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Culture

Lion

Septième Art 5 mars 2017 Laisser un commentaire

Lion

En ce week-end pluvieux, je reviens vous parler de cinéma, et plus précisément de Lion, que j’ai vu la semaine dernière et qui m’a beaucoup émue.

Il y a beaucoup de films au cinéma en ce moment que j’ai envie de voir (ou de revoir)(oui, je parle bien d’un éventuel troisième visionnage de La La Land…) et Lion en faisait partie, bien que je ne savais pas exactement de quoi il s’agissait. Je crois que j’avais vu la bande-annonce, mais je n’en suis pas certaine… Quoi qu’il en soit, j’en savais suffisamment et suffisamment peu pour avoir envie de le voir.

On y suit le destin de Saroo (Sunny Pawar/Dev Patel) qui, a 5 ans, se retrouve arraché à sa famille malgré lui, perdu en plein cœur de Calcutta, à des milliers de kilomètres de son foyer. Plus chanceux que d’autres, il finira adopté par un couple australien… Mais 20 ans plus tard, son passé finira par le hanter, et il fera tout pour retrouver sa famille en Inde.

Lion

Il aurait sûrement fallu que je vous parle de ce film peu après que je l’ai vu – mes souvenirs se font plus épars, mais quand je repense à Lion, il me reste une impression de force, d’émotion et de beauté.

Je me méfiais un peu des sous-titres qui accompagnaient les affiches du film çà et là – « le nouveau Slumdog Millionaire » ou « votre cœur explosera de bonheur » qui me promettaient un grand film plein de bons sentiments. J’avais surtout peur d’y voir d’un excès de pathos (et d’une insensibilité due à de trop grandes attentes).

Fort heureusement, ça ne s’est pas passé comme ça pour moi. Dès la première scène, d’une beauté et d’une délicatesse incontestable, mes craintes se sont dissipées et j’ai assisté, attendrie, à ce quotidien simple de ces deux frères, Guddu et Saroo, liés par une tendresse évidente tout en sachant que le drame n’était pas très loin…

La simplicité et la beauté ont ensuite laissé place au drame et à l’inquiétude ressentie face à ce petit garçon perdu dans l’immensité de l’Inde – on tremble avec Saroo, on s’inquiète de son destin qui, plus d’une fois, aurait pu basculer. Là encore, le récit est dénué de pathos, malgré la tristesse, malgré l’horreur qu’on devine.

L’interprétation du jeune Sunny Pawar est incroyable de force et d’émotion – il me semble impossible de rester impassible devant la justesse de cette prestation qui, à aucun moment, ne semble tomber dans l’excès.

Quant à la seconde partie du film, qui se concentre sur les jeunes années adultes de Saroo, alors que les souvenirs de son passé resurgissent, elle n’en reste pas moins émouvante, bien qu’elle me semble un petit peu trop romancée pour être vraie.

Cela dit, elle a le mérite de soulever des questions intéressantes, telle que la quête d’identité et les difficultés qu’elle engendre au niveau familial (dans le cadre ici de l’adoption et de ses problématiques). C’est intéressant, mais peu travaillé, tout juste effleuré, le cœur du récit se concentrant majoritairement sur la quête personnelle de Saroo.

Rendons tout de même justice à Nicole Kidman et sa prestation très juste, pleine d’émotion, d’une mère qui ne cherche qu’à bien faire – les scènes qu’elle partage avec Dev Patel sont assez réussies je trouve.

La photographie du film est particulièrement réussie, les paysages sauvages et lumineux s’opposent à l’oppression des villes surpeuplées de l’Inde. La simplicité du quotidien côtoie la misère humaine et il est difficile de ne pas s’en émouvoir. Tout ceci conjugué à la bande originale de Dustin O’Halloran, qui vient relever l’émotion à l’aide d’airs mélancoliques, fait de Lion un film qui se vit et qui donne des frissons, tout simplement.

Et pourquoi Lion? Pour le savoir, il faudra attendre la toute fin du film, où l’on rencontre aussi brièvement le véritable Saroo – parce que j’ai oublié de le préciser en amont, mais il s’agit d’une histoire vraie, ce qui rend le récit d’autant plus troublant et touchant…

Si Lion ne m’a pas autant bouleversée que je ne l’imaginais, j’ai tout de même versé quelques petites larmes, et me suis laissée emporter par la beauté et la puissance d’un récit poignant, porté par des acteurs aux prestations impressionnantes et justes.
À découvrir!

Mais peut-être l’avez-vous déjà vu? Si oui, qu’en avez-vous pensé?

Je vous souhaite un très beau week-end ♡


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Loving

Septième Art 17 février 2017 Laisser un commentaire

Loving

Depuis que j’ai vu La La Land (deux fois), je n’étais pas retournée au cinéma. Et puis je suis allée voir Loving. Et encore une fois, je me suis félicitée de mon choix de film.

À vrai dire, il n’y a pas grand chose qui me semble valoir le coup, en ce moment, au cinéma (mais dites-moi si je me trompe) – du coup, j’étais même un peu sceptique en lisant le synopsis de Loving. Enfin ça c’était jusqu’à ce que je voie que c’était un film réalisé par Jeff Nichols. 

Mais si, vous savez, celui qui a réalisé Take Shelter, Midnight Special et Mud (que je n’ai pas vu). Le réalisateur dont l’acteur fétiche est le fascinant Michael Shannon. Ça ne vous dit rien? Si tel est le cas, je vous invite à vous intéresser à sa filmographie, ça vaut le coup d’œil, croyez-moi!

Ici, Jeff Nichols se frotte à l’exercice du biopic, en adaptant à l’écran l’histoire de Mildred (Ruth Negga) et Richard Loving (Joel Edgerton), un couple interracial qui se marie en plein cœur d’une Amérique ségrégationniste… Sauf que l’état de Virginie, où ils vivent, condamne de telles unions et les force à quitter ce dernier sous peine d’encourir de la prison. Mais c’est sans compter sur leur détermination à faire valoir leurs droits.

Loving

J’avais peur de plusieurs choses en lisant le synopsis de Loving pour la première fois – j’avais peur d’un récit trop romancé, peut-être sirupeux, où le pathos serait roi. Si vous partagez ces craintes, soyez rassurés, ce film n’est rien de tout cela.

Dans le difficile exercice qu’est le biopic, Nichols a réussi à faire de l’histoire de Mildred et Richard quelque chose d’intime et de sobre, une histoire personnelle inscrite à jamais dans l’histoire tout-court, mais une histoire personnelle avant tout. Ici, les enjeux politiques de leur union ne sont que secondaires et on s’intéresse à quelque chose de plus profond.

C’est clairement visible à travers les regards, les silences et le cadrage (très serré) de la caméra notamment. L’émotion est brute, les sentiments vrais, mais sans exagération et sans pathos (dieu merci).

Tout ceci est également possible grâce aux talents d’acteurs de Joel Edgerton, dans une performance tout en retenue et en sensibilité, et de Ruth Negga, superbe dans un rôle déterminé et déterminant. La force des regards de Joel Edgerton, par ailleurs plutôt bourru et introverti, est assez incroyable. On retrouve aussi brièvement Michael Shannon dans un rôle secondaire qui ne manque pourtant pas de force.

Dans Loving, comme dans ses films précédents, on retrouve des thèmes chers à Jeff Nichols : l’oppression sociale, clairement représentée par le racisme normalisé de l’époque, le thème de la paternité et de la filiation, ainsi que la paranoïa, incarnée par l’inquiétude constante de Richard Loving.

Le rythme du film est assez lent (peut-être trop pour certains) mais la gestion du temps est, à mon avis, tout à fait maîtrisée. Les ellipses narratives sont suffisamment subtiles pour ne pas déranger le récit et la narration est incroyablement fluide – ce qui n’est pas toujours évident dans le cadre d’un biopic!

On retrouve aussi une certaine tension, comme une sorte d’inquiétude qui accompagne le récit… C’est un sentiment diffus et subtil, qui n’est pas désagréable mais qui suffit pourtant à tenir en haleine, ne serait-ce qu’un peu et juste assez pour se sentir proche des personnages et de leur histoire.

Je trouve vraiment remarquable que Jeff Nichols, à travers des films aux problématiques et aux genres très différents, arrive à raconter quelque chose d’intime, toujours avec beaucoup de sobriété en employant des thèmes et des motifs récurrents. Une fois plongé dans l’univers de Jeff Nichols, impossible de ne pas reconnaître sa patte.

Évidemment, on reconnaît aussi ses films grâce à ses collaborateurs – les acteurs Michael Shannon et Joel Edgerton, le compositeur David Wingo ou encore Adam Stone à la photographie pour ne citer qu’eux…

Enfin, je m’égare un peu, mais tout ça pour vous dire que j’ai beaucoup aimé Loving. Pour la simplicité et la force de son propos, pour sa sobriété et son atmosphère intime. Mais aussi pour son portrait d’homme sensible (et qui a le droit de l’être!) à travers le personnage de Richard Loving. (J’ai vu le documentaire The Mask we Live In récemment, ça m’a marqué.)

Et puis tout simplement parce que je crois que j’aime beaucoup le cinéma de Jeff Nichols. 

Je vous le conseille vivement! Mais peut-être l’avez-vous déjà vu? N’hésitez pas à me faire part de vos impressions!

Quant à moi, il ne me reste qu’à vous souhaiter un très beau week-end ♡


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Mes Dernières Lectures #9

Dans ma bibliothèque 10 février 2017 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #9

Il était temps que vous reparle un peu de littérature à l’aube de ce mois de février tout gris, propice aux après-midis lecture – place donc à mes dernières lectures… ou presque!

Les trois livres dont je vais vous parler auront en réalité été lus à l’automne dernier, avec plus ou moins de passion (mais ça, vous le découvrirez bien assez vite!). Au programme aujourd’hui: un grand classique de la littérature britannique, une aventure policière d’Hercule Poirot et un grand classique des philosophes des Lumières.

Mes Dernières Lectures #9

Jane Eyre – Charlotte Brontë

« I care for myself. The more solitary, the more friendless, the more unsustained I am, the more I will respect myself. »

Si Jonathan Strange & Mr Norrell a été mon grand coup de cœur littéraire en 2016, il faut bien dire que Jane Eyre n’était pas très loin derrière… Grand classique britannique qui attendait son heure sagement dans ma pile à lire depuis des années, il me semble être un de ces livres qu’il faut lire un jour dans sa vie.

On y suit la vie de Jane, depuis son enfance malheureuse d’orpheline, jusqu’à ses jeunes années de gouvernante, et plus précisément jusqu’à son arrivée à Thornfield Hall, où elle se trouve sous les ordres de M. Rochester, un homme mystérieux au caractère rugueux et impulsif…

Contrairement à ce que je peux laisser entrevoir dans ce rapide résumé (qui ne fait pas honneur au chef d’œuvre qu’est ce livre), Jane Eyre est bien plus qu’une histoire d’amour tortueuse et torturée, et est avant tout une l’histoire d’une femme incroyablement forte et indépendante.

Jane, dès son plus jeune âge, se montre d’un caractère résolu et entend bien ne pas se laisser marcher sur les pieds, bien consciente de sa position inférieure (femme et orpheline, un sacré combo à l’époque) et pourtant profondément intègre et fidèle à ses valeurs, ce qui la protègera des solutions de facilité… (Je ne vous en dis pas davantage pour ne pas spoiler!)

La force de ce personnage est amplifiée par son humanité et son réalisme. On est ici loin du personnage féminin proche de la perfection – Jane a des accès de colère, ressent de la passion, de la solitude, du désespoir et ce malgré son caractère raisonnable et volontaire. Physiquement, elle est décrite comme étant ni particulièrement jolie, ni particulièrement laide.

Quant à Rochester, anti-héros par excellence, il est également affublé d’une description physique loin d’être flatteuse! N’est-ce pas rafraîchissant de rencontrer des personnages normaux de temps à autres? Dont l’humanité et la normalité permettent une meilleure identification?

Si les personnages de Jane Eyre sont fantastiques (tout simplement) il n’en est pas moins de la plume de Charlotte Brontë, qui oscille entre lyrisme et esprit, le tout dans un registre d’anglais tout à fait accessible – nul besoin de parler anglais couramment pour en saisir l’essentiel (mais gardez un dictionnaire à vos côtés, pour les quelques termes qui vous seraient inconnus!).

Un autre aspect du roman qui m’a beaucoup plu, aura été son atmosphère éminemment gothique, parfaitement véhiculée par les différentes descriptions qui jalonnent le récit. Elles transmettent avec vivacité et force les aspects les plus mystérieux de l’intrigue… les amateurs du genre apprécieront!

Je n’ose vous en dire davantage, de peur de vous gâcher la découverte, mais j’ajouterais simplement que Jane Eyre est un livre à mettre entre toutes les mains, mais que j’ai été contente de découvrir maintenant que je suis un peu plus grande – si je l’avais lu avec mes idées et mes passions d’adolescente, je ne suis pas sûre que je l’aurais autant aimé (ou que j’aurais vraiment compris le personnage de Jane).

D’autre part, du fait de son atmosphère brumeuse et gothique, c’est un livre parfait pour les soirées d’automne et d’hiver, du moins à mon sens!

Est-ce que vous avez lu Jane Eyre? L’avez-vous autant aimé que moi?

À savoir qu’il existe (évidemment) plusieurs adaptations du livre, et que j’avais vu la plus récente au cinéma il y a quelques années, retrouvez donc mon avis sur le film juste ici.

Mes Dernières Lectures #9

Hallowe’en Party – Agatha Christie

« You want beauty,” said Hercule Poirot. “Beauty at any price. For me, it is truth I want. Always truth. »

Si, comme moi, vous faites partie du club de lecture de Victoria, peut-être aurez-vous aussi lu cette enquête d’Hercule Poirot au mois d’octobre dernier, sinon, il y a de grandes chances pour que ce court roman d’Agatha Christie vous ait échappé, n’étant pas l’un de ses plus connus.

Pour ma part, n’ayant jamais lu aucun opus d’Agatha Christie (eh oui), la découverte fut totale!

Dans Hallowe’en Party, on suit Hercule Poirot dans l’enquête cherchant à élucider le meurtre de Joyce, une jeune adolescente de treize ans, noyée lors d’une fête d’Halloween, peu après qu’elle se soit vantée d’avoir, jadis, assisté à un meurtre… S’agit-il donc d’un meurtre, ou d’un double-meurtre?

Plusieurs membres du club de lecture avaient évoqué leur déception à la lecture du livre, mais de mon côté je me souviens avoir plutôt apprécié ma lecture, d’autant que le livre est rapide à lire et était résolument de saison. (Et puis il faut bien avouer que le genre policier est un de mes favoris!)

Si le début du livre m’a paru un peu lent et répétitif, je n’ai pas pu le lâcher du milieu jusqu’au dénouement que j’attendais avec impatience pour confirmer (ou infirmer) mes doutes sur le meurtrier présumé. L’intrigue n’est peut-être pas extrêmement élaborée (le livre est court), mais je trouve qu’elle était tout de même suffisamment complexe pour laisser le lecteur se perdre dans diverses théories…

J’ai également apprécié le ton très britannique d’Agatha Christie (of course) et l’atmosphère un peu pesante d’une petite ville où tout le monde se connaît, de près mais surtout de loin…

En revanche, certains points de vue évoqués dans le roman (notamment sur la jeunesse, la justice, etc..) m’ont paru extrêmement datés et me semblent venir du point de vue de l’auteure elle-même, peut-être un peu sceptique face à une société en pleine mutation. Le livre a en effet été écrit en 1969, bien plus tard que la majorité de ses œuvres…

Quoi qu’il en soit, Hallowe’en Party aura été une agréable lecture d’automne, parfaite pour fêter Halloween avec une pointe de désuétude! Peut-être pas le livre le plus passionnant qui soit, mais il m’a tout de même bien plu. Et la prochaine étape? Lire d’autres enquêtes d’Hercule Poirot!

Est-ce que vous avez lu Hallowe’en Party? Quel est votre livre d’Agatha Christie préféré?

Mes Dernières Lectures #9

Les Confessions – Jean-Jacques Rousseau

« Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi. »

Cela semblera peut-être étrange à certains de lire de plein gré Les Confessions de Rousseau, d’autant qu’une partie de cette œuvre est souvent à l’étude au lycée. J’ai moi-même des souvenirs d’avoir étudié une partie des aventures de Rousseau en cours de littérature, notamment cet incipit que je viens de vous restituer.

Mais j’ai toujours été fascinée par les philosophes des Lumières, par leurs idées et leurs écrits, et il se trouve que cette première partie des Confessions était dans ma pile à lire depuis fort longtemps.

Jean-Jacques Rousseau est un philosophe aux idées et aux actions parfois controversées (pour le dire gentiment) et pourtant c’est aussi un philosophe très important du siècle des Lumières – je ne m’avancerai pas à en dire davantage, n’étant pas ici dans l’intention de vous écrire une dissertation sur son influence philosophique!

Ces quatre premiers livres des Confessions se lisent à la manière d’un roman picaresque, et Rousseau se met en scène et se décrit comme un jeune homme plein d’innocence et de naïveté (et de bêtise!)… C’est du moins ce qu’il avoue à travers diverses saynètes (généralement assez drôles) de sa jeunesse qu’il aura passée en grande partie à Annecy, entre deux voyages pédestres dont il garde un souvenir pastoral tout à fait charmant.

Même si j’ai mis un certain temps à terminer le livre (il est pourtant assez court) j’ai plutôt apprécié ma lecture – je me suis retrouvée dans l’amour de la nature et de la solitude de Rousseau, et c’est sans surprise que la plume de ce dernier est pleine d’esprit (j’ai souligné plein de choses, notamment dans les livres un à trois).

Mais si c’est souvent assez drôle (voire même cocasse) et plein d’esprit, certains passages sont longs, parfois même rébarbatifs… C’est un récit d’un autre temps après tout! De ce fait, cela ne sera sans doute pas un livre à mettre entre toutes les mains.

Cela dit, si Rousseau vous intrigue, si le 18e et les Lumières vous intéressent, Les Confessions me semble être un ouvrage immanquable. De mon côté, il me reste encore huit livres à lire (mon édition ne recensant que les quatre premiers) et je ne sais pas bien quand je m’y plongerai, mais je n’y manquerai pas… un jour!

Avez-vous lu Les Confessions? Ou peut-être préférez-vous un autre philosophe des Lumières?

J’espère que cette revue vous aura plu, et vous aura peut-être donné envie de vous plonger dans l’un de ces classiques… si vous ne les avez pas déjà lus!

L’hiver qui continue me donne envie de lire des livres aux ambiances chaleureuses et mystérieuses, et je ne sais pas encore quel sera mon prochain livre – j’ai terminé il y a quelques jours Cent Ans, de H. Wassmo (le livre de l’édition de janvier du club de lecture) qui ne m’a pas entièrement convaincue, mais je vous en reparlerai.

Le livre de l’édition de février du club n’est pas celui pour lequel j’avais voté, alors je ne sais pas encore si je vais y participer… Mais ma pile à lire déborde de livres, alors je ne serai jamais vraiment à court d’idées!

Que lisez-vous en ce moment?

Je vous souhaite de belles découvertes littéraires et vous dis à très vite!


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La La Land

Septième Art 25 janvier 2017 Laisser un commentaire

La La Land

Quand mon amie Laëtitia m’a proposé de l’accompagner à une avant-première de La La Land la semaine dernière, j’ai sautillé de joie tant le film s’annonçait grandiose. Eh bien, vous savez quoi? Il a complètement dépassé mes attentes, et je n’attends plus qu’une chose: qu’il sorte en salles pour que je retourne le voir.

C’est vous dire à quel point il m’a plu, bouleversé et marqué. La La Land aura rejoint le panthéon de mes films favoris en un instant, et je n’ai presque rien vu venir…

Car si je savais qu’il s’agissait d’une comédie musicale et si j’avais vu la bande-annonce, bien entendu, je me suis tenue relativement éloignée de tout autre chose (la BO, d’autres extraits et bandes-annonces par exemple). C’est un peu ma recette magique pour me laisser emporter (ou non) par un film au cinéma, en savoir suffisamment pour piquer ma curiosité, et suffisamment peu pour me laisser surprendre.

Mais avant de vous parler plus en détail de mon amour pour La La Land, en voici le synopsis. C’est à Los Angeles que l’on rencontre d’une part Sebastian (Ryan Gosling), pianiste de jazz aux rêves de grandeur mais à l’existence bancale, et d’autre part Mia (Emma Stone), une jeune aspirante comédienne, qui, en attendant son heure, sert des cafés dans un studio de tournage. Par un coup du destin, nos deux protagonistes vont se rencontrer, s’aimer et rêver ensemble à un avenir plus radieux…

La La Land

À peine ai-je vu les premières minutes du film, au son entraînant de la chanson « Another Day of Sun » (bonne humeur garantie dans le métro si vous l’écoutez de bon matin), que j’ai su que j’allais l’aimer de tout mon cœur. J’ai souri, j’ai eu envie de danser et j’ai littéralement été éblouie par cette explosion de couleurs et de joie qui ouvre le film.

Je crois que je ne saurais décrire à quel point La La Land m’a touché – j’ai tour à tour souri très fort, versé quelques larmes d’émotion et ai pratiquement eu des frissons tout le long du film.

Je me suis souvenue de mon amour des comédies musicales (avec lesquelles j’ai pratiquement grandi), touchée d’une nostalgie heureuse, j’ai été entraînée par les sons de jazz distillées tout le long de l’intrigue (dieu sait que j’aime le jazz) et l’émotion m’a étreinte devant une histoire d’amour aussi belle que fulgurante.

Bien loin d’en faire trop, le film est un savant mélange de joie, de magie, de beauté, d’émotion et d’énergie absolument galvanisante. Visuellement, on en prend plein les yeux – couleurs, ondulations de caméra, beauté de la prise de vue… J’ai été émerveillée du début à la fin par ce monde en Technicolor savamment orchestré par Damien Chazelle.

Quant aux acteurs, ils ne sont que perfection (vous aurez vite compris que je n’ai absolument aucun reproche à faire à ce film). Emma Stone, que j’aime déjà beaucoup, aura incarné une Mia tout en légèreté, ingénue juste ce qu’il faut, drôle et pleine de vie, tout en restant fidèle à ses rêves. Et quelle voix! 

Ryan Gosling, quant à lui, n’est pas en reste. Superbe, tout en subtilité, en nuances et émotion – à noter qu’il joue lui-même au piano, et il ne se débrouille pas trop mal! (Et puis, note à part, j’avais presque oublié à quel point il était charmant et charismatique…)

Nos deux héros chantent, dansent et jouent du piano eux-mêmes, sans l’aide de doublures, et parfois même en « direct » sur le plateau. Leurs interprétations ne sont pas toujours parfaites, mais c’est aussi ça qui donne du relief et du réalisme au film – ils ne sont que des apprentis artistes après tout!

Ai-je besoin de préciser que la bande originale est absolument parfaite? Les airs musicaux, entre légèreté et émotion me donnent des frissons encore maintenant. (Parce que bien sûr, je n’écoute que la BO en boucle depuis mercredi dernier.) Les chansons sont entraînantes et je me surprends souvent à les chantonner…

Si l’intrigue de La La Land ne vous paraîtra peut-être pas excessivement originale de prime abord, je vous laisse revenir vers moi une fois que vous aurez vu le film. Car ici encore, au même titre que Whiplash, on assiste au sacrifice personnel au service de l’ambition, et il faut bien être un cœur de pierre pour ne pas s’en émouvoir. Et de nouveau, cela permet au film de s’inscrire, malgré tout, dans un certain réalisme.

J’ai rarement été autant séduite par un film, et si vous lisez entre les lignes, ça se ressentira sûrement à travers cet article… La La Land est un film merveilleux, joyeux, onirique et coloré, qui fait appel à beaucoup d’émotions, entre nostalgie et mélancolie, et interprété tout en finesse par Emma Stone et Ryan Gosling.

C’est également un vibrant hommage à Hollywood, ses comédies musicales et son univers impitoyable, et également au jazz de Duke Ellington et les autres. En d’autres termes, ce film ne pouvait que me plaire, et je compte aller le revoir encore et encore. (Je crois que je ne m’en lasserai jamais.)

Est-ce que vous avez déjà vu La La Land? Partagez-vous mon amour pour ce chef d’œuvre?

Il sort en salles aujourd’hui, alors n’hésitez pas à me donner vos impressions une fois que vous l’aurez vu! En tout cas, je pense que vous l’aurez compris, je vous le conseille de tout cœur.

Passez une belle journée ♡


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Live By Night

Septième Art 22 janvier 2017 Laisser un commentaire

Live By Night

L’année commence plutôt bien, cinématographiquement parlant. Et c’est de Live By Night que je viens vous parler aujourd’hui, alors qu’il vient tout juste de sortir… promis, bientôt je vous parlerai de La La Land, que j’ai aimé de tout mon cœur!

J’ai pu voir Live By Night en avant-première en début de semaine, être à quelques mètres de Ben Affleck et découvrir un peu avant tout le monde de quoi il retournait dans cette adaptation d’un livre de Dennis Lehane.

C’est en pleine Prohibition, à Boston dans les années 20′ qu’on rencontre Joe Coughlin (Ben Affleck), criminel sans grande envergure qui commet pourtant l’erreur de s’amouracher de la maitresse (Sienna Miller) du parrain de la mafia irlandaise. Mais évidemment, la situation ne tourne pas à son avantage quand ce dernier l’apprend… Un braquage qui tourne mal, une fuite avortée et quelques temps en prison ont laissé à Joe le temps de réfléchir à sa vengeance, et c’est ainsi qu’il s’engage pour la mafia italienne à diriger la contrebande de rhum à Tampa, en Floride.

Live By Night

Si sur le papier, le film avait tout pour me plaire – des gangsters, les années 20′ et des décors somptueux – dans la réalité, c’est un peu plus complexe que ça et si beaucoup de choses m’ont plu, d’autres m’ont laissé plutôt perplexe…

Mais commençons par ce que j’ai aimé, à savoir, tout d’abord, toute l’ambiance des années 20′ et 30‘, des costumes (superbes) en passant par le décors (léchés) jusqu’aux voitures – la mise en scène, tout comme l’atmosphère du film est soignée et une grande attention est portée aux détails. Et ça, c’est toujours quelque chose que j’apprécie beaucoup dans les films d’époque.

Si l’on reste dans le domaine du visuel, il faut aussi souligner que le film, au delà d’un certain classicisme dans la prise de vue, présente de très belles scènes aériennes, distillées çà et là, qui m’ont vraiment marquées par leur beauté.

Live By Night marque des points visuellement parlant, mais ne m’a pas convaincue par ailleurs, du moins pas entièrement. L’intrigue, qui ne manque pas de rebondissements, reste toutefois relativement prévisible et manque parfois de profondeur, un défaut, à mon sens, lié à la mauvaise gestion du rythme.

Le film alterne les moments d’action (qui sont par ailleurs très bien filmés et très lisibles) avec des moments de calme, plus ou moins longs, plus ou moins justifiés. Certaines choses traînent un peu en longueur, tandis que d’autres m’ont semblé un peu résolues à la hâte (notamment l’intrigue liée au KKK et le dénouement de celle liée au shérif…).

Mais au delà du rythme inégal du film, ce qui me chiffonne le plus, c’est la prestation de Ben Affleck. Pour un rôle de gangster, un homme qui n’est certes ni tout blanc, ni tout noir, l’acteur manque cruellement de charisme et de prestance, voire de réelle part d’ombre. Sa prestation m’a semblé très monocorde et sans éclat…

C’est d’autant plus évident face à d’autres rôles, d’autres acteurs qui m’ont semblé, eux, bien plus charismatiques, à commencer par Elle Fanning, dans un rôle surprenant, presque trop peu exploité et plutôt intéressant ou encore Chris Messina, qui joue le bras-droit de Joe avec une désinvolture rafraichissante. Zoe Saldana est très belle, mais je n’ai pas ressenti une grande alchimie entre elle et Ben Affleck, et j’ai trouvé son rôle assez minime, in fine.

En somme, malgré son rythme inégal et un certain manque d’émotion, Live By Night n’en reste pas moins un film à découvrir, ne serait-ce que pour son atmosphère et son intrigue qui plaira aux amateurs de films de gangsters – si le film traîne parfois en longueur, il se rattrape bien lors des scènes d’action qui sont bien réalisées et tiennent suffisamment en haleine.

Quant à la prestation de Ben Affleck (que j’ai trouvée malheureusement bien fade) elle peut diviser… Si vous êtes de ceux l’ayant trouvé convaincant, faites moi signe! 

Et vous, avez-vous vu Live By Night? Qu’en avez-vous pensé? 

Je vous l’ai dit plus haut, mais la prochaine fois je vous parle cinéma, je vous parlerai de La La Land que j’ai tant aimé (et que j’ai envie de revoir au plus vite!)… Stay tuned!

Bon dimanche à tous ♡


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