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Culture

Monthly Movie Digest #5

Septième Art 2 juillet 2018 Laisser un commentaire

Si ces deux derniers mois ont été bien chargés, ça ne m’a pas empêché d’aller au cinéma – peut-être pas tous les vendredis, mais en tout cas suffisamment souvent pour assouvir mes envies de films… et pour vous préparer ce Monthly Movie Digest !

Au programme de cette édition, deux blockbusters américains avec des super-héros (mon petit pêché mignon), un excellent film français, un film new-yorkais sans grand intérêt, deux films qui nous plongent dans une ambiance britannique et un film qui a enfin pu voir le jour après des années de difficultés, mais dont je ne sais toujours pas bien quoi penser… Vous me suivez ?

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

Avengers: Infinity War, un film de Joe et Anthony Russo

Alors vous faire un résumé complet de ce film serait peine perdue. Sachez simplement qu’il s’insère dans le Marvel Cinematic Universe juste après Thor: Ragnarok et qu’il s’agit ici pour les Avengers de sauver l’univers de Thanos, LE grand méchant du moment, aux ambitions écologiques tout à fait uniques (on va le dire comme ça).

Sachez ensuite que je suis allée voir le film deux fois, tellement je l’ai adoré. C’est simple: c’est probablement l’un des films Marvel les plus réussis, à l’intrigue un peu plus profonde que d’habitude. Il faut sauver le monde, mais cette fois, on est face à un antagoniste, Thanos, complexe et mélancolique… mais non moins terrible.

Les scènes d’action s’enchaînent dans un crescendo incroyable, elles sont lisibles et superbement mis en scène (pour qui est sensible à ce type de spectacle) et le CGI est vraiment impressionnant.

Outre de l’action (c’est un Marvel après tout) il y a beaucoup d’émotion et de mélancolie au travers des différentes intrigues du film et je dois bien avouer avoir eu le cœur serré à de nombreuses reprises.

J’ai beaucoup aimé retrouver mes héros favoris, de Dr Strange en passant par Ironman jusqu’aux Gardiens de la Galaxie et j’ai trouvé qu’aucun d’entre eux n’était vraiment « oublié » au profit des autres. Et malgré le côté bien plus sombre de cet opus, on retrouve l’humour propre aux différents personnages tout au long du film et ça apporte une certaine fraicheur.

Bon, et puis la fin, moi, elle m’a complètement scotchée – j’ai sans doute passé les trente dernières minutes bouche bée, la larme à l’œil et serrant (un peu trop) fort la main de mon amoureux. Ça vous semblera peut-être ridicule, mais j’ai tendance à vraiment vivre les films que je vais voir au cinéma, alors oui, j’ai tremblé, pleuré et eu le souffle coupé devant Avengers: Infinity War.

Plaire, aimer et courir vite, un film de Christophe Honoré

1990. Arthur a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques, un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite.

Changement de registre avec ce film doux, contemplatif mais sincère où il est question d’un dernier amour, pour Jacques atteint du sida et d’un premier amour, pour Arthur, qui ne pensait pas se laisser emporter.

J’ai été assez étonnée de lire beaucoup de critiques négatives à l’encontre de ce film, jugé long, ennuyeux, ampoulé… Pourtant, moi je l’ai trouvé très réussi, un peu suranné, mais pas trop, notamment grâce à l’interprétation de Pierre Deladonchamps, l’écrivain qui parle comme un livre (comment ne pas être séduite ?) et touchant, parce qu’on y parle tout de même de maladie et de mort, mais sans jamais tomber dans le sentimentalisme.

Vincent Lacoste, lui, apporte beaucoup de fraicheur à l’intrigue là où Denis Podalydès est plus discret, mais attendissant malgré tout.

Il me semble avoir pensé, en sortant de la salle, que Plaire, aimer et courir vite avait emprunté à la fois à 120 Battements par minute, parce qu’il y est aussi question de sida, mais sans militantisme et à Call me by your Name, de par son histoire d’amour entre deux hommes d’âges différents et racontée dans une atmosphère contemplative. Et pourtant, j’ai adoré ces trois films pour des raisons très différentes.

Plaire, aimer et courir vite est un très beau film, émouvant mais aussi drôle, plein de mélancolie et de nostalgie et j’ose espérer qu’il ne laisse pas indifférent car moi, je l’ai vraiment beaucoup aimé.

Manhattan Stories, un film de Dustin Guy Defa

Dans ce film choral au grain volontairement vintage, on suit quelques histoires new-yorkaises somme toutes assez banales (ou au contraire, un peu exagérées) qui se croisent sans se rencontrer comme si elles faisaient partie d’un recueil de nouvelles de Woody Allen.

Parfois légères et tendres mais aussi inégales et sans intérêt, ces histoires laissent sur un sentiment d’inachevé sans même que l’on se soit attaché aux personnages. Dommage !

Reste Tavi Gevinson, qui m’a donné envie de la découvrir dans d’autres films, ou encore Michael Cera drôle mais pathétique et cette ambiance automnale, jazzy et solaire qui caractérise souvent New York dans les films de Woody Allen et consorts.

Tant pis, je ne peux pas tomber sur des chefs d’œuvre à chaque fois !

Solo: A Star Wars Story, un film de Ron Howard

Dans la famille Star Wars, je demande… Han Solo ! On découvre ici la jeunesse de ce personnage emblématique, sa rencontre avec Chewbacca et Lando à travers un voyage initiatique qui n’est pas de tout repos…

Pas grand chose à dire sur cet opus Star Wars: c’est un divertissement efficace et bien réalisé, qui manque peut-être d’un petit quelque chose mais qui ne déçoit pas pour autant. J’ai trouvé Alden Ehrenreich assez sympathique en jeune Han Solo tout comme Donald Glover, qui interprète Lando.

Ce n’est peut-être pas le spin-off le plus inspiré ou réussi (pour ça allez voir Rogue One) mais on passe un bon moment malgré tout.

Le Cercle Littéraire de Guernesey, un film de Mike Newell

Londres, 1946. Juliet Ashton, une jeune écrivaine en manque d’inspiration reçoit une lettre d’un mystérieux membre du Club de Littérature de Guernesey créé durant l’occupation. Curieuse d’en savoir plus, Juliet décide de se rendre sur l’île et rencontre alors les excentriques membres du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates dont Dawsey, le charmant et intriguant fermier à l’origine de la lettre. Leurs confidences, son attachement à l’île et à ses habitants ou encore son affection pour Dawsey changeront à jamais le cours de sa vie.

Adaptation d’un roman épistolaire de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, que j’avais lu et adoré il y a quelques années, Le Cercle Littéraire de Guernesey est un joli petit film qui tombe parfois dans l’excès de sentimentalisme mais que j’ai tout de même beaucoup aimé.

Si vous me connaissez un petit peu, vous comprendrez bien vite pourquoi ce mélange suranné qui mêle amour de la littérature, atmosphère britannique et années 50′ m’a séduit… C’est tout ce que j’aime !

Les paysages de Guernesey m’ont donné envie de visiter l’île à mon tour un jour et j’ai adoré découvrir ou re-découvrir certains acteurs britanniques que j’aime, notamment Lily James dont la fraicheur me séduit à chaque fois.

L’intrigue, à la fois légère et romantique mais aussi sombre et tragique (l’ombre de la Seconde Guerre Mondiale plane définitivement sur l’intrigue) reprend bien le roman et m’a d’ailleurs donné envie de le relire.

Les décors et costumes sont beaux et participent à faire de ce film un joli moment qui donne le sourire, pour peu que le cynisme ne vous ait pas déjà atteint !

L’Homme qui tua Don Quichotte, un film de Terry Gilliam

Après presque trente ans de projets abandonnés, Terry Gilliam a enfin pu porter à l’écran le film dont il rêvait depuis si longtemps… Mais de quoi s’agit-il vraiment ?

Toby, un jeune réalisateur de pub cynique et désabusé, se retrouve pris au piège des folles illusions d’un vieux cordonnier espagnol convaincu d’être Don Quichotte. Embarqué dans une folle aventure de plus en plus surréaliste, Toby se retrouve confronté aux conséquences tragiques d’un film qu’il a réalisé au temps de sa jeunesse idéaliste: ce film d’étudiant adapté de Cervantès a changé pour toujours les rêves et les espoirs de tout un petit village espagnol. Toby saura-t-il se racheter et retrouver un peu d’humanité ?

En pratique, le film présente une épopée surréaliste, déjantée et totalement décousue où la réalité se mêle au rêve et où l’on ne sait plus trop où donner de la tête. La première moitié du film souffre de longueurs, là où la seconde moitié s’emballe dans un festival où la folie règne en maitre. 

Une fois le film terminé, impossible de savoir s’il s’agit d’un chef d’œuvre brillant ou d’un grand n’importe quoi…

Vous avez une idée vous ?

Mary Shelley, un film de Haifaa Al Mansour

En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

Mon amour du genre gothique et des films aux atmosphères britanniques m’a naturellement emmené voir en avant-première Mary Shelley, film biographique un poil romancé, mais jamais enjolivé.

On découvre le tempérament de l’auteure qui a crée Frankenstein, sa relation tumultueuse avec Percy Shelley et ses combats de femme dans un monde d’hommes. Si le film s’appuie sur des faits réels, il n’a rien d’un film historique qui peut parfois être trop lisse…

Il y a, au contraire, quelque chose de contemplatif et de mystérieux dans cette intrigue à la mélancolie avérée. Quelque chose de gothique, amplifié par une mise en scène un peu sombre et une bande-son presque fantomatique.

Si j’ai trouvé les personnages féminins convaincants, notamment Elle Fanning qui interprète à merveille la force de son personnage, j’ai été beaucoup moins convaincue par l’acteur qui incarnait Percy Shelley…

Mary Shelley est un beau film, mélancolique et sombre mais aussi percutant et inspirant et j’espère que vous aimerez le découvrir à sa sortie, le 8 août prochain.

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Bravo à tous ceux qui seront arrivés jusqu’ici en ayant tout lu – j’avais beaucoup de chroniques en retard ! N’hésitez pas à partager avec moi vos impressions et avis, ainsi que de me conseiller des films que j’aurais manqué, sait-on jamais.

Je ne sais pas encore ce qui m’attend au cinéma en juillet (ou ce qui m’attend tout court) mais le rythme de publications ici va rester quelque peu sporadique et je vous écrirai dès que j’aurai un peu de temps, parmi mes mille vies qui composent la mienne… C’est toujours un peu la même rengaine, vous ne m’en voudrez pas, mais c’est comme ça.

D’ici à la prochaine fois, je vous souhaite un beau mois de juillet et vous dis à très vite !


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Monthly Movie Digest #4

Septième Art 21 mai 2018 Laisser un commentaire

Avant que je ne prenne trop de retard, découvrez aujourd’hui une nouvelle édition de mon « Monthly Movie Digest » qui parlera de ces quelques films vus le mois dernier – un mois, comme vous pouvez déjà le constater, où je n’ai pas été très souvent au cinéma

Par manque de temps, mais peut-être aussi par manque d’intérêt, peu de films m’ayant donné très envie de filer au cinéma le temps d’une séance.

Mais trêve de bavardages, place à mon avis sur les trois films assez atypiques que j’ai vu au cinéma en avril dernier!

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

La Mort de Staline, une film d’Armando Iannucci

Inspiré de faits très réels, qui se sont déroulés à l’aube de la mort de de Staline en 1953, on assiste ici à une satire politique, ou encore une formidable farce qui met en scène l’entourage du dictateur dans sa course au pouvoir…

Si j’ai un peu oublié ce qu’il s’est passé en URSS après la Seconde Guerre Mondiale (mes cours d’histoire du lycée sont bien loin!) je ne crois pas qu’il soit nécessaire de connaître les véritables détails de l’histoire pour apprécier La Mort de Staline, qui, malgré ses prises de libertés et son ton caricatural, reste (ironiquement) assez proche de la réalité en fin de compte.

L’humour est omniprésent, très noir, très anglais et très grinçant, et ce dès la première scène qui est assez géniale. (En revanche, à quelques minutes de la fin, j’ai trouvé que l’humour s’essoufflait un peu, et j’étais assez contente de voir le film enfin se terminer)

C’est à travers cet humour poussé à son paroxysme, ces répliques plus caricaturales les unes que les autres et l’absurdité des situations, que l’horreur et la violence arbitraire du régime stalinien est d’autant plus glaçant. Alors oui, c’est drôle, même très drôle, mais à la fin, on finit un peu par rire jaune…

Les acteurs qui composent le casting de La Mort de Staline sont tous assez remarquables, Steve Buscemi en tête, sauf peut-être l’acteur qui incarne Staline lui-même, mais comme après tout il n’est pas très longtemps à l’écran, ce n’est pas bien important.

Si les satires politiques et l’humour anglais vous plaisent, nul doute que ce film vous plaira, mais sinon, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un film à ne pas manquer…

En revanche, si ce type de film vous plaît, bien qu’il s’agisse moins d’une satire, je vous recommande chaudement To Be or not To Be (Jeux Dangereux en VF) un film de 1942 de Ernst Lubitsch dont l’action se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale. Je ne l’ai pas vu depuis longtemps, mais c’est un classique à ne pas manquer, pour le coup!

Et vous, avez-vous vu La Mort de Staline?

L’Île aux Chiens, un film de Wes Anderson

En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

Ah, Wes Anderson et ses films aussi jolis qu’atypiques… Je ne pouvais pas manquer d’aller voir son dernier opus, et je n’ai pas été déçue!

L’Île aux Chiens est à la fois une tendre fable humaniste, peuplée de chiens plus humains que leurs maîtres et une allégorie politique assez ambitieuse (et complètement dans l’air du temps). On y retrouve évidemment la patte de Wes Anderson, son humour pince-sans-rire, sa poésie, ses acteurs fétiches et l’émotion en embuscade qui prend souvent le spectateur par surprise.

L’univers visuel du film est incroyablement riche et on dirait qu’aucun détail n’a été laissé au hasard – les plans de caméra, les couleurs, la mise en scène… C’est beau et c’est un vrai bonheur, d’autant plus quand on apprécie le stop-motion.

À découvrir et regarder avec des yeux d’enfant, pour se laisser emporter par la douce mélancolie de l’univers d’Anderson où l’amitié l’emporte sur tout.

Je vous le conseille chaudement, pour peu que l’univers du cinéaste vous plaise!

Si vous l’avez vu, qu’en avez-vous pensé?

Jersey Affair, un film de Michael Pearce

Dernier film visionné le mois dernier au cinéma, et probablement l’un des plus étranges également

Dans Jersey Affair, on rencontre Moll (Jessie Buckley) une jeune femme tourmentée dont la mère ne cesse de la surveiller, qui tombe rapidement dans les bras de Pascal (Johnny Flynn), un homme mystérieux et très vite soupçonné d’être à l’origine des viols et des meurtres commis sur des jeunes filles.

Pour tout vous dire, nous sommes sortis du cinéma en nous demandant ce qu’on venait juste de voir, encore un peu sous le choc d’un film auquel nous ne nous attendions pas. Alors je vous préviens: Jersey Affair (Beast en VO) est un thriller psychologique bien plus inquiétant qu’il n’en a l’air.

Si le début du film semble presque inoffensif, ce dernier prend très vite une tournure extrêmement oppressante qui m’a, personnellement, mise très mal à l’aise. J’ai tremblé, j’ai retenu mon souffle et je me suis interrogée – difficile de démêler parfois le vrai du faux, l’imaginaire du réel… De ce point de vue, le film est une réussite, et son atmosphère inquiétante est parfaitement mise en scène.

Du côté des acteurs, Johnny Flynn, déjà vu et adoré dans la série Lovesick, est assez incroyable dans un rôle aux antipodes de celui qu’il tenait dans Lovesick justement. Quant à Jessie Buckley, elle est formidable dans un rôle difficile à définir, tourmenté et puissant à la fois.

En revanche, on peut regretter une certaine lenteur dans le rythme (qui renforce néanmoins l’aspect angoissant de l’intrigue) et un scénario parfois alambiqué, au propos excessif – je n’ose trop vous en dire, mais je pense à certaines scènes de la deuxième moitié du film qui sont un peu too much

En fin de compte, Jersey Affair est un excellent thriller, oppressant et effrayant à souhait, dont on ne soupçonne absolument pas le dénouement. À voir, mais attention, il faut parfois avoir le cœur bien accroché et aimer les polars à l’atmosphère languissante et opaque.

Est-ce que vous avez vu Jersey Affair?

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En ce moment, le temps me file encore plus entre les doigts, sans oublier que je suis traversée de plusieurs tourments intérieurs (toujours liés à ma vie professionnelle) qui me rendent souvent d’humeur changeante et jamais sûre de rien.

Alors j’essaie d’y voir plus clair et quand je n’y arrive pas, je me change les idées comme je peux, notamment en passant du temps avec celui qui devient peu à peu ma personne favorite au monde… Et puis je vais au cinéma, et ça, souvent, ça reste le meilleur moyen pour moi d’arrêter de ruminer les mêmes choses. (Au moins le temps d’une séance)

Pour l’édition de mai, je sais déjà que je vous parlerai du dernier Avengers (que j’ai déjà vu deux fois) et de Plaire, Aimer et Courir Vite, tous les deux des coups de cœur dans leurs catégories respectives. D’autres films à me conseiller pour les jours à venir?

J’espère que cet article vous aura plu, et peut-être donné envie de regarder l’un ou l’autre de ces films…

Belle semaine!


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Monthly Movie Digest #3

Septième Art 29 avril 2018 Laisser un commentaire

Vite, vite, avant que le mois se termine (mais où passe le temps?!) je vous emmène avec moi aux séances ciné qui ont jalonné mon mois de mars dernier avec une nouvelle édition du « Monthly Movie Digest ».

Le mois de mars aura été un peu moins prolifique en séances cinéma, pour cause de week-ends à la campagne (qui m’ont donc empêché d’aller au ciné le vendredi soir comme je le fais très souvent) mais j’ai tout de même pu voir quelques films qui me tenaient à cœur

Je vous laisse découvrir tout cela de ce pas!

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

Lady Bird, un film de Greta Gerwig

Ce film d’ado, qui ne ressemble à aucun autre film d’ado, suit la dernière année de lycée de Christine, autrement dit « Lady Bird » (Saoirse Ronan), une jeune femme fantasque et vive, entre ses disputes avec sa mère (Laurie Metcalf) et ses déboires d’adolescente un peu butée et un peu naïve parfois…

Lady Bird est un film doux, drôle, plein d’une nostalgie et d’une ambiance un peu sépia digne des plus grands films indé. L’intrigue n’est pas follement originale, mais c’est un des aspects que j’ai trouvé les plus intéressants: montrer la vie adolescente dans toute sa simplicité, sa candeur presque.

Le film est porté par Saoirse Ronan, pétillante, touchante et drôle, mais les seconds rôles ne sont pas en reste, notamment Laurie Metcalf, dans un rôle très juste de mère un peu perdue face à sa fille qui grandit sans doute trop vite à son goût.

On sourit devant les répliques de l’héroïne, devant ses expériences amoureuses (souvent) un peu foireuses et on retrouve un peu de sa propre adolescence à travers celle de Christine et de ses amis…

Peut-être que je m’attendais à quelque chose de plus grand, de plus émouvant encore, mais ça ne m’a pas empêché d’être attendrie devant cette chronique tragi-comique d’une adolescence à la complexité savamment (et simplement!) retranscrite à l’écran et dans laquelle on peut tous se retrouver, ne serait-ce qu’un peu (même si le film a une dimension très « américaine » tout de même).

Ce n’est peut-être pas un film inoubliable, mais je le reverrai avec plaisir un dimanche d’automne pluvieux, avec un café à la main (et des cookies pas très loin), lovée dans ma nostalgie et mes propres souvenirs de jeunesse…

Ah et aussi, j’ai trouvé ça assez rafraichissant de voir un film qui traite de l’adolescence avec autant d’authenticité – on est plutôt loin du cliché de la high school, tel qu’on le voit d’habitude dans les fictions américaines. Bref, c’est un film indé, et j’aime bien ça moi.

Et vous, avez-vous vu Lady Bird? Qu’en avez-vous pensé?

Call me by your Name, un film de Luca Guadagnino

Adapté d’un roman d’André Aciman (qui est donc depuis sur ma pile à lire), Call me by your Name a pour héros le jeune Elio Perlman que l’on suit dans ses journées de vacances en famille, qu’il passe à lire, jouer de la musique et flirter avec son amie Marzia. Mais l’arrivée d’Oliver, un doctorant américain qui vient travailler aux côtés du père d’Elio (éminent professeur spécialisé en culture greco-romaine) va bouleverser cet été ensoleillé…

Porté par une douce indolence, Call me by your Name est un film d’une beauté lumineuse et délicate qui résonne encore longtemps après – et pourtant, ce n’est pas un film qui plaira à tout le monde.

Notamment parce qu’il s’agit d’un film relativement contemplatif, où l’intrigue – la naissance du désir et de l’émoi sexuel – n’avance que très lentement. Si je me suis parfois un peu ennuyée au début, je me suis ensuite laissé emporter par cette douce ambiance estivale italienne qui nous ferait presque sentir le parfum du soleil sur la peau

D’autant que les décors et l’ambiance générale du film sont formidablement mis en scène. Qui ne rêverait de passer son été dans une ville italienne, en lisant toute la journée, tendrement entouré par des parents intellectuels avec lesquels les échanges se font dans trois langues différentes? (Ça paraît un peu snob, dit comme ça, mais ça me semble idyllique)

Call me by your Name est en outre un superbe écrin pour Thimothée Chalamet, l’acteur qui incarne Elio (et que l’on retrouve d’ailleurs aussi dans Lady Bird). Il brille d’une présence solaire, confiante, pourtant ébranlée face au désarroi amoureux et son interprétation est d’une finesse et d’une sensibilité incroyable.

Arnie Hammer, l’autre héros du film, qui incarne Oliver, paraît être tout l’opposé d’Elio. Imposant là ou Elio est plus frêle, confiant et presque insolent parfois quand Elio semble plus réservé… Et évidemment, le duo fonctionne à merveille.

Bref, c’est un film d’une sensualité fiévreuse qui se ressent plus qu’il ne se regarde, un film qui m’a donné envie de vacances en Italie, d’étreintes moites et d’insouciance… J’ai particulièrement été touchée par le discours bienveillant et touchant du père d’Elio à la toute fin du film et par cette sensibilité, ce raffinement exquis et cette délicatesse distillés tout le long du film.

Un film auquel je ne m’attendais pas, qui m’a touché d’une façon inattendue et que je ne peux que conseiller à ceux qui n’ont pas peur d’un film qui brille davantage par son atmosphère et ses émotions que par son intrigue (somme toute assez rapidement racontée).

Avez-vous vu Call me by your Name? Vous a-t-il aussi plu qu’à moi?

Black Panther, un film de Ryan Coogler

Un mois après sa sortie, nous ne pouvions pas manquer d’aller voir Black Panther, l’un des derniers films de Marvel (à l’heure où je vous écris, Avengers: Infinity War vient de sortir: on ne les arrête plus!) qui met en avant le peuple des Wakanda, T’Challa leur souverain et les épreuves qu’il doit affronter aussi bien au sein de sa propre nation que face au monde entier...

Si je n’ai pas vu tous les films Marvel qui composent le Marvel Cinematic Universe (qui inclut aussi les séries, c’est titanesque et si vous voulez tout regarder dans l’ordre voici une piste) et que je regarde ces films en dilettante, ça ne m’empêche pas de vouloir presque toujours aller voir le dernier Marvel en salles. Et ce malgré leur caractère quand même hyper prévisible: on va dire que c’est mon petit plaisir coupable, au même titre qu’un film de Disney!

Et y’a pas à dire, Black Panther est un des plus réussis de ces dernières années. Il mêle ingénieusement tradition et modernité en mettant en avant un héros noir-africain et des problématiques sociales et politiques qui font écho à nos propres problématiques actuelles.

Si les scènes d’action m’ont semblé parfois un peu illisibles (un écueil des films de ce genre) elles sont tout de même souvent très jouissives à regarder et c’est aussi ça que l’on cherche en allant voir un film Marvel.

Le casting est plutôt chouette, et pour une fois, les personnages féminins ne sont pas juste là pour faire jolis – le personnage de Lupita Nyong’o est plutôt indépendant et intéressant, même si bon, on reste dans un film dominé par des hommes (mais ceci est une autre histoire).

Et si Chadwick Boseman, qui incarne T’Challa, est plutôt convaincant, j’ai tout de même trouvé qu’il manquait un peu de prestance et de charisme pour un héros Marvel… Un charisme qu’on retrouve en revanche chez son antagoniste, Erik Killmonger, incarné par le charmant Michael B. Jordan.

Black Panther est donc un bon divertissement, que je recommande aux amateurs du genre s’ils ne l’ont pas déjà vu, et que je salue pour sa modernité et sa mise en avant d’une culture africaine trop souvent oubliée au cinéma « grand public ».

Est-ce que vous l’avez vu de votre côté?

The Disaster Artist, une film de James Franco

Vous avez déjà regardé The Room, le film de Tommy Wiseau et aussi le pire nanar de l’histoire? Si non, regardez-le avant d’aller voir The Disaster Artist, étant donné que ce dernier retrace l’élaboration de ce film, à travers l’amitié de Tommy Wiseau et Greg Sestero, des débuts où The Room n’est qu’un projet un peu fou, jusqu’à sa sortie en salles, en passant par le tournage, marqué par les bizarreries de son réalisateur…

Il est certain que The Disaster Artist ne s’adresse pas à tout le monde – je ne connaissais pas du tout The Room, jusqu’à ce que Pauline m’en parle il y a quelque temps et si c’est un film qui a beau détenir le titre de pire nanar de l’histoire, il est certain que tout le monde ne s’intéresse pas à ce type de cinéma.

Bref, avant d’aller voir The Disaster Artist j’ai donc vu The Room, qui mérite amplement son titre et m’a laissé sans voix tout le long (« mais comment peut-on réaliser un film aussi nul?! ») mais m’a aussi beaucoup faire rire par son absurdité.

Le film de James Franco est comme un sorte d’hommage à celui de Tommy Wiseau, bien que ce dernier ne soit pas présenté sous son meilleur jour: sorte de « monstre » sans âge, dont on ignore les origines, capricieux et au comportement clairement infantile, Tommy est aussi agaçant, étrange qu’attendrissant.

L’interprétation de James Franco en Tommy Wiseau, justement, est incroyable. Le mimétisme est parfait et très précis, mais ne tombe pas pour autant dans la caricature moqueuse et le tout est en réalité assez touchant (bon et très drôle, c’est indéniable).

Que Greg Sestero soit interprété par Dave Franco, le petit frère de James, apporte, je pense, une dimension supplémentaire à la relation de ces deux personnages, forte et hors du commun dans la réalité comme à l’écran.

Enfin, à travers The Disaster Artist, James Franco signe aussi un vibrant hommage au septième art et à la ténacité créatrice d’un réalisateur qui ose aller au bout de ses rêves, envers et contre tout.

Si j’ai plutôt bien aimé ce film, qui reprend notamment les scènes les plus cultes de The Room (et c’est très bien fait et très drôle), j’ai parfois trouvé le rythme inégal et le temps un peu long… Mais ne serait-ce que pour James Franco habité par le personnage de Tommy Wiseau, je n’ai pas regretté d’être allé le voir!

Alors, The Disaster Artist, vous l’avez vu vous?

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Je n’ai pas tout à fait réussi à tenir ma résolution cinématographique (d’aller au ciné au moins une fois par semaine) ces dernières semaines, celles-ci ayant été plutôt chargées professionnellement, personnellement et émotionnellement… mais à vrai dire, il n’y a pas beaucoup de films qui me tentent en ce moment. Vous me conseillez d’aller voir quoi, vous?

Pour la prochaine édition, qui verra le jour d’ici quelques semaines si tout va bien, je vous parlerai des trois films vus ce mois-ci (quand je vous disais avoir été trop peu au cinéma!): La Mort de Staline, L’Île aux Chiens et récemment Jersey Affair.

Peut-être que j’irai davantage au cinéma en mai? (Croisons les doigts…)

J’espère en tout cas que cette revue vous a plu et vous aura peut-être donné envie de voir quelques uns des films dont je vous ai parlé!

Je vous souhaite une belle journée et d’avance, une belle semaine ♡


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Mes dernières lectures #15

Dans ma bibliothèque 9 avril 2018 Laisser un commentaire

Les livres faisant toujours autant partie de mon quotidien, il était donc grand temps que je vous parle d’une poignée de mes dernières lectures (parce que comme d’habitude le temps me file entre les doigts et pendant ce temps là j’ai déjà lu une dizaine de livres de plus…!).

Depuis que j’ai remis la lecture au cœur de ma vie (en quelque sorte) je me demande même si travailler dans l’univers des livres ne serait pas une bonne idée de reconversion… et ouvrir ma propre librairie est un rêve qui remonte doucement dans la liste de mes rêves un peu fous. Qui sait, peut-être qu’un jour je ne me contenterai pas de lire des livres seulement!

Sans plus attendre, je vous laisse découvrir cette nouvelle édition, qui parle d’un livre de non-fiction pédagogique et essentiel, un classique français méconnu, un roman policier historique que j’ai adoré et une dystopie à la satire certaine…

Le Grand Mystère des Règles – Jack Parker

« Nous avons appris à séduire sans choquer, à cultiver cette image de femmes lisses et sans fluides, sans fuites ni éruptions. Nous avons appris à répondre aux commentaires offensants par des remonstrances doucereuses sur fond de sourires figés. Mais surtout nous avons appris à avoir honte de nos corps, honte de nos règles, honte d’être en bonne santé, fonctionnelles et normalement constituées. »

Un livre sur les règles, leur histoire, mais aussi (et surtout) leur fonctionnement biologique et leurs implications (sur la santé mais aussi dans la société) pour que le sujet ne soit plus tabou ou source de gêne et de dégoût.

J’ai beaucoup, beaucoup aimé lire ce livre qui est à la fois d’une grande pédagogie et d’une légèreté propre à son autrice, ce qui en fait un ouvrage parfaitement équilibré – à la fois sérieux et bien documenté mais aussi drôle. En somme, le livre que j’aurais adoré lire à douze ans, quand mes premières menstrues ont frappé à ma porte!

Même si les passages « pratiques » du livre (qui parlent des menstruations pures et dures, de leur aspect, des douleurs qui peuvent les accompagner, des protections hygiéniques qui existent, etc) ne m’ont pas nécessairement appris grand chose à mon grand âge, toute la partie « historique » m’a appris plein de choses… et pas que des choses très sympathiques.

Je m’en doutais, mais que les femmes soient, dans l’histoire ou dans certaines parties du monde encore aujourd’hui, tant maltraitées et/ou diabolisées juste à cause de leurs menstrues, eh bien moi ça me rend triste (et me révolte aussi, bien évidemment).

Lisez donc Le Grand Mystère des Règles, faites le aussi lire à votre entourage, aussi bien masculin que féminin et posez-vous cette question: pourquoi devrait-on cacher les menstruations, les minimiser ou parfois même les tourner en ridicule?

C’est notamment grâce à ce livre que je ne me cache plus pour parler de mes règles, je n’utilise plus de périphrases pour les qualifier et je ne minimise plus les souffrances que m’inflige parfois mon utérus. Et c’est tout. (C’est libérateur en réalité, tout comme ne plus porter de soutien-gorge, mais ça c’est autre chose.)

Ah et petit plus: le livre n’est pas genré et en plus il est joliment illustré par Madel Floyd.

Et vous, que pensez-vous du sujet? Avez-vous lu Le Grand Mystère des Règles?

The Heart Goes Last – Margaret Atwood (C’est le Cœur qui lâche en Dernier en VF)

« The past is so much safer, because whatever’s in it has already happened. It can’t be changed; so, in a way, there’s nothing to dread. »

Dernier roman de Margaret Atwood à l’heure où je vous écris, The Heart Goes Last a pour héros Charmaine et Stan, deux jeunes gens qui survivent à peine dans un futur dystopique où la crise a appauvri une grande partie de la population… C’est alors qu’ils décident de rejoindre le Positron Project, où dans la ville artificielle de Consilience ils vivront sans peur de manquer, dans une maison propre et remplie des conforts d’une vie « normale ». Du moins pour six mois de l’année.

En effet, un mois sur deux, ils sont pensionnaires de la prison de la ville et s’acquittent de tâches pour la communauté. Mais très vite, les autres locataires de la maison (ceux qui y vivent quand ils sont en prison, vous suivez?) vont les intriguer, jusqu’à jouer un rôle important dans leur futur à Positron…

J’ai lu assez peu de romans dystopiques en réalité, et suis toujours un peu méfiante de ce type de narration (aussi bien à l’écrit qu’à l’écran d’ailleurs) de peur d’être déçue sans doute, ou d’y voir des univers qui ne m’intéressent pas (trop violents et sombres par exemple), mais il faut dire qu’ici, avec ce roman, je me suis laissé prendre au jeu d’un futur dystopique grinçant et sombre, mais aussi très absurde.

L’univers du roman est quelque part entre l’Amérique rêvée des années 50′ (c’est comme ça qu’est caractérisé la ville de Consilience)(pensez au film Pleasantville!) et un futur un peu effrayant, froid où les robots prennent vie (ici les robots sont sexuels, mais je ne vous en dis pas plus) et c’est un mélange que je verrais bien porté à l’écran, justement.

Même si je n’ai jamais encore vu Black Mirror (oui je sais) je pense que le roman a un petit quelque chose de ça…

Sorte de satire du roman dystopique, The Heart Goes Last a été assez addictif à lire de mon côté, fascinée que j’étais par cet univers à la fois sombre et absurde, peuplé de personnages caricaturaux et pourtant plus complexes qu’il n’y paraît et pris dans une intrigue improbable et originale.

Mais à l’heure où je vous écris, je m’interroge encore sur son dénouement et sur ce qu’il faut retenir de ce livre… « Be careful what you wish for » est probablement la morale de cette histoire qui fait aussi réfléchir sur l’état de notre propre société…

Ce n’est peut-être pas la meilleure façon d’aborder la littérature de Margaret Atwood (pourtant c’est ce que j’ai fait) au vu des critiques assez contrastées que j’ai pu lire çà et là, mais ça n’en reste pas moins un livre dans lequel j’ai aimé me plonger, aussi sombre et bizarre soit-il… et si vous souhaitez vous y frotter, ayez à l’esprit qu’il s’agit d’une satire!

Quel livre de Margaret Atwood me conseillez-vous? Avez-vous lu celui-ci?

L’Homme au Ventre de Plomb – J-F. Parot

« Il finit son chocolat. Le fond de la tasse, comme la vie, mêlait la douceur et l’amertume. »

Je vous avais fait part de mon enthousiasme face à la découverte des enquêtes de Nicolas Le Floch lors de la dernière édition de « Mes Dernière Lectures », un enthousiasme qui m’avait conduit à l’époque à lire presque à la suite le second tome de ces aventures.

Ici l’intrigue nous emmène à la fin de l’année 1761, dans une enquête qui mêle complots jésuites et manipulations à la cour du roi suite au meurtre, maladroitement présenté comme un suicide, du jeune vicomte de Ruissec…

Comme dans le premier tome des enquêtes de Nicolas le Floch, on est efficacement entrainé par l’écriture érudite et riche de Jean-François Parot, cette fois davantage à la cour de Versailles que dans les rues de Paris – et c’est toujours aussi passionnant!

L’intrigue m’a en revanche un peu moins séduite, avec une impression d’éparpillement qui m’a un peu détachée du récit et empêché de m’attarder longuement sur les coupables et suspects divers de l’enquête.

Cela dit, les personnages principaux et récurrents tels que Nicolas, son adjoint Bourdeau ou encore M. de Noblecourt sont de plus en plus intéressants et attachants, et c’était un plaisir de les retrouver cette fois encore, tout comme l’ambiance d’époque de l’intrigue qui nous permet de faire un joli voyage dans le temps.

J’ai le troisième tome en ma possession mais n’ai pas encore pris le temps de m’y plonger, mais je sais d’ores et déjà que ce sera avec grand plaisir!

Quelle est votre enquête de Nicolas le Floch favorite? Connaissez-vous déjà cette série de livres?

Pauline – Alexandre Dumas

« Je préfère vos larmes à votre sourire. Les larmes sont confiantes, et le sourire est dissimulé ; le sourire, c’est le voile sous lequel le cœur se cache pour mentir. »

L’un des rares classiques français que j’aurais lu récemment, Pauline est un roman gothique et romantique, l’un des premiers d’Alexandre Dumas, où est narré le destin tragique de Pauline, jeune femme naïve mariée à un homme sombre et mystérieux qui sera sa perte…

L’intrigue, construite à travers une mise en abyme (un procédé qui ici laisse trop peu de place à la surprise et au mystère à mon goût) est riche en motifs gothiques – tempêtes dans la nuit, ruines d’abbaye, passages secrets, héroïne enterrée vivante et j’en passe – qui ne sont pas sans rappeler quelque peu des romans tels que Jane Eyre.

Et si vous me suivez un peu, vous n’êtes pas sans savoir que ce type d’ambiance fait partie de mes favoris en littérature et pourtant… j’ai trouvé qu’ici, l’ambiance gothique était un peu trop poussée à son paroxysme, presque caricaturale dans ses élans romantiques et somme toutes un peu maladroite (ou exacerbée du moins).

J’ai aussi éprouvé un peu d’agacement face à des expressions d’un autre temps (« pleurer comme une femme ») et face à un personnage féminin sans grande substance (Pauline n’a rien d’une Jane Eyre par exemple). Les personnages dans leur ensemble ne m’ont pas particulièrement touchée à vrai dire…

Finalement, ce court roman ne m’aura ni subjuguée, ni ennuyée, mais ne m’aura pas laissé grande impression, si ce n’est que je l’ai trouvé un peu daté (ce qui est somme toute assez logique, c’est un roman qui a été publié en 1838!). En revanche, la plume d’Alexandre Dumas est exquise et il me semble tout de même important de le noter.

Si les ambiances sombres et qu’un romantisme poussé à son paroxysme ne vous ennuient pas, jetez-y un œil, vous serez peut-être davantage passionnés que moi, qui sait… (Il en faut pour tous les goûts, n’est-ce pas.)

Et vous, avez-vous lu Pauline?

C’est ici que je vous laisse, en espérant que vous aurez peut-être glané quelques envies de lecture à travers mes mots – n’hésitez pas à me faire part de vos ressentis si vous avez vous aussi lu l’un (ou plusieurs!) de ces romans!

J’ai déjà beaucoup lu en ce début d’année, avec assez peu de véritables coups de cœur (mais tout de même quelques uns!) et si vous souhaitez être au courant de mes lectures en temps et en heure (pas comme ici où j’accuse toujours un retard phénoménal, ahem…) je vous invite à me suivre sur Goodreads, ma plateforme favorite pour me donner envie de lire encore et encore.

Le dernier livre que j’ai lu c’est Ici ça va, de Thomas Vinau, le livre du mois sur le club de lecture de Victoria (que j’anime avec elle depuis peu!) et sans vous en dire trop, sachez d’ores et déjà que c’était un de mes livres favoris de ces derniers temps tant il était doux et lumineux.

Et vous, qu’avez-vous lu de chouette ces dernières semaines?

Passez une belle semaine!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

Les liens des livres Amazon sont affiliés, ce qui permet de soutenir mon activité, mais je vous encourage vivement à vous rendre chez votre libraire favori! 

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Monthly Movie Digest #2

Septième Art 16 mars 2018 Laisser un commentaire

C’est de nouveau le moment pour moi de vous parler de cinéma, avec la seconde édition de mes « Monthly Movie Digest », ma nouvelle façon de vous parler de ces films que je suis allée voir au cinéma le mois dernier.

Je reste jusqu’ici fidèle à ma résolution d’aller au moins une fois par semaine au cinéma et février aura été un mois plutôt chouette, avec des choix de films très variés (et même un documentaire!) qui correspondent tous à mes genres et atmosphères de prédilection…

Sans plus attendre, voici ce que j’ai pensé de mes séances du mois de février!

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

The Greatest Showman, un film de Michael Gracey

Inspiré par l’histoire de P.T. Barnum (ici interprété par Hugh Jackman) cette comédie musicale met en scène les débuts du show-business à travers la joyeuse troupe de freaks qui gravite autour de Barnum et de sa folie des grandeurs.

Si le film peut rappeler quelque peu Moulin Rouge! notamment à travers son mélange des genres et des époques, ainsi qu’à travers son caractère spectaculaire, la comparaison s’arrête là – The Greatest Showman est beaucoup plus riche en bons sentiments et convenu que le film de Baz Luhrmann (qui reste à ce jour l’un de mes films favoris de tous les temps).

Sans nier l’enthousiasme communicatif de ce film (en majeure partie grâce à l’interprétation énergique et lumineuse de Hugh Jackman) dont on ressort avec le sourire, mine de rien, il n’en reste pas moins dénué d’un certain relief et un peu trop sirupeux à mon goût.

Les décors et les costumes sont réussis et il y a un petit je-ne-sais-quoi de merveilleux dans cette histoire qui incarne que trop bien le rêve américain… mais ça ne suffit pas, il y a beaucoup trop de bons sentiments (les scènes sentimentales sont quasiment caricaturales) et pas assez de profondeur au cœur de cette intrigue.

Ça aurait pu être intéressant de se pencher davantage sur les freaks qui composent la troupe de Barnum, pour promouvoir davantage la tolérance par exemple, non? (Et sinon, quid de la femme à barbe qui s’épile les aisselles?! Cette question me taraude encore à ce jour…)

En somme, si l’on prend The Greatest Showman pour un simple divertissement qui en met plein les yeux, c’est réussi, mais gare à ne pas en attendre davantage!

Et vous, qu’avez-vous pensé de The Greatest Showman?

Wonder Wheel, un film de Woody Allen

Dans ce nouvel opus de Woody Allen, qui sent bon le pop corn et la barbe à papa, se trame un drame dont Ginny (formidable Kate Winslet) est au cœur, entre amour, trahisons et nostalgie…

La théâtralité assumée de Wonder Wheel peut dérouter de prime abord (du moins, c’est mon ressenti, face à certaines scènes qui semblent en « faire trop » ou qui sonnent un peu faux) mais on retrouve vite l’atmosphère doucement surannée et mélancolique propre aux films de Woody Allen.

L’intrigue du film n’est pas d’une grande profondeur, quoique tissée d’une dimension tragique dont la gravité est traitée presque avec désinvolture, mais ce n’est pas bien grave – les personnages qui y prennent vie sont bien plus intéressants, de même que l’esthétique globale du film.

Les jeux de lumière, de couleurs, sont particulièrement réussis et (vous vous en doutez peut-être) j’ai adoré cette immersion dans les années 50′ (une décennie dont l’esthétique me plaît tout particulièrement) et dans cet univers de fête foraine.

Comme évoqué précédemment, Kate Winslet tire véritablement son épingle du jeu dans son interprétation de Ginny, ex-actrice lunatique et malheureuse, au point d’éclipser le reste du casting, malgré un rôle que j’ai parfois trouvé trop bavard (problème récurrent parmi les personnages de Woody Allen).

Wonder Wheel, drame nostalgique, restera pour moi un beau film, visuellement parlant, mais il n’est pas inoubliable et m’a beaucoup moins touché que Minuit à Paris, qui est magique ou encore Blue Jasmine, lui aussi à la dimension tragique.

Peut-être avez-vous eu un ressenti différent face à Wonder Wheel?

Sugarland, un documentaire de Damon Gameau

Après en avoir entendu parler dans l’émission Grand Bien Vous Fasse que j’écoute presque tous les matins en podcast, je suis allée voir Sugarland presque sur un coup de tête – après tout je n’avais encore jamais été voir un documentaire au cinéma!

Sur un ton extrêmement ludique, Sugarland suit l’expérience de Damon Gameau, qui s’essaie à un régime riche en sucre pendant deux mois, mais uniquement en mangeant des aliments dits « sains », en majeure partie provenant de l’industrie agro-alimentaire.

Dans un savant mélange d’investigation et de vulgarisation scientifique, ce documentaire met en lumière à quel point le sucre peut être mauvais pour notre santé aussi bien physique que mentale, de façon assez pédagogique, mais surtout percutante.

C’est hyper intéressant, et aussi (il faut bien l’avouer) effrayant de constater à quel point le sucre peut avoir une si grande incidence sur notre santé – personnellement, je ne ressens pas le besoin de manger beaucoup de sucre, je suis plutôt un bec salé, mais ce documentaire m’a encore plus conforté dans mes habitudes alimentaires.

À voir absolument, parce qu’en plus d’être intéressant et instructif, c’est un documentaire vraiment bien fait, joyeux et presque divertissant!

Moi, Tonya (I, Tonya en VO), un film de Craig Gillespie

D’après l’histoire vraie de Tonya Harding, jeune patineuse artistique américaine qui fit grand bruit lorsqu’elle et son entourage ont été accusés d’avoir orchestrée l’attaque sur sa rivale Nancy Kerrigan, Moi, Tonya retrace les moments clefs de la vie et de la carrière de cette jeune patineuse qui dénote et dérange dans un milieu qui n’est pas tout à fait le sien…

Curieux mélange de tragi-comédie, à l’ironie acérée et au rythme soutenu, Moi, Tonya est un biopic, mais pas tout à fait – c’est un conte de fées dont la princesse, issue d’un milieu défavorisé, égérie de la culture white trash américaine, en sort brisée et désenchantée.

C’est à la fois brutal et dramatique (les scènes entre Tonya et sa mère, une formidable et méconnaissable Allison Janney, sont excellentes, dans une surenchère de vulgarité et de violence) mais aussi drôle et léger, aux dépens des personnages qui ne sont pas toujours montrés sous leur meilleur jour…

La mise en scène hachée mais parfaitement maîtrisée, qui intègre des points de vue face caméra des personnages qui témoignent de leur histoire (ce qui ajoute une dimension immersive très intéressante) est percutante et efficace. L’ensemble est merveilleusement bien accompagné par une bande-son d’époque qui souligne le dynamisme du film.

Enfin, Margot Robbie est incroyable, dans un rôle qui ne me semble pas si évident – elle compose entre naïveté, émotion et force et donne beaucoup de présence et de caractère au personnage ambivalent de Tonya. Quant aux scènes de patinage artistique, là où ça aurait pu être difficilement filmé (ou d’un certain ennui), au contraire, c’est extrêmement bien exécuté et beau.

Vous l’aurez compris, je l’espère, j’ai adoré Moi, Tonya, que je suis allée voir davantage par curiosité que par passion (et je suis un peu jeune pour avoir suivi cette affaire au début des années 90′) et dont je suis ressortie pleine d’enthousiasme. C’était probablement l’un de mes films préférés du mois dernier, c’est dire!

Et vous, avez-vous vu Moi, Tonya? Qu’en avez-vous pensé?

The Shape of Water (La Forme de l’Eau en VF), un film de Guillermo del Toro

Attendu avec impatience, The Shape of Water aura été un des plus jolis films que j’ai vu ces derniers temps.

Sorte de conte de fées d’un autre genre, avec l’Amérique de la Guerre Froide en toile de fond, on y rencontre Elisa, une jeune femme muette qui travaille comme femme de ménage dans un laboratoire gouvernemental ultra-secret qui, à son tour, rencontre une créature aquatique (et son geôlier) dont elle tombe sous le charme…

L’imagination et l’univers de Guillermo del Toro me plaisent généralement beaucoup (Le Labyrinthe de Pan est aussi effrayant que fascinant pour moi et j’avais adoré Crimson Peak pour son atmosphère gothique) et ce film ne fait pas exception – tout y est beau, des décors, tantôt chaleureux, tantôt plus froids, jusqu’aux costumes, en passant par l’atmosphère rétro et jazzy des années 60′, jusqu’à, évidemment, cette intrigue de conte de fées moderne.

On peut reprocher à The Shape of Water d’être un peu prévisible, un peu simpliste dans son intrigue, mais si effectivement l’histoire ne réserve pas de grands rebondissements, ça ne m’a pas empêchée d’être juste assez émerveillée et emportée par cette dernière… tout simplement parce que c’est beau, c’est léger (mais pas seulement) et que c’est une belle parenthèse de cinéma.

J’ai beaucoup aimé l’humanité du regard de la créature aquatique, l’espièglerie du personnage d’Elisa (et j’aime beaucoup Sally Hawkins), la douceur du duo qu’elle forme avec son ami et voisin Giles (Richard Jenkins) et Michael Shannon en antagoniste efficace (quoi qu’un peu caricatural, mais que voulez-vous, c’est un conte!).

Pour un moment de rêverie et de magie, The Shape of Water aura été parfait et j’en garderai un très bon souvenir, bien que le film n’entrera peut-être pas au panthéon de mes films favoris de tous les temps. Oh et la bande originale, composée par Alexandre Desplat, est vraiment très jolie aussi!

Est-ce que vous l’avez vu vous?

**********

En y regardant de plus près, le mois de février aura été marqué par des films qui invitent à la nostalgie, à la rêverie et la majorité d’entre eux ont un petit quelque chose d’un conte de fées… C’est, après tout, exactement le genre de films qui me plaisent – de ceux qui invoquent le merveilleux, qui emmènent dans un autre temps et ont un petit je-ne-sais-quoi de fantastique.

J’espère que cette nouvelle revue cinématographique vous a plu et peut-être inspiré à aller voir l’un de ces films au cinéma…?

De mon côté, j’ai déjà bien entamé le mois de mars au ciné, avec trois séances toutes très différentes mais toutes trois plutôt chouettes… Je vous en reparlerai le mois prochain!

Et vous, de beaux films à me conseiller d’aller voir au cinéma?

Très belle journée à tous!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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