Monthly Movie Digest #1

Septième Art 20 février 2018 Laisser un commentaire

Qui dit résolutions de cinéma, dit… nouveau format d’article? Ce premier « Monthly Movie Digest » sera peut-être ma nouvelle façon favorite de vous parler de cinéma (pour peu que j’arrive à être régulière) ou peut-être une fausse bonne idée, qui ne survivra pas l’année – seul l’avenir nous le dira!

C’est parce que j’ai décidé d’aller au cinéma bien plus souvent désormais (après tout, il faut bien mettre à profit ma carte de ciné!) et que jusqu’ici j’y suis en effet allée au moins une fois par semaine, que l’idée d’un article regroupant mon avis sur les différents films vus le mois précédent a doucement germé dans mon esprit…

D’autant que pour certains d’entre eux, il ne me semblait pas pertinent d’y consacrer un article, et pourtant j’ai quand même envie de vous en parler un tout petit peu. Je ne pense pas que ça m’empêchera d’écrire des articles plus longs à propos d’un seul film, mais ça, on verra bien.

Trêve de bavardages, place au cinéma!

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

Wonder, un film de S. Chbosky (adapté d’un livre éponyme de R.J. Palacio)

Inutile de vous écrire très longuement sur ce film dont je vous ai déjà parlé en début de mois de janvier, mais j’en garde encore un très bon souvenir – c’est un film tendre, enjoué et touchant, et probablement l’un de mes favoris du mois dernier.

Peut-être que vous avez pu voir à votre tour ce film lumineux et doux?

Star Wars – The Last Jedi, un film de Rian Johnson

Je suis allée voir ce second volet de la nouvelle trilogie Star Wars avec un enthousiasme enfantin et une certaine légèreté (j’aime beaucoup Star Wars, même si pour les « vrais » fans je suis sûrement hérétique, car je n’ai jamais vu la trilogie originale en entier…)(ne me jetez pas de cailloux, petite on m’a mise devant Sissi, Cendrillon et Les Aristochats!).

Par conséquent, j’ai passé un très bon moment entre scènes spectaculaires et moments d’émotion, sans jamais m’ennuyer, ravie de retrouver les personnages que j’ai tant aimé dans le premier volet (Poe, Rey et Kylo Ren bien sûr) et ravie de voir leurs relations évoluer (enfin du coup, surtout celle de Rey et Kylo Ren).

Comme dans tous les épisodes de Star Wars, il y a de l’humour et une certaine légèreté qui tranche avec le côté sombre d’une intrigue qui devient de plus en plus intense.

Si j’en crois les avis très divergents sur cet épisode (très vivement critiqué par les amateurs les plus fidèles de la franchise) il serait très inégal dans sa qualité – pourtant, mis à part quelques détails qui m’ont semblé un peu tomber comme un cheveu sur la soupe, je le redis, j’ai passé un très bon moment intergalactique! (Laissez-moi, je suis une enfant.)

Downsizing, un film de A. Payne

En voilà un drôle de film! Je suis allée le voir complètement par hasard, ce film qui envisage de « rapetisser » les humains pour pallier au désastre écologique qui se profile, et qui suit plus particulièrement la vie de Paul (Matt Damon) et ses aventures dans le monde des « petits »… et impossible, encore maintenant, de trancher: ai-je aimé ce film? 

Film d’anticipation à l’humour décalé, satire sociale, fable SF… difficile de mettre une étiquette sur un film qui multiplie les genres, inspire à la fois le rire et la perplexité tout en véhiculant un message intéressant et résolument d’actualité. L’ennui c’est qu’en mélangeant autant de choses, on s’y perd un peu, et l‘intrigue semble parfois un peu confuse.

Mention spéciale à Christoph Waltz et son personnage complètement farfelu et à Hong Chau, qui a probablement l’un des rôles les plus intéressants du film. (Par contre, j’ai été peu convaincue par Matt Damon sur ce coup-là…)

Peut-être trop ambitieux, finalement, Downsizing est une drôle de fable écologiste qui prête à sourire, mais dont on ne gardera (pour ma part du moins) pas un souvenir impérissable.

Le Grand Jeu (Molly’s Game en VO), un film d’Aaron Sorkin

Basé sur la véritable histoire de Molly Bloom, femme fatale des cercles de poker clandestins à Hollywood au début des années 2000, le film nous raconte le parcours (et le succès) de cette femme brillante qui évolue dans un milieu d’hommes… jusqu’à sa chute, aussi spectaculaire que son ascension.

Jessica Chastain est formidable dans ce film qu’elle illumine de sa présence, qu’elle soit à l’écran ou en voix off, faisant ainsi office de narratrice. La narration du film est d’ailleurs très dynamique, très riche, très (trop?) présente et nous entraîne au cœur des cercles de poker, entre manigances, techniques de jeu et autres personnages décortiqués à l’extrême.

C’est précis, très bien rythmé, presque chirurgical… mais si ça paraît flamboyant de prime abord, il y a comme une impression d’essoufflement au fur et à mesure de l’intrigue, qui « fatigue » un peu le spectateur qui ne sait peut-être plus très bien où donner de la tête. (Mais peut-être que j’exagère un peu.)

Cela dit, les prestations des acteurs, Jessica Chastain en tête (suivie de près par Idris Elba) ainsi que cette intrigue centrée sur la personnalité d’une femme forte (dont, soit-dit en passant, le corps n’est jamais objectifié!) m’ont suffi pour me faire passer un bon moment de cinéma.

Le Grand Jeu aura donc été pour moi un film captivant, bien qu’un peu dense, très bien rythmé, un peu intellectuel sur les bords, mais efficace et intéressant… quoique pas inoubliable!

La La Land, un film de Damien Chazelle

Est-il encore bien utile de vous présenter ce film, déjà vu et adoré l’an dernier à plusieurs reprises (je vous en parlais là, avec passion)?

Toujours est-il que je suis de nouveau allé le voir au cinéma, et cette séance avait une saveur toute particulière vu que c’était avec celui qui est aujourd’hui mon amoureux (et que ce film est un des détails qui nous a rapprochés). J’ai peut-être un peu moins pleuré à chaudes larmes (la pudeur d’une relation naissante, vous savez…) mais toujours autant aimé de tout mon cœur.

Et si vous ne l’avez toujours pas vu, qu’attendez-vous?! 

Three Billboards Outside Ebbing, Missouri, un film de M. McDonagh

Aussi inattendu que brillant, ce film, qui part de la fureur vengeresse d’une femme qui cherche à trouver le meurtrier de sa fille par tous les moyens, est une formidable fresque explosive dans l’Amérique profonde.

Si la bande-annonce fait croire (à tort) à un film au rythme enlevé, Three Billboards… est beaucoup plus surprenant et complexe qu’il n’en a l’air, aussi bien dans sa forme que dans son fond. On y découvre une galerie de personnages parfois torturés, excessifs et surtout excessivement profonds (sans en avoir l’air) qui ne sont jamais représentés avec manichéisme et qu’on aime avant de détester (et vice-versa).

Ce n’est jamais mièvre, mais parfois émouvant, grave et plein d’humour à la fois, et d’une violence brute qui pourtant ne tombe jamais dans la facilité. Les prestations des acteurs sont incroyables (mention toute particulière à Frances McDormand bien sûr, mais aussi à Sam Rockwell, le plus impressionnant de tous) et le scénario, les dialogues, sont d’une grande finesse.

En somme, ce film inclassable est d’une audace et d’une brillance assez rare. Et ça m’a sacrément donné envie de revoir Bons Baisers de Bruges, un des premiers films du réalisateur, et qui m’avait laissé un très bon souvenir à l’époque.

S’il ne fallait voir qu’un film de tous ceux dont je vous parle aujourd’hui, je crois que ce serait celui-ci!

Pentagon Papers (The Post en VO), un film de S. Spielberg

Retraçant la mise en lumière de scandales d’état grâce à la presse, dont la liberté est remise en cause à ce moment précis de l’histoire, le film promettait beaucoup de choses, mais s’est révélé être d’un ennui profond (du moins pour ma part).

Je lui reproche notamment une bien piètre pédagogie (si vous ne connaissez pas ce pan de l’histoire américaine, tant pis pour vous!) et un rythme bien trop inégal – c’est long, voire très long, et à la fin, eh bien je suis justement restée sur ma faim car tout s’est enchainé et terminé en quelques instants! Pourtant, visuellement, bien qu’un peu classique, c’est beau et l’immersion dans les années 70′ est efficace.

Et puis, comment ne pas saluer la présence de tous ces acteurs au talent indéniable? Cela dit, ici, je n’ai pas trouvé leurs prestations incroyables… Tout est un peu trop convenu, trop lisse et bien peu captivant. Moi qui m’attendais à une Meryl Streep dans un rôle fort et indépendant…(Elle n’est rien de tout cela et passe le film dans l’ombre des hommes qui l’entourent.)

Que c’est bavard, que c’est long et sans éclat… Non, vraiment, Pentagon Papers est bien loin de m’avoir passionnée et c’est bien dommage. (Pour que je m’endorme presque au cinéma, il faut vraiment le faire!)

**********

J’espère que ce nouveau format d’articles pour vous parler de cinéma vous plaît et qu’il vous aura permis de glaner quelques idées de films à regarder! N’hésitez pas non plus à partager avec moi vos ressentis, me dire pourquoi certains films vous ont peut-être davantage touché que moi, mais aussi à me dire si ce « nouveau » format vous plaît (ou non).

C’est en tout cas un exercice de synthèse pour moi (et ce n’est pas plus mal, vous connaissez mon amour de la digression et des grandes phrases) et toujours un bonheur de partager avec vous ce que j’ai aimé (ou non) sur grand écran!

Et vous, qu’avez-vous vu de chouette au cinéma dernièrement? (De notre côté, on a hâte d’aller voir Shape of Water!)

Passez une belle journée et à très vite…


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Links I Love #160

Links I Love 13 février 2018 Laisser un commentaire

Non promis, je ne vous oublie pas et il était grand temps de partager avec vous mes derniers « Links I Love » – dernières lectures du web qui m’ont plu, fait rêver ou m’ont donné envie de me mettre aux fourneaux!

Ces dernières semaines ont été joliment remplies et je crois bien que je n’ai rarement été aussi heureuse, aussi légère… je me sens incroyablement chanceuse, si vous saviez. Qui l’eût cru? Qui aurait parié sur tant de douceur, tant de bonheur et de simplicité suite à ces quelques mots échangés il y a un mois, sur une célèbre application de rencontre? (Pas moi, c’est certain.)

Et pourtant… Je n’ose en parler trop fort, ici où j’ai l’habitude de coucher mes états d’âmes noir sur blanc, de peur que ça m’échappe peut-être, mais surtout (je crois) parce que j’ai envie de garder l’essence de ces débuts pour moi. (Si vous saviez à quel point c’est précieux pour moi, cette douceur qui m’était presque inconnue, ces sentiments qui grandissent un peu plus tous les jours, cette évidente simplicité qui me lie à cet autre…)

Quelle merveilleuse façon d’illuminer un hiver bien trop gris…

La semaine dernière était aussi l’occasion de retourner à Londres, le temps d’un court séjour (glacial) avec ma petit sœur, pour qui c’était la première fois en Perfide Albion.

Je ne suis pas certaine de vous parler de ce séjour dans un article dédié (j’ai pris très peu de photos)(et j’ai mille autres articles « voyage » à préparer de tout façon) mais c’était l’occasion de visiter l’exposition Harry Potter, History of Magic à la British Library et c’était absolument formidable. 

C’était fascinant, ludique et la scénographie de l’exposition était extrêmement bien pensée et soignée. Je ne suis peut-être pas très objective, plongée avec ardeur que je suis dans l’univers d’Harry Potter depuis cet automne, mais je suis très heureuse d’avoir pu visiter cette exposition!

Et pendant nos pérégrinations londoniennes, il a neigé comme jamais à Paris… Je suis un peu triste d’avoir manqué cet épisode (c’est sans surprise que je vous apprends que j’aime follement la neige) mais Londres était chouette, alors ce n’est pas bien grave.

Côté cinéma, je suis allée voir le dernier Woody Allen et aimerais vous en toucher un mot bientôt (il était plutôt bien, in fine). D’ailleurs, j’y pensais, maintenant que je vais au cinéma une fois par semaine sans exceptions, je pensais à un format d’article cinéma plus court, sorte de rétrospective du mois passé, pour continuer à vous parler de films, même sans avoir le temps d’entrer dans les détails de chacun d’entre eux. Qu’en pensez-vous? 

J’ai toujours mille idées, mille envie, et jamais assez de temps pour tout faire, alors peut-être que ça n’en restera encore qu’au stade de projet (nous verrons bien).

Côté livres, j’ai commencé ma relecture de The Awakening, le livre du mois sur le club de lecture de Victoria (auquel je participe désormais en tant que modératrice!) après avoir terminé ma lecture du métro (que j’ai adoré), The Axeman’s Jazz.

Et côté séries, j’ai regardé avec ma sœur The End of the F****** World (disponible sur Netflix) qui m’a d’abord laissé dubitative, puis m’a emporté dans son tourbillon étrange et unique (la bande originale de la série est exceptionnelle aussi).

En somme la vie est jolie, joliment remplie aussi (et ça ne me semble être que le début).

  1. Ce blog est l’un de mes favoris, des plus beaux que je connais, et les recettes aux accents forcément italiens me donnent toujours faim. Ici, un gratin de pâtes au chou-fleur. (en anglais)(hortuscuisine.com)
  2. Jessica nous parle des bienfaits des cures d’argile en interne, que je fais assez régulièrement moi aussi – peut-être une piste pour apaiser vos troubles digestifs ou tout simplement vous détoxifier en douceur? (ole-caliente.com)
  3. Très beau texte de Camille, qui sent bon la confiture et la nostalgie de l’enfance… (les-parentheses.com)
  4. Parce que moi aussi un jour j’aimerais aller voir des petits chats en Grèce, c’est si joli (et lumineux surtout). (vagabonderie.com)
  5. Un gâteau réconfortant, à l’orange et à la cardamome, ça me donne drôlement envie là, pas vous? En plus il est végane! (the-friendly-kitchen.com)
  6. Un article très intéressant et clair pour faire le point sur les cosmétiques éthiques et les cosmétiques pétrochimiques! (etpourquoipascoline.fr)
  7. La douceur de Céline ne cessera de m’impressionner. Ses mots en vidéo, c’est autrement plus beau qu’à l’écrit encore. À regarder, sans faute! (lesmotsailes.fr)
  8. Il faut de ce pas que j’aille trouver des nouilles de patate douce, cette recette d’inspiration asiatique me donne trop envie! (aime-mange.com)

Un sélection peut-être un peu plus légère (et gourmande) que d’habitude… j’espère en tout cas qu’elle vous a plu!

La semaine qui arrive s’annonce encore pleine de beaux moments (et j’ai beaucoup moins envie d’hiberner du coup) et je ne sais pas ce que j’aurai le temps de vous préparer par ici… alors je vous dis à bientôt, prenez soin de vous ♡

(Ce clip + cette chanson = amour)


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Mes Dernières Lectures #14

Dans ma bibliothèque 5 février 2018 Laisser un commentaire

Les livres font plus que jamais partie intégrante de ma vie quotidienne, je lis presque tous les jours un petit peu et la liste de tous les livres que j’ai envie de lire un jour ne cesse de grandir (et c’est aussi chouette que dramatique, je n’aurai évidemment jamais le temps de tout lire).

C’est aussi avec une grande joie que je rejoins Victoria dans la gestion de son club de lecture, celui-là même qui m’a tant redonné goût à la lecture il y a un peu plus de deux ans et je suis d’ores et déjà ravie de pouvoir apporter un petit quelque chose aux sélections chaque mois – n’hésitez d’ailleurs pas à rejoindre le club si vous n’y êtes pas déjà!

Il était donc grand temps que je vous parle de livres, de mes dernières lectures, avec toujours un certain temps de décalage (ma vie est joliment remplie de lectures, mais aussi de virées au cinéma et de cocktails en douce compagnie – je me sens drôlement chanceuse) mais qu’importe – mieux vaut tard que jamais!

Au menu aujourd’hui, un livre adolescent à la magie que je cherche encore, un grand classique britannique (pourtant fort méconnu), le second livre d’une saga napolitaine passionnante et un policier historique que j’ai trouvé fascinant. On y va? 

Among Others – Jo Walton (Morwenna en VF)

« It doesn’t matter. I have books, new books, and I can bear anything as long as there are books. »

Proposé dans le cadre de la sélection de l’été du club de lecture de Victoria, Among Others avait tout pour me plaire… et pourtant, ce court roman m’a quelque peu dérouté et s’est révélé être totalement différent de ce que j’attendais.

Voici la description du livre d’après l’éditeur: « Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit une photo où sa silhouette a été brûlée… Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa propre mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre. »

Ça paraît prometteur, vous ne trouvez pas? Malheureusement, le charme de l’intrigue (pour peu qu’il existe) n’a pas opéré sur moi, et j’ai trouvé que le livre était dénué de toute magie en réalité

Pour tout vous dire, il m’a été très difficile d’éprouver une quelconque empathie pour le personnage principal qu’est Morwenna, tant je l’ai trouvée étrange, arrogante et même étroite d’esprit. Par moments, son amour des livres et ses galères adolescentes m’ont aidé à m’identifier à elle quelque peu, mais c’était très fugace et dans l’ensemble, le personnage m’a beaucoup agacé.

Et c’est en grande partie à cause de mon aversion pour ce personnage que je n’ai pas cru une seule seconde à la magie présupposée du livre – ça m’a davantage semblé être une sorte de fantaisie tout droit sortie de la tête de Morwenna, qui s’invente un monde pour échapper aux réalités difficiles à accepter de sa propre vie.

Pourtant, les personnages « différents » et même étranges sont habituellement des personnages intéressants (et donc qui me plaisent généralement beaucoup) mais là, rien à faire, elle ne m’a pas semblé suffisamment crédible…

D’autant plus qu’il ne se passe pas grand chose dans ce livre (écrit sous forme d’entrées de journal intime) et j’ai trouvé que la narratrice s’attardait bien trop longuement sur des détails sans intérêt de sa vie quotidienne… Finalement, le seul intérêt d’Among Others est peut-être de citer une multitude de titres de livres de SF qui m’ont donné des idées de lecture. (Bien que ça m’ait souvent donné l’impression d’être un peu perdue, moi qui n’ai lu que le Seigneur des Anneaux parmi tous les titres cités…)

Vous l’aurez compris, je n’ai pas été transportée à la lecture de ce livre qui m’a semblé à la fois très ennuyeux et déroutant… à mille lieues de ce que je pensais qu’il serait!

Mais peut-être que vous l’avez lu et qu’il vous a davantage plu qu’à moi? Dites-moi tout, ça m’intéresse!

The Tenant of Wildfell Hall – Anne Brontë (La Dame du Manoir de Wildfell en VF)

« I would rather have your friendship than the love of any other woman in the world. »

Ce classique un peu méconnu de la littérature britannique a lui aussi été proposé dans le cadre des lectures de l’été dernier dans notre club de lecture et contrairement au livre précédent, j’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a semblé très moderne pour l’époque de sa publication.

The Tenant of Wildfell Hall commence avec l’arrivée de la mystérieuse Helen Graham et de son fils à Wildfell Hall, ce qui crée son lot de spéculations, d’autant que le caractère réservé de cette dernière ne lui attire pas que de la sympathie

La structure du roman est construite de telle sorte à ce que chacun des personnages puisse exprimer ses sentiments à la première personne – le roman commence avec la narration de Gilbert (sous forme épistolaire), qui raconte l’arrivée d’Helen, les sentiments qu’il développe à son égard, son désespoir amoureux, etc. Arrive ensuite l’histoire d’Helen, relatée à travers les pages du journal intime qu’elle a confié à Gilbert.

Ce type de structure est assez immersif et permet d’en apprendre beaucoup sur les personnages et leurs sentiments, leurs ressentis… d’autant que la plume d’Anne Brontë n’a rien à envier à ses deux sœurs!

La force de ce récit réside principalement dans l’incroyable modernité du personnage d’Helen, une héroïne qui dénote par son sens du devoir, son courage, sa détermination, sa dignité et sa force de caractère – c’est un peu anachronique de dire ça, mais elle incarne un féminisme totalement novateur pour l’époque! (Le livre a initialement été publié en 1848.)

À la fin du récit, je dois bien dire que je suis restée un peu sur ma faim, tant j’ai trouvé que le roman se terminait rapidement, mais après tout, c’est bien un moindre mal.

En revanche, j’ai parfois trouvé la narration un peu dense, un peu trop riche en détails qui ralentissaient le rythme du récit.

Quant au style d’Anne Brontë, je l’ai trouvé un peu moins lyrique et passionné que celui de Charlotte Brontë (dont j’ai adoré Jane Eyre, résolument un de mes romans favoris) et l’atmosphère générale du roman m’a semblé plus « terre-à-terre » que d’autres romans du genre, aux accents parfois plus gothiques ou plus légers. (Mais c’est un ressenti très personnel je pense.)

Malgré ces (tout) petits bémols, j’ai été ravie de découvrir ce classique méconnu, qui ose parler de violence conjugale et d’émancipation féminine avec une telle force et une telle intelligence.

À découvrir, pour tout amateur de grands classiques du 19e siècle!

Qu’en avez-vous pensé, si toutefois vous l’avez lu vous aussi? Connaissez-vous Anne Brontë?

Le Nouveau Nom – Elena Ferrante

« Depuis l’enfance, nous avions vu nos pères frapper nos mères. Nous avions grandi en pensant qu’un étranger ne devait même pas nous effleurer alors qu’un parent, un fiancé ou un mari pouvaient nous donner des claques quand ils le voulaient, par amour, pour nous éduquer ou nous rééduquer. »

Chaque été, depuis deux ans, les mots d’Elena Ferrante accompagnent une partie de mes vacances – après tout, il me semble tout à fait indiqué de se plonger dans une atmosphère italienne, brûlante et passionnelle en plein cœur d’un mois d’août… non?

Étant donné qu’il s’agit ici de la suite de L’Amie Prodigieuse, je vous fais grâce du résumé pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, si toutefois vous n’aviez pas encore lu le premier tome de cette saga napolitaine. Sachez simplement qu’on suit toujours Lila et Lenu dans leurs vies de jeunes femmes, aux parcours diamétralement opposés et à l’amitié fluctuante…

J’ai absolument adoré me plonger dans cette suite, envoûtée par cette histoire de plus en plus dure et violente – on s’attache tantôt à Lenu, tantôt à Lila (même si cette dernière provoque toujours autant de sentiments ambivalents) et on se questionne sur leurs choix, tout en s’identifiant parfois à elles. (Et si tout avait été différent?)

Il y a une mélancolie dans ce récit qui me touche particulièrement, et je me suis souvent sentie proche des questions soulevées dans le roman, que ce soit à propos de l’amitié, de l’amour, de la réussite…

La quête identitaire des personnages a quelque chose d’universel, après tout, et c’est probablement l’un des points forts du récit. La plume délicate d’Elena Ferrante y contribue certainement: elle est d’une grande simplicité, dénuée d’emphase et laisse parler le récit avec finesse.

Et c’est toujours avec une grande intelligence (et une plume acérée) qu’Elena Ferrante analyse la condition féminine dans une société machiste, mais aussi la solitude et la réussite sociale et ce qu’elle implique, pour qui (comme Lenu et Lila) a grandi dans un quartier populaire.

La richesse des thèmes développés dans Le Nouveau Nom, couplée aux rebondissements des vies des deux héroïnes font de ce livre quelque chose de fascinant et d’irrésistible – d’autant que la toute fin du roman ne donne qu’une envie, celle de se plonger dans le livre suivant! (Elena Ferrante a le don du cliffhanger, c’est certain.)

Le troisième livre de la saga, Celle qui Fuit et Celle qui Reste, vient de paraître en poche, et nul doute que je me l’offrirai quand l’été viendra, pour enfin me replonger dans les destins tortueux de Lila et Lenu…

Et vous, avez-vous lu la saga napolitaine d’Elena Ferrante?

L’Enigme des Blancs-Manteaux – Jean-François Parot

« Les livres paraissaient toujours monter une garde silencieuse autour de lui. Enfant, il avait passé bien des heures en leur compagnie, dans le grenier de la maison de Guérande, et plus tard dans la bibliothèque du marquis, à Ranreuil. Rien ne pouvait advenir de mauvais, lorsqu’on était protégé par des alignements de reliures fraternelles. Il suffisait d’ouvrir un volume pour que s’élève une petite musique toujours émouvante et jamais semblable. »

Que je suis heureuse d’enfin vous parler de ce roman, le premier d’une longue série policière, tant je l’ai adoré et conseillé autour de moi! C’est une amie et collègue, grande lectrice également, qui me l’avait conseillé, et je ne peux que la remercier chaleureusement car je crois bien que les intrigues de Nicolas Le Floch vont faire partie de mes récits favoris pendant longtemps.

Parce que la description de l’éditeur est assez complète, je vous la partage:

« Paris, janvier 1761. Nicolas Le Floch, un jeune homme natif de Guérande, débarque dans la capitale, écarté de sa Bretagne par son tuteur. Après un passage au couvent des Carmes, le jeune Le Floch va apprendre le métier de policier sous la houlette de M. de Sartine, le lieutenant général de police de Louis XV, chargé des affaires spéciales. Le Floch va devoir faire très vite ses preuves et apprendre le prix du silence et du secret. Sa première enquête criminelle va le plonger dans le monde interlope de la corruption, du jeu, des intrigues crapuleuses et d’une conspiration contre la vie du roi. »

Après tout, ce livre ne pouvait que me plaire, vu qu’il allie brillamment histoire et intrigue policière (deux de mes genres favoris en littérature) dans un langage riche et érudit, mais néanmoins pas dénué de légèreté.

Moi qui adore Paris, j’ai aussi follement aimé superposer dans mon esprit le vieux Paris du 18e siècle, décrit avec force de détails, avec ma propre connaissance de la ville et des rues des vieux quartiers chers à mon cœur.

La richesse des détails historiques est incroyable et c’est tout à fait fascinant – certaines scènes et autres récits sordides concernant la question (autrement dit la torture infligée aux détenus à l’époque) ou certaines exécutions notoires m’ont beaucoup marquée, d’autant qu’il s’agit souvent de faits réels (je pense notamment au récit de l’exécution de Damiens, coupable d’attentat sur la personne de Louis XV, et c’est à glacer le sang).

La qualité des recherches historiques de Jean-François Parot et l’abondance de tous ces détails, souvent passionnants, pittoresques ou même amusants, peuvent en revanche parfois sembler ralentir le récit pour qui ne serait pas aussi fasciné que moi (par exemple) par le 18e siècle… D’autant que le niveau de langue est assez soutenu et recherché et requiert une certaine concentration!

Pour en revenir à l’intrigue de L’Enigme des Blanc-Manteaux, je dois dire que j’ai été assez rapidement happée par cette dernière, bien que le monde de la corruption et des jeux ne m’attire guère au premier abord – le narrateur nous mène par le bout du nez et le dénouement est assez bien ficelé je dois dire (j’avais deviné certaines choses, mais pas tout!).

Ce premier roman qui conte les aventures de Nicolas Le Floch (il y a pour l’instant 14 livres qui suivent ses différentes enquêtes, avec toujours l’histoire réelle en toile de fond) est aussi celui qui permet de mettre en place les choses et de découvrir les divers personnages qui feront partie de l’entourage de Nicolas au fil des romans successifs.

Ces derniers sont très bien travaillés et ils sont tous plus ou moins attachants – Nicolas, en particulier, est ici assez touchant par sa naïveté de jeune homme fraîchement arrivé à Paris et son évolution est déjà assez notable dans ce premier livre. La bonhomie de l’inspecteur Bourdieu, qui fait équipe avec Nicolas, est sympathique, tout comme l’intelligence (et la sensibilité déconcertante) de Samson, le bourreau, est remarquable.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup, beaucoup aimé cette première incursion dans les enquêtes de Nicolas le Floch, et je me réjouis d’avance de pouvoir découvrir dans les prochaines années tous les livres qui rassemblent ses enquêtes (à l’heure où je vous écris je n’ai lu que les deux premiers)(je déguste et c’est formidable).

À savoir qu’il existe aussi une série française qui met en scène ces enquêtes, mais je ne m’y suis pas encore penchée à vrai dire…

Et vous, connaissez-vous déjà les enquêtes de Nicolas Le Floch?

Je reste toujours très en retard pour vous parler de mes lectures en temps et en heure (mais que voulez-vous, j’ai une vie très remplie par ailleurs) mais étant donné que j’ai passé mon automne à lire presque exclusivement Harry Potter, peut-être que je pourrai doucement rattraper mon retard…? (Stay tuned!)

De mon côté je viens de terminer un autre roman policier très prenant (The Axeman’s Jazz, l’un des premiers livres terminés sur ma Kindle, cadeau inspiré de mes parents pour Noël) et je vais sans doute me plonger bientôt dans The Awakening, de Kate Chopin, le livre du club de lecture pour le mois de février – c’était une de mes suggestions pour la sélection de ce mois, et je suis ravie qu’il ait été choisi! (Je l’ai déjà lu à la fac, quand j’étais à Nottingham, mais je vais le relire avec plaisir, maintenant que j’ai un peu « grandi ».)

Et vous, que lisez-vous ces temps-ci? Cet article vous a-t-il donné des idées?

Je vous souhaite une bien belle semaine et vous dis à très vite!


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Links I Love #159

Links I Love 23 janvier 2018 Laisser un commentaire

Hop là, je ne vous ai pas oubliés – voici une nouvelle édition de mes « Links I Love » (un article qui est donc voué, plus ou moins définitivement, à être publié toutes les deux semaines plutôt que chaque semaine) accompagnée de mes pensées toutes fraiches!

Avec les journées qui rallongent, il semblerait que je retrouve (tout doucement) un semblant d’énergie et cette fin de mois de janvier me semble beaucoup plus lumineuse que mes premiers jours maussades de l’année. (Cette lumière étant plus ou moins métaphorique, car pour qui vit à Paris en ce moment, il ne lui aura pas échappé qu’il pleut tout-le-temps…)

Il faut bien que je vous avoue que cet état de grâce est en partie dû à une très belle rencontre. C’est tout frais, c’est tout nouveau, et si je ne sais pas encore ce que l’avenir me (nous) réserve, pour l’instant c’est plutôt beau (et puis simple et joyeux). On dirait presque que je me suis perdue dans un très joli rêve…

Et tant qu’à parler de rêves, je fais des petits pas (c’est mieux que rien) pour un futur que j’imagine peut-être plus rempli de livres et de mots que mon présent tout de même moins passionnant. Je rejoins tout juste, de façon discrète, un projet que je suis de près depuis longtemps, pour apporter de l’aide là où on en aura besoin et partager mon amour de la littérature. (Et je suis si contente!)

Puis en février, c’est décidé, j’irai voir quelqu’un qui pourra m’aider à tracer les contours d’un nouveau projet professionnel. Je ne sais si ce sera quelque chose de très différent de mon poste actuel, ou pas. (Probablement un peu.) Finalement, ce ne sont que les prémices de quelque chose qui sera peut-être bien plus lointain que je ne l’imagine… (mais peut-être pas).

Si je n’ai jamais vraiment su ce que je « voulais faire plus tard », je commence doucement à comprendre que l’épiphanie que j’attends depuis si longtemps ne viendra peut-être jamais et qu’il est peut-être temps d’avancer, qu’importe la direction, un pas après l’autre, tout simplement pour ne pas s’enraciner trop longtemps dans une situation. (Facile à dire, n’est-ce pas?)

Sinon, si je ne suis pas très présente ici ou sur les réseaux sociaux ces temps-ci, c’est pour être d’autant plus plongée dans mes passes-temps favoris – depuis le début de l’année je suis allée au cinéma tous les vendredis, et le dernier film en date aura été Le Grand Jeu, avec Jessica Chastain. Un bon film, bien rythmé et bien joué, mais pas immanquable. (En réalité le dernier film vu au ciné c’était – de nouveau – La La Land, mais c’était une séance plaisir plus qu’une séance découverte.)

J’ai fini deux livres le week-end dernier, et j’écoute toujours des podcasts de France Inter tous les matins (j’aimerais en écouter plein d’autres, mais je n’ai définitivement pas le temps de tout faire) et je reviens bientôt vous parler de livres, promis!

Et vous, qu’est-ce qui vous anime en ce moment?

  1. La douceur des mots de Céline est un véritable cadeau, ne vous en privez pas. (lesmotsailes.fr)
  2. Envie d’essayer de fabriquer votre propre dentifrice naturel? À tester! (galasblog.com)
  3. J’adore parler de livres et de lecture, mais Pauline aussi! Et ici elle vous livre ses astuces pour reprendre la lecture, si jamais l’idée vous titille… (uninvincibleete.com)
  4. Sur le blog de Victoria, deux articles m’ont beaucoup plu récemment: d’abord ses conseils pour entretenir ses plantes l’hiver puis ses astuces pour acheter des vêtements d’occasion sur internet (dont je compte bien me servir à l’avenir!). (mangoandsalt.com)
  5. En réponse à la tribune honteuse qui avait été publiée par un collectif de femmes dans le Monde la semaine passée, celle de Leïla Slimani, qui réclame le droit de ne pas être importunée – à lire! (liberation.fr)
  6. J’aime beaucoup les articles beauté de Jessica en général, et ici, en nous parlant de ces produits qu’elle n’achète plus (ou au contraire, continue d’acheter) elle m’inspire assez sur certains points. (ole-caliente.com)
  7. Les récits de Garance me font souvent rire et celui-ci, qui se passe pendant une soirée hollywoodienne, ne fait pas exception! (atelierdore.com)
  8. Les dix leçons de blog de Christelle, pleines de bon sens et de bonne humeur, pour fêter ses dix ans de blogging! (christelleisflabbergasting.com)
  9. Le témoignage d’Ophélie, qui nous parle de sa « digital detox ». Intéressant et inspirant! (antigone21.com)

Et c’est tout pour cette fois! J’espère que cette sélection (qui ne contient pas même une seule recette, c’est inhabituel…) vous a plu ou inspiré d’une façon ou d’une autre.

De mon côté, je tâcherai de revenir vous parler de toutes ces choses que j’ai envie de partager avec vous (livres, séries, voyages…) bientôt – mais sachez que j’hiberne tout de même encore un peu, et qu’il n’y a rien de plus ressourçant pour moi que de rester au chaud sous ma couette, avec du jazz, des toasts à l’avocat et de chouettes lectures.

Passez une belle semaine et à très vite!

(Réaliser ce clip a dû prendre tellement longtemps!)(Epileptiques, s’abstenir.)


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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Souvenirs de l’année passée… pour bien accueillir 2018

Journal de Bord 15 janvier 2018 Laisser un commentaire

Le mois de janvier déjà bien entamé, je voulais quand même revenir un peu avec vous sur l’année passée mais aussi imaginer comment sera l’année à venir, pour bien accueillir 2018 et tracer les contours des bonnes intentions qui m’animent à l’aube de cette nouvelle page blanche…

Je crois que chaque année je le dis, mais le mois de janvier n’est jamais très joyeux pour moi – la fatigue, la grisaille et le froid se mêlent à la nostalgie des fêtes trop vite passées et souvent, penser à l’année qui arrive est bien le dernier de mes soucis, mes envies se limitant à rester sous la couette avec un bon livre.

Mais avant de penser à 2018, je vous emmène à travers quelques uns de mes souvenirs de 2017 – une année qui n’était pas extraordinaire mais parsemée de jolis moments comme de moins jolis, une année de transition, ou peut-être juste une année comme les autres, riche en découvertes, mais aussi riche d’une douce monotonie…

C’est parfois difficile de parler honnêtement des choses, surtout sur internet, sur les réseaux sociaux, où l’on ne montre que les jolies choses de nos vies (et tant mieux après tout) mais je crois que c’est aussi simple que ça: mon année 2017 a été difficile parfois, très belle par ailleurs, toujours remplie de doutes et de peurs, mais aussi pleine de belles découvertes (de toutes sortes).

C’était peut-être un peu comme ça pour vous aussi?

La Place Dauphine que j’aime tant et une vue sur le Quai des Orfèvres, depuis le pont Saint-Michel

En 2017, j’ai déménagé. J’ai quitté Saint-Michel et un appartement un peu cabossé dans lequel j’avais eu la chance de vivre depuis presque six ans. Il me semble que je vivais rive gauche depuis toujours, et le 6e arrondissement où j’avais emménagé presque par hasard il y a près de dix ans, m’a vue passer de quartier en quartier, grandir, sourire et pleurer entre la rue de Rennes, en passant par la rue de l’abbé Grégoire jusqu’à la rue Saint Séverin (officiellement dans le 5e arrondissement, mais bon).

Vous le savez, j’aime passionnément Paris, mais je crois que cet amour n’aurait pas été le même si je n’avais pas vécu aussi longtemps en plein cœur de la ville. Je ne compte plus les souvenirs que j’ai semés dans le 6e arrondissement et ses alentours… La rue Princesse me rappelle une rencontre qui a un peu changé ma vie, le Jardin du Luxembourg m’a vue le traverser mille et une fois, sous la pluie, au soleil, seule, avec des amis, triste ou souriante et les rues qui en repartent n’ont plus aucun secret pour moi.

Mais j’ai dû déménager. Et si depuis j’ai tissé mon cocon ailleurs, dans un joli petit studio du 12e arrondissement, je crois que j’ai laissé un morceau de moi à Saint-Michel et dans les rues du 6e arrondissement que j’aime tant… et dans lequel je reviens aussi souvent que possible.

Ça peut vous sembler un peu excessif peut-être et après tout, je n’ai pas quitté Paris, mais ce départ m’a tout de même profondément marqué. (Et vous devriez le savoir maintenant, quand j’aime, c’est souvent passionnément.)

Le Nouveau Nom, dont je dois encore vous parler et Les Disparus du Clairdelune, que j’ai adoré.

En 2017 j’ai aussi beaucoup lu. Encore plus que l’année précédente, et avec davantage d’assiduité, maintenant que je passe plus de temps dans le métro et que j’y lis presque systématiquement (une habitude que je n’avais pas avant, bizarrement).

J’ai amplement atteint (et même dépassé) mon objectif de trente livres en ayant lu trente-trois livres, soit 12 732 pages de fictions historiques, de fantasy, de classiques et autres livres sur le véganisme notamment.

C’était une belle année, car à l’exception de quelques ouvrages et histoires qui m’ont un peu moins plu, j’ai vraiment adoré ce que j’ai lu, certains de ces livres ayant depuis rejoint le rang de mes grands favoris.

Je pense par exemple à la saga de la Passe-Miroir, de Christelle Dabos, dont l’univers fantastique et imaginatif m’a transportée, à L’Ombre du Vent de Carlos R. Zafón dont les mots résonnent encore en moi ou encore aux deux premiers tomes des enquêtes de Nicolas Le Floch, dont je vous reparlerai, mais qui m’ont beaucoup, beaucoup plu.

Le début de ma collection Harry Potter, illustrés par Jim Kay

Et je ne pouvais pas vous parler de mes lectures sans mentionner le bonheur que ça a été de me replonger dans Harry Potter et ses sept tomes cet automne. Je n’avais pas relu Harry Potter depuis des années, au point où j’en avais oublié certains détails et à force d’y songer, j’ai fini par sauter le pas, et m’y replonger… et c’était fabuleux.

C’était aussi la première fois que je lisais les quatre premiers tomes en anglais (après les avoir lus et relus en français quand j’étais plus jeune) et comme avant, mes préférés ont été The Chamber of Secrets et The Half-Blood Prince. J’ai de nouveau adoré détester Dolores Umbridge, pleuré la mort de certains personnages chers à mon cœur et encore regretté de ne pas avoir étudié moi aussi à Hogwarts.

Si l’ensemble de mon année littéraire vous intéresse, vous pouvez aller la consulter sur Goodreads, juste ici.

Et puis en 2017 je suis aussi souvent allée au cinéma, peut-être un peu moins qu’en 2016, mais toujours aussi passionnément.

Parmi mes favoris, il y a eu La La Land, évidemment, mais aussi La Belle et la Bête (car je reste une grande enfant), Moonlight, dont je ne vous ai pas parlé à l’époque mais qui m’a beaucoup touchée, Loving, Coco, fabuleux et lumineux, 120 Battements par Minute, qui est superbe et indispensable et Au Revoir Là-Haut, qui m’a transportée.

Aller au cinéma est une expérience que j’ai beaucoup vécue seule l’année dernière et je crois que je préfère souvent être en tête à tête avec les films qui me transportent (mais ça fait longtemps que je fais ça, et je continuerai longtemps à le faire)(même si j’aime évidemment partager des films entre amis aussi!).

Côté séries, j’ai aussi fait de belles découvertes, même si j’ai finalement passé moins de temps devant Netflix que je ne le pensais! Je vous ai déjà parlé de Anne with an « E », mais j’ai aussi beaucoup aimé The Last Tycoon ou encore Strike, l’adaptation sur petit écran des livres policiers de J.K. Rowling écrits sous pseudo.

Et comment ne pas vous parler de The Big Bang Theory, qui a accompagné bon nombre de mes soirées cet automne (eh oui, j’ai regardé le dix saisons à la suite, mordue que je suis) et que j’ai adoré. Évidemment tout le monde connaît déjà, mais bon, mieux vaut tard que jamais!

Les canaux de Gand et la mer à Villers-sur-mer

En 2017… je n’ai pas beaucoup voyagé, mais j’ai quand fait de jolies escapades!

C’était aussi la première fois que je voyageais seule, certes pour une courte durée (trois jours) et pas très loin (en Belgique) mais j’ai beaucoup aimé découvrir Gand seule, me perdre dans ses ruelles et décider de mon programme en toute liberté.

J’aurais évidemment adoré partager mes découvertes avec quelqu’un, mais je crois que c’était un petit défi que je voulais relever et… après tout pourquoi pas? Je fais tant de choses seule, alors pourquoi pas voyager aussi!

Toutes mes autres escapades se sont déroulées en France – un joli week-end ensoleillé et doux sur la côte normande, un peu plus de 24h à Granville, un saut de puce à Lille (pour le travail), des séjours plus ou moins longs à la campagne chez mes parents et une nouvelle après-midi à Chambord.

De rares escapades, mais qui m’ont toujours fait le plus grand bien.

Et sinon, aussi en 2017…

  • J’ai lu des livres sur le véganisme, participé à quelques conférences sur le sujet et manifesté dans les rues de Paris pendant la Marche pour la fermeture des abattoirs. Je végétalise mon alimentation et suis de mieux en mieux informée… Mais je ne suis pas encore végane, tiraillée entre mes habitudes et une éthique à laquelle pourtant j’adhère. Je ne sais pas si je le serai vraiment un jour, mais j’apprends et je fais au mieux.
  • Un nouveau tatouage a vu le jour sur mon bras. Ce n’était absolument pas prémédité, j’ai simplement eu un coup de cœur pour un flash, dans le book d’un tatoueur argentin de passage à Paris. Et je l’ai fait. (J’en suis ravie, si vous saviez!)
  • J’ai arrêté de fumer, quelque part cet été, sans vraiment en prendre la décision. Ça ne m’empêche pas de piquer quelques cigarettes à mes amis en soirée (pardon!), mais je crois que cette habitude m’a finalement lâchée – et c’est pas plus mal.
  • J’ai pris moins de photos que les années précédentes, je ne sais pas très bien pourquoi, et pourtant j’adore ça. (En réalité mon perfectionnisme s’est trop souvent heurté à mes comparaisons avec les photos des autres, toujours plus jolies que les miennes, forcément…)(Et j’ai voulu regarder le monde plus souvent avec mes yeux qu’avec mon objectif je crois aussi.)
  • J’ai eu les cheveux très, très longs, puis très courts et c’est chouette, ça change.
  • Ah et j’ai aussi davantage cuisiné, maintenant que ma cuisine est un peu plus fonctionnelle (riquiqui, mais fonctionnelle) – des tartes, des cookies, des gratins et beaucoup d’essais de recettes véganes. De quoi enfin mettre mes différents livres de recettes à profit!

Je ne pensais pas que j’aurais envie de revenir sur cette année passée de façon aussi « détaillée » et pourtant… voilà chose faite! Et je suis assez heureuse de constater que mes souhaits, évoqués l’an dernier, se sont tous plus ou moins réalisés…

Et donc, 2018? 

Il est certain que, tout comme les années précédentes, je vais tâcher de dompter mes impatiences, tâcher de mettre de côté les doutes et peurs qui se font parfois bien trop nombreux… et continuer à espérer qu’il se passera quelque chose de grand, quelque chose qui fera que mon impression de « tourner en rond » sera moins forte. Une rencontre, un grand changement professionnel, un vrai, grand projet qui se dessine… Je ne sais pas bien, mais quelque chose comme ça, ce serait chouette.

Mais mon épanouissement ne doit pas dépendre de cet espoir un peu fou (un peu naïf peut-être surtout) et je continuerai à faire ces petites choses qui me rendent heureuse et qui, mises bout à bout, feront de cette année à venir une belle année, quoi qu’il arrive.

Alors cette année, pas de liste de souhaits ou de résolutions, rien d’écrit noir sur blanc, mais juste quelques belles intentions à garder dans un coin de ma tête… Comme celle de prendre soin de moi et de m’écouter, de faire preuve de bienveillance aussi bien envers les autres qu’envers moi-même.

Je crois que ces dernières années j’ai appris à m’affirmer de plus en plus, appris à assumer mes goûts et mes choix, alors il n’est pas question de m’arrêter en si bon chemin! Et puis parmi mes bonnes intentions, il restera toujours celle de me cultiver davantage, par quelque moyen que ce soit (vidéos, podcasts, livres…) et si l’an passé j’ai beaucoup lu sur le véganisme, j’ai l’impression que 2018 sera peut-être davantage l’année du féminisme pour moi. (L’actualité n’étant évidemment pas étrangère à ça…)

Enfin, et c’est peut-être l’idée la moins évidente à mettre en œuvre pour moi, je ne sais pas, mais j’aimerais savoir demander de l’aide quand il le faut, pour de vrai. Peut-être que je suis trop fière, un peu trop indépendante parfois, et par conséquent trop gênée, trop perdue, pour demander de l’aide quand en réalité j’en ai vraiment besoin.

Voilà, plus de bienveillance, à tous égards, moins d’auto-culpabilisation (on y croit) et toujours plein de livres, de séances de cinéma et de promenades au vert. Allez, 2018 sera chouette, hein dites?

Je ne pouvais pas clore cet article (déjà beaucoup trop long) sans vous remercier d’être là, année après année, pour échanger avec moi et me lire, me laissant parfois des petits mots qui me touchent souvent beaucoup. Merci ♡

Et vous alors, quelles sont vos rêves, envies et bonnes intentions pour 2018? Racontez-moi!

Je vous souhaite de nouveau une belle année, qu’elle soit douce, lumineuse, joyeuse et riche de tout ce qui vous rend le plus heureux!

Passez une belle semaine et à très vite…


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le  situé sous cet article – merci!

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