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Culture

Mes Dernières Lectures #8

Dans ma bibliothèque 16 décembre 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #8

Dans cette nouvelle revue de mes dernières lectures je vais vous présenter les livres que j’ai lus et qui ont fait battre mon cœur (ou pas…) cet été. Et comme les extrêmes sont un peu ma spécialité, on y trouvera à la fois le plus gros livre que j’aurai lu cette année, ainsi que deux de mes plus courtes lectures!

Encore une fois, beaucoup d’éclectisme dans mes lectures, avec au programme aujourd’hui, un roman fantasy absolument fascinant, un roman qui parle d’amour avec finesse et un livre avec des vampires pas comme les autres…

Vous me suivez?

Mes Dernières Lectures #8 - Jonathan Strange & Mr Norrell

Jonathan Strange & Mr Norrell – Susanna Clarke

« I have a scholar’s love of silence and solitude. To sit and pass hour after hour in idle chatter with a roomful of strangers is to me the worst sort of torment. »

Si vous me suivez depuis un moment, et ailleurs que sur mon blog, il ne vous aura pas échappé que Jonathan Strange & Mr Norrell a été mon coup de cœur de l’été, et peut être même de l’année… Je vous avais déjà parlé de la série que la BBC a produite (et que j’ai regardé juste après avoir terminé le livre) mais place maintenant au livre en lui-même!

L’intrigue de Jonathan Strange & Mr Norrell se déroule dans l’Angleterre du début du 19e siècle, tandis que le pays est enlisé dans la guerre contre Napoleon. Or, il se trouve que Mr Norrell, qui se targue d’être le dernier magicien pratiquant la magie dans le pays, veut offrir son aide à l’armée pour enfin vaincre Napoleon. Il faut en effet savoir que, bien que l’Angleterre soit pleine de magiciens, aucun d’entre eux, mis à part Norrell, ne pratique la magie – ils se contentent d’en parler et de théoriser la magie.

Mr Norrell s’installe donc à Londres et bâtit peu à peu sa réputation de magicien… Pendant ce temps, Jonathan Strange, qui ne sait rien de Mr Norrell et de ses exploits, va se mettre à étudier la magie, presque par hasard, pour devenir à son tour un véritable magicien. Il va sans dire que les destins de ces deux hommes vont finir par se croiser, pour le meilleur, comme pour le pire…

Malgré ses mille pages, c’est un livre qui m’a enchanté, et ce pour diverses raisons. Tout d’abord, j’aime énormément les univers fantastiques riches et « vraisemblables » comme ceux développés par J.K. Rowling dans Harry Potter ou par Tolkien dans The Lord of the Ringsdes univers si richement décrits et étudiés qu’il n’est que trop facile de s’y perdre pendant de longues heures, laissant derrière soi la réalité…

Ici, Susanna Clarke s’y est prise de façon similaire, en intégrant à l’histoire réelle de l’Angleterre, une sorte de mythologie de la magie, à travers des anecdotes et histoires (parfois très longues) qu’elle développe dans des notes de bas de page (qui prennent parfois plus de place que la narration d’origine) et à travers tout le récit. C’est absolument fascinant et souvent aussi très drôle. Les notes de bas de page ont l’inconvénient de casser un peu le rythme du récit, mais bon, ça ne m’a pas dérangé outre mesure (mais ce ne sera pas le cas de tout le monde).

Et dans cet univers riche et mystérieux, évoluent des personnages non moins intéressants et tout aussi complexes que l’intrigue qui les entoure. Ils ne sont pas caricaturaux, ils sont uniques et jamais entièrement bons ou mauvais – en somme ils sont humains, et ça c’est vraiment un bon point.

Quant à l’atmosphère magique, mystérieuse et profondément britannique, vous imaginez bien que ça m’a beaucoup, beaucoup plu…

Enfin, je ne pouvais pas ne pas vous parler du style de Susanna Clarke. Elle écrit avec finesse et érudition, oscille sans cesse entre sarcasme et narration plus « sérieuse » et rappelle furieusement le style de Jane Austen, ou encore Dickens et Oscar Wilde. Évidemment, j’ai lu le livre en version originale, et c’était un délice – je ne saurais dire si l’esprit et l’humour typiquement britannique se retrouve aussi bien en version française… Si c’est possible, lisez-le en VO, ce serait dommage de s’en priver! 

Mais si Jonathan Strange & Mr Norrell m’a totalement envoûté, je ne suis pas sûre que ce soit un roman à mettre entre toutes les mains. Il semblera sans doute trop long (et donc ennuyeux) à certains, tandis que d’autres n’auront pas la passion du détail que j’ai éprouvée – beaucoup d’histoire réelle est mêlée à la magie de l’intrigue, et le tout peut être un peu (trop) complexe parfois. 

Le rythme est assez lent, du moins au début, et si ça m’a permis de « déguster » ma lecture, ça en endormira d’autres. Sans compter que la magie dont on parle ici est assez.. obscure, et on ne sait pas très bien quelles sont ses règles ni même comment elle fonctionne. Ce mystère sera peut-être frustrant pour les lecteurs habitués à une magie plus « simple d’accès »…

Quoi qu’il en soit, j’ai aimé Jonathan Strange et Mr Norrell de tout mon cœur et il est certain que je replongerai dans cet univers avec grand plaisir, soit à travers la série, soit en relisant le livre un jour… Et quand j’aurai fait diminuer ma pile à lire, je m’offrirai la « suite » intitulée The Ladies of Grace Adieu and Other Stories, qui est en réalité un recueil de nouvelles qui se déroulent dans le même univers que son prédécesseur. 

Et j’espère vivement que Susanna Clarke écrira d’autres livres dans cette lignée!

Est-ce que vous avez lu Jonathan Strange & Mr Norrell? Si oui, je suis curieuse de connaître votre avis…

Mes dernières Lectures #8 - Vous Aimer, Caroline Bongrand

Vous Aimer – Caroline Bongrand*

« Ils s’embrassèrent, beaucoup, longuement, lentement. On sous-estime le baiser. Lorsqu’il se donne, pleinement, entièrement, c’est une étreinte des âmes. C’est un corps qui entre dans un autre, lui donne tout, lui prend tout, se laisse donner et se laisse prendre. C’est faire l’amour, de manière totale, comme en modèle réduit. »

Je me souviens très bien de l’après-midi où j’ai lu ce livre – j’étais à Lille, c’était un dimanche après-midi ensoleillé, et j’avais enfin trouvé un coin de verdure un peu plus calme que les autres au Parc de la Citadelle. Et puis j’ai lu. J’ai souri et j’ai été émue, je me suis reconnue et j’ai trouvé ça beau. Puis j’ai refermé ce livre et me suis mise en chemin, pour reprendre le train vers Paris.

Vous Aimer est un livre qui raconte la rencontre entre une femme et un homme. Une rencontre, puis une relation platonique mais passionnée et passionnelle entre ces deux être qui ont choisi de faire un pacte pour préserver leurs familles respectives – le pacte de ne jamais faire l’amour.

Alors, en lisant cette quatrième de couverture, j’avais un peu peur de me retrouver dans un récit rempli de lieux communs, d’une intrigue sans surprise et de personnages un peu caricaturaux. Et bien, je n’aurais pas pu être plus loin de la réalité!

Ce roman m’a beaucoup plu pour la simplicité et la vraisemblance de ses émotions. Ici, pas de tournures de phrase alambiquées, l’écriture de Caroline Bongrand est simple mais douce et va droit au but. L’amour qui est raconté dans le roman est beau, loin d’être sirupeux et il ne sonne pas faux – au contraire, l’évidence du sentiment amoureux décrit ici m’a beaucoup touché.

Il est aussi facile de s’identifier aux personnages (d’autant plus qu’ils n’ont pas de nom) et de se retrouver dans les questionnements et sentiments des uns et des autres. Enfin, si c’est un roman qui touchera sans doute plus facilement un public féminin, je me souviens avoir corné quelques pages, pour les montrer un jour à un garçon avec lequel j’aurai envie de les partager…

En somme, Vous Aimer est un très beau livre, simple mais touchant et d’une grande finesse. À découvrir!

Connaissez-vous Caroline Bongrand? Vous ai-je donné envie de découvrir Vous Aimer?

Mes Dernières Lectures #8 - Avant j'étais juste immortel, Juliette Bouchet

Avant j’étais juste Immortel – Juliette Bouchet*

« – Je m’appelle Raphaël. Je suis navré de la confusion occasionnée. J’ai réellement cru que la maison était abandonnée avant de m’y installer. Ça fait environ une heure que vous vous videz de votre sang. Pourtant c’est votre jour de chance, je vous propose un marché.
– On ne négocie pas avec les voleurs, jeune homme.
– J’accepte que vous restiez ici avec moi et que vous vous occupiez de l’intendance, en échange de quoi vous pouvez garder Médor.
Soudain secoué de soubresauts spasmodiques, sir Peter Roberts me fixe entre deux éclats de rire nerveux.
– Go fuck yourself, mister.
Il jette sa tête en arrière et repart d’un rire tonitruant en se laissant choir sur l’accoudoir du canapé. Hilare et sanglant. Je crois que j’ai trouvé un copain. »

Le dernier livre que j’aurai lu cet été, le voici: un roman de vampires pas comme les autres (et même totalement loufoques).

Raphaël est un vampire aux goûts bien définis, un peu allergique au sang d’humain accro à la malbouffe, qui bat la campagne à la recherche de sang frais, qui ne serait pas contaminé par des cochonneries… Il fait équipe avec Sir Roberts, un vieil anglais qu’il a transformé en vampire, un peu par pitié et surtout pour ne plus être aussi seul. Mais tout va basculer quand Raphaël va tomber amoureux d’une femme aussi indomptable qu’irrésistible.

Si je l’ai lu très rapidement aussi, on ne peut pas dire que ce livre m’ait particulièrement plu… Deux cent pages de parodie et de situations cocasses mais aussi un peu grossières, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je dois bien l’avouer.

L’humour noir est omniprésent, et si le ton est léger et provocant à souhait, c’est surtout pour nous parler d’amour (un peu) et pour dénoncer (beaucoup) nos mauvaises habitudes de consommation. Tout ceci a au moins le mérite d’être original!

Certains personnages sont attachants malgré tout, l’intrigue est inattendue et les dialogues plutôt savoureux. C’est un roman que j’ai trouvé divertissant, mais loin d’être inoubliable et pour cette raison, je ne saurais pas quoi ajouter de plus…

Sur Goodreads, d’autres personnes ont été plus emballées que moi, alors peut-être que ça plaira à certains d’entre vous, qui sait!

Et vous, peut-être l’avez vous lu? Qu’en avez-vous pensé?

J’espère que cette nouvelle chronique littéraire vous a plu et vous aura donné quelques envies de lecture…

Je trouve que la saison est particulièrement propice pour lire des livres tels que Jonathan Strange & Mr Norrell (l’ayant lu en plein mois d’août, je ne suis pas ma propre logique, mais bon…). De mon côté, en ce moment, je suis en pleine lecture de Beauty, de Robin McKinley, le livre du mois de décembre du club lecture de Victoria, et je suis ravie d’être plongée dans cet univers de conte de fées, doux mais loin d’être simpliste. 

Et vous, que lisez-vous en ce moment? Des livres à me recommander?

Je vous souhaite de belles lectures et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

*Livres gracieusement envoyés par l’éditeur

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The Girl on the Train

Septième Art 27 novembre 2016 Laisser un commentaire

The Girl on the Train

S’il y a bien un film que je voulais voir depuis sa sortie, c’était celui-ci: The Girl on the Train (La Fille du Train en VF). Un film adapté d’un best-seller de Paula Hawkins ou encore, le thriller automnal parfait pour trembler un peu…

On y rencontre Rachel (Emily Blunt) qui prend le même train tous les jours, et tous les jours elle observe ce couple qu’elle idéalise. Elle imagine leurs vies, leurs prénoms… jusqu’à ce qu’une disparition sème le trouble dans leurs vies autant que dans la sienne.

Sauf que Rachel, fraichement divorcée et incapable de se détacher du souvenir de son ex-mari (Justin Theroux), noie son désespoir dans l’alcool, et n’arrive (justement) pas à se souvenir de tout…

The Girl on the Train

Avant toute chose: je n’ai pas lu le livre sur lequel s’appuie le film, il est sur ma pile à lire (et je le lirai sans nul doute un jour) et il m’est donc impossible de parler de l’adaptation en elle-même. J’ai juste lu çà et là que le film était très fidèle à l’histoire originale… mais je ne saurais en dire plus!

C’est simple, The Girl on the Train est un film qui a su me tenir en haleine, sans jamais qu’il me semble trop long… et pourtant! Le rythme du film n’est pas particulièrement enlevé, et l’intrigue se met en place tout doucement, de façon à laisser au spectateur tout le loisir de se poser des questions, de se perdre dans un labyrinthe parfaitement élaboré…

La narration se fait au pluriel (tout comme dans le livre d’après ce que j’ai compris) et cette façon de présenter l’intrigue, au travers des trois femmes qui se trouvent au cœur du récit, est à nouveau une façon de brouiller les pistes. Qui est véritablement Rachel? Quelles sont les motivations de Megan? Et Anna, quel est sont rôle dans toute cette histoire..? (Je ne vous en dis volontairement pas davantage.)

L’atmosphère du film est inquiétante, presque lugubre et la photographie, sombre, grise et nébuleuse, sied bien à l’intrigue. Apparemment celle-ci a été transposée d’un été londonien à un automne new-yorkais et même si, encore une fois, je n’ai pas lu le livre, ça ne me semble pas être un mauvais choix.

Si l’ambiance humide et grise correspond à merveille à l’action, elle me semble aussi être un parfait miroir de la psyché du personnage principal, Rachel, une femme brisée et sombre à la fois. Dans ce rôle complexe, Emily Blunt est brillante. Elle évite avec brio l’excès de pathos et nous offre une performance pleine de nuances – elle interroge le spectateur, qui oscille sans cesse dans son jugement à son égard. Il me semble impossible de rester de marbre devant l’intensité de son jeu et devant le bleu de son regard…

Mais le reste du casting est tout aussi intéressant! Hayley Bennett (qui interprète Megan) est troublante et touchante à la fois, dans un rôle qui interroge tout autant le spectateur, tandis que Luke Evans (qui joue son mari) n’est pas moins convaincant et semble tout aussi imprévisible. Quant à Justin Theroux et Rebecca Ferguson, il n’y a rien à dire, ils habitent leurs personnage avec autant de pertinence que les autres. 

The Girl on the Train est en outre un film qui traite avec brio de sujets extrêmement sombres – dépression, alcoolisme, manipulation, perversion, solitude…  Je n’ose en dire davantage, mais ce qui est certain c’est que le film m’a hanté encore quelque temps après être sortie de la salle. 

À noter que le film n’est pas riche en violence graphique (si ce n’est lors du dernier quart d’heure, où j’ai fermé les yeux face à une scène en particulier). C’est justement cette tension palpable et incroyablement prenante dont je vous parlais plus haut qui est appréciable – rien n’est plus inquiétant que le caractère incertain de nos suppositions! 

Si vous êtes d’humeur à voir un thriller efficace et haletant, je ne peux que vous conseiller d’aller voir The Girl on the Train, d’autant qu’ici (je me répète) Emily Blunt est véritablement formidable dans le rôle sombre et torturé de Rachel.

À voir, surtout pour sa performance. Et puis pour l’ambiance automnale angoissante à souhait aussi. (Parfaitement mis en musique par Danny Elfman d’ailleurs!)

Est-ce que vous l’avez vu? Qu’en avez-vous pensé?

Je vous souhaite un beau dimanche et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le situé sous cet article – merci!

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Fantastic Beasts and Where to Find Them

Septième Art 20 novembre 2016 Laisser un commentaire

Fantastic Beasts and Where to Find Them

Qui dit saison froide, dit magie, du moins dans mon esprit… Fantastic Beasts and Where to Find Them (ou Les Animaux Fantastiques en VF) semblait donc être le film idéal pour un vendredi soir frileux et pour finir en beauté une semaine plutôt fatigante.

Verdict? Oui, oui c’était chouette, mais ce n’était pas LE chef d’œuvre de l’année (loin de là). Et pourtant, ne vous méprenez pas, vous avez devant vous (virtuellement parlant) une grande fan d’Harry Potter et de J.K. Rowling…

Mais avant de vous dire ce que j’ai aimé (et surtout moins aimé) dans ce film, un retour rapide sur le synopsis, pour tous ceux qui auraient vécu dans une grotte ces derniers mois!

Dans Fantastic Beasts and Where to Find Them, on retourne dans l’univers magique de J.K. Rowling, mais bien des années avant les évènements qui ont lieu dans la saga Harry Potter… Projetés dans les années 1920, on change même de continent: bienvenue à New York City, où les muggles sont appelés des no-maj (bizarrement, je préfère la version britannique du terme..).

On y suit Newt Scamander (Eddie Redmayne) un magizoologiste, qui se retrouve malgré lui dans une aventure un peu folle, après que certaines des créatures fantastiques desquelles il s’occupe se soient échappées à travers la ville. En parallèle, une force mystérieuse terrorise les habitants de New York, et c’est Percival Graves (Colin Farrell) qui fera tout pour empêcher une guerre entre sorciers et no-maj

Fantastic Beasts and Where to Find Them

Quand je repense au film, je reste très partagée – beaucoup de petites choses m’ont beaucoup plu, mais dans l’ensemble, ce n’est pas un film qui m’a emporté. Par quoi commencer?

Ce qui m’a beaucoup plu, évidemment, aura été de retrouver l’atmosphère magique et merveilleuse d’un monde où il existe la magie telle que J.K. Rowling l’a imaginée. Les séquences où l’on découvre de la magie à l’œuvre (et elles sont plutôt nombreuses, vous vous en doutez) m’ont totalement émerveillée. Et bien sûr, découvrir les quelques animaux fantastiques dont s’occupe Newt Scamander font partie de ces séquences – mention spéciale au niffleur, petit animal espiègle et adorable à souhait!

Fantastic Beasts and Where to Find Them est également émaillé d’humour et de légèreté, bien propre à Rowling et son univers. (C’est probablement l’une des choses que j’ai préféré dans le film d’ailleurs.)

Cet aspect est d’autant plus réussi grâce aux acteurs choisis, qui habitent leur rôles avec brio. Eddie Redmayne, qui fleurte parfois avec la caricature, n’en reste pas moins attachant et amusant de maladresse et timidité, tandis que Dan Fogler (qui incarne Jacob Kowalski, un no-maj qui accompagne Newt dans cette aventure) aura probablement été la caution humoristique la plus réussie du casting. (Sans oublier qu’il est très attachant!) Quant à Colin Farrell, il était mystérieux à point et Alison Sudol (qui joue Queenie, la sœur de Tina) amusante juste ce qu’il faut.

En revanche, Katherine Waterston, qui incarne Porpentina Goldstein, l’ex-auror qui poursuit, puis s’allie avec Newt Scamander, aura été d’un charisme quasi inexistant… un peu dommage pour un premier rôle, non?

De façon générale, ce qui m’a chagriné dans ce film, aura été le manque de profondeur. Les personnages sont amusants (ou intrigants – et là je pense à Ezra Miller qui joue Credence, un personnage important, mais très peu travaillé) mais il m’a semblé presque difficile de m’y attacher et de m’attacher à leur histoire, celle-ci étant presque inexistante. (De ce fait, la fin du film n’est pas très crédible à mes yeux…)

Associé à un manque de profondeur, on retrouve un scénario (pourtant écrit par J.K. Rowling elle-même!) un peu bancal, saturé d’intrigues, de personnages et d’idées qui sont toutes relativement peu développées. L’univers est riche, mais il est traité de façon superficielle – on nous parle par exemple de Grindelwald (un personnage important et connu des lecteurs d’Harry Potter) sans entrer dans les détails et malgré le titre du film, les animaux fantastiques n’ont qu’un rôle relativement mineur dans l’intrigue. 

C’est aussi un peu déroutant de voir l’intrigue passer d’une séquence légère, à une séquence très sombre, presque sans transition… La noirceur de certaines scènes est d’ailleurs particulièrement malsaine je trouve, parsemée d’allusions de prédation sexuelle et d’iconographie fasciste (bonjour, je m’appelle Percival Graves, et je suis coiffé comme un SS), le tout sur fond d’intolérance et de racisme. Le monde d’Harry Potter n’a jamais été tout rose, mais le contraste entre légèreté et noirceur est particulièrement frappant dans Fantastic Beasts and Where to Find Them

Cela dit, j’ai aussi beaucoup aimé l’atmosphère des années 20′ (évidemment), la bande originale et tout l’aspect purement visuel du film (très propre, très lisse et plein de jolis effets spéciaux) mais comme je vous l’ai dit plus haut, je reste incroyablement partagée… 

Fantastic Beasts and Where to Find Them est un excellent divertissement, c’est un beau film et je me suis beaucoup amusée, mais je regrette que la richesse de l’univers n’ait pas été exploitée avec davantage de finesse et que les personnages n’aient pas bénéficié de plus de profondeur, tant dans leurs caractéristiques que dans leurs relations.

J’ignore si tout cela est dû au scénario en lui-même (qui est d’ailleurs sorti en version papier dans une magnifiques édition)(et ça m’attristerait, moi qui loue tant les talents littéraires de Rowling..) ou à la direction du film – le mystère plane…

Bon, et vous qui avez vu le film, qu’en avez-vous pensé? Suis-je la seule à ne pas l’avoir trouvé tout à fait fantastique? N’hésitez pas à me donner votre avis, ça m’intéresse!

Quant à moi, je vous souhaite une merveilleuse soirée et vous dis à très vite…


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le situé sous cet article – merci!

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Mes Dernières Lectures #7

Dans ma bibliothèque 3 novembre 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #7

J’essaie de rattraper tant bien que mal mon retard dans mes chroniques littéraires – on y croit!

C’est donc la septième édition de mes dernières lectures que je vous présente ici, avec trois livres très différents les uns des autres: une pièce qui s’inscrit dans l’univers de notre sorcier à lunettes favori, une fable nostalgique pour amateurs de livres et le premier tome d’une saga italienne aussi passionnante que percutante.

Peut-être que cela pourra vous donner des idées…!

Mes Dernières Lectures #7

L’Amie Prodigieuse – Elena Ferrante

« C’était une vieille crainte, une crainte qui ne m’était jamais passée : la peur qu’en ratant des fragments de sa vie, la mienne ne perde en intensité et en importance. »

Premier tome d’une saga napolitaine en quatre volumes (dont deux seulement ont été traduits en français pour l’instant), L’Amie Prodigieuse est un livre riche, fascinant et aux facettes multiples.

On y rencontre et suit deux amies d’enfance, Lenu et Lila, à travers l’évolution de leur amitié qui parfois se distend, quand leurs chemins se séparent quelque peu, parfois s’intensifie, mais qui n’est jamais vraiment de tout repos. Cette amitié ambigüe, teintée de jalousie, d’incompréhension, de violence ou au contraire de tendresse, est toujours décrite avec finesse et vraisemblance. C’est très intéressant (et rafraichissant) de découvrir et de suivre cette relation au fil des pages, d’autant plus qu’il est facile de s’y identifier, de près ou de loin, tant cette amitié paraît réaliste, dans ses bons comme dans ses mauvais moments.

Mais si l’amitié est un thème majeur du livre, ça n’est pas le seul sujet développé – loin de là!

L’Amie Prodigieuse plonge le lecteur dans un quartier plutôt défavorisé de Naples, dans les années 50′ et nous montre à quel point la violence est omniprésente, un peu comme une toile de fond: querelles de voisinage, tromperies, machisme glaçant d’une société patriarcale, ignorance et disputes familiales. La violence est aussi évoquée au passage à l’adolescence, quand les héroïnes passent d’un corps de petite fille à un corps de jeune femme…

La narratrice, Lenu, nous emmène également à travers ses propres questionnements sur l’avenir, les garçons, l’amitié, le monde (et le quartier) qui l’entoure, l’éducation, etc. Quand je vous disais que c’était un livre riche, je ne vous mentais pas!

S’il semble facile, au début, de se perdre parmi la flopée de personnages qui habitent le roman, on s’y fait assez rapidement, d’autant qu’ils n’ont pas tous la même importance. (Au besoin, un index des personnages se trouve au début du roman. Je n’y ai pas eu recours pour ne pas casser mon rythme de lecture, mais c’est tout de même utile à avoir sous la main!)

En somme, L’Amie Prodigieuse est un roman fascinant, à la fois grave et léger, écrit avec intelligence et finesse et je dois bien dire qu’une fois plongé dedans, il me semble difficile de s’en détacher avant de l’avoir terminé… Je guette de mon côté la sortie poche du second volume et ai bien hâte de me replonger bientôt dans l’Italie de Lenu et Lila!

Est-ce que vous avez lu L’Amie ProdigieuseN’hésitez pas à me faire part de vos impressions.

Mes Dernières Lectures #7

The Little Paris Bookshop – Nina George

« We cannot decide to love. We cannot compel anyone to love us. There’s no secret recipe, only love itself. And we are at its mercy–there’s nothing we can do. »

Dans The Little Paris Bookshop, on rencontre Jean Perdu, un libraire qui se considère comme un « apothicaire littéraire », capable de conseiller le livre qu’il faut pour n’importe quelle peine, pour n’importe quelle personne – son intuition littéraire lui permet de « soigner » ses clients. En revanche, il n’arrive lui-même pas à s’extirper de la douleur d’une rupture sentimentale qui remonte à de nombreuses années…

Quand enfin il ouvre la lettre d’adieu que lui avait laissé son amante, il s’embarque pour une folle aventure le long des fleuves français (sa librairie se trouve sur une péniche), accompagné de drôles de compagnons, jusqu’à sa destination finale: la Provence.

Des livres, Paris, de la mélancolie et puis la douceur de la Provence… ce livre avait tout pour me plaire, en théorie. Dans les faits, je dois bien avouer avoir refermé le livre avec un sentiment mitigé – je ne l’ai pas adoré mais je ne l’ai pas détesté non plus. Subsiste donc un sentiment un peu « meh »…

Je pense que l’une des choses qui m’a le moins plu était le caractère de Jean Perdu (qui est donc le personnage principal du roman). Il m’a un peu agacé dans son inclination à s’apitoyer sur son sort, à être triste et s’y complaire. Alors certes, un personnage masculin qui montre ses faiblesses, d’accord, c’est peut-être inhabituel mine de rien, mais là j’en garde un souvenir de « trop ».

D’autre part, j’ai trouvé le roman (qui est un roman allemand à l’origine) riche en clichés, aussi bien dans son intrigue que dans son portrait de la France et des français. Ajoutez-y un ton parfois très sirupeux, qui m’a lui aussi agacé, et une propension à la caricature, bref, le livre en « fait trop » par moments.

Cela dit, c’est dommage que le roman soit si inégal car il est aussi riche en belles idées et en citations intelligentes (j’ai souligné pas mal de passages et de phrases pleines de sagesse qui m’ont plu) et j’ai beaucoup aimé l’univers très littéraire du roman (et il plaira à n’importe qui, qui aime les livres).

The Little Paris Bookshop a en outre quelque chose de charmant et de bucolique, peut-être grâce aux descriptions du sud de la France (car l’intrigue se passe bien peu à Paris en fin de compte) ou grâce aux jolis sentiments distillés à travers le livre… Mais pour moi ça m’a souvent semblé un peu exagéré, « over the top » comme je l’ai dit dans ma review Goodreads – dommage!

Est-ce que vous avez lu le livre et en avez pensé autre chose? Ceci étant dit, pour une lecture légère, je suis sûre que le livre fera parfaitement l’affaire…

Vous trouverez la version française juste ici (ou chez votre libraire de quartier) si le livre vous intéresse en VF.

Mes Dernières Lectures #7

Harry Potter and the Cursed Child – J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

« They were great men, with huge flaws, and you know what – those flaws almost made them greater. »

Ai-je encore besoin de vous présenter Harry Potter and the Cursed Child, ce présupposé huitième tome (qui n’en est pas un!) des aventures de Harry et ses acolytes? Je ne crois pas, d’autant qu’il est tout récemment sorti en version française (et après avoir vu trois personnes, dans un périmètre de deux mètres, le lire dans le métro, je doute que l’information soit passée inaperçue).

Dans cette nouvelle œuvre, qui s’inscrit dans le monde des sorciers de Rowling, on retrouve Harry, Ron et Hermione, bien des années après le dernier tome de la saga originale, alors que leurs enfants sont à Hogwarts à leur tour. On suit plus particulièrement Albus, le fils d’Harry Potter, ses doutes, ses peurs et sa relation chaotique avec son père… Et je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte!

Pour ceux qui l’ignorent encore, ce livre est en réalité le script d’une pièce de théâtre qui se joue à Londres depuis le mois de juillet et il n’a pas été écrit uniquement par J.K. Rowling – on est donc face à un format (et un ton) différent de tout ce que l’on a connu jusqu’ici. Si cela m’a quelque peu dérouté au début (principalement parce que les délicieuses descriptions de Rowling m’ont manqué) je suis assez vite rentrée dans le cœur de l’intrigue, tournant les pages avec frénésie tant ça se lit vite…

Et contrairement à beaucoup de personnes (il me semble) j’ai beaucoup aimé me retrouver dans cet univers si familier, si confortable, qu’est celui d’Harry Potter. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ma nostalgie a été comblée!

L’intrigue elle-même m’a plutôt plu, et les retournements de situation m’ont rendue complètement dingue – il faut dire que tout ce qui se rapporte au temps est fascinant à mes yeux… (Et je n’en dis pas plus!)

Évidemment, certaines choses m’ont déplu, notamment le traitement du personnage de Ron, qui est l’un de mes préférés dans la saga originale et qui a été réduit à un personnage bien trop caricatural à mon goût. J’ai aussi trouvé le dénouement un peu trop rapide et certains autres détails m’ont paru un peu trop invraisemblables…

Mais j’ai adoré le personnage de Scorpius (et aussi Draco, pour lequel j’ai toujours eu un petit faible… Je dois être Gryffindor ascendant Slytherin!) et sa relation avec Albus. (Cœur avec les doigts.)

En somme, moi qui ne m’attendais à rien avec ce livre, j’ai été plutôt agréablement surprise – je l’ai considéré comme un soupçon de magie supplémentaire, comme un bonus, bien des années après avoir refermé le septième tome avec un pincement au cœur. (On ne dirait pas comme ça, mais je suis aussi une Potterhead, au fond…)

À découvrir, évidemment, mais ne vous y plongez pas avec de trop grandes attentes… Quant à moi, ça m’a donné très envie de voir la pièce sur scène, d’autant que certains effets doivent être spectaculaires – un jour peut-être!

Et vous, l’avez-vous lu? Qu’en avez-vous pensé?

J’espère que ce nouvel article littéraire vous plaira et vous donnera peut-être des idées de lecture… après tout, c’est la saison idéale pour lire bien au chaud chez soi! J’ai encore beaucoup de livres à vous présenter, mais ça viendra petit à petit… (J’essaie, avec un succès plus ou moins relatif, de ne pas m’en vouloir du retard de publication que je peux avoir ici.)

Il faut aussi dire que je n’ai pas lu grand chose le mois dernier. Moins inspirée peut-être (malgré une PAL qui ne désemplit pas), j’ai surtout passé mes soirées à regarder Gilmore Girls… mais ça vous le savez déjà, je vous en parle dans tous mes derniers articles!

Bon, et vous, que lisez-vous en ce moment? Un livre à me conseiller?

Passez une belle journée et à bientôt ♡


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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Mes Séries de l’été

Small Screen Love 21 octobre 2016 Laisser un commentaire

Mes Séries de l'été

Cet été, quand j’étais en vacances à la campagne, j’ai fait toutes mes choses préférées: dormir, manger, lire et… regarder des séries. Il faut dire que mes parents sont tout aussi accro au petit écran que moi, si ce n’est plus!

C’est donc ensemble que nous avons découvert (ou re-découvert de leur côté) une poignée de séries que je vais vous présenter ici, maintenant que je les ai toutes terminées. Passer du temps avec mes parents, c’est toujours ajouter une série ou deux à ma liste de séries en cours ou à regarder… (Famille de nerds.)

Vous me suivez?

Master of None

Master of None – Une Saison (disponible sur Netflix) – En production

Cet été aura été la révélation Aziz Ansari – j’ai regardé tous ses spectacles, la première saison de Master of None et ajouté son livre à ma wishlist. Ceux qui regardent Parks and Recreations l’auront peut-être découvert là-bas, mais de mon côté, c’est le hasard qui m’a mise sur son chemin.

Aziz Ansari est un comique américain, d’origine indienne, qui excelle dans l’art de dénoncer (avec humour et esprit) les travers de notre société, plus particulièrement dans le domaine du dating, de l’immigration, du racisme et de l’industrie alimentaire.

Et tout cela, on le retrouve dans Master of None, une série de dix épisodes d’une vingtaine de minutes, qui se regarde et se savoure en une soirée (pour les plus rapides d’entre vous). Je trouve qu’Aziz Ansari a particulièrement bien mis le doigt sur ce qu’on peut traverser quand on est célibataire aux alentours de la trentaine (et qu’on veut y remédier) et sur les relations au sens large du terme. 

C’est très drôle mais aussi parfois un peu triste – justement parce qu’il a très bien mis en avant ce qu’on peut vivre quand on rencontre quelqu’un (ou pas).

Dans la série, où Aziz joue donc presque son propre rôle (à peu de choses près – son personnage s’appelle Dev) on découvre aussi ses parents, qui sont ses vrais parents et qui, eux aussi, sont très, très drôles. De façon générale, j’ai trouvé que les personnages étaient tous relativement profonds et intéressants, ce qui est assez rare dans un format aussi court.

L’ambiance de Master of None est très indé et ses problématiques sont très modernes. Si l’intrigue paraît banale, c’est une série qui explore habilement l’humain et qui parle de féminisme et de racisme (entre autres) avec intelligence et auto-dérision.

À découvrir de toute urgence!

La saison 2 de Master of None est prévue pour 2017 sur Netflix. Can’t wait.

Vous avez vu Master of None vous?

Jonathan Strange & Mr Norrell

Jonathan Strange & Mr. Norrell – Une Saison – Terminée

Attention, deuxième coup de cœur de mon été: Jonathan Strange & Mr Norrell. Si vous me suivez ailleurs, sur les réseaux sociaux, vous n’aurez pas échappé à mes diverses louanges concernant le livre du même nom, écrit par Susanna Clarke puis concernant son adaptation, dont je vais parler ici.

Mais pour commencer, un petit synopsis pour vous éclairer davantage…

Dans Jonathan Strange & Mr Norrell, on se trouve plongé dans l’Angleterre du 19e siècle, en pleines guerres Napoléoniennes et on rencontre rapidement Mr Norrell qui se targue d’être un véritable magicien. Il faut savoir que l’Angleterre est pleine de magiciens, mais aucun d’entre eux ne pratique la magie – ils se contentent d’en parler et de lire des ouvrages dessus.

Mr Norrell, après avoir prouvé qu’il était effectivement doté de magie, se met en tête d’aller à Londres et de proposer ses services à l’armée, pour appuyer celle-ci au combat. Parallèlement, un jeune homme impétueux, Jonathan Strange, qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie, va lui aussi se mettre à pratiquer et étudier la magie, presque par hasard. Évidemment, pour le meilleur et pour le pire, les deux magiciens vont finir par se rencontrer…

Bon. Avant tout, il faut savoir que l’univers de Jonathan Strange & Mr Norrell est incroyablement riche et complexe. Je vous en parlerai de nouveau (un jour..) quand je vous ferai la revue du livre, mais ce dernier pourrait presque s’apparenter à un manuel d’histoire, tant l’univers développé par Susanna Clarke est riche.

Un peu à la manière de Tolkien ou de Rowling, Clarke a réécrit l’histoire britannique, en partant du principe que la magie existe. Et ça, vous vous en doutez, ça m’a énormément plu.

L’histoire est originale, surprenante, à la fois épique et magique – un vrai bonheur pour les amateurs du genre. Quant au ton, il est aussi délicieusement britannique, plein d’ironie et d’humour subtil que dans le livre. Je vous ai dit que c’était un vrai bonheur?

Les acteurs sont tous très convaincants et bien choisis. Je venais tout juste de finir le livre quand nous avons commencé à regarder la série, j’avais donc en tête une image bien précise de ces derniers… Et j’ai été agréablement surprise, il faut bien le dire!

Bertie Carvel incarne à la perfection Jonathan Strange, fougueux, passionné et à l’air résolument anglais, tandis que Eddie Marsan a tout à fait su retranscrire le caractère timide, presque misanthrope mais tout aussi passionné de Mr Norrell. Ah, et mention spéciale aussi à Marc Warren qui incarne avec brio un personnage tout à fait central, mais aussi tout à fait mystérieux et cruel…

Quant à l’adaptation, elle est très fidèle, même si quelques petites choses ont été scénarisées différemment, bien entendu, et que d’autres ont été réécrites. N’oublions pas que le livre fait près de mille pages… Compte-tenu de cela, la qualité de l’adaptation se doit d’être saluée!

Je pense que certains trouveront l’intrigue trop complexe, peut-être trop originale, que certains épisodes (la série compte sept épisodes d’une heure) ont quelques longueurs… Mais si, comme moi, vous aimez les univers plein de magie et de mystère, il y a de grandes chances que Jonathan Strange & Mr Norrell vous plaise!

Peut-être que savoir que la série a été produite par la BBC achèvera de vous convaincre…?

Dix Pour Cent

Dix Pour Cent – Une Saison – En production

Le coup de cœur auquel je ne m’attendais pas, c’est celui pour la série Dix Pour Cent, dont mes parents n’ont cessé de me vanter les louanges – ils avaient bien raison!

Dans cette série, on suit quatre agents de comédiens aux personnalités hautes en couleur et aux prestigieux clients, non moins extravagants. C’est notamment à travers le regard naïf de Camille, une toute nouvelle recrue au sein de l’agence, que l’on découvre les dessous de la vie des acteurs et de leurs agents…

Quelle bonne surprise que cette série (française!) bien rythmée, justement dosée entre drame et comédie et aux personnages complexes et plutôt attachants. Et je dois bien dire que pour une passionnée de cinéma comme moi, le sujet est réjouissant et donne l’impression d’assister aux coulisses, en quelque sorte. (Bien que je me demande à quel point la série caricature le milieu…)

Les acteurs sont vraiment très bons, à commencer par Camille Cottin, explosive dans un rôle qui la rend à la fois attachante et agaçante. Thibault de Montalembert (vous ne trouvez pas qu’il a un air de Benjamin Biolay?) est également excellent en requin de la profession, s’opposant à Grégory Montel, qui semble le plus sympathique de tous les agents dépeints ici.

Quant aux guests, comédiens qui jouent leur propre rôle, il me semble qu’ils sont parfois poussés dans la caricature, mais c’est assez réussi tout de même. Dans la première saison vous retrouvez par exemple Cécile de France, Line Renaud, Julie Gayet, François Berléand… etc.

La seconde saison est en cours de tournage me semble-t-il, et les guests m’ont l’air prometteurs, à commencer par Fabrice Luchini et Norman Thavaud!

En somme, Dix Pour Cent est une série à découvrir, ne serait-ce que parce que le milieu du cinéma vous intéresse.

Est-ce que vous connaissiez cette série? Pour une fois qu’un série française tire son épingle du jeu!

Versailles

Versailles – Une Saison – En production

En grande amatrice de séries historiques et costumées, il était temps que je me penche sur Versailles, une série qui (vous vous en doutez) tourne autour de Louis XIV et de son règne depuis le château de Versailles.

On y rencontre un jeune roi (incarné par le charmant George Blagden) qui, traumatisé par la Fronde vécue dans son enfance, décide de construire un palace à la hauteur de ses ambitions de domination: Versailles. Dans la série, on nous présente sa relation tumultueuse avec son frère, Philippe d’Orléans (Alexander Vlahos, que j’avais beaucoup aimé dans Merlin) et ses diverses relations non moins tumultueuses avec ses maîtresses…

Mais il n’y a pas que ça: il y a aussi ces nobles insatisfaits des décisions du jeune Louis XIV, la guerre et ses conquêtes où il est important d’avoir des alliés de confiance et bien évidemment, la construction de Versailles.

Si la série est intéressante par de nombreux aspects – les costumes et les décors sont superbes, la photographie est intéressante et la mise en scène plutôt originale – il y a beaucoup de choses qui m’ont un peu chiffonnée, notamment la véracité historique de la plupart des faits exposés ici. Il y a des anachronismes (une femme médecin à la cour?), des évènements qui ne sont que conjectures qui ont été dépeints comme réels, des relations entre certains personnages qui sont improbables, des personnages inventés de toutes pièces…

Bref, tout ceci ne m’a pas empêché d’apprécier le spectacle et l’intrigue, mais ça me dérange toujours un peu quand des faits historiques sont réécrits dans une optique de sensationnalisme (et d’audience). Cela dit, ça aura au moins eu le mérite de me faire m’intéresser davantage à l’histoire réelle et depuis, une biographie de Louis XIV a rejoint ma wishlist de livres!

Mis à part ces libertés historiques, la série reste intéressante et divertissante, bien qu’un peu (trop) sombre à mon goût parfois. Quant aux acteurs, je les ai trouvés plutôt convaincants… mis à part une grande partie des rôles féminins! (Et je ne crois pas dire ça uniquement parce que j’ai trouvé les acteurs plus séduisants que les actrices.)

Ces dernières ont, à mon avis, des rôle trop peu étoffés, souvent caricaturaux et mis à part Noémie Schmidt qui tire, parfois, son épingle du jeu, les femmes qui gravitent autour de Louis XIV sont assez inintéressantes à mon goût…

J’ai donc décidé de considérer Versailles comme une adaptation de l’histoire de Louis XIV et comme une série esthétiquement intéressante (bien que, en réalité, on est loin de l’esprit élégant du Grand Siècle de Louis XIV – l’esthétisme est ici très moderne).

À suivre avec la deuxième saison, qui est en production…

Dans le genre des séries historiques, si Versailles ressemble un peu aux Tudors dans son côté sensationnaliste (sexe + violence) j’ai quand même préféré The Tudors, qui est resté plus fidèle à l’histoire…

Est-ce que vous avez vu Versailles?

J’espère que cet article (sûrement un peu trop long) vous aura plu et vous aura donné envie de regarder de nouvelles séries! Et si jamais vous avez vu une (ou plusieurs) des séries dont je viens de parler, n’hésitez pas à me donner votre avis, je serai curieuse de voir ce que vous avez pensé de votre côté.

Vous le savez, moi je suis complètement plongée dans Gilmore Girls en ce moment, je viens tout juste de terminer la première saison et c’est sans aucun doute la série idéale pour la saison! 

Qu’est-ce que vous regardez en ce moment vous?

Ah, si jamais vous faites partie de la communauté TVShow Time (une application mobile, mais aussi un site sur lequel vous notez ce que vous regardez ou voulez regarder plus tard par exemple)(moi ça me sert surtout à me souvenir à quel épisode je me suis arrêtée…) vous pouvez me suivre là-bas – mon pseudo c’est Laurelas, comme d’habitude! 

Je vous souhaite une belle journée et un beau week-end ♡


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le situé sous cet article – merci!

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