qui a co-écrit la série, se ressent à travers les dialogues et les situations sont parfois cocasses, mais si l’ensemble est très drôle, certains sujets plus sérieux sont aussi abordés (le deuil, la relation parfois difficile entre mère et fille, les traditions indiennes, le coming-out…) avec finesse et émotion.

Certaines choses restent caricaturales (et je n’ai notamment pas apprécié les quelques moments grossophobes liés au personnage d’Eric) et prévisibles, mais c’est tout de même une série au format court (20-25min par épisode) rafraîchissante et amusante.

Mention spéciale également au narrateur omniscient au sarcasme évident (John McEnroe) qui rappelle un peu Jane the Virgin !

∙ Musique

Une fois n’est pas coutume, je voulais partager avec vous deux de mes récentes découvertes musicales – ça m’arrive si rarement, d’être séduite pour de vrai par un artiste ou un album (parce que j’ai parfois du mal à ne pas écouter ce que j’aime déjà et que je ne sais pas toujours comment découvrir de nouvelles choses)… mais quand ça arrive, je peux écouter le même album en boucle pendant deux mois !

Natalia Lafourcade, Musas Vol.1 & Vol.2

Immense coup de cœur pour les deux albums de Natalia Lafourcade, Musas Vol.1 & Vol.2 qu’on m’a récemment conseillés un jour où je cherchais à écouter de la musique que je qualifie « d’ensoleillée », un adjectif qui ne se rapporte pas nécessairement à de la musique, mais je suis sûre que vous verrez ce que je veux dire si vous décider d’écouter quelques chansons de ces albums…

Ces deux albums, crées en collaboration avec le duo de guitare Los Macorinos, se veulent être un hommage aux chansons traditionnelles latino-américaines, majoritairement mexicaines.

Dès les premiers accords de guitare sèche que j’ai entendus, j’ai été emportée dans un univers chaleureux, rempli de chants joyeux, parfois émouvants, sublimés par la belle voix de Natalia Lafourcade qui transmet beaucoup d’émotion.

J’aime vraiment beaucoup ces deux albums, et je me retiens un peu de ne pas les écouter tous les jours… À découvrir, d’autant plus si la musique traditionnelle sud-américaine vous plaît ! (je suis également toute ouïe si vous avez des recommandations similaires)

Dua Lipa, Future Nostalgia

Attention, changement radical de registre…

J’ai découvert Dua Lipa très récemment (je suis très mauvaise en matière de nouveautés musicales, que voulez-vous…) via un article de blog je crois, et par curiosité j’ai écouté… et j’ai adoré !

Future Nostalgia est un album vraiment chouette, aux intonations un peu dance-pop qui rappellent des chansons des années 80′-90′ et qui me donne envie de sautiller partout quand je l’écoute. Les chansons ont en outre le chic de rester dans la tête, même des heures après l’écoute (et j’imagine que c’est bon signe : pas facile de les oublier !).

Je trouve par ailleurs que la voix de Dua Lipa ressemble par moments à celle de Lady Gaga (et vous ne le savez peut-être pas, mais j’aime beaucoup Lady Gaga).

À écouter pour mettre un peu de pep’s dans votre journée !

Et c’est ici que je m’arrête pour l’heure, après vous avoir parlé de mes principales découvertes des derniers mois et j’espère que certaines d’entre elles vous auront donné envie de vous y intéresser. N’hésitez pas à me faire part de vos impressions, ou à partager avec moi vos coups de cœur à vous !

Prenez soin de vous ♡


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Culture-list #1

Culture 25 mars 2020 Laisser un commentaire

Après un long moment à ne plus trop partager mes coups de cœur culturels avec vous ici, me revoilà avec une nouvelle façon de partager avec vous ce que j’ai aimé lire, regarder, découvrir

Si par le passé je tentais de vous parler d’à peu près tous les livres que je lisais, j’ai fini par laisser sombrer la rubrique, par manque de temps et aussi, soyons honnêtes, d’intérêt, car chaque livre que je lis ne mérite pas forcément d’être évoqué. (Pour tous ceux qui seraient intéressés de voir absolument tout ce que je lis, il y a toujours mon profil Goodreads, que je mets à jour en temps réel.)

La même chose est arrivée à ma rubrique ciné, car décidément, tous les films que je vois au cinéma ne me donnent pas toujours envie de vous en parler.

Bref, il était temps pour moi d’avoir une rubrique qui regroupe mes derniers coups de cœurs culturels, tous genres confondus, sans obligation d’être exhaustive et à la régularité… aléatoire, disons.

Alors sans plus attendre, je vous fais découvrir ce qui m’a plu récemment !

The Witcher (le Sorceleur en VF) – Livres + série

Quelque part en début d’année j’ai décrété que 2020 serait une année fantasy. Je compte relire Le Seigneur des Anneaux (en VO cette fois), j’ai envie de me plonger dans La Boussole d’Or (His Dark Materials) que je n’ai jamais lu et pour mon anniversaire, mes parents m’ont offert la collection complète de la saga Artemis Fowl.

Mais dans mes envies de lectures fantasy, Le Sorceleur se plaçait tout en haut de ma liste, en grande partie parce que Netflix a produit une adaptation des livres tout récemment.

Avant d’évoquer la série, je vous laisse avec quelques mots sur les livres, du moins les trois premiers tomes que j’ai lus.

Le Sorceleur – Le Dernier Vœu, de Andrzej Sapkowski

À travers les plaines arides et les montagnes escarpées des Royaumes du Nord, un homme avance seul. En ces temps obscurs, il est l’un des rares à ne pas craindre les terribles créatures qui croisent sa route. Car Geralt de Riv est un sorceleur : un mercenaire initié aux secrets d’une ancienne magie. Il suit son propre code d’honneur dans un monde qui a oublié le sien, avec l’espoir inavoué de réaliser son dernier voeu : retrouver son humanité.

Ce premier livre est en réalité un recueil de nouvelles qui permet de découvrir le monde de Geralt de Riv, ses monstres et quelques-uns des personnages principaux de la saga.

J’ai beaucoup aimé découvrir un univers fantasy différent des univers anglo-saxons auxquels je suis habituée, davantage ancré dans le folklore slave et les contes européens.

Le tout est relevé avec beaucoup d’ironie et une bonne dose d’humour, qui contrastent quelque peu avec la noirceur de cet univers (ou même avec Geralt, un personnage qui n’a pas l’air très commode au premier abord).

Toutes les nouvelles ne m’ont pas séduite, et le format m’a un peu frustré : j’avais envie d’en savoir plus et de suivre Geralt dans une aventure au long cours ! C’était néanmoins une chouette entrée en matière et il ne m’a pas fallu longtemps avant de plonger dans le second livre de la saga…

Le Sorceleur – L’Épée de la Providence, de Andrzej Sapkowski

Geralt de Riv, le sorceleur, mène sa mission sans faillir dans un monde hostile et corrompu, dépourvu d’espoir. Sa renommée légendaire n’a d’égales que la peur et la haine qu’il inspire chez ceux qu’il traque sans pitié. Mais sa rencontre avec la petite Ciri, l’Enfant élue, va donner un sens nouveau à l’existence de ce héros solitaire. Geralt cessera-t-il enfin de fuir pour affronter la providence et découvrir son véritable destin ?

Ici encore, on est face à un recueil de nouvelles, mais contrairement au premier livre, j’y ai trouvé plus de cohérence et malgré un découpage en nouvelles, la chronologie semble plus claire et les personnages et situations semblent connaître une véritable évolution.

Le ton est moins léger et les enjeux semblent plus graves que dans les nouvelles du premier livre. J’ai aussi aimé voir le personnage de Geralt gagner en profondeur, revoir Jaskier et Yennefer, et rencontrer le personnage de Ciri.

L’univers est toujours aussi riche et intéressant, peuplé d’une multitude de créatures diverses et variées, bienfaisantes ou… non. J’en garde un très bon souvenir, avec des nouvelles qui m’ont semblé avoir plus de relief que celles du premier livre – à découvrir donc !

Le Sorceleur – Le Sang des Elfes, de Andrzej Sapkowski

La jeune princesse Ciri est l’unique survivante du royaume de Cintra. Alors qu’elle tente de fuir la capitale, elle croise le chemin de Geralt de Riv, qui la prend sous son aile et la conduit à Kaer Morhen, l’antre des sorceleurs. Initiée aux arts magiques, Ciri y révèle sa véritable nature et l’ampleur de ses pouvoirs, qui attirent bien des convoitises : un mage mystérieux est prêt à affronter le sorceleur afin d’atteindre sa protégée…

Cette fois, on est plongé dans un vrai roman et les choses sérieuses commencent ! Cela dit, le rythme de ce troisième tome est assez lent et les personnages sont tous éparpillés à travers le monde, ce qui donne lieu à des chapitres où ils sont (souvent) isolés dans leur coin d’aventure. On sent que quelque chose d’important va se passer… mais plus tard.

J’ai beaucoup aimé suivre les divers personnages féminins qui prennent plus d’ampleur, mais j’ai beaucoup moins aimé tout le côté politique du livre (je me suis un peu ennuyée quand il s’agissait de stratégies militaires et autres, et j’ai passé mon temps à confondre tous les rois et seigneurs…).

Maintenant j’ai assez hâte de découvrir le quatrième tome et de continuer mon incursion dans cet univers que j’aime beaucoup.

Donc, après avoir lu les trois premiers livres de la saga, j’étais fin prête à me plonger dans la série et c’était dans l’ensemble une belle découverte !

J’étais plutôt contente d’avoir l’intrigue fraîchement en tête en abordant cette adaptation, d’autant plus que celle-ci passe allègrement d’une chronologie à une autre sans crier gare (ce qui peut être franchement déroutant).

L’une des qualités de cette adaptation est d’avoir intégré assez fidèlement certains épisodes de la saga du Sorceleur, tout en ayant étoffé certains personnages (je pense bien entendu à Yennefer), malgré certaines modifications qui m’ont paru au premier abord discutables. J’ai moi-même quelques réserves concernant certains personnages, mais l’ensemble me semble tout de même plutôt réussi et cohérent.

L’ambiance de la série est chouette, les décors sont très réussis et la bande-son immersive à souhait. Du côté des acteurs, Henry Cavill, en plus d’être incroyablement sexy (il faut bien le dire), est assez convaincant en Geralt de Riv taciturne et sombre, et j’ai aussi beaucoup aimé Anya Chalotra qui interprète Yennefer (même si je m’étais faite une image assez différente du personnage à travers les livres).

L’intrigue est rythmée et les combats assez impressionnants – vraiment, visuellement, cette série vaut le détour. Maintenant j’ai assez hâte que la seconde saison voie le jour, d’autant que d’ici là j’aurai sans doute bien avancé dans ma lecture des livres…

Est-ce que vous avez vu et/ou lu The Witcher vous ? Qu’en avez-vous pensé ?

À savoir que, si vous l’ignoriez, les livres ont été adaptés en jeux vidéo il y a quelques années déjà. Je n’y ai pas joué (et je ne sais pas si je m’y frotterai, je suis un peu sensible aux jeux qui font peur…) mais peut-être que ça vous intéressera de plonger dans cet univers par ce biais !

∙ Jeux Vidéo

Ghost of a Tale

Une fois n’est pas coutume, je viens vous parler d’un jeu vidéo auquel je joue en ce moment et que je trouve trop chouette.

Dans Ghost of a Tale, un jeu d’action-aventure, vous incarnez Tilo, une petite souris-ménestrel enfermée dans la prison de Fort Deruine qui cherche à retrouver sa femme, Merra, tenue prisonnière ailleurs…

J’avais repéré ce jeu à l’époque de sa sortie sur console, m’extasiant sur la beauté des décors et des personnages (bien trop mignons) mais ça ne fait que quelques semaines que je m’y suis mise (et je me demande bien ce que j’attendais) et j’aime beaucoup y jouer.

Comme je l’ai dit plus haut, je ne suis pas une joueuse très téméraire (les jeux qui font peur, très peu pour moi, les missions d’infiltration me stressent souvent et je peux facilement sursauter… on ne se moque pas, merci) alors même ici, quand il s’agit d’éviter les gardes-rats et faire preuve de ruse, je ne fais pas toujours la maligne…

J’aime beaucoup l’ambiance du jeu, un peu médiévale, avec ses mystères et légendes, ses personnages hauts en couleur et ses quêtes variées qui permettent d’explorer les lieux de fond en comble. Il faut parfois faire marcher ses méninges, mais dans l’ensemble c’est un jeu très accessible. (Le niveau de difficulté n’est pas modifiable)

À l’heure où je vous écris, je pense en être à un peu moins de la moitié du jeu (et je joue lentement, j’explore beaucoup…) pour une quinzaine d’heures de jeu, et mis à part une caméra parfois capricieuse et des cartes des lieux pas toujours très claires, je n’ai pas de reproches à faire à ce jeu que j’aime beaucoup.

Le jeu est disponible sur PC et consoles, et une version Switch devrait bientôt voir le jour.

Cinéma

Onward (En Avant en VF)

Dans un monde où la technologie a peu à peu remplacé la magie, deux frères se lancent dans une quête fantastique pour pouvoir passer quelques heures avec leur père…

Bon, même s’il est actuellement impossible d’aller au cinéma, confinement oblige, je voulais tout de même vous parler un peu d’Onward, le dernier Disney-Pixar que nous avons vu au cinéma peu avant… bref, vous savez.

J’ai beaucoup aimé ce film, qui se joue dans un monde teinté d’heroic fantasy (décidément, c’est le thème récurrent de cet article) rempli d’elfes, cyclopes et autres fées qui n’ont pourtant plus grand chose de magique, la technologie les ayant quelque peu rendus paresseux… Le film est plein de petites références geek et plein d’humour, mais possède aussi cette petite touche de poésie et d’humanité propre aux films Pixar.

Bien que le ton soit léger, Onward aborde des thèmes importants et variés tels que le deuil, la quête du père, l’affirmation de soi, le pardon et la relation fraternelle… et ils sont abordés avec intelligence et sincérité, comme c’est souvent le cas dans les productions Pixar.

On m’avait conseillé de le voir avec ma sœur et effectivement, à la fin du film j’étais bien contente d’avoir ma petite sœur à côté de moi pour l’étreindre au milieu de nos larmes d’émotion – je réitère donc ce conseil, allez le voir (quand ce sera possible) avec vos sœurs/frères, ce sera un joli moment à partager !

BDs

Depuis que je me suis inscrite à la bibliothèque, je lis beaucoup (mais vraiment beaucoup) de BDs et moi qui en avais une image un peu désuète (j’en étais peut-être restée à Astérix et Tintin) et qui pensais que le genre n’était pas fait pour moi, je me retrouve à lire ce genre de littérature en majorité ces temps-ci. Comme quoi, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Peut-être que je vous écrirai quelques articles pour vous parler de mes préférées un jour, mais en attendant je voulais vous parler de deux albums que j’ai particulièrement aimé lire récemment…

Tant Pis pour l’Amour, de Sophie Lambda

Quand Sophie rencontre Marcus, elle tombe amoureuse en 48h. Elle qui était si cynique en amour, cette fois, elle y croit. Sauf qu’il se révèle vite étrange. Sophie a alors besoin de comprendre ce qui ne va pas. Confronté à ses mensonges et ses incohérences, il a des réactions violentes, des excuses pour tout et arrive à se sortir de chaque impasse. Mais jusqu’à quand ? Sophie aime un manipulateur narcissique.

À travers 300 pages (qui se lisent d’une traite) l’autrice raconte l’histoire d’amour qu’elle a vécue avec un manipulateur, et surtout comment elle s’en est sortie, comment elle s’est reconstruite après une histoire intense et destructrice…

Sophie raconte son histoire avec beaucoup d’humour, malgré un sujet qui est quand même assez pesant et j’ai beaucoup aimé la dimension pédagogique de l’album (la seconde moitié explique les mécanismes de pensée et stratégies des manipulateurs pour garder leur emprise sur leurs victimes) qui permet de mettre en lumière le comportement des manipulateurs et s’en prémunir si besoin.

C’est un album que je conseille à tous de lire, que le sujet vous touche de près ou de loin (et même si ce n’est pas le cas).

Moi en Double, de Navie (dessins d’Audrey Lainé)

Navie était malade. Elle était en obésité morbide et souffrant chaque jour, avec le sourire, sans jamais le montrer… L’acceptation de soi est ce qui lui tient le plus à coeur, mais comment aimer cette fille dans le miroir qui n’est que le reflet de sa souffrance ?
Navie portait son double. Un double qu’elle a aimé, qu’elle a essayé de fuir puis de tuer. Mais comment fait-on pour se tuer sans mourir ?

Un très beau témoignage, superbement mis en dessin par Audrey Lainé, et dans lequel toute femme, qu’elle soit grosse ou non, se retrouvera forcément un peu… Le rapport à notre corps, à notre image est rarement serein et c’est avec beaucoup de sincérité que Navie parle de ces choses à travers sa propre expérience.

J’ai été très touchée par ce récit doux-amer et je le conseille à tous, lui aussi.

Stand-up comedy

En ce moment, peut-être plus que jamais, il s’agit de se changer les idées comme on peut, et quoi de mieux qu’un spectacle de stand-up ? De préférence intelligent et vraiment drôle, sans racisme, grossophobie, ou sexisme, c’est mieux.

Voici une petite sélection de mes derniers spectacles comiques favoris.

Féministe pour Homme, Noémi de Lattre

Ce premier spectacle est à voir à Paris, au Théâtre de la Pépinière, donc évidemment, en ce moment il est en stand-by, mais j’ose espérer qu’il sera de nouveau joué quand la vie aura repris son cours normal…

Comme son nom l’indique, ce spectacle parle de féminisme et pas qu’à moitié : Noémi est engagée et elle en parle avec beaucoup de force mais aussi avec malice et humour, tout en restant bienveillante. Un mélange détonant qui galvanise, m’a beaucoup fait rire mais m’a aussi beaucoup touchée.

C’est un spectacle intelligent, sincère et drôle, et j’aimerais que tout le monde aille le voir ! Emmenez-y tout particulièrement vos ami.e.s qui ne comprennent peut-être pas le féminisme, ça leur fera du bien.

Hexagone, Fary (Netflix)

Sur les bons conseils de Laëtitia (qui m’avait déjà conseillé le spectacle de Noémi de Lattre) on a regardé la première partie du nouveau spectacle de Fary, Hexagone, sur Netflix la semaine dernière et… on a beaucoup aimé !

Je ne connaissais pas du tout cet humoriste avant de regarder ce spectacle et de fait, c’était une chouette découverte. Fary se pose des questions d’identité, de culture et si le spectacle a un aspect politique, il n’en reste pas moins très drôle.

À découvrir à votre tour !

La seconde partie du spectacle sera disponible mi-avril.

Afraid of the Dark, Trevor Noah (Netflix)

J’aimais déjà beaucoup regarder les extraits du Daily Show de Trevor Noah sur YouTube de temps à autres, mais j’ai tout récemment découvert ses spectacles sur Netflix, dont celui-ci, Afraid of the Dark, qui date de 2017.

Rien de tel pour se remonter le moral un jour de petite mine que Trevor Noah et ses parfaites imitations d’accents, ses propos si justes sur l’immigration et les relations internationales (et son sourire contagieux).

Il me semble que son spectacle suivant, Son of Patricia, est plus apprécié du public, mais mis à part quelques blagues un peu longuettes, j’ai beaucoup ri devant Afraid of the Dark et c’est exactement ce qu’il me fallait à ce moment-là.

Et c’est sur cette note d’humour que je termine cet article probablement un peu trop long (j’ai pourtant tâché d’être succinte) mais qui m’aura permis de vous parler de ces quelques petites choses que j’ai apprécié découvrir ces dernières semaines.

N’hésitez pas à me faire part de vos avis et impressions, qu’il s’agisse du fond de l’article ou de sa forme – je suis ouverte à toutes vos propositions d’amélioration, si besoin !

Je suis en tout cas assez contente de revenir partager avec vous mes coups de cœur, moi qui ne savais plus trop comment vous en parler, j’ai l’impression d’avoir trouvé la meilleure formule en ce qu’il me concerne… Un grand merci à Pauline aussi, qui m’a gentiment laissé emprunter le nom de cet article ♡

Je vous souhaite de belles découvertes et vous dis à très vite, prenez soin de vous.


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3 séries féministes à découvrir

Small Screen Love 6 mars 2020 Laisser un commentaire

Alors que l’actualité de ces derniers jours donne envie de se terrer sous la couette, pourquoi ne pas vous parler de trois séries, féministes de surcroît, pour vous changer les idées tandis que la pluie tombe au dehors ?

Les trois séries dont je vais vous parler font partie de mes découvertes (plus ou moins) récentes et elles ont toutes les trois pour point commun de mettre en avant des femmes indépendantes, intelligentes et fortes. Elles sont d’ailleurs toutes trois créées par des femmes… (coïncidence, je ne crois pas)

Sans plus attendre, je vous laisse découvrir de quelles séries il s’agit !

Anne with an E (3 saisons, terminée – Netflix)

Librement adaptée du livre Anne of Green Gables de Lucy M. Montgomery, cette série suit le quotidien d’Anne, une jeune orpheline adoptée par Marilla et Matthew Cuthbert (qui sont frère et sœur), dans sa nouvelle vie sur l’île du Prince Edward. Dotée d’une imagination débordante, d’un amour profond pour la nature et d’une faculté d’émerveillement infinie, Anne va bousculer la petite vie tranquille des habitants de l’île au gré de ses aventures.

J’ai découvert cette série peu après la diffusion de sa première saison et le coup de cœur a été immédiat. J’ai été séduite par la beauté des paysages, par l’ambiance visuelle globale de la série (la nature y est si belle), par la justesse des acteurs et par les thèmes évoqués tout au long des saisons.

Le personnage de Anne, superbement interprété par Amybeth McNulty (que j’espère voir dans d’autres films/séries à l’avenir) est parfois agaçant d’intensité, mais j’ai surtout été touchée par sa sensibilité et emportée par son enthousiasme à toute épreuve.

J’ai aussi beaucoup de tendresse à l’égard de Matthew Cuthbert (interprété par R. H. Thomson) et de sa sœur Marilla (Geraldine James) qui composent comme ils le peuvent avec le fait d’être soudainement devenus parents. Globalement, tous les acteurs font mouche et mis à part quelques antagonistes notables, très justes dans leurs rôles aussi, ils m’ont tous beaucoup touchée.

Mais comme je le disais, ce sont les thèmes développés tout au long de la série qui font de cette série l’une des meilleures que j’ai pu voir récemment. On y évoque sans détour la place des femmes à une époque où justement leur place semble être à la maison, à travers des personnages qui ne l’entendent pas de cette façon et s’émancipent chacune à leur manière.

On rencontre également dans la série des personnages homosexuels et noirs qui vivent leur propre histoire, ont une place à part entière dans la série et ne vivent pas leurs intrigues dans l’ombre des autres personnages, dans des rôles de faire-valoir par exemple.

Finalement, s’il n’y avait qu’une seule chose à retenir de Anne with an E, c’est la beauté avec laquelle la série célèbre les différences et confronte tous ceux qui ne verraient pas ces différences d’un bon œil à leur intolérance et à leur étroitesse d’esprit.

Je pourrais encore vous parler de mille choses que j’ai adorées dans cette série, mais ça vous enlèverait peut-être le plaisir de les découvrir à votre tour… (et puis cet article deviendrait beaucoup trop long)

Vous l’aurez compris je crois, mais je vous conseille très chaleureusement de regarder Anne with an E pour vous réchauffer le cœur et vous redonner espoir dans le genre humain (oui, oui). Et n’oubliez pas vos mouchoirs, je crois que j’ai versé une petite larme à environ chaque épisode.

Vous connaissiez déjà Anne with an E ? N’hésitez pas à me faire part de votre avis sur cette série si vous l’avez vue !

The Marvelous Mrs Maisel (3 saisons, en cours – Amazon Prime)

Crée par Amy Sherman-Palladino (à laquelle on doit déjà la formidable série Gilmore Girls), The Marvelous Mrs Maisel suit Miriam « Midge » qui a tout ce dont elle peut rêver : un mari parfait qui fait du stand-up à ses heures perdues, deux enfants et un appartement élégant dans l’Upper East Side. Sauf qu’un jour elle apprend que son mari la trompe et, pire encore, emprunte ses numéros de stand-up à d’autres comiques… et c’est presque par hasard qu’elle se trouve à son tour sur scène.

Ici encore, le coup de foudre a été immédiat, ce qui n’est pas très étonnant connaissant mon goût pour l’esthétisme des années 1950 et mon amour pour Gilmore Girls.

The Marvelous Mrs Maisel est une série fabuleuse à bien des égards. Son personnage principal est d’une grande justesse, Midge (Rachel Brosnahan) étant sans cesse tiraillée entre sa vie domestique qu’elle aime et sa nouvelle vie, plus irrévérencieuse et presque scandaleuse, dans laquelle elle se trouve propulsée presque malgré elle mais dont elle tire beaucoup de plaisir et de fierté.

Sa relation avec Susie, sa manager au caractère bien trempé (Alex Borstein), est truculente, tout comme l’est celle avec ses parents plus conservateurs et qui ne sont jamais très loin…

La série est également un véritable bijou visuel, qu’il s’agisse de la mise en scène ou de la photographie, tout est parfaitement parfait. Les décors sont superbes et les costumes, ohlala, m’ont donné envie d’avoir la même garde-robe que Midge (surtout dans les deux premières saisons, la troisième est un peu plus sixties dans l’âme).

Et tout comme Gilmore Girls à l’époque, les personnages ont de l’esprit, les dialogues sont brillants, rythmés et pleins d’ironie – c’est parfois un peu épuisant mais c’est le plus souvent très drôle et savoureux. Enfin, malgré son ancrage dans les années 50′, la série est très moderne dans ses propos et ça c’est chouette, évidemment.

Si vous cherchez une série légère, drôle (mais pas que) et qu’en plus vous avez un petit faible pour ces années-là, n’hésitez plus et jetez un œil à celle-ci !

Mais peut-être que Mrs Maisel vous a déjà séduit vous aussi ?

Jane the Virgin (5 saisons, terminée – à voir sur Netflix)

Dans Jane the Virgin, une série filmée comme une telenovela, on suit la vie de Jane (Gina Rodriguez), une jeune femme romantique qui a décidé de se préserver jusqu’au mariage, dont la vie va être totalement chamboulée suite à une insémination artificielle accidentelle…

Malgré ce synopsis improbable (véritablement digne d’une intrigue de telenovela ahah) cette série qui a déjà quelques années au compteur (elle a été diffusée de 2014 à 2019) est rapidement devenue l’une de mes favorites pour une multitude de raisons.

Peut-être est-ce le subtil mélange d’absurde et de bienveillance, omniprésente à travers la série, qui la rend si irresistible, ou peut-être que ce sont les personnages, aux caractères si différents, parfois changeants, mais toujours intéressants…

Mon visionnage de la série remonte un petit peu, j’ai sans doute oublié beaucoup de choses, mais je sais que ce que j’ai aimé (entre autres) dans Jane the Virgin c’est que c’est une série portée par des femmes. Des femmes, de la même famille, qui ne s’entendent parfois pas du tout, mais qui finissent toujours par se réconcilier et se retrouver.

Et malgré des situations rocambolesques, des triangles amoureux à n’en plus finir et des situations de pure telenovela (qui est un genre assez codifié et machiste), la série met en avant une héroïne forte, indépendante et qui n’a pas besoin des hommes de son entourage pour être valorisée.

Dans toute sa légèreté, Jane the Virgin est aussi prompte à examiner ses propres failles (je pense à un épisode soumis au test de Bechdel par le narrateur omniscient) et à se remettre en question (et donc pousser le spectateur à le faire). Sans oublier les tenants politiques de la série, notamment à propos d’avortement ou d’immigration (un sujet traité notamment dans les dernières saisons, en plein dans l’ère Trump…).

Jane the Virgin est donc un parfait mélange d’intelligence, de légèreté et d’originalité, chaque personnage évolue vraiment tout au long des saisons et c’est une série très savoureuse (à mon humble avis). Je ne serais d’ailleurs pas contre un re-visionnage prochainement…

Mais peut-être que vous aussi vous adorez déjà Jane the Virgin ?

J’espère de tout cœur que je vous ai donné envie de regarder ne serait-ce qu’une seule de ces séries qui font partie toutes trois de mes séries favorites. Et si jamais vous les avez déjà toutes regardées, j’ai trois petites recommendations supplémentaires, qui sont (en plus) des formats de série courts, contrairement à celles citées précédemment !

+ Dead to Me (1 saison, en cours – Netflix) est une série où se lient d’amitié Jen (C. Applegate) qui vient de perdre son mari, et Judy (L. Cardellini) une femme un peu excentrique… mais très vite, on se rend compte que les apparences sont trompeuses. J’ai regardé cette série en une après-midi l’été dernier, accrochée à ses cliffhangers de fin d’épisode, et fascinée par le féminisme assumé d’une série qui n’a pas peur de montrer la colère des femmes et la manipulation masculine. À voir !

+ Tuca & Bertie (1 saison, terminée – Netflix), est une série animée, colorée et psychédélique où sont abordés des thèmes importants tels que la pression subie par les femmes aux alentours de la trentaine, le harcèlement et les violences sexuelles, le tout sur fond d’amitié et de sororité. C’est une série qui parle de femmes, mais sans clichés féminins (douceur, gentillesse et autres). C’est cru et génial, et c’est bien dommage qu’il n’existe qu’une seule saison !

+ Fleabag (2 saisons, terminée – Amazon Prime), une série de Phoebe Waller-Bridge dont on a beaucoup entendu parler récemment et qui, un peu comme Tuca & Bertie, montre une femme qui n’est pas parfaite, est indépendante et pleine de fêlures… et ça change des personnages féminins trop lisses. À découvrir, si vous ne l’avez pas déjà fait (de mon côté j’ai aimé sans adorer, et j’ai préféré la seconde saison).

Bon eh bien, avec tout ça vous devriez avoir quelques heures de séries de qualité à déguster !

En ce moment, de mon côté, je regarde toujours Friends par-ci, par-là pour la première fois (et comme je l’ai déjà dit précédemment un peu partout, ça se regarde facilement, mais je cringe souvent) et j’ai commencé la série The Witcher, maintenant que j’ai lu les trois premiers tomes de la saga (et j’aime beaucoup !).

N’hésitez pas à me donner votre avis sur les séries que j’ai citées et aussi à m’en recommander d’autres – j’ai déjà une liste longue comme ma haine du patriarcat, mais une de plus ou de moins…

Belle journée, bon week-end et à bientôt !


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