Culture-list #7

Laurelas15 juillet 2021

Comme d’habitude, il s’est écoulé bien trop de temps entre cette nouvelle édition de Culture-list et la dernière… pourtant, les découvertes culturelles, elles, ont continué d’affluer dans ma vie !

Même si cette dernière a été un peu plus chargée que d’ordinaire ces dernières semaines… Car vous le savez désormais, j’ai entamé un parcours de reconversion vers le métier de bibliothécaire et c’est tout à la fois grisant, effrayant et surtout tout nouveau – qui l’eût cru, après des années d’errance professionnelle, que j’aurais un jour un projet plutôt clairement défini ? (visiblement mon incrédulité semble indiquer que je suis bien la première a en être étonnée)

J’aimerais beaucoup vous en parler davantage, de tout ce qui m’a mise sur ce nouveau chemin, de mon bilan de compétences, mais aussi de mon rapport au travail, mais je ne sais pas encore comment tout à fait organiser tout ça (sans que l’article en question ne soit trop long, idéalement). Dans tous les cas, si vous avez des questions sur le sujet, n’hésitez pas à me les poser !

Pour en revenir au sujet premier de cet article, ces dernières semaines ont été riches en découvertes – les cinémas ont rouvert, pour mon plus grand bonheur, et j’y ai d’ores et déjà vu une belle poignée de films que j’ai adorés. Mes stages en bibliothèque ont tout naturellement mis plein de livres sur mon chemin, tout particulièrement des BDs et autres albums jeunesse. J’en ai lu vraiment beaucoup, et pour un aperçu exhaustif de ces lectures, je vous invite, comme toujours, à faire un tour sur ma page Goodreads où je note tout ce que je lis.

Enfin, ces derniers mois ont aussi été l’occasion de découvrir de nouvelles séries, ou de regarder de nouvelles saisons de séries en cours, mais mes coups de cœur en la matière sont un peu plus mesurés cette fois-ci.

Comme d’habitude, je vous insère un sommaire qui vous permettra d’accéder à la catégorie qui vous intéresse le plus d’un seul clic !

J’en profite aussi pour vous dire que je tâche de faire des micro-critiques d’une majorité de choses que je regarde et lis (ou réalise dans le cas de puzzles) sur Instagram, en stories, que je laisse ensuite en Une, dans leurs catégories respectives. Ce n’est clairement pas une façon idéale de retrouver un avis récent (les Unes des stories étant rangées de façon chronologique) mais sait-on jamais, ça peut aussi vous intéresser !

∙Livres

Comme je vous l’ai dit en préambule, j’ai lu vraiment beaucoup de romans graphiques ces dernières semaines. En plus d’être un genre que j’apprécie vraiment beaucoup depuis quelques années, c’est aussi rapide à lire et c’était parfait pour m’évader juste un peu durant le mois de juin où j’avais un peu moins de temps pour lire.

J’ai aussi lu une poignée de romans et d’essais, mais à l’exception d’un seul d’entre eux, je ne compte pas particulièrement vous en parler. Mais il faut croire que le genre me manque tout de même un peu, car j’ai récemment commencé un livre de Jonathan Coe qui dormait dans ma pile à lire depuis très longtemps…

Rat et les Animaux Moches, Sibylline (illustré par J. d’Aviau & lettrage par Capucine)

C’est l’histoire de Rat, qui se voit chassé à coup de balai et qui en a assez de s’entendre dire qu’il est une sale bête. Il finit par quitter la ville dans laquelle il était installé, et se retrouve assez rapidement au cœur d’une forêt, le village des “Animaux moches” qui font un peu peur et petit à petit, Rat, touché par leur désarroi, se donne la mission de trouver à chacun de ses habitants un nouveau foyer.

Si vous me suivez un peu par ailleurs, vous m’aurez déjà vu parler de cet album jeunesse, pour lequel je ne taris pas d’éloges et pour cause : c’est un album merveilleux, à tous points de vue.

La première chose qui m’a séduite a été le dessin : tout en monochrome, les illustrations de Jérôme d’Aviau sont pleines de finesse et donnent vie aux personnages avec beaucoup de réalisme et d’expressivité. Associées au lettrage élégant de Capucine, ces illustrations m’ont tout bonnement transportée.

L’histoire, quant à elle, est racontée avec beaucoup d’espièglerie et on s’attache très vite à cette petite bande d’animaux moches, d’autant plus que ces derniers sont régulièrement en proie à une tristesse débordante à cause du rejet dont ils sont victimes… C’est donc avant tout une jolie fable qui prône tolérance et bienveillance, et qui devrait enseigner aux jeunes comme aux moins jeunes de respecter les autres, quelles que soient leurs apparences.

C’est une petit merveille, que je suis ravie d’avoir dénichée en faisant du rangement des les rayons des BDs jeunesse, et que je vous conseille chaudement – son caractère doux-amer, entre malice et mélancolie, ne pourra que vous séduire !

Wild, Cheryl Strayed

À 26 ans, Cheryl se remet à peine de la mort de sa mère, survenue quatre ans auparavant, de l’échec de son mariage et du sentiment de déception ressenti face à une famille qui s’éloigne et décide soudain d’entreprendre la randonnée du Pacific Crest Trail, seule.

J’avais Wild dans ma pile à lire depuis longtemps, il m’avait été offert par Laëtitia (qui en a toujours parlé comme étant son livre favori) et j’ai fini par m’y plonger il y a quelques semaines, me disant que ce type de dépaysement me ferait sans doute du bien – et bien, grand bien m’a pris !

Ce livre, qui n’est pas un roman (mais plutôt un récit autobiographique) mais qui se lit pourtant un peu comme un roman, est du genre à vous happer dès ses premières pages et durant toute la période où je l’ai lu, j’attendais impatiemment de pouvoir me replonger dans les aventures de Cheryl sur le PCT.

L’autrice y raconte son parcours dans de randonnée, mais aussi ses souvenirs de sa mère, de son mariage aussi, partage son émerveillement face à la nature qui s’étend à ses pieds, évoque ses rencontres sur le trail et si toute cette succession d’évènements peut sembler ennuyeuse listée de la façon dont je viens de le faire, il n’en est rien à travers la plume de Cheryl.

C’est très bien écrit (déjà) et tour à tour drôle, émouvant, authentique et captivant. On s’attache à Cheryl, et à travers ses expériences il est aussi facile de remettre des choses de sa propre vie en perspective. Enfin, je trouve aussi que son histoire donne de la force et donne envie de se dépasser – peut-être pas en parcourant des centaines de kilomètres seul‧e‧s mais chacun‧e à notre façon.

Il n’y a guère que la fin qui m’a semblé un peu précipitée, mais sinon, j’ai enfin compris pourquoi ce livre avait fait tant d’émules et c’est désormais à mon tour de vous le recommander – il vous fera voyager, vibrer et probablement beaucoup de bien !

Anaïs Nin sur la Mer des mensonges, Léonie Bischoff

C’est le début des années 1930, Anaïs Nin vit en banlieue parisienne et lutte contre l’angoisse de sa vie d’épouse de banquier. Plusieurs fois déracinée, elle a grandi entre deux continents, trois langues, et peine à trouver sa place dans une société qui relègue les femmes à des seconds rôles. Elle veut être écrivain, et s’est inventé, depuis l’enfance, une échappatoire : son journal. Il est sa drogue, son compagnon, son double, celui qui lui permet d’explorer la complexité de ses sentiments et de percevoir la sensualité qui couve en elle. C’est alors qu’elle rencontre Henry Miller, une révélation qui s’avère la première étape vers de grands bouleversements.

Avant toute chose, il faut que je vous dise que je ne connaissais vraiment pas grand chose d’Anaïs Nin avant de me plonger dans cette BD, sa vie, ou en tout cas le petit morceau qui est dépeint ici, aura été une découverte quasi totale.

La première chose qui m’a totalement soufflée dans cette BD c’est le dessin de Léonie Bischoff, fin, élégant et merveilleusement mis en valeur par le médium qu’elle utilise (un crayon multicolore, rehaussé par un crayon bleu/violet par endroits) qui sert également de métaphore pour le caractère changeant d’Anaïs Nin à cette époque de sa vie…

Une époque où elle se redécouvre, expérimente et semble vivre plusieurs vies en une. S’il est parfois difficile de ressentir beaucoup d’empathie pour l’autrice telle qu’elle est dépeinte ici et qu’elle m’a souvent semblé être passive dans ses relations avec les hommes, la BD aura eu le mérite de m’intriguer pour, un jour qui sait, me plonger dans les écrits d’Anaïs Nin pour la connaître encore mieux.

À découvrir, ne serait-ce que pour la beauté du coup de crayon de Léonie Bischoff.

Malgré Tout, Jordi Lafebre

C’est l’histoire d’un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D’un côté, il y a Ana, sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand coeur qui impose le respect. De l’autre, il y a Zeno, célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Un esprit libre et voyageur, aussi séduisant que mystérieux.

Au fil des années, ils ont tissé ensemble un amour impossible et intarissable. Tout en égrainant les excuses qui ont empêché qu’elle ne prenne forme, on remonte le temps de cette romance et de ses méandres… jusqu’à sa source.

Cette BD là, ça faisait aussi très longtemps que je voulais m’y plonger et je ne m’y suis pas trompée : j’ai adoré !

L’histoire est belle, émouvante et pleine de poésie et elle est racontée à rebours – j’ai trouvé ça original et bien réalisé. J’ai aussi beaucoup aimé le dessin, les traits très expressifs des personnages (auxquels on s’attache très vite), les couleurs…

Si je l’ai terminée en ressentant une pointe de nostalgie, ça n’en reste pas moins une très belle histoire, au contraire ! Et si vous ne l’avez pas déjà lue, je vous recommande vivement de vous plonger dans cette très belle BD à votre tour.

∙ Séries

À l’heure où je terminais la précédente édition de ma “Culture-list” je vous disais que j’étais en plein visionnage de The Morning Show et c’est une série qui m’a tant plue qu’il était évident que je vous en parle.

Mis à part celle-ci, j’ai enfin vu WandaVision (et j’ai beaucoup aimé), continué à regarder Ru Paul’s Drag Race (on a terminé la saison dix, c’était cool) et vu la dernière saison de Master of None, très différente des précédentes, mais que j’ai vraiment apprécié pour sa mise en valeur du personnage de Denise, de sa femme Alicia, de leur histoire et d’un parcours de PMA (on ne voit pas tous les jours un couple de femmes noires lesbiennes prendre autant de place dans un récit).

Enfin, sur Apple TV (s’annoncent de très chouettes séries par ailleurs) on a aussi regardé Defending Jacob, une série à l’ambiance très froide et sombre, rappelant les thrillers du nord de l’Europe, mettant en scène le très charmant Chris Evans dans une affaire de meurtre où son propre fils est accusé du crime. C’était pas mal, même si ce n’était pas un coup de cœur.

Bref, j’aime toujours autant me plonger dans des séries.

The Morning Show

Culture-list #7 - The Morning Show

Alex Levy (Jennifer Aniston) et Mitch Kessler (Steve Carell) sont les stars de l’émission matinale la plus regardée à travers les États-Unis, alors forcément, quand un scandale sexuel frappe Mitch Kessler, il est viré sans préavis et laisse une place vacante très convoitée aux côtés d’Alex… qui elle, compte bien tirer son épingle du jeu et choisir qui remplacera son co-animateur de toujours. Mais évidemment, le patron de la chaîne ne l’entend pas ainsi…

J’ai vraiment l’impression qu’on a pas assez parlé de The Morning Show, alors que c’est une série incroyablement intelligente et bien réalisée, qui parle sans détours de l’ère #MeToo et montre bien les mécanismes qui sont à l’œuvre quand un homme de pouvoir use de ce dernier. Ce qui est d’autant mieux ici, c’est qu’on donne la parole aux femmes et j’ai été particulièrement impressionnée par les rôles féminins de la série, de Jennifer Aniston en passant par Reese Witherspoon jusqu’à Gugu Mbatha-Raw.

Les personnages de la série ont globalement tous quelque chose d’intéressant à dire ou à montrer et tout n’est pas toujours blanc ou noir – ce sont dans ces interstices de gris que le propos semble le plus authentique et proche de la réalité, laissant au spectateur le soin d’en tirer ses propres conclusions et (peut-être) d’ouvrir les yeux sur quelque chose qu’il se refusait à voir…

La série m’a beaucoup plu pour sa façon de dire les choses sans s’excuser, mettant en lumière les coupables et leurs complices plus ou moins conscients de l’être – c’est souvent cynique et glaçant, mais aussi nécessaire. C’est engagé et féministe, tout en développant des personnages pleins de nuances et de profondeur : bref, une véritable réussite !

Si parfois le rythme de la série paraît un tantinet trop lent, j’ai le souvenir d’avoir terminé chaque épisode en me disant “wow” car il faut bien le dire : des acteurs, en passant par les décors soignés, la mise en scène, la photographie… tout concourt à faire de The Morning Show une grande série, et je vous la conseille de tout cœur.

THE MORNING SHOW Trailer (2019) Jennifer Aniston, Steve Carell, Drama Comedy Apple TV+ Series

Mais peut-être avez-vous déjà vu la première saison ?

À voir sur Apple TV, et la deuxième saison est annoncée pour le 17 septembre.

Parks and Recreation

Culture-list #7 - Parks & Recreation

Changement total de registre avec Parks & Recreation, une série que je suis toujours en train de découvrir (on a commencé la 5e saison à l’heure où je vous écris) mais dont j’avais tout de même envie de vous parler car elle a d’ores et déjà rejoint le panthéon de mes séries favorites de tous les temps !

Pas de synopsis ici, si ce n’est qu’on suit la vie et les aventures d’un département des parcs et loisirs dans une petit ville de l’Indiana, Pawnee. Réalisée par Greg Daniels, connu pour avoir déjà conquis le cœur de tous avec la version américaine de The Office (que je découvre par ailleurs en parallèle), on y retrouve le même type de fonctionnement, façon mockumentary et toute une galerie de personnages plus loufoques les uns que les autres dans leur quotidien de fonctionnaires américains.

J’aime follement le personnage central de la série, Leslie Knope (interprété par Amy Poehler) qui est drôle, ambitieuse, un brin naïve et farouchement féministe… sans oublier qu’elle est beaucoup plus sympathique que Michael Scott dans The Office (pardon, mais même si les séries sont différentes, impossible pour moi de ne pas les comparer).

Chaque personnage a un petit quelque chose d’attachant (encore une fois, bien plus que dans The Office, je trouve…) et c’est un véritable bonheur de les retrouver tous les soirs dans ma télévision – mention spéciale à Ron Swanson (Nick Offerman) sorte d’homme primitif qui mange bien trop de viande grillée mais qui a un grand cœur et April Ludgate (Aubrey Plaza) qui est un peu sa fille spirituelle et maîtrise avec brio le sarcasme.

C’est frais, léger, bon enfant et je ne m’attendais vraiment pas à autant aimer cette série qui ne me disait trop rien de prime abord. Petit conseil, si jamais vous décidez de vous y mettre : laissez passer la première saison, le temps que la série (et son humour) se mette en place, après, promis, c’est savoureux !

Vous avez déjà regardé Parks & Recreation ?

La série s’étend sur 7 saisons et est à voir sur Amazon Prime.

∙ Films

Les cinémas ont rouvert : hallelujah ! C’est l’occasion pour moi de renouer avec mon habitude du vendredi-ciné pour découvrir des films sur grand écran (ça m’avait quand même manqué) et ces dernières semaines, absolument tous les films que j’ai vus au cinéma m’ont plu.

Mais comme il a bien fallu faire une sélection, voici ceux dont j’avais particulièrement envie de vous parler.

Promising Young Woman

Le jour, Cassie travaille dans un café, elle qui était pourtant promise à un avenir brillant, et la nuit… Cassie fait semblant d’être soûle pour donner une bonne leçon aux hommes qui aimeraient en profiter. Et puis un jour elle retrouve un ancien camarade de fac, Ryan, qui va doucement, mais sûrement, faire ressurgir son passé.

Difficile d’écrire un synopsis pour ce film sans trop en révéler – je suis personnellement allée le voir sans trop en savoir, et la surprise de ce qu’a été le film en réalité n’en a été que plus grande. (autant dire que je ne m’attendais pas à ça et que je me suis pris une vraie claque)

J’en suis ressortie profondément marquée, en colère et pensive. Malgré les apparences, je crois que c’était bien. Mais pour en revenir au film, après avoir bien digéré mon visionnage, je crois que je peux dire sans mal que j’ai beaucoup aimé mais… j’aurais aimé que certaines choses ne se soient pas passées comme ça.

Sans trop en dévoiler, je peux déjà vous dire que j’ai beaucoup aimé le mélange de genres assumé, où la comédie noire co-existe avec le thriller – ça donne un film plutôt imprévisible et original. Ensuite, j’ai bien entendu jubilé face à un personnage féministe et un propos auquel j’adhère même si on peut regretter l’issue du film, justement quand on y réfléchit d’un point de vue féministe…

L’interprétation de Carey Mulligan est parfaite, et vaut à elle seule, à mon sens, d’aller voir Promising Young Woman. Alors si on ajoute la tension permanente ressentie tout au long, une bande originale aux petits oignons et un charmant Bo Burnham (malgré tout), difficile de ne pas être conquis‧e.

Si vous l’avez vu (et uniquement si c’est le cas car : major spoilers) je vous conseille chaudement la newsletter de Pauline qui en a parlé ainsi que l’épisode du podcast Quoi de Meuf, consacré au film (qui spoile un peu moins si je me souviens bien) que je me suis empressée d’écouter sitôt sortie du cinéma : c’est clairement un film qui donne envie d’en parler avec ses copines.

Promising Young Woman - Bande-annonce VOST [Au cinéma le 26 mai]

Est-ce que vous l’avez déjà vu ? N’hésitez pas à partager vos ressentis avec moi en commentaire !

En salles depuis le 26 mai.

Cruella

Londres, années 70, en plein mouvement punk rock. Vivant de menus larcins, Estella est résolue à se faire un nom dans le milieu de la mode. Elle se lie d’amitié avec deux jeunes vauriens qui apprécient ses compétences d’arnaqueuse et mène avec eux une existence criminelle dans les rues de Londres. Un jour, ses créations se font remarquer par la baronne von Hellman, une grande figure de la mode, terriblement chic et horriblement snob. Mais leur relation va déclencher une série de révélations qui amèneront Estella à se laisser envahir par sa part sombre, au point de donner naissance à l’impitoyable Cruella, une brillante jeune femme assoiffée de mode et de vengeance…

Un film que je suis allée voir sans attentes aucune… et qui s’est révélé être une très bonne surprise !

Entre les décors et costumes à tomber, la réalisation léchée (c’est un Disney après tout) et les interprétations très réussies des actrices (avec Emma Stone et Emma Thompson en tête évidemment) j’ai vraiment passé un très bon moment devant Cruella.

Le film est à la fois sombre et très drôle et est un vrai bonheur pour tout amateur de mode – toutes ces tenues d’inspiration Vivienne Westwood, ah, comme c’était beau ! L’immersion dans les années 70′ à Londres est tout aussi jubilatoire, notamment grâce à une bande originale très réussie.

J’ai aussi aimé les petits clins d’œils aux 101 Dalmatiens, dont le film n’est d’ailleurs pas vraiment un prequel (et je vous rassure, aucun chien n’a été malmené ici).

Vraiment une chouette surprise, même si le film aurait gagné a être un poil plus court, j’ai adoré ce plongeon dans la vie de Cruella le temps d’une séance et je vous le conseille allègrement.

Disney's Cruella | Official Trailer

D’ailleurs, il n’est pas du tout exclu que je retourne le voir une deuxième fois ! Vous l’avez vu vous ?

En salles depuis le 23 juin.

Nomadland

Après l’effondrement économique de la cité ouvrière du Nevada où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade des temps modernes, en rupture avec les standards de la société actuelle. De vrais nomades incarnent les camarades et mentors de Fern et l’accompagnent dans sa découverte des vastes étendues de l’Ouest américain.

Nomadland est le dernier film que j’ai vu au cinéma à l’heure où je vous écris et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il m’a beaucoup touché.

C’est un film assez contemplatif, l’intrigue tient dans un mouchoir de poche et n’est (je pense) pas vraiment le plus important. La beauté des images, cette immense nature avec laquelle les personnes et personnages qu’on rencontre dans le film communient et la poésie insufflée par Chloé Zhao m’ont emportée assez rapidement.

Évidemment, on y voit l’Amérique des laissés pour compte, les conséquences d’une crise, mais je ne crois pas que Chloé Zhao a voulu faire un film politique (ou en tout cas uniquement politique). La mélancolie, la solitude, la superbe bande originale composée par Ludovico Einaudi… tout en fait un film qui se contemple plus qu’il ne se pense, si je puis dire.

Bref, j’ai beaucoup aimé Nomadland, porté par Frances McDormand, très humble dans le rôle de Fern et je l’ai trouvé très beau. Je vous le conseille, évidemment !

NOMADLAND | Official Trailer | Searchlight Pictures

En salles depuis le 9 juin.

+ Je voulais vous en parler, mais cet article est déjà bien trop long, alors rapidement, je vous conseille aussi vivement de regarder Luca (disponible sur Disney +) qui est un joli film d’animation ensoleillé, qui met en avant l’amitié et l’acceptation des différences tout en donnant furieusement envie de manger des pâtes au pesto (ma passion) ainsi que Les Mitchell Contre les Machines (disponible sur Netflix), un autre film d’animation, complètement délirant, drôle et attendrissant, qui met en scène une famille un peu zinzin face à la prise de pouvoir de robots – vraiment deux films pour petits et grands enfants à ne pas manquer !


Voilà, c’est tout pour cette nouvelle revue de mes derniers grands favoris culturels ! J’espère que ça vous a plu et vous aura donné envie de découvrir de nouvelles choses. Et si jamais vous êtes en panne d’idées, je vous invite à consulter mon index des critiques qui ont été publiées sur ce blog ces dernières années – c’est assez dense, mais qui sait, vous y trouverez peut-être des idées de nouvelles choses à lire et regarder…

Merci à vous d’avoir lu cet article (à priori si vous êtes arrivés ici, c’est que c’est le cas) et d’être fidèles depuis tant d’années pour la majorité d’entre vous et ce, malgré l’impopularité croissante des blogs !

C’est un sujet dont je parle souvent et même moi je ne prends plus autant le temps de parcourir mes blogs favoris (même si je le fais encore régulièrement, comme l’atteste ma rubrique “Links I Love”). Souvent je ne sais pas trop où je vais, avec mon blog et ma présence sur internet en général – parfois j’ai des sursauts d’envie et d’inspiration, je me dis que ce serait chouette de créer une newsletter, ou même une chaîne YouTube.

Et puis la flemme prend le dessus. Peut-être qu’il faut simplement que je me rende à l’évidence : l’âge d’or du partage sur internet est derrière moi, en ce qu’il me concerne, ce n’est plus aussi important dans ma vie, je me nourris d’autres choses et j’ai sans doute changé un petit peu.

Pourtant, j’aime toujours autant partager, ponctuellement, des choses avec vous, ici ou ailleurs et je ne crois pas que ça va s’arrêter de sitôt – ça prend juste un peu moins de place dans ma vie, et c’est comme ça, ce n’est pas bien grave après tout.

Je ferme donc la parenthèse de cette nouvelle digression et vous dis à bientôt !

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Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci !

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Commentaires (8)

  • GailLetauia

    15 juillet 2021 at 10h44

    Tu m’as fait découvrir Nomadland, et après avoir vu la bande annonce j’ai très envie d’aller le voir ! L’ambiance me parle particulièrement, moi qui ai des envies d’évasion et de solitude et qui me sens coincée dans ma vie en ce moment !

    En série, en ce moment je regarde New Amsterdam sur Netflix, série hospitalière à laquelle j’ai bien accroché : les personnages sont attachants, ils sont divers et variés aussi bien dans les soignants que dans les patients, j’adore !

    J’ai hâte que tu nous parles de ta reconversion, tu le sais déjà sûrement mais ce thème me parle pas mal ces derniers temps haha :D Je remets moi-même en cause la vision capitaliste du travail (et de la vie, honnêtement), et le métier de bibliothécaire me rend curieuse !

    1. Laurelas

      15 juillet 2021 at 18h29

      Chouette, j’espère que Nomadland te plaira, il m’a vraiment beaucoup émue – dans le même genre, solitude et grands espaces en option, Wild devrait te plaire aussi :)

      Je note pour New Amsterdam, ça fait longtemps que j’ai pas regardé de série hospitalière ! (mais il y a TELLEMENT de séries à découvrir, on aura pas assez d’une vie ma parole)

      Merci pour ton commentaire en tout cas, je vais essayer de me motiver à mettre en ordre mes idées pour mon article bilan de compétences/réorientation…!

      1. GailLetauia

        16 juillet 2021 at 14h43

        J’avais vu Wild il y a un moment, j’ai super envie de lire le livre (comme pour les séries, si peu de temps, pour tant d’ouvrages !!) ! J’ai même envie de revoir le film maintenant tiens !
        Je vais voir Nomadland la semaine prochaine normalement, j’ai hâte !
        Oui oui, regarde New Amsterdam, tu me donneras tes persos chouchou :D
        Yes, hâte d’avoir tes réflexions et les confronter aux miennes !

        1. Laurelas

          18 juillet 2021 at 20h18

          Tu me fais penser qu’il faudra que je voie Wild un jour, j’aime beaucoup Reese Witherspoon, et ça doit être beau de voir ces paysages “en vrai” !

  • Marine

    15 juillet 2021 at 20h36

    Coucou Yasmine,
    Je suis également hyper hyper intéressée par un article sur ta réorientation et ta vision du travail, étant moi-même depuis plusieurs années en pleine tourmente à ce niveau là ahah. Je rejette de plus en plus le travail comme “valeur”, et son aspect capitaliste donc ça m’intéresserait évidemment d’avoir ton point de vue.

    Nomadland j’avais lu le docu-roman dont est tiré le film et j’avais beaucoup beaucoup aimé, je peux presque dire que c’était un coup de cœur. En revanche j’ai un peu moins aimé le film, qui manquait de rythme à mon goût (et de musique peut-être), néanmoins ça reste un très beau film émouvant et je suis contente de l’avoir vu (mon premier film au cinéma depuis une éternité alors je l’ai savouré d’autant plus).

    1. Laurelas

      16 juillet 2021 at 12h53

      Je note qu’un article là dessus t’intéresse – je pense qu’on est beaucoup à ne plus penser le travail comme les générations précédentes l’ont fait, c’est très brouillon dans ma tête, mais ça mérite peut-être que j’y accorde un bout d’article au moins… :)

  • Fanny

    17 juillet 2021 at 10h21

    Bonjour Yasmine,

    Je te suis silencieusement depuis quelques temps et tenais à te remercier de prendre le temps de continuer à alimenter ton blog.

    C’est chronophage, ça réclame beaucoup d’investissement personnel et je comprends que le manque de retours soit décourageant.

    J’aime particulièrement tes sélections culturelles et tu m’as donné envie d’acheter Malgré tout. Les avis semblent unanimes! J’ai l’impression que cette lecture va m’apporter une bonne dose de douceur et d’amour.

    Je suis également intéressée par un article autour de tes réflexions sur ta reconversion. Je crois qu’en effet le désir d’inventer quelque chose de différent est très partagé dans notre génération.

    Bon week-end!

    1. Laurelas

      18 juillet 2021 at 20h15

      Merci pour ce gentil petit mot <3 et je note ton intérêt pour un article sur la reconversion !

      J'espère que Malgré Tout te plaira si jamais tu te laisses tenter :)

      Bises !

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