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Culture

Au Revoir Là-Haut, ou quand le cinéma touche la magie du doigt

Septième Art 16 novembre 2017 Laisser un commentaire

Et dire que j’ai failli passer à côté d’Au Revoir Là-Haut, dont l’affiche ne m’avait fait ni chaud ni froid la première fois qu’elle m’était apparue, au coin d’une avenue…

Fort heureusement, grâce à la curiosité de mon entourage à l’égard de ce film, j’ai fini moi aussi par m’y intéresser, à regarder la bande-annonce, puis, un soir pluvieux, un soir heureux, à me rendre au cinéma le plus proche pour me laisser emporter. Ç’eut été bien triste de manquer un tel film, foi de rêveuse!

Mais d’abord, petit retour sur son synopsis… Le film nous emmène en 1919, juste après la Première Guerre Mondiale, la Grande Guerre qui a laissé derrière elle bon nombre de gueules cassées, au propre comme au figuré. Et c’est justement deux d’entre eux que nous rencontrons ici: Edouard Péricourt, jeune talent du dessin, mutilé de guerre et ayant fui sa famille aisée, et Albert Maillard, modeste comptable.

Leur amitié a commencé dans les tranchées et se poursuit à Paris, où ils décident de monter une arnaque aux monuments aux morts à grand renfort de fantaisie et d’ingéniosité

Avec ses allures de conte, alliant merveilleux et tragédie, ce n’est pas très étonnant qu’Au Revoir Là-Haut m’ait tellement plu…

Après tout, c’est un film qui réunit à peu près tout ce j’aime: l’ambiance fantasque des années folles, l’émotion propre aux belles histoires, l’humour innocent et léger, la photographie surannée à souhait et la magie, merveilleuse et malicieuse (qui ne fait pourtant pas appel au fantastique ici).

Doucement, mais sûrement, le film a su me toucher en plein cœur et je dois bien dire que le talent des acteurs y est pour beaucoup.

Il y a d’abord Nahuel Perez Biscayart (déjà adoré dans 120 Battements par Minute il y a quelques mois) dont la complexité d’un rôle quasiment muet ne l’a pas rendu moins brillant – au contraire! Difficile de rester de marbre face à ses grands yeux bleus, si expressifs… Je l’ai trouvé incroyable, tout simplement.

Mais Albert Dupontel n’est pas en reste dans le registre de l’émotion, loin de là. Sa maladresse, ses hésitations… son humanité, finalement, en font un personnage extrêmement attachant et drôle qui, lui non plus, ne laisse pas indifférent. (Et chapeau bas, parce que j’imagine qu’être à la fois acteur principal et réalisateur ne doit pas être une mince affaire, or, ni le jeu de l’un, ni la réalisation de l’autre ne semblent en pâtir.)

Sans oublier Laurent Laffite (Pradelle), parfait en odieux personnage que l’on aime détester, Niels Arestrup (Marcel Péricourt) le patriarche sévère mais touchant malgré tout ou encore la jeune Héloïse Balster (Louise) à l’énergie enfantine qui apporte de la légèreté et de l’espièglerie à l’ensemble.

Évidemment, quand je repense à Au Revoir Là-Haut, parmi les choses qui m’ont le plus frappé, je repense à l’image et à tout ce qui fait de ce film une merveille visuelle.

Entre la photographie aux tons un peu désuets (qui rappelle d’ailleurs un peu l’univers des films de Jean Pierre Jeunet), les superbes décors, soignés sans être trop lisses, les costumes (dont ces masques formidables qui caractérisent le personnage d’Edouard!) et les mouvements de caméra et autres cadrages judicieusement travaillésAu Revoir Là-Haut est incroyablement beau.

Mais d’une beauté authentique, brute, jamais trop académique comme peuvent parfois l’être certains films américains…

L’histoire qui se déroule sous nos yeux est d’une force et d’une beauté là aussi, mais tout en simplicité, d’où, pour moi, ses airs de conte… Il y est question de la tragédie de la guerre, de famille, de lutte des classes, d’amitié, d’amour et de souffrance sublimée. Et il me semble qu’Albert Dupontel a su parler de choses graves avec légèreté et intelligence.

À noter que ce récit n’appartient pas seulement à Albert Dupontel vu qu’il s’agit d’une adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre, primé par le Prix Goncourt en 2013 et que je me suis empressée de mettre sur ma liste de romans à lire.

Cela dit, je crois que le film semble être assez fidèle au texte, si j’en crois l’auteur et je vous enjoints d’ailleurs chaleureusement à écouter le podcast de l’émission On Aura Tout Vu, sur France Inter, où Albert Dupontel et Pierre Lemaitre ont été invités à parler d’Au Revoir Là-Haut il y a quelques semaines et où ils m’ont tous deux paru faire preuve d’une grande complicité et connivence.

Enfin, un dernier mot sur un aspect qui est (à mon sens) très important dans un film: la bande originale. Sans grande surprise, elle est parfaite ici – composée par Christophe Julien, oscillant entre mélancolie et légèreté, elle accompagne à merveille le récit, et depuis que je suis sortie du cinéma, je ne me lasse pas de l’écouter!

Vous l’aurez sans doute compris, j’ai aimé Au Revoir Là-Haut de tout mon cœur et je pourrais sans doute en parler encore longtemps. Il fait partie de ces rares films dont je parle à tout mon entourage, avec un enthousiasme sincère et des étoiles dans les yeux…

Il fera sans doute partie des films que j’aurai préféré cette année, et je ne crois pas que depuis La La Land, mon cœur ait ressenti autant de choses au cinéma. 

Et vous, avez-vous vu Au Revoir Là-Haut ? Qu’en avez-vous pensé si c’est le cas ?

Sur ces paroles exaltées, je vous souhaite une très belle journée et vous dis à très vite!

+ Si vous avez vu le film, je vous conseille l’excellente vidéo du Fossoyeur de Films qui parle très, très bien d’Au Revoir Là-Haut et du pouvoir du cadrage dans un film (et celui-ci en particulier).


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Mary

Septième Art 17 septembre 2017 Laisser un commentaire

C’est toujours une chouette sensation que de sortir du cinéma après avoir vu un film bien choisi – c’est ce que j’ai ressenti après avoir vu Mary (Gifted en VO), un film dont la bande-annonce m’avait séduite et qui semblait promettre un joli moment de cinéma. Promesse tenue.

Il s’agit d’une histoire relativement simple (et souvent les choses les plus simples sont les plus belles) où l’on rencontre Mary (Mckenna Grace), une enfant surdouée dans le domaine des mathématiques, élevée par son oncle Frank (Chris Evans).

Son premier jour d’école sera décisif et entraînera la suite des évènements qui conduiront notamment la fillette à rencontrer sa grand-mère, Evelyn (Lindsay Duncan).

Je crois que ça fait longtemps que je n’avais vu un film aussi touchant et sincère, tout en simplicité.

L’intrigue se porte sur le sujet des enfants surdoués et des problématiques d’éducation qui en découlent, caractérisés par Frank et Evelyn, aux visions et ambitions diamétralement opposées – faut-il isoler et mettre les meilleurs outils d’apprentissage à disposition d’un enfant surdoué, ou le laisser vivre une enfance « normale » ?

Si le film évoque brillamment ces questions, il n’a pas vocation d’y apporter une réponse définitive (existe-t-il seulement une seule réponse à de telles problématiques?) et aura plutôt à cœur de traiter les sentiments et émotions des protagonistes, offrant une vision plus humaniste de la question… ce qui en fait une œuvre sincère et authentique. 

La relation entre Frank et Mary, plus proche d’une amitié très forte que d’une relation père-fille, est éminemment touchante et belle. La jeune Kckenna Grace est incroyable de justesse, oscillant remarquablement entre la vivacité enfantine propre à son âge (le personnage de Mary a sept ans) et le sérieux d’un génie des mathématiques.

Quant à Chris Evans, je dois dire que sa prestation m’a beaucoup impressionnée (mon préjudice est lié à son rôle de Captain America, qui ne lui laisse pas beaucoup de marge de manœuvre côté jeu d’acteur). Il incarne le rôle de l’oncle inquiet de vouloir bien faire avec beaucoup de sobriété et d’émotion. (Et puis il faut bien le dire, il est très charmant.)

Mary est tout simplement un film d’une grande douceur, qui provoque tour à tour rires et larmes aux yeux et qui est plein de bons sentiments tout en évitant brillamment l’écueil de la niaiserie. 

Visuellement, le film nous berce par ses couleurs chatoyantes et ensoleillées (on est en Floride ici) et se distingue par des scènes d’une grande beauté, aussi bien dans le fond que dans la forme (je pense ici à cette magnifique scène à la plage, d’une sobriété et douceur inouïe et qui m’a beaucoup émue).

Quant à la bande-son, entre la délicatesse des accords de piano composés par Rob Simonsen et les morceaux folk distillés çà et là, elle accompagne parfaitement l’intrigue qui se déroule sous nos yeux.

Ah et j’oubliais! La relation entre Mary et son chat borgne, Fred, est à la fois une des choses les plus mignonnes et drôles du film et si ça peut paraître insignifiant, cette relation aura toute son importance à un moment-clef du film… (Je ne veux point trop vous en dire, mais en amoureuse des félins que je suis, ça m’a fait chaud au cœur.)

Je crois sincèrement que Mary est de ces films tout simplement beaux, qui ne peuvent que vous toucher en plein cœur. Si son intrigue ne semble particulièrement universelle (les enfants surdoués, ça ne court pas les rues après tout) c’est pourtant un film qui devrait chatouiller la sensibilité de tout le monde, car le film va au-delà du sujet initial.

Vous vous en doutez, je vous le conseille vivement – c’est un film parfait pour l’automne, pour une fin d’après-midi pluvieuse et dont vous ressortirez le cœur gonflé d’émotion et avec le sourire. Promis.

Est-ce que vous avez déjà vu Mary? Vous ai-je donné envie de le voir, peut-être?

Je vous souhaite une belle fin de journée et vous donne rendez-vous mardi pour ma sélection hebdomadaire de « Links I Love » !


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Mes Dernières Lectures #12

Dans ma bibliothèque 8 septembre 2017 Laisser un commentaire

Me revoici déjà pour vous parler d’une partie de mes dernières lectures – je rattrape mon retard tant bien que mal, et c’est aussi pour ça que je vous présente mes lectures par quatre (et non plus par trois, comme par le passé).

Les quatre livres dont je vais vous parler ci-dessous auront été mes lectures de printemps et, mis à part pour l’un d’entre eux, de belles lectures, très différentes les unes des autres: un troisième tome de saga fantastique, une fresque familiale aux accents maritimes, une enquête mystérieuse dans les rues de Barcelone et un court roman français.

Vous me suivez?

The Loving Spirit – Daphne du Maurier

« He was home again, home to Plyn where he belonged, where he had always belonged before birth, before creation; Plyn with her lapping harbour water; her forest of masts, her hungry wheeling gulls, her whisper of peace and comfort to a lonely heart; Plyn with her own grey silent beauty. »

Ce livre aura été mon premier Daphne du Maurier (j’ai lu My Cousin Rachel entre temps aussi) et s’il n’a pas été un coup de cœur, c’était tout de même un joli moment de lecture qui m’a emmené en plein cœur des Cornouailles à travers les vies de la famille Coombe.

Dans The Loving Spirit, on rencontre d’abord Janet Coombe, une jeune femme qui rêve d’aventures en mer, de liberté et de voyages – mais au 19e siècle, la place d’une femme est auprès de son mari et de ses enfants, alors Janet se résigne et fonde une famille avec Thomas. Elle transmet pourtant son esprit passionné et aventureux à l’un de ses fils, Joseph, qui ne rêve à son tour que d’expéditions en mer…

C’est donc à travers les destins torturés de Janet, puis de trois de ses descendants (Joseph, Christopher et Jennifer) que l’on traverse le temps, parmi les paysages sauvages des Cornouailles ou sombres de Londres.

De mon côté, si j’ai beaucoup apprécié les récits concernant Christopher et Jennifer, probablement les personnages qui m’ont inspiré le plus de sympathie, j’ai beaucoup moins aimé les caractères de Janet et Joseph, que j’ai trouvé difficiles, impétueux et égoïstes. D’autant que leur relation m’a parfois mise mal à l’aise, la trouvant presque malsaine…

En revanche, tout au long du roman, j’ai beaucoup admiré l’écriture de Daphne du Maurier, fluide, limpide et parfois très lyrique. Elle est également très immersive, et une fois le roman refermé, je n’avais qu’une envie: me rendre à mon tour au bord de la mer et admirer le paysage sauvage des Cornouailles!

En somme, The Loving Spirit est une belle saga familiale, aux accents parfois surnaturels et gothiques (tout ce que j’aime), pleine de mélancolie et de nostalgie, mais aussi de passion et d’amour, portée par des personnages eux-mêmes exaltés et vifs.

À découvrir, pour peu qu’on apprécie ce type d’intrigue!

Et vous, l’avez-vous lu? Quels autres livres de Daphne du Maurier me conseillez-vous?

La Mémoire de Babel – C. Dabos

« Ophélie se sentit si exaspérée qu’elle tendit par inadvertance une gaufre à la pendule de la famille. »

Après vous avoir fait l’éloge des deux premiers tomes de la saga de la Passe-Miroir, de C. Dabos, laissez-moi vous parler un peu de la Mémoire de Babel, le troisième tome de la saga, sorti au mois de juin dernier et que j’ai attendu avec beaucoup d’impatience. D’ailleurs, je pense que comme beaucoup, je n’avais pas ressenti une telle ferveur et impatience depuis Harry Potter et ses derniers tomes!

L’intrigue se situe plus de deux ans après les événements qui clôturent Les Disparus du Clairdelune, et l’auteure entraîne Ophélie à travers une nouvelle arche, Babel, pour peut-être enfin percer les mystères qui lui sont apparus au Pôle…

J’ai beaucoup aimé me replonger dans l’univers de Christelle Dabos et retrouver Ophélie. Si j’ai un peu regretté l’ambiance glaciale et familière du Pôle, où se déroulait jusqu’à présent l’intrigue, j’ai aimé découvrir Babel, un arche beaucoup plus tropicale, colorée et d’apparence tranquille. (Mais seulement d’apparence!)

Avec la découverte de Babel, on découvre aussi de nouveaux personnages et esprits de famille, plus ou moins bienveillants et mystérieux… Mais j’ai parfois déploré qu’on n’en sache pas davantage sur eux – l’univers de la saga est déjà extrêmement riche et détaillé, mais ça ne m’empêche pas d’en vouloir encore plus!

Quant à certains « anciens » personnages, j’aurais beaucoup aimé en savoir davantage sur leurs aventures, en parallèle de celle d’Ophélie…

Il est en tout cas indéniable que l’intrigue s’étoffe tout au long de la Mémoire de Babel, et qu’Ophélie évolue et grandit tout autant. Ce n’est plus la « môme » du tout début de la saga, bien qu’elle ait toujours une propension incroyable à se retrouver au cœur des situations les plus délicates, bien malgré elle.

Comme dans les tomes précédents, la plume de l’auteur est délicieuse, entre humour et noirceur, pleine d’une imagination qui me semble sans limites – une fois plongé dans le livre, difficile d’en ressortir!

La Mémoire de Babel est un excellent troisième tome, et il me tarde d’en savoir plus et de résoudre (enfin!) les intrigues qui se mettent en place et qui sont bien loin de se trouver résolues à la fin de ce tome… Vivement qu’on y voie plus clair.

Est-ce que vous avez lu la Mémoire de Babel? Qu’en avez-vous pensé de votre côté?

Ce Cœur Changeant – A. Desarthe

« Les instants parfaits, il valait mieux les rêver, car ainsi on ne les perdait pas. »

Si vous vous souvenez bien, c’est le livre que j’avais reçu dans ma Kube il y a quelques mois, mais que je n’ai lu que bien après l’avoir reçu… ce qui n’aura pas été d’une grande importance, étant donné que je ne suis pas bien certaine d’avoir aimé ce livre.

On y suit les aventures de Rose, une jeune femme qui ne sait jamais trop ce qu’elle veut, ni où elle va. On la suivra dans l’opulence comme dans la misère, tandis qu’elle cherche sa place dans un monde en plein changement (l’intrigue se situe au début du 20e siècle à peu près).

C’est plus exactement au travers d’ellipses temporelles qu’on suit le destin de Rose, de façon très hachée, entre tragédie, désespoir, richesse, nostalgie et sensualité. Il m’a pourtant semblé très difficile de s’attacher à ce personnage qui n’a que peu de substance et qu’on voit balloté de situation en situation sans qu’elle paraisse avoir de volonté propre, ni même de caractère très affirmé…

De manière générale, aucun personnage de ce roman ne m’a paru sympathique et il m’a semblé impossible de s’attacher à cette galerie de personnages creux, froids et parfois même repoussants.

L’intrigue n’est pas totalement dénuée d’intérêt, bien qu’elle m’ait parfois parue manquer de réalisme (à moins que je ne fasse preuve ici de naïveté) et on dirait presque que le livre entier n’était qu’un prétexte à un exercice de style plus ou moins réussi

Et pourtant, je me souviens avoir été habitée par l’histoire de Rose quelques jours après avoir refermé le livre, comme si, après tout, il avait tout de même réussi à toucher quelque chose en moi.

Il me faut également souligner que je n’étais peut-être pas dans les meilleures dispositions pour lire Ce Cœur Changeant – c’était peu après mon emménagement, uniquement dans le métro (et je trouvais qu’il était particulièrement désagréable de lire dans la ligne 2 du métro, toujours bondée…) alors que mon propre esprit était encore un peu trop agité.

Quoi qu’il en soit, Ce Cœur Changeant ne m’a pas séduite et c’est bien dommage.

L’avez-vous lu? Je serais curieuse de lire l’avis de quelqu’un qui l’a apprécié!

L’Ombre du Vent – C. L. Zafón

« Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à notre coeur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais ou tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons -, nous reviendrons un jour. »

Voilà un de livre que j’ai adoré découvrir, et dont l’intrigue restera en moi un petit moment…

Dans l’Ombre du Vent, on suit Daniel Sempere, dès son enfance, où son père l’emmène dans le cimetière des livres oubliés pour choisir un livre qu’il devra « protéger » tout au long de sa vie. Évidemment, le livre qu’il choisira changera cette dernière et l’entraînera dans un labyrinthe de mystères et de secrets enfouis en plein cœur de Barcelone.

À la fois roman d’apprentissage, livre historique, intrigue policière et récit fantastique, ce livre possède mille facettes toutes plus fascinantes les unes que les autres, et j’ai très vite été happée par cette intrigue mystérieuse qui se dévoilait au fil des pages, sans jamais s’essouffler.

Je me suis aussi grandement attachée aux personnages, qu’il s’agisse du narrateur Daniel (même si ses agissements ne m’ont pas toujours paru très sensés) ou encore de Firmin (qui est très drôle).

Quant à l’intrigue Juliàn Carax, elle m’a tenue en haleine juste ce qu’il faut et est elle aussi peuplée de personnages intéressants et/ou attachants, à leur manière… (Je n’ose trop vous en dire!)

La plume de l’auteur est un régal, et je n’oublierai pas non plus l’ambiance délicieusement gothique du récit, l’atmosphère sombre et étouffante d’une Barcelone d’après-guerre ou encore l’hommage vibrant rendu aux livres et à leur place dans nos vies.

L’Ombre du Vent aura été pour moi une lecture prenante, tragique, drôle, émouvante… et par-dessus tout, très puissante. Je vous le recommande de tout cœur!

Le livre m’a été prêté par une amie, mais je contemple l’idée de me l’offrir, tant je l’ai aimé. Et je sais aussi que c’est un de ces livre que je prendrai plaisir à relire, dans quelques années.

Et vous, avez-vous lu l’Ombre du Vent? Qu’en avez-vous pensé?

Ces temps-ci je suis bien souvent plongée dans un livre – peut-être parce que j’ai tant lu cet été, l’habitude m’est quelque peu restée? Et l’automne approchant, j’ai de nouveau envie de lire des livres mystérieux, un peu sombres, aux ambiances un peu gothiques… (Même si, quoi qu’il arrive, c’est un de mes genres de prédilection, ne nous le cachons pas!)

Je me répète sûrement, mais je suis follement heureuse d’avoir remis la lecture au cœur (ou presque) de ma vie, ça me fait du bien, et qui sait si un jour je ne finirai pas par ouvrir ma propre petite librairie? C’est un de ces rêves un peu fous que je garde au creux de mon cœur…

Mais tout ça ne rend pas plus simple le fait de vous parler des livres que j’ai lus! C’est d’autant plus étrange que les livres que j’ai le plus aimés me semblent les plus difficiles à chroniquer. (Sans compter sur ma mémoire défaillante quand il s’agit d’écrire sur un livre lu il y a plusieurs mois…)

Mais enfin, ceci est une autre histoire… Et vous, que lisez vous ces temps-ci?

Je vous souhaite une belle journée et avec un peau d’avance, un très bon week-end!


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120 Battements par Minute

Septième Art 27 août 2017 Laisser un commentaire

Qui dit retour de vacances, dit aussi retour au cinéma, et je ne pouvais pas ne pas vous parler de 120 Battements par Minute, Grand Prix au dernier Festival de Cannes et surtout grand film dont je suis ressortie complètement chamboulée. 

Peut-être même que je serais passée à côté, si je n’avais pas été entrainée au cinéma par cette copine revue presque par hasard ce jour-là, à cause de ma propension à préférer les films anglo-saxons et à reculer (parfois) devant les films qui me semblent trop difficiles à regarder. Mais le hasard existe-t-il seulement? (Je ne suis pas si sûre.)

Si, comme moi en ce moment, vous n’êtes pas tout à fait au fait de l’actualité cinématographique, un petit rappel du synopsis de 120 Battements par Minute s’impose.

On y suit, au début des années 90′, les actions menées par les militants d’Act Up pour lutter contre l’épidémie du sida, mais surtout pour lutter contre l’indifférence générale face à une maladie qui ronge et prend de l’ampleur. Mais c’est aussi l’histoire de Nathan, nouveau venu au sein de l’association, et de Sean, au militantisme fiévreux.

Ma copine m’avait prévenue: « Le film dure plus de deux heures, et n’oublie pas tes mouchoirs. »

Cet avertissement ne m’a pas empêché de ne pas du tout voir le temps passer (et de sangloter doucement à quelques reprises). Mais comment vous raconter un film aussi fort, aussi beau et aussi nécessaire que 120 Battements par Minute?

C’est un film rythmé par les actions militantes d’Act Up, puissantes, engagées et qui tâchent – on retrouve aussi le groupe dans leurs RH (réunions hebdomadaires) et on constate amèrement qu’il y a trente ans, la lutte contre le sida semblait menée face à une société qui était bien heureuse d’ignorer la réalité de la maladie et bien indifférente aux messages de prévention nécessaires et pourtant absents.

Ça semble fou, quand, comme moi, on fait partie de la génération qui a grandi avec une conscience du sida, des messages de prévention à chaque coin de rue et des dépistages facilités. (Même s’il reste toujours du chemin à parcourir, mais ceci est une autre histoire.)

Mais si c’est un film de groupe au premier abord, il s’attarde doucement sur l’individu, et on est très vite subjugué par le personnage de Sean (Nahuel Perez Biscayart), jeune homme presque androgyne, à l’énergie nerveuse, faussement cynique et par sa relation avec Nathan (Arnaud Valois) qui prend peu à peu une tournure centrale dans l’intrigue.

Leur histoire m’a beaucoup touchée, il y avait quelque chose de très beau, d’authentique et d’intime distillé à travers leurs scènes. Et leur scène d’amour, à la fois crue et sensuelle était pleine d’un naturel qui manque parfois à ce type de moments au cinéma.

Et puis il y a toutes ces scènes de transition, les « métamorphoses » du virus en images de synthèse, l’exaltation des scènes en boîte de nuit filmées avec beaucoup d’onirisme et puis cette Seine rougie… Autant de moments qui sont comme une pause avant de reprendre sa respiration.

Le film aurait pu être un enchevêtrement maladroit de scènes mal accordées, mais le montage est absolument parfait. On passe de la narration de groupe à l’histoire individuelle sans maladresse, le rythme est soutenu, mais laisse tout de même de la place à l’émotion sans que celle-ci ne verse dans le pathos larmoyant. (Et pourtant, qu’est-ce qu’on chiale devant ce film.)

Je ne l’ai dit qu’à demi-mot, mais les acteurs de 120 Battements par Minute sont tous plus fantastiques les uns que les autres, et particulièrement Nahuel Perez Biscayart qui m’a beaucoup touché (et qui m’a tout de suite tapé dans l’œil pour sa ressemblance avec quelqu’un que j’ai connu et adoré). Il écrase tout par sa formidable présence et c’est, pour moi, la grande révélation du film. 

On retrouve aussi dans le film Adèle Haenel, dans un rôle un peu moins présent à l’écran et pourtant percutant et énergique. Il me semble que tous les acteurs ont été poussés par une énergie folle et qu’ils ont tous pris plaisir à prendre part à ce film – et ça se sent, ça se voit.

Le plaisir, l’énergie d’une jeunesse en colère, l’amour et la légèreté côtoient la mort, la maladie et la peur, dans ce film à la fois beau et triste, mais résolument percutant et important.

Et comme souvent un dernier mot sur la bande originale qui est très électronique et donc parfaite pour accompagner l’énergie fiévreuse du film. 

Vous l’aurez compris, je vous conseille vivement d’aller voir 120 Battements par Minute et de vous laisser entraîner par son énergie communicative: il devrait vous toucher en plein cœur et c’est en tout cas tout le mal que je vous souhaite.

L’avez-vous déjà vu? Qu’en avez-vous pensé?

Je vous souhaite un très beau dimanche et vous dis à très vite!

+ L’association Act Up est de nos jours dans une certaine difficulté financière alors si le sujet vous touche, je vous invite à vous rendre sur leur site et vous informer sur les moyens de la soutenir. 


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Mes Dernières Lectures #11

Dans ma bibliothèque 3 août 2017 Laisser un commentaire

Il était temps que je rattrape quelque peu mon retard dans mes chroniques littéraires et vous parle de mes dernières lectures… ou du moins d’une partie d’entre elles!

J’ose à peine vous avouer que j’ai à peu près six mois de lectures à chroniquer, mais si ça peut vous paraître beaucoup (et ça l’est) je reste une « petite » lectrice, et n’ai pas tant lu de livres que ça ces derniers mois, notamment à cause de mon déménagement récent.

Le début de l’année aura en tout cas été marqué par ma découverte de la saga de La Passe-Miroir, dont j’ai dévoré les deux premiers livres en moins de temps qu’il ne faut pour dire Clairdelune. Entre mes lectures des deux premiers tomes, j’ai lu deux autres livres très différents: une saga familiale nordique et un petit livre de nouvelles absurdes… Je vous laisse découvrir ce que j’ai pensé de tout cela!

Les Fiancés de l’Hiver – C. Dabos

« Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même. Il faut des tripes, t’sais, pour se regarder droit dans les mirettes, se voir tel qu’on est, plonger dans son propre reflet. »

C’est à Noël que ma petite sœur m’a offert le premier tome de la saga de la Passe-Miroir en version poche, pensant que ça allait me plaire… elle n’aurait pu mieux deviner!

Dans ce premier tome on fait la connaissance d’Ophélie, la fameuse passe-miroir qui possède également le don de liseuse, inhérent à certains habitants de l’arche Anima où elle vit paisiblement. Tout du moins jusqu’à ce qu’on l’oblige à des fiançailles avec Thorn, qui fait partie du puissant clan des Dragons dans son arche respective, le Pôle. Mais pourquoi avoir unis cette jeune fille gauche et cet homme froid et taciturne? Quels sont les mystères qui hantent les moindres recoins de la Citacielle, capitale flottante du Pôle?

Dès le début, j’ai été happée par l’univers fantastique, riche et inventif crée par Christelle Dabos, à tel point que j’avais bien du mal à m’arrêter de lire, ce qui est toujours bon signe, il faut bien l’admettre.

La richesse de cet univers fantastique, sorte de doux mélange de différentes influences (on peut y retrouver des similarités avec l’univers de Miyazaki, des influences steampunk, et surtout beaucoup de magie, mais pas telle qu’on l’entend comme dans Harry Potter par exemple) est probablement l’une des choses qui m’a le plus séduite. Et à travers ce premier tome, j’ai eu l’impression de simplement l’effleurer et qu’il me resterait beaucoup, beaucoup à découvrir…

J’ai trouvé que la plume de l’auteur était un régal – c’est limpide, fluide et bien écrit, sans pour autant être alambiqué. Pas étonnant que les pages se tournent si facilement!

Quant à l’intrigue, elle est pareille à nulle autre, et beaucoup de mystère entoure nos personnages tout le long de leurs aventures, sans que l’on sache vraiment à quoi s’attendre. Ces derniers sont tous haut en couleurs, parfois même à la limite de la caricature.

Je me suis pour ma part attachée à Ophélie assez rapidement, la trouvant plutôt attendrissante dans sa grande maladresse, mais je dois dire que je l’ai aussi trouvée immature et sans grande force de caractère parfois. Quant à Thorn, j’ai un peu regretté qu’il ait tant brillé par son absence, mais il faut bien dire que la moindre de ses apparitions semait le trouble dans mon esprit!

Enfin, si l’univers des Fiancés de l’Hiver paraît au premier abord assez loufoque (et il l’est, en partie) il faut tout de même souligner qu’une grande part de noirceur se développe petit à petit dans le livre, comme pour annoncer la tournure que vont prendre les évènements tout au long de la saga…

C’était en tout cas un réel coup de cœur et après avoir refermé ce premier tome, je n’avais qu’une envie: me plonger dans le second!

Je vous conseille de tout cœur de découvrir Les Fiancés de l’Hiver, si ce n’est déjà fait, d’autant plus si vous aimez le genre fantasy et que vous avez un faible pour les univers imaginaires – celui-ci est d’une richesse folle, et n’a rien à envier à celui d’Harry Potter!

Avez-vous lu Les Fiancés de l’Hiver? Partagez-vous mon enthousiasme?

Les Disparus du Clairdelune – C. Dabos

« Quand je vous ai dit que vous aviez une prédisposition surnaturelle aux catastrophes, ce n’était pas une invitation à me donner raison. »

Un peu plus d’un mois après avoir terminé le premier tome, je me suis de nouveau plongée dans l’univers du Pôle, avec Ophélie, Thorn et les autres, non sans un immense plaisir!

S’agissant du second tome d’une saga, je ne m’étendrai pas sur l’intrigue – tout ce que je peux vous dire, pour ne pas vous gâcher l’histoire si vous ne l’avez pas encore découverte, c’est que le mystère s’épaissit, que les intrigues à la cour de la Citacielle se multiplient et que ce tome est riche en révélations et rebondissements.

J’ai aussi beaucoup aimé voir les personnages évoluer et s’affirmer, ce qui est notamment le cas d’Ophélie qui m’a semblé moins passive que dans le premier tome (où j’avais trouvé qu’elle subissait beaucoup plus qu’elle n’agissait). On en découvre également davantage sur Thorn, sa famille et son passé, et sa relation (tumultueuse) avec Ophélie s’enrichit au fil des pages…

J’ai aussi beaucoup aimé en savoir plus sur le Pôle, les différentes familles qui y vivent ainsi que leurs pouvoirs respectifs. Mention spéciale au personnage d’Archibald, qui est très vite devenu l’un de mes préférés, pour sa nonchalance et son humour.

L’écriture de Christelle Dabos est toujours aussi fluide et plaisante, empreinte d’une certaine malice qui fait toute la différence, malgré une intrigue qui prend des tournures parfois dramatiques.

Les Disparus du Clairdelune est sans nul doute le digne successeur des Fiancés de l’Hiver et je l’ai adoré, de la première à la dernière page – je vous le conseille évidemment de tout cœur!

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce second tome?

Le troisième tome, La Mémoire de Babel est sorti il y a peu, et je l’ai évidemment dévoré, mais je vous en reparlerai un peu plus tard… 

Without Feathers – Woody Allen

« Money is better than poverty, if only for financial reasons. »

Pendant mes trajets de métro, l’hiver dernier, j’emmenais avec moi ce petit livre que m’a aussi offert ma petite sœur, sorte de recueil de nouvelles, courts essais, pièces de théâtre et autres divagations fantasques de Woody Allen.

Tout y est complètement absurde, parfois satirique et c’est souvent… du grand n’importe quoi. Mais c’est très drôle, du moins pour qui est sensible à l’humour très particulier de Woody Allen (pensez aux films qu’il a réalisés dans les années 80′ et vous aurez une idée du ton de ce petit livre).

Certains de ces petits essais ne m’ont pas convaincue, tandis que d’autres m’ont beaucoup, beaucoup fait rire, notamment les deux pièces de théâtre du recueil (qu’il est tellement drôle d’imaginer portées sur scène).

À découvrir, et à lire quand on aime le cinéma et l’esprit de Woody Allen!

Cent Ans – H. Wassmo

« D’autre part, comment des gens de la même origine peuvent-ils être aussi différents, aussi totalement dépourvus de compréhension les uns envers les autres? »

Dans ce livre, lu dans le cadre du club de lecture de mon amie Victoria, on suit quatre générations de femmes, cent ans d’histoire familiale, de la grand-mère de la narratrice (qui est aussi l’auteure), Sara Susanne, jusqu’à sa mère Hjørdis.

Je n’ai pas été conquise par ce livre, que j’ai trouvé trop long et aux enjeux trop peu passionnants. J’ai parfois été bercée par le récit de la vies quotidienne des personnages, mais je me suis souvent ennuyée face à des vies de femmes dont le destin ne semblait être que de se marier, de faire des enfants et de s’en occuper, tout en faisant face à leurs frustrations diverses…

On s’attache doucement à certains personnages plus qu’à d’autres (de mon côté, j’ai ressenti une certaine tendresse à l’égard de Sara Susanne), mais il faut prendre gare à ne pas les confondre tant ils sont nombreux et aux prénoms très similaires.

C’est aussi une lecture qui interroge: que deviennent Sara Susanne ou Fredrik? À quel point l’auteure a-t-elle romancé la vie de ses ancêtres? Et si l’on peut le deviner, qu’à réellement fait ce « lui » qui est si menaçant à chaque évocation?

En somme, Cent Ans est un livre assez inégal. Il y a parfois trop de détails, qui contribuent à ce sentiment de langueur ressenti à la lecture, parfois pas assez, laissant le destin de certains personnages en suspens. Certains passages sont très beaux, certaines réflexions intéressantes, mais il me semblent noyés dans le récit de vies quotidiennes sans relief.

En revanche, le livre m’a quelque peu donné envie d’aller explorer la Norvège, même si elle n’était pas au cœur du récit, elle en a dessiné les contours et j’ai eu envie, à mon tour, d’aller me promener dans les îles Lofoten par exemple…

Si je n’ai pas détesté cette lecture (qui, somme toute, allait bien avec la langueur d’un mois de février à Paris), il me semble difficile de vous la conseiller, à moins que les sagas familales un peu froides vous plaisent – en tout cas, de mon côté, la magie n’aura pas opéré!

Est-ce que vous avez lu Cent Ans? L’avez-vous davantage apprécié que moi?

Ces temps-ci, je lis assez peu, un peu par manque d’envie, davantage par manque de temps. Je n’arrive pas à « lire entre deux portes », dans le métro ou pendant mes pauses déjeuner… J’aime consacrer à la lecture plusieurs heures, dédiées uniquement à ça et c’est sûrement une mauvaise habitude, mais que voulez-vous!

Je suis toutefois plongée en ce moment dans Une Apparition, de Sophie Fontanel, que la maison d’édition m’a gentiment fait parvenir. Le livre sort le 17 août, et j’aime beaucoup ce que j’en ai lu jusqu’ici. Nul doute que je vous en reparlerai!

J’attends aussi avec impatience d’être en vacances pour me plonger corps et âmes dans mes lectures. J’ai sélectionné quatre livres et je crois que mon ambition est un peu grande, mais qu’importe, je tâcherai d’en lire le plus possible.

Et vous, que lisez-vous cet été?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à bientôt!


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