Au Revoir Là-Haut, ou quand le cinéma touche la magie du doigt

Septième Art 16 novembre 2017 Laisser un commentaire

Et dire que j’ai failli passer à côté d’Au Revoir Là-Haut, dont l’affiche ne m’avait fait ni chaud ni froid la première fois qu’elle m’était apparue, au coin d’une avenue…

Fort heureusement, grâce à la curiosité de mon entourage à l’égard de ce film, j’ai fini moi aussi par m’y intéresser, à regarder la bande-annonce, puis, un soir pluvieux, un soir heureux, à me rendre au cinéma le plus proche pour me laisser emporter. Ç’eut été bien triste de manquer un tel film, foi de rêveuse!

Mais d’abord, petit retour sur son synopsis… Le film nous emmène en 1919, juste après la Première Guerre Mondiale, la Grande Guerre qui a laissé derrière elle bon nombre de gueules cassées, au propre comme au figuré. Et c’est justement deux d’entre eux que nous rencontrons ici: Edouard Péricourt, jeune talent du dessin, mutilé de guerre et ayant fui sa famille aisée, et Albert Maillard, modeste comptable.

Leur amitié a commencé dans les tranchées et se poursuit à Paris, où ils décident de monter une arnaque aux monuments aux morts à grand renfort de fantaisie et d’ingéniosité

Avec ses allures de conte, alliant merveilleux et tragédie, ce n’est pas très étonnant qu’Au Revoir Là-Haut m’ait tellement plu…

Après tout, c’est un film qui réunit à peu près tout ce j’aime: l’ambiance fantasque des années folles, l’émotion propre aux belles histoires, l’humour innocent et léger, la photographie surannée à souhait et la magie, merveilleuse et malicieuse (qui ne fait pourtant pas appel au fantastique ici).

Doucement, mais sûrement, le film a su me toucher en plein cœur et je dois bien dire que le talent des acteurs y est pour beaucoup.

Il y a d’abord Nahuel Perez Biscayart (déjà adoré dans 120 Battements par Minute il y a quelques mois) dont la complexité d’un rôle quasiment muet ne l’a pas rendu moins brillant – au contraire! Difficile de rester de marbre face à ses grands yeux bleus, si expressifs… Je l’ai trouvé incroyable, tout simplement.

Mais Albert Dupontel n’est pas en reste dans le registre de l’émotion, loin de là. Sa maladresse, ses hésitations… son humanité, finalement, en font un personnage extrêmement attachant et drôle qui, lui non plus, ne laisse pas indifférent. (Et chapeau bas, parce que j’imagine qu’être à la fois acteur principal et réalisateur ne doit pas être une mince affaire, or, ni le jeu de l’un, ni la réalisation de l’autre ne semblent en pâtir.)

Sans oublier Laurent Laffite (Pradelle), parfait en odieux personnage que l’on aime détester, Niels Arestrup (Marcel Péricourt) le patriarche sévère mais touchant malgré tout ou encore la jeune Héloïse Balster (Louise) à l’énergie enfantine qui apporte de la légèreté et de l’espièglerie à l’ensemble.

Évidemment, quand je repense à Au Revoir Là-Haut, parmi les choses qui m’ont le plus frappé, je repense à l’image et à tout ce qui fait de ce film une merveille visuelle.

Entre la photographie aux tons un peu désuets (qui rappelle d’ailleurs un peu l’univers des films de Jean Pierre Jeunet), les superbes décors, soignés sans être trop lisses, les costumes (dont ces masques formidables qui caractérisent le personnage d’Edouard!) et les mouvements de caméra et autres cadrages judicieusement travaillésAu Revoir Là-Haut est incroyablement beau.

Mais d’une beauté authentique, brute, jamais trop académique comme peuvent parfois l’être certains films américains…

L’histoire qui se déroule sous nos yeux est d’une force et d’une beauté là aussi, mais tout en simplicité, d’où, pour moi, ses airs de conte… Il y est question de la tragédie de la guerre, de famille, de lutte des classes, d’amitié, d’amour et de souffrance sublimée. Et il me semble qu’Albert Dupontel a su parler de choses graves avec légèreté et intelligence.

À noter que ce récit n’appartient pas seulement à Albert Dupontel vu qu’il s’agit d’une adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre, primé par le Prix Goncourt en 2013 et que je me suis empressée de mettre sur ma liste de romans à lire.

Cela dit, je crois que le film semble être assez fidèle au texte, si j’en crois l’auteur et je vous enjoints d’ailleurs chaleureusement à écouter le podcast de l’émission On Aura Tout Vu, sur France Inter, où Albert Dupontel et Pierre Lemaitre ont été invités à parler d’Au Revoir Là-Haut il y a quelques semaines et où ils m’ont tous deux paru faire preuve d’une grande complicité et connivence.

Enfin, un dernier mot sur un aspect qui est (à mon sens) très important dans un film: la bande originale. Sans grande surprise, elle est parfaite ici – composée par Christophe Julien, oscillant entre mélancolie et légèreté, elle accompagne à merveille le récit, et depuis que je suis sortie du cinéma, je ne me lasse pas de l’écouter!

Vous l’aurez sans doute compris, j’ai aimé Au Revoir Là-Haut de tout mon cœur et je pourrais sans doute en parler encore longtemps. Il fait partie de ces rares films dont je parle à tout mon entourage, avec un enthousiasme sincère et des étoiles dans les yeux…

Il fera sans doute partie des films que j’aurai préféré cette année, et je ne crois pas que depuis La La Land, mon cœur ait ressenti autant de choses au cinéma. 

Et vous, avez-vous vu Au Revoir Là-Haut ? Qu’en avez-vous pensé si c’est le cas ?

Sur ces paroles exaltées, je vous souhaite une très belle journée et vous dis à très vite!

+ Si vous avez vu le film, je vous conseille l’excellente vidéo du Fossoyeur de Films qui parle très, très bien d’Au Revoir Là-Haut et du pouvoir du cadrage dans un film (et celui-ci en particulier).


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Postcrossing, ou la nostalgie de l’écriture manuscrite (+ Concours Popcarte)

Journal de Bord 10 novembre 2017 Laisser un commentaire

Peut-être que si vous me suivez depuis un certain temps, vous savez que j’aime m’adonner de temps à autres au Postcrossing… et que je suis, par conséquent, devenue un peu malgré moi, collectionneuse de cartes postales!

Mais avant tout, qu’est-ce que le Postcrossing?

Le principe est simple comme tout: en vous inscrivant sur le site, vous tirez au sort des adresses d’autres personnes au hasard, dans le monde entier, et leur envoyez des cartes postales. En retour, votre boîte aux lettres elle aussi se remplit de cartes venant d’ailleurs.

Mais attention, ce n’est pas un échange – la première personne dont vous tirez l’adresse au sort, n’aura pas votre adresse pour vous écrire à son tour! (Sauf si vous la lui donnez, mais ça c’est une autre histoire.)

En somme, toutes ces petites cartes postales sont comme des petites pépites manuscrites destinées à égayer un peu les boîtes aux lettres et tournées des facteurs – du moins c’est comme ça que je le vois. C’est aussi l’occasion d’en savoir davantage sur d’autres cultures et langues que la notre et peut-être même de se faire des amis de l’autre côté du monde si l’échange dépasse la première carte.

De mon côté, ça fait deux ans que je suis inscrite sur le site et dans ce laps de temps, j’ai envoyé un peu moins de 280 cartes… Ça paraît énorme, et pourtant, sur Postcrossing vous croiserez des profils de passionnés qui en quelques années ont déjà envoyé des milliers de cartes (et je me suis toujours demandé comment ces gens faisaient pour en envoyer autant!).

Il est possible sur son profil Postcrossing, d’indiquer ses préférences en matière de cartes postales, afin d’orienter le choix de la personne qui tirera votre adresse au sort. À vrai dire, au début je ne l’avais fait qu’à demi-mot, mais après avoir reçu des cartes que je ne trouvais pas très jolies, j’ai indiqué un peu plus clairement ce que j’aimais (et n’aimais pas!).

Si vous voulez jeter un œil sur mon profil, c’est par ici (et sur mon « mur de cartes » vous pourrez voir celles que j’ai reçues et envoyées aussi!)

Personnellement, j’utilise Postcrossing moins dans un but de collection de cartes postales (contrairement à beaucoup d’inscrits…) mais davantage dans un but de partage et d’altruisme. Ça peut vous sembler étrange, d’autant qu’il s’agit de cartes envoyées à de parfaits inconnus…

Mais si chaque profil auquel j’adresse une carte ne « m’inspire » pas nécessairement, je prends tout de même grand soin d’écrire un petit quelque chose qui (je l’espère!) plaira à son destinataire. Je partage mes derniers coups de cœurs littéraires ou cinématographiques, je parle de mon amour de Paris, j’inclus une citation qui me touche ou parfois même raconte une anecdote très personnelle… après tout elle est adressée à un inconnu!

Avec ma petite boîte remplie de stickers et masking tape, je personnalise souvent mes cartes selon les goûts du destinataire, j’y ajoute un joli timbre et voilà, j’envoie un petit bout de moi-même, parfois très loin, croisant les doigts pour que la carte arrive à bon port…

Si je vous ai donné envie de vous y mettre à votre tour, sachez que mon site favori où trouver de belles cartes est Postal Love, un site russe où je fais une razzia de cartes peut-être une fois par an. Vous trouverez de belles et originales cartes sur Etsy également et de très beaux coffrets de cartes postales (Disney, The New Yorker, etc..) dans les grandes librairies par exemple.

Et si toutefois vous vous sentiez d’humeur créative, pourquoi ne pas créer vous-même vos cartes postales?

Les cartes que vous voyez là ont été crées à l’aide de Popcarte, un site qui vous permet de créer des cartes postales (mais aussi cartes de vœux, d’anniversaire ou faire-parts) à votre image, à travers divers collages et mises en scène…

Comme vous le voyez, plutôt partisane de la simplicité, j’ai préféré faire imprimer quelques unes de mes dernières photos en pleine page pour pouvoir dire « c’est moi qui l’ai faite! » et ajouter une touche encore plus personnelle aux cartes que je vais envoyer aux quatre coins du monde.

Pour me faire une petite idée des différents papiers disponibles, j’ai essayé les trois options disponibles:

  • Le papier satiné, celui qui ressemble le plus à un papier de photo, brillant au recto et donc satiné au verso, et ce n’est pas vraiment mon favori pour une carte postale…
  • Le papier nacré irisé, tout doux et vraiment joli avec ses reflets métalliques argentés – une belle surprise, parce que je ne savais pas à quoi m’attendre!
  • Le papier création, épais et robuste, à la finition mate: c’est mon préféré car il me rappelle le plus une véritable carte postale, sans oublier qu’il est plus agréable d’y écrire à l’encre.

Ah et j’ai failli oublier – ce qui est chouette sur Popcarte, c’est qu’on peut aussi faire envoyer nos cartes directement à nos destinataires via leur site. Si vous choisissez cette option, votre message ne sera évidemment pas manuscrit, mais vos cartes arriveront plus vite!

Et parce que Noël approche (ou parce que je vous ai convaincu de vous mettre à Postcrossing, qui sait!), j’ai le plaisir de m’associer à Popcarte pour vous faire gagner un bon d’achat de 40€ à dépenser sur le site pour que vous puissiez à votre tour créer vos propres cartes de toutes sortes.

Pour participer, rien de plus simple, laissez moi juste un commentaire sous cet article en me disant ce que vous avez envie de partager avec le monde si jamais vous décidez de vous inscrire à Postcrossing, par exemple. Le concours est ouvert jusqu’au jeudi 16 novembre, 20h et n’hésitez pas à en faire part aux amoureux de papeterie qui vous entourent!

J’espère que cet article vous a plu, et si vous aviez la moindre interrogation quant à un aspect de Postcrossing que je n’ai pas abordé, n’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires.

Mais peut-être êtes-vous déjà adepte du Postcrossing? Est-ce qu’une sélection shopping spéciale cartes postales et papeterie vous intéresserait?

Je vous souhaite une belle fin de journée et un très beau week-end!


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Links I Love #156

Links I Love 7 novembre 2017 Laisser un commentaire

Ne croyez donc pas que j’ai oublié de vous préparer une nouvelle petite sélection d’articles à découvrir cette semaine – je vous l’ai dit, mes « Links I Love » n’ont pas pour vocation à disparaître, mais à s’espacer, du moins dans les temps qui arrivent.

Vous savez, ça fait quatre ans pile poil que je travaille dans l’entreprise où je travaille en ce moment. Quatre années de hauts et de bas, de changements, d’évolution(s) (quoi que j’en dise, je ne suis certainement plus la même aujourd’hui qu’il y a quatre ans lors de mes débuts timides) et pourtant à chaque nouvelle période de fêtes, c’est la même chose. (L’angoisse revient, doucement.)

Comme si la mettre entre parenthèses la rendait moins réelle.

Le paradoxe dans cette histoire c’est que (vous me connaissez maintenant) j’aime éperdument cette période de l’année par ailleurs. L’automne, l’hiver et particulièrement cette période qui précède Noël, où le thé aux épices coule à flots, où les Christmas carols règnent en maître sur mes autres playlists et où le rouge monte aux joues après s’être promenés dans le froid

Le réconfort de cette saison est l’un des grands bonheurs de la vie (pour mon âme enfantine et moi-même). Mais depuis quelques années, c’est comme si le monde des adultes s’invitait un peu trop longtemps, et prenait un peu trop de place dans cette période de l’année.

Pourtant, je devrais savoir maintenant que malgré tout ça, grâce à la ténacité de ma nostalgie (ou de la part d’enfance restée enfouie en moi) cette période reste magique, envers et contre tout. Mais que voulez-vous… il semble parfois plus facile de s’attendre au pire plutôt que de se laisser porter et de – qui sait – faire l’expérience du meilleur.

En réalité, à l’heure où je vous écris, la fatigue d’une journée éprouvante teinte mes pensées et sentiments en gris… Nul doute que ce qui me paraît insurmontable maintenant, ne le sera plus du tout après une bonne nuit de sommeil (et peut-être une séance de méditation réparatrice).

Parce qu’après tout, me laisser porter au gré des prétendus hasards, souvent avec légèreté et bonne humeur, est l’une de ces choses qui me caractérisent plutôt bien. (Et me réussit pas trop mal?)

Et vous, est-ce que vous vous laissez porter par la vie… ou est-ce tout le contraire?

Mais cessons là ces considérations métaphysiques et laissons place à ces articles que j’ai aimé lire ces derniers temps, çà et là sur les internets…

  1. Camille nous parle avec nostalgie de ses deux amours: Paris et puis Montréal. Je lui pardonne même de ne pas vraiment aimer la rive gauche, mon grand amour à moi. (les-parentheses.com)
  2. Je ne peux qu’approuver cet ensemble d’éléments sensoriels que Victoria a choisi de partager, pour créer une ambiance automnale douce et réconfortante à souhait… (mangoandsalt.com)
  3. Et quoi de mieux qu’une bonne soupe crémeuse pour un dîner automnal? Ici une soupe de brocolis qui a l’air délicieuse. (en anglais) (loveandlemons.com)
  4. Si vous vous intéressez à l’ayurveda, Mély partage ici avec nous ses livres préférés sur le sujet. Nul doute que cette liste va grandement m’inspirer! (chaudron-pastel.fr)
  5. Manifeste pour laisser pousser nos poils (parce qu’on a vraiment mieux à faire que de s’en débarrasser). (en anglais) (vogue.com)
  6. Cette nouvelle planche de Professeure Moustache, sur les pigeons voyageurs (eh oui) m’a beaucoup fait rire. Et on en profite, il y en a beaucoup moins souvent qu’avant! (tumourrasmoinsbete.blogspot.fr)
  7. La nonchalance en art de vivre? Oh oui! (lemonde.fr)
  8. Sur le blog Hortus Cuisine, les deux derniers articles m’ont beaucoup plu: histoire(s) d’Italie, de cuisine, d’authenticité… Et puis ces photos! À découvrir, sans faute. (en anglais) (hortuscuisine.com)
  9. Cet article de Julie, plein de bon sens, concernant consommation, alimentation (mais pas que) fait beaucoup de bien à lire tant il est juste et bienveillant. (friendly-beauty.com)
  10. Pour mieux vous organiser et être un peu plus productif (qui sait) suivez les conseils d’Elodie pour mieux organiser votre boîte e-mail. (leblogdelamechante.fr)

J’espère que ces articles, tous assez différents les uns des autres, vous ont plu! N’hésitez pas à me faire part de vos impressions!

Sinon ces derniers temps je suis allée voir Kingsman 2 au cinéma (j’ai bien aimé, ça reste du bon spectacle, mais je l’ai trouvé moins fin que le premier, plus vulgaire peut-être…), j’ai terminé le quatrième tome d’Harry Potter et lis d’autres petites choses avant d’attaquer la suite et me suis remise à Jane the Virgin avec la nouvelle saison en cours.

Rien de meilleur qu’une soirée sous un plaid avec une chouette série, non? 

Je vous retrouve bientôt pour parler de Postcrossing notamment, mais d’ici là, je vous souhaite une belle semaine ♡ 

(Pour mettre un peu de baume au cœur, l’un des plus beaux mouvements de musique du monde, pas moins.)


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24h à Granville: Un grand bol d’air normand

Voyage 29 octobre 2017 Laisser un commentaire

Il y a un peu plus d’un mois, j’ai eu la chance de pouvoir découvrir Granville, accueillante petite ville normande, pour à peine plus de 24h, grâce à une invitation de la SNCF Intercités. Et vous savez quoi? C’était vraiment chouette de s’échapper de Paris pour profiter de la côte normande sous le soleil!

C’est en un peu plus de 3h que nous avons rejoint Granville, à bord d’un Intercités flambant neuf (et en ayant même eu le privilège de visiter la cabine du conducteur!) avant de nous atteler à un programme où la culture et la gourmandise avaient la part belle…

Mais pour se mettre en jambes, et découvrir les environs et le littoral de Granville, nous avons d’abord fait une balade en gyropode. Gyro-quoi? Mais si, vous savez, ces drôles d’engins sur lesquels il semble trop facile de se déplacer… Alors qu’en réalité, ce n’est pas si évident que ça au premier abord!

Je suis passée de super-flippée à super-contente, une fois que j’ai compris comment fonctionnaient ces drôles de machines (qui donnent une dégaine d’enfer, il faut bien l’admettre). Et c’est assez impressionnant de se dire que c’est notre centre de gravité personnel qui dirige le gyropode, et nous permet d’accélérer ou de ralentir.

Bref, contre toute attente, j’ai adoré cette promenade d’un autre genre, à travers les sentiers verdoyants et ensoleillés de la Normandie (malgré une petite chute en fin de parcours, signe d’un trop grand enthousiasme… et rassurez-vous, il y a eu plus de peur que de mal!).

Nous avons réalisé cette balade avec Pascal, qui était d’une énergie débordante et extrêmement sympathique. Si d’aventure, ce type d’expérience aux alentours de Granville vous intéresse, retrouvez ses coordonnées ci-dessous.

Best Ride – Gyropode Normandie
info@bestride.fr

Une fois remis de nos émotions, nous nous sommes dépêchés de rejoindre notre prochain arrêt: le Musée Christian Dior installé dans la superbe villa Les Rhumbs, maison d’enfance du célèbre couturier et qui a eu une influence considérable sur ce dernier.

La villa et son jardin surplombent la plage, et tout ne semble y être que luxe, calme et volupté…

« La maison de mon enfance… j’en garde le souvenir le plus tendre et le plus émerveillé. Que dis-je ? Ma vie, mon style, doivent presque tout à sa situation et à son architecture. »

Christian Dior

C’est d’abord à travers ses jardins que nous avons découvert la villa Les Rhumbset quels jardins!

Ces derniers se composent d’un salon de plein air doté d’une pergola et d’un plan d’eau, prolongés par une roseraie astucieusement protégée des vents marins, et parmi laquelle on retrouve la rose éponyme, « Jardin de Granville ».

Mais au-delà de ces éléments emblématiques du jardin, la promenade à l’ombre des arbres centenaires y est tout aussi agréable que la perspective d’une après-midi lecture près des massifs d’hortensias, si typiques de la région…

Ah cette vue sur la mer… Sachez enfin que le jardin du Musée Christian Dior est un jardin public au sein de Granville, et qu’il est accessible librement et gratuitement toute l’année – plutôt chouette, non?

Après notre visite des jardins, nous avons été invités à découvrir, de façon très privilégiée, l’intérieur de la villa qui propose tout au long de l’année, diverses expositions dédiées à la mémoire de Christian Dior et de ses créations.

C’était l’occasion pour nous de découvrir l’actuelle exposition, Christian Dior et Granville, aux sources de la légende. Cette dernière nous a permis d’en apprendre davantage sur l’influence que Granville et sa maison d’enfance ont exercé sur le célèbre couturier, qui était un grand rêveur et était très nostalgique de son enfance en Normandie.

Cet attachement à ses racines normandes est présenté au travers de divers objets de son enfance et au travers de ses créations haute couture, ici crées à partir de 1947.

On y découvre également diverses créations des directeurs artistiques successifs de la maison de couture, qui se sont montrés fidèles aux thèmes de prédilection du couturier. Le parcours est à la fois historique, familial et stylistique, et c’est passionnant.

Je vous laisse découvrir un aperçu de cette belle exposition…

Christian Dior et Granville, aux sources de la légende – Du 8 avril 2017, au 7 janvier 2018

Musée Christian Dior
Villa Les Rhumbs

1, rue d’Estouteville

Interlude gourmand, avec un aperçu de ce que j’ai pu déguster au restaurant le Comptoir de l’Atelier Gourmet qui met à l’honneur produits locaux et de saison.

Si la carte ne propose pas véritablement d’options végétariennes, j’ai eu la chance de pouvoir goûter des créations gourmandes « aménagées » à mon régime alimentaire, et c’était très bon! Ici coup d’œil sur mon entrée, dont le détail m’a échappé, mais qui était fraîche et savoureuse. Quant au plat, il était riche en légumes et réconfortant.

Une belle découverte en somme et surtout, une cuisine qui a su s’adapter à mes exigences végétariennes, sans perdre en goût ou en subtilité!

Le Comptoir de l’Atelier Gourmet
13, avenue Aristide Briand

Notre soirée à Granville aura résolument été culturelle et artistique… En effet, c’était pour nous l’occasion de découvrir les nombreuses galeries d’art et ateliers d’artistes essaimées à travers la ville, (principalement du port, en passant par la rue des juifs et jusqu’à la haute ville) lors de la dernière nocturne du Fil Rouge.

C’est d’ailleurs assez fou, car il semble y avoir une concentration d’artistes, particulièrement hauts en couleur, à Granville – l’air marin inspirerait-il davantage la créativité?

Vous me pardonnerez, mais parmi la vingtaine de galeries visitées ce soir-là, je ne vais vous en présenter que trois en images. Notre exploration nocturne, au rythme assez soutenu, m’aura davantage incitée à profiter de tout ce patrimoine artistique avec mes yeux, plutôt qu’au travers de mon appareil photo!

Ci-dessus, un aperçu rapide de la toute première galerie visitée, celle de Xavier Hortala, homme discret et pourtant accueillant et chaleureux, entouré d’une multitude de ses toiles au style moderne, un peu naïf et surtout très coloré… C’est certain, ses toiles ne laissent pas indifférent!

Atelier – Galerie Xavier Hortala
9-11-15, rue Malpagne

Coup de cœur pour l’univers d’Isazalie, graphiste aux mille facettes, dont l’atelier chaleureux a retenu mon attention ce soir là.

Ses créations vont de l’illustration de couvertures de livres, jusqu’à la confection de cartes, en passant par la production de jolies tasses pour un salon de thé local – sans oublier ses iconiques marins!

À savoir qu’elle vend aussi via son atelier, d’adorables trophées animaliers en feutrine (100% cruelty free et surtout 100% mignons) qu’elle fait venir d’un atelier en Angleterre. On peut aussi les lui commander par correspondance, si jamais Granville est un peu loin pour vous…

Isazalie
14, rue des juifs

Presque juste en face d’Isazalie, se trouve l’atelier-galerie de Jean-Luc Saint-Martin, où sont exposées ses toiles peintes à l’huile, que l’artiste nous enjoint à toucher, à ressentir et à faire vivre sous nos doigts, bien loin d’une idée élitiste de l’art.

Ses paysages imaginaires (et imaginatifs) et camaïeux de bleu, m’ont beaucoup plu et invitent à la rêverie… Vous ne trouvez pas?

La caractère facétieux de l’artiste m’a aussi marquée, et si vous visitez Granville, n’hésitez pas à lui rendre visite… et à toucher ses toiles, tout en relief!

Atelier de Jean-Luc Saint-Martin
55, rue des juifs

Mais aussi…

  • La Galerie Marée Moderne, qui expose tour à tour des artistes locaux, de tous horizons et qui exposait lors de notre passage Le Bestiaire de Chabert 4, un artiste à l’univers très singulier et incisif.
  • L’Atelier-galerie de l’Aube, qui expose en ce moment les œuvres à l’encre de chine de Marion Le Pennec, poétiques et troublantes.
  • Le Bazar, de Fabien Lefebvre (83, rue des juifs), artiste sculpteur et soudeur, dont les créations étranges et même parfois provocantes ne peuvent laisser de marbre. Son « projet méduses » est assez amusant, quoique troublant… (Il ramasse les sandales méduses égarées le long des plages et en fait des installations diverses.)

Découvrir tous ces artistes, aux sensibilités toutes plus différentes les unes que les autres, était une belle expérience, riche en couleurs et en jolies rencontres – je ne peux que vous conseiller (si vous aimez l’art évidemment) d’aller fureter dans toutes ces galeries et ateliers d’artistes, il y en aura forcément quelques uns qui vous plairont!

Retrouvez toutes leurs coordonnées et adresses sur le site officiel de la ville de Granville.

Le lendemain, après une courte nuit à l’Hôtel Mercure de la ville (dont certaines chambres ont vue sur l’océan!), nous avions rendez-vous pour une visite guidée à travers Granville, et plus particulièrement à travers la Haute Ville et c’était particulièrement intéressant d’en apprendre plus sur l’histoire de cette ancienne cité fortifiée.

Saviez-vous, par exemple, que Granville se nomme ainsi non pas parce que la ville est grande, mais parce que ses premiers occupants, après les vikings, faisaient partie de la famille… Grant? (Eh bien, maintenant vous le savez!)

La visite a été ponctuée d’anecdotes historiques, le tout sous un soleil radieux (et un vent glacial qui aura eu raison de moi!).
Voyez plutôt…

La visite nous a ensuite emmené à l’église Notre-Dame, dite « du Cap-Lihou », l’un des plus anciens édifices de la ville fortifiée de Granville et où Christian Dior a notamment été baptisé…

Après avoir visité son chœur gothique, nous avons eu la chance de pouvoir nous faufiler jusqu’au clocher, afin d’admirer comme il se doit la ville qui se trouvait à nos pieds – attention au vertige!

Que c’était agréable d’avoir pris de la hauteur de telle sorte… La visite de l’église s’est poursuivi avec la salle des cloches, où l’on a pu découvrir ces incroyables (et immenses!) cloches que l’on a même fait tinter en notre honneur. (C’est impressionnant, croyez-moi.)

Mais une fois redescendus sur la terre ferme, et avant de reprendre le train pour Paris, il nous restait à découvrir quelques jolies boutiques et repaires gourmands!

Parmi toutes les boutiques visitées, celle qui aura le plus retenu mon attention a été La Kolloc, une boutique de vêtements et accessoires, gérée par deux sœurs, et à la sélection pointue (Maison Labiche, American Vintage, Superga…).

C’était aussi l’occasion de rencontrer l’une des créatrices du duo Macon & Lesquoy et d’en apprendre davantage sur leurs créations, ces superbes broches brodées toutes plus belles et décalées les unes que les autres.

La Kolloc
29, rue Lecampion

Après la mode, laissons place à un peu de douceur, avec les gourmandises chocolatées de la pâtisserie À la Tentation, où nous avons pu nous régaler avec leurs créations typiquement granvillaises: les Bulots et Praires de Granville, mais en chocolat!

Les premiers sont fourrés de praliné aux éclats de florentin, tandis que les seconds renferment un cœur de caramel à la vanille, fermé à la cassonade et tous deux existent en version chocolat noir ou au lait. C’est délicieux, et je trouve que c’est un bon souvenir à rapporter à ses proches, pour peu qu’ils aient une dent sucrée…

En tout cas, moi j’ai adoré et ça se voit… (Ma préférence va aux Praires, version chocolat noir. Miam, miam!)

À la Tentation
28, rue Paul Poirier

Mais aussi…

  • L’îlot Lamp’ Créations, une charmante boutique de décoration, tenue par un duo mère-fille, située sur le port et où l’on trouve aussi bien de jolis objets à thème marin à rapporter chez soi, que du thé et autres idées cadeaux. (La boutique a également un site de vente en ligne!)
  • Le salon de thé Dame Gourmande (2, rue Général Patton), où nous avons passé nos derniers moments à Granville, autour d’un déjeuner savoureux. Leur carte de thés est très fournie, et leurs madeleines sont très bonnes!

C’est donc ici que s’achève mon récit de ces 24h passées à explorer Granville, jolie ville normande accueillante et chaleureuse, à la scène culturelle et artistique riche et pleine de contrastes, où il fait bon vivre et flâner…

Mon seul regret? Qu’on n’ait pas eu le temps de fouler le sables de ses plages, seulement admirées de loin tout au long de notre visite… Ce sera donc pour une prochaine fois!

J’en profite pour remercier chaleureusement Cédric, le directeur de ligne SNCF Intercités qui nous accompagné lors de ce séjour, avec sa bonne humeur, son enthousiasme et ses anecdotes, ainsi que Jérôme, de l’agence Meliatis, qui a été discret mais toujours à l’écoute. Bien sûr, sans Aurélie, Fanny, Gaëlle et Alexandre, ce court voyage n’aurait pas non plus été aussi plaisant!

J’espère que ce (long) court-rendu de mon escapade normande vous a plu, et vous aura peut-être donné envie de découvrir Granville à votre tour? Après tout, ce n’est pas si loin de Paris…

Connaissez-vous déjà Granville? Est-ce que, comme moi, vous avez un petit faible pour la Normandie?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à très vite!


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Links I Love #155

Links I Love 24 octobre 2017 Laisser un commentaire

Après une petite pause, me revoilà avec de nouveaux « Links I Love » à partager avec vous – ça vous avait manqué, n’est-ce pas?

Ces derniers temps…

… j’ai passé un merveilleux week-end prolongé à la campagne, à un peu trop dormir et beaucoup lire. C’était un week-end d’été indien, plus que d’automne (on repassera pour les chocolats chauds et les joues rosies par le froid) c’était donc aussi l’occasion de promenades ensoleillées, à ramasser des feuilles mortes, croiser des drôles de bêtes (serpent, sauterelle toute verte et chenille poilue) et profiter du calme de la nature. C’était bien.

… je suis repassée sous l’aiguille d’un tatoueur, quatre ans après mes premiers tatouages, alors que ce n’était pas vraiment prévu. L’enchaînement de hasards qui ont mené à ce nouvel encrage me fascine… Je suis ravie, ravie de ce nouveau dessin qui orne mon bras, et songe déjà activement à retrouver ces mêmes sensations (et l’ambiance chouette comme tout du salon où j’ai été). Vivement!

… j’ai retrouvé mes vieux démons – la peur (de l’inconnu, de l’avenir), l’incertitude, l’ennui et la lassitude. Cette impression de faire du sur-place, qui revient un peu tout le temps, comme un boomerang un peu trop précis. Et je ne suis pas sûre de quoi faire. 

… j’ai commencé à préparer mon article sur mon escapade à Granville, le mois dernier et j’ai hâte de vous en parler! (Mais que c’est long de traiter ses photos… C’est bien LA chose chronophage qui m’empêche de vous relater mes dernières escapades Européennes aussi vite que je ne l’aimerais.)

… je suis définitivement retombée tête la première dans l’univers d’Harry Potter. (À l’heure où je vous écris, j’ai commencé le quatrième tome.) C’est un univers réconfortant dans lequel ça faisait bien trop longtemps que je ne m’étais aventurée. Difficile de mettre des mots sur le bonheur qu’il me procure, mais peut-être que vous savez ce que je veux dire par là?

… je suis (enfin) retournée au cinéma! Et j’y ai vu Blade Runner 2049, dont je ne vous parlerai pas dans un article dédié parce que je ne suis pas sûre d’avoir envie d’en parler en long et en large. C’est un film époustouflant, visuellement incroyable mais aussi terriblement oppressant, qui souffre de longueurs et dont la vision cauchemardesque ne me donne pas envie d’y replonger de sitôt. (Mais allez le voir, c’est une expérience intéressante à vivre.)

Mais assez parlé de moi, je vous laisse maintenant découvrir les articles qui m’ont paru les plus intéressants à partager avec vous pour cette fois:

  1. Un article assez long, mais extrêmement intéressant sur l’éducation, qu’on ait des enfants ou non. Et pour quelqu’un ayant des parents aux idées alternatives (et une petite sœur brillante qui étudie à distance depuis un moment) forcément, ça me parle. (hellozadig.wordpress.com)
  2. Une recette de fondant au chocolat, végane et surtout, qui ne nécessite que trois ingrédients… Je sais ce que je vais préparer le week-end qui arrive! (green-me-up.com)
  3. Une bonne idée: créer des mots de passe « positifs » pour améliorer votre vie. En gros. Pourquoi pas? (trendymood.com)
  4. Suite à la Veggie Pride (où je ne suis pas allée finalement) il y a eu débat sur les réseaux, pour l’utilisation du terme « pride » et « végéphobie » également. Ophélie y a donc consacré un article très, très juste et intéressant. À lire! (antigone21.com)
  5. Parce que dans une semaine c’est Halloween, voici une idée recette toute mignonne à réaliser avec vos enfants, ou votre petite sœur (ou votre neveu, vous faites bien ce que vous voulez) ou même juste pour vous! (ophelieskitchenbook.com)
  6. Une histoire d’amour, de rupture et de résilience. Et puis de bonheur retrouvé. Ça fait du bien de lire ça. (atelierdore.com)
  7. Pour l’évasion et le rêve, je vous présente ce très charmant mariage hivernal, aux accents écossais. (unbeaujour.fr)
  8. Et on termine avec une nouvelle recette assez simple à mettre en œuvre: de la crème brûlée, mais végane. Miam! (auvertaveclili.fr)

J’espère que ces quelques articles vous auront plu et peut-être inspiré à vous mettre en cuisine? (C’est probablement le temps froid, ou la mélancolie du début de semaine qui me donne des envies de douceurs et de réconfort gustatif!)

Et sinon, lors de la dernière édition, je vous faisais part de mon envie de (peut-être) espacer les publications de « Links I Love » et si je n’ai pas tout à fait décidé d’un nouveau rythme de publication, je pense qu’il est temps que je me remette à vous écrire de ce que j’ai envie, quand j’en ai envie.

Je n’abandonnerai pas ce rendez-vous, mais faire de mon blog un espace où je ne fais que relayer d’autres articles n’est pas nécessairement intéressant, ni pour moi, ni pour vous. Dans deux mois c’est Noël, la période va être très chargée pour moi (et pour vous) et j’aimerais quand même partager d’autres choses que des liens, aussi intéressants soient-ils…

C’est encore un work in progress, alors n’hésitez pas à me faire part de vos impressions!

Je vous souhaite une belle semaine ♡

(Une de mes chansons favorites, qui fait partie de ma playlist d’Halloween, à découvrir juste ici, sur Spotify!)

PS: Sur mon compte Instagram, et jusqu’à jeudi soir, je vous permets de gagner le dernier numéro du magazine Respire + un abonnement découverte de trois mois… Hop, vite, c’est par ici! 


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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