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Culture

Ce qui nous lie

Septième Art 29 juin 2017 Laisser un commentaire

Ce qui nous lie

Incroyable, mais vrai: je reviens un peu vous parler de cinéma, et plus particulièrement de Ce qui nous lie, le dernier film que je suis allée voir.

Ces derniers temps, vous n’êtes pas sans savoir que je ne suis pas allée très souvent au cinéma, et que de façon générale, après mon déménagement, puis mon emménagement (et la grosse fatigue qui en a découlé), entre le boulot et les autres choses de la vie… eh bien le temps m’a filé entre les doigts, et ma propension à vivre au jour le jour s’est accentuée.

Petite digression, tout simplement pour dire que (malgré moi) mes pas ne m’ont pas beaucoup porté dans les salles obscures ces dernières semaines et que ça m’a manqué, voilà tout. (Même si je crois que je n’ai pas loupé de véritables chef d’œuvres, non?)

Bref, quand j’ai vu que Pio Marmai était à l’affiche du dernier film de Cédric Klapisch, je me suis dit que ça serait forcément bien, ne serait-ce qu’un peu…

Dans Ce qui nous lie, on suit Jean (Pio Marmai) qui revient dans sa Bourgogne natale, après dix ans à parcourir le monde, pour rendre visite à son père mourant et retrouver sa sœur Juliette (Ana Girardot) et son frère Jérémie (François Civil). Alors que leur père meurt peu avant les vendanges, cette fratrie va, pendant l’année qui suit, se retrouver, se déchirer, s’aimer et grandir, au rythme des vignes qu’elle cultive…

Ce qui nous lie

Ce qui nous lie est donc une comédie douce-amère qui nous parle de famille, d’héritage et si le film suit une fratrie, il y est surtout question de père(s), de son influence et de son absence, le tout dans l’univers (fascinant, je trouve) du vin.

Le ton est peut-être un peu plus « sérieux » que dans l’Auberge Espagnole par exemple, mais j’ai trouvé le film assez inégal dans son ensemble… Il souffre de quelques longueurs et j’ai trouvé le scénario assez pauvre en réalité – les personnages tournent en rond pendant une grande partie du film, et je dois dire que ça devient un peu lassant à la longue.

Cela dit, la langueur du rythme peut aussi se savourer (comme du bon vin?) et l’on se laisse parfois porter par la beauté des paysages changeants de la Bourgogne à travers les quatre saisons ou encore par le quotidien des personnages, qui semble suffisamment proche du nôtre pour qu’on puisse s’y identifier. C’est aussi un peu ça, le cinéma générationnel de Klapisch: il ne s’y passe pas toujours grand chose, mais on s’y retrouve, plus ou moins…

À noter qu’il y a quelques fulgurances d’humour très réussies (notamment ces deux moments où le personnage incarné par Pio Marmai réecrit les dialogues entre deux autres personnages que l’on aperçoit au loin) et autres moments de légèreté qui rattrapent un peu les faiblesses du scénario.

Bon, et puis il faut dire que ce trio d’acteurs fonctionne plutôt bien – j’aime toujours autant Pio Marmai (que j’avais adoré notamment dans Nos Futurs, rappelez-vous) bien qu’ici c’est la force d’Ana Girardot qui m’a séduite, ainsi que la jeune fougue de François Civil (que j’ai découvert précédemment dans Dix Pour Cent) qui m’a plutôt touchée.

Quant à l’univers viticole, que je connais assez mal il faut bien l’avouer, il était intéressant à découvrir. On suit les différentes étapes de la fabrication du vin, sans trop de détails, mais suffisamment pour comprendre la passion de la terre (et du vin) qu’anime les viticulteurs et autres œnologues.

Ah et dernière chose: la chanson interprétée par Camélia Jordana au générique est assez envoûtante (je l’ai pas mal écoutée en rédigeant cet article).

Si le film semble manquer d’un enjeu plus clair, d’un scénario plus travaillé, il reste plaisant à découvrir pour ses fulgurances d’humour ou de tendresse, et pour tous ceux qui apprécient le cinéma de Klapisch – il ne s’agit pas d’un grand cru, mais il se savoure tout de même lors d’un après-midi pluvieux par exemple!

Et vous, qu’avez-vous pensé de Ce qui nous lie? Partagez-vous mon sentiment un peu mitigé?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à très vite!

+ J’ai aussi vu Wonder Woman il y a quelque temps, et j’ai beaucoup aimé – visuellement très réussi, avec une héroïne forte (forcément) et ça fait du bien, même si Wonder Woman reste une femme trop « lisse » à mon goût…

Avant ça j’ai aussi vu le dernier Pirates de Caraïbes: la Vengeance de Salazar, un divertissement efficace mais qu’on oublie vite, même si j’en garde un meilleur souvenir que les deux opus précédents (et que mon moi nostalgique était ravie de retrouver des personnages du tout premier film..).


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Anne with an « E »

Small Screen Love 2 juin 2017 Laisser un commentaire

Anne with an E

Avant de filer à la campagne ce week-end il fallait que je vous parle de mon dernier coup de cœur côté série, j’ai nommé Anne with an « E », une série produite par Netflix et adaptée d’un roman de L. M. Montgomery, Anne of Green Gables.

Heureusement que j’ai suivi le conseil de ma maman (qui me disait de ne pas attendre trop longtemps avant de m’y plonger) parce que cette série n’est pas loin d’être fabuleuse, tout en étant exactement ce qu’il me fallait en ce moment.

Si (comme moi) vous ne connaissez pas le roman de L. M. Montgomery, un petit résumé s’impose… Anne with an « E » se joue à la fin du 19e siècle, dans la ville imaginaire d’Avonlea, sur l’île du Prince Edward (au Canada donc) et l’on y suit la vie d’une jeune fille, Anne (incarnée par Amybeth McNulty), adoptée par erreur par Marilla et Matthew Cuthbert, qui sont frères et sœurs, et qui auraient aimé adopter plutôt un garçon pour les aider à la ferme…

Mais la sensibilité, l’exubérance et l’intelligence d’Anne finit par les séduire. En revanche, la petite communauté d’Avonlea ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de cette frêle (et rousse!) orpheline – Anne fera donc tout son possible pour gagner leur confiance et leur amitié.

Anne with an "E"

À l’heure où je vous écris, je n’ai pas tout à fait terminé la première saison de la série (qui compte sept épisodes) mais je peux d’ores et déjà vous dire que c’est une série que j’aime beaucoup, beaucoup.

J’ai d’abord été frappée, et ce dès le premier épisode, par la beauté de la photographie. Le récit se déroule dans une petite communauté rurale, il y a la mer d’un côté, la forêt de l’autre et puis des prairies verdoyantes, et vous vous doutez bien qu’autant de nature ça ne peut que me plaire! 

Quant aux décors (et costumes), il semblerait que rien n’ait été laissé au hasard. Tout est soigné, beau, mais également vraisemblable, il n’est pas question ici d’une perfection toute lisse, à l’Américaine, mais plutôt d’une authenticité tout à fait charmante… Vous voyez ce que je veux dire par là?

Si la forme m’a résolument séduite, le fond n’est pas en reste! Une héroïne orpheline, c’est assez courant après tout, et pourtant le personnage d’Anne se démarque par son esprit fantasque, son imagination sans bornes, son intelligence et finalement (du moins dans la série) sa modernité.

La jeune Amybeth McNulty, qui incarne Anne à l’écran ici, est particulièrement attachante et convaincante – elle semble réellement habitée par son personnage, aussi bien dans ses moments d’exubérance que dans ses moments plus fragiles et sombres.

Les autres personnages (et acteurs) sont tout aussi convaincants, et je suis particulièrement touchée par la relation très attendrissante entre Anne et Matthew Cuthbert (incarné ici par R. H. Thomson), un homme extrêmement taciturne mais dont la sensibilité ne cesse de prendre de l’ampleur au fur et à mesure de l’intrigue.

Anne with an « E » traite de sujets graves, comme de sujets légers, et il n’est pas rare, au sein d’un épisode, de passer du rire aux larmes. Quant à la modernité de certains propos véhiculés à travers la série, cela pourrait être qualifié d’anachronique et sembler assez peu réaliste…

Mais ce n’est pas quelque chose qui me gêne, personnellement, peut-être parce que je suis rarement réellement touchée par un manque de fidélité quand il s’agit d’adaptations. Je n’ai certes pas lu le livre (qui a été publié en 1908) mais j’ai effectivement lu, çà et là, que la modernité de la série était en grande partie absente du livre et que beaucoup regrettaient ce manque de fidélité à l’œuvre originale…

Cela dit, je pense vraiment que la fidélité n’est pas l’unique critère de jugement dans la qualité d’une adaptation, au contraire! Une adaptation qui va réussir à s’adresser à un public différent de celui de l’oeuvre originale tout en gardant l’essence même de celle-ci est beaucoup plus intéressante (à mes yeux) qu’une simple retranscription à l’écran d’un texte. Après tout, adapter c’est réécrire…

(J’ai beaucoup aimé travailler sur le sujet de l’adaptation à la fac et je pense que ça se voit un peu. Je trouve ça fascinant, encore aujourd’hui!)

Mais enfin, je digresse. Peut-être que la bande annonce de la série achèvera de vous convaincre d’y jeter un œil?

Si vous aimez les period dramas, les belles histoires, des personnages hauts en couleur ainsi que les ambiances lumineuses et champêtres, je suis à peu près certaine que vous aimerez Anne with an « E » autant que moi!

Est-ce que vous vous êtes déjà plongés dans la série? Qu’en avez-vous pensé?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à la semaine prochaine!


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Beauty and the Beast

Septième Art 2 avril 2017 Laisser un commentaire

Beauty and the Beast

Depuis quelques jours j’ai le moral au fin fond des chaussettes, alors pour me changer les idées (et parce que j’avais quand même très envie de le voir) je suis allée voir Beauty and the Beast, le dernier né des studios Disney, et c’était… fabuleux!

Est-il vraiment nécessaire de vous rappeler l’histoire de la Belle et la Bête ? Je ne pense pas, mais sachez que cette nouvelle adaptation du conte est très fidèle au dessin animé, jusqu’à reproduire certaines séquences de façon presque parfaite (mais mes souvenirs du dessin animé sont un peu flous, n’étant pas celui que je regardais le plus quand j’étais petite) tout en l’enrichissant, évidemment.

Ah, et je vous préviens, il s’agit ici d’une véritable comédie musicale! 

Beauty and the Beast

C’est une précision qui a son importance (je trouve) parce que je ne m’attendais pas à un tel tourbillon musical (et les comédies musicales ne sont pas du goût de tout le monde!). Personnellement, je me suis laissé emporter par ce tourbillon joyeux, coloré et chantant, car c’est tout ce qu’il me fallait ce soir-là.

Dès les premiers instants, on se trouve happé par le conte, et plongé au cœur d’un univers magique où tout un château est enchanté, ses habitants changés en objets, au service de leur prince transformé en Bête, offrant un contraste fort avec le village de Belle que l’on découvre bien vite…

Ce dernier est ensoleillé, pittoresque, joyeux et coloré. Visuellement, le film est en enchantement, et même si tout est très lisse (nous sommes dans un Disney après tout) ça invite à la rêverie et au sourire.

Si l’on retrouve avec plaisir des séquences familières (pour peu qu’on ait vu le dessin animé), l’intrigue et les personnages ont été étoffés d’une belle façon – Gaston (Luke Evans), par exemple, n’est pas seulement une brute épaisse, mais devient un héros de guerre (même s’il ne reste pas très loquace) et ses séquences offrent de beaux moments de rire, grâce au couple qu’il forme avec LeFou (Josh Gad).

De façon générale, les acteurs offrent de très belles performances, qu’il s’agisse d’Emma Watson, parfaite en Belle, personnage rêveur mais au caractère bien trempé, ou de Dan Stevens, touchant, même s’il sa véritable physionomie est cachée sous les traits d’une Bête pendant la très grande majorité du film.

J’ai aussi été très contente de découvrir à la fin du film à qui appartenaient les voix de Lumière, Big Ben et les autres… (Quand mes acteurs britanniques fétiches se révèlent à l’écran, ça ne peut que me faire sourire!)

L’intrigue de Beauty and the Beast est aussi étoffée à travers des flash-backs sur le passé des protagonistes, ce qui leur donne de la profondeur sans ralentir le rythme du film. Il est d’ailleurs impossible de s’ennuyer tant le film défile à une vitesse folle!

Les scènes s’enchaînent avec une fluidité sans pareille, et je suis passée des rires aux larmes (d’émotion) en un clin d’œil, emportée par la magie et l’énergie du film.

On notera aussi la présence de personnages de couleur et d’un couple homosexuel à peine dissimulé, ce qui fait de cette nouvelle adaptation, un conte moderne à l’engagement social ne se limitant plus au féminisme – et ça c’est vraiment bien! (Même s’il y a matière à discuter de la façon dont tout ceci est dépeint…)

Beauty and the Beast aura été une belle surprise, un film d’une légèreté et d’une joie sans pareille, beau et magique, parfait pour retomber en enfance et rêver le temps d’une séance… Je vous le conseille de tout cœur… pour peu que vous aimiez les comédies musicales et l’univers de Disney!

Est-ce que vous l’avez vu vous? Qu’en avez-vous pensé?

Je vous souhaite une belle soirée et vous dis à bientôt!

+ C’est drôle, car j’ai vu l’adaptation en prises de vues réelles de Cendrillon exactement le même jour, il y a deux ans (et j’avais beaucoup aimé aussi!).


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Mes Dernières Lectures #10

Dans ma bibliothèque 26 mars 2017 Laisser un commentaire

Mes dernières lectures #10

Me revoilà pour vous parler d’une partie de mes dernières lectures… Je voulais d’abord vous parler du livre de Martin Page, Les Animaux ne sont pas Comestibles, et puis je me suis souvenue que j’étais toujours aussi en retard dans mes chroniques littéraires, alors Martin Page attendra! (D’autant qu’il aura son article dédié, le chanceux.)

Alors avant de vous parler de mes lectures de ce début d’année, je reviens sur celles qui m’ont accompagnée en fin d’année dernière, où, en pleine période de Noël (intense à tous points de vue) il me fallait des livres courts et relativement faciles à lire.

J’avais donc jeté mon dévolu sur deux recueils de nouvelles (le format idéal pour lire dans le métro), une réécriture de conte et un grand classique de la littérature britannique. Vous me suivez?

Mes dernières lectures #10 - A. Bioy Casares, Nouvelles Fantastiques

Nouvelles Fantastiques – A. Bioy Casares*

« J’ai toujours aimé Pauline. Je la revois – c’est un de mes premiers souvenirs – avec moi à l’ombre d’une tonnelle de lauriers, dans un jardin où il y avait deux lions de pierre. »

Premier ouvrage d’Adolfo Bioy Casares que je n’ai jamais lu, j’étais particulièrement attirée par l’idée de lire des nouvelles fantastiques qui me rappelleraient peut-être celles d’Edgar Allan Poe, que j’aime énormément. Vous le savez si vous me lisez depuis un moment, le genre fantastique et gothique est un genre que j’affectionne tout particulièrement, et si vous l’ignoriez, j’aime aussi beaucoup le format de la nouvelle (parce que c’est court, et que ça se termine presque toujours de façon inattendue, voire étrange, allant merveilleusement de pair avec le gothique!).

Mais je digresse. Les Nouvelles Fantastiques de Casares font évoluer leurs personnages dans un Buenos Aires étrange, un hôtel en Suisse ou encore un bistrot africain, dans des atmosphères très différentes du fantastique que j’aime. Les situations, quant à elles, sont parfois totalement surréalistes, parfois complètement banales, mais évidemment, le fantastique s’immisce au tournant de chacune d’entre elles…

Pour tout vous dire, j’ai mis très longtemps à terminer ce recueil, pourtant relativement court, par simple manque d’intérêt. Les atmosphères argentines étranges ne m’ont pas touchées, peut-être parce que c’est un pays que je ne connais pas et auquel j’ai des difficultés à m’identifier… Et je ne me suis pas intéressée outre-mesure aux personnages, dont certains m’ont paru carrément antipathiques!

Par ailleurs, beaucoup de nouvelles ont une structure narrative en abyme, on découvre des histoires au sein d’autres histoires, et ça m’a parfois un peu perdue ou tout simplement paru inutile. Peut-être que c’est aussi ça qui m’a donné une impression de langueur, de lourdeur à la lecture de ces nouvelles… Une impression peut-être liée à la plume de l’auteur que j’ai parfois trouvée alambiquée. (Mais c’est toujours délicat à juger lorsqu’il s’agit d’une traduction.)

Alors si quelques nouvelles çà et là tirent leur épingle du jeu, ça n’a pas suffi pour que je garde un très bon souvenir de cette lecture – tant pis, c’est le jeu!

Est-ce que vous avez lu des œuvres d’Adolfo Bioy Casares que vous me conseillez davantage?

Mes dernières lectures #10 - Comme une respiration..., Jean Teulé

Comme une respiration… – Jean Teulé*

« (…) et cette maison qui fait cui-cui au printemps… Sur la même terre, tant de beauté et de laideur à la fois. »

Je crois que j’aime assez la plume de Jean Teulé, et pourtant je n’ai lu qu’un autre de ses livres, et il y a fort longtemps en plus (Le Magasin des Suicides). J’ai donc lu très rapidement, et plutôt avec plaisir, ce très court recueil de nouvelles, parfois même illustrées.

Il y a de tout – des histoires mignonnes, loufoques, insensées mais aussi tristes et touchantes, mais toujours racontées avec une plume malicieuse. L’auteur s’est amusé à raconter des anecdotes et autres histoires (réelles ou non?) avec une légèreté qui fait sourire.

Ou du moins qui m’ont fait sourire. C’est peut-être un recueil qui se lit vite, qui s’oublie vite, mais dont il suffit d’ouvrir de nouveau les pages pour retrouver, parfois, un soupçon de légèreté qui fait du bien.

À découvrir!

Mes dernières lectures #10 - Beauty, Robin McKinley

Beauty – Robin McKinley

« Cannot a Beast be tamed? »

Alors que La Belle et la Bête est au cinéma en ce moment (et j’ai bien hâte de le voir!) laissez moi vous présenter Beauty, une réécriture du conte qui a été sélectionnée dans le cadre du club de lecture de Mango & Salt au mois de décembre dernier.

Inutile, je pense, de vous faire le résumé d’une histoire que tout le monde connaît déjà sûrement, notamment grâce à Disney… Il faut savoir que de mon côté, je n’ai jamais été particulièrement attachée à ce conte, et le dessin animé n’était pas celui que j’avais le plus regardé quand j’étais petite (je doute même avoir été en possession de la K7, mais mes souvenirs sont un peu flous!).

C’est donc sans grandes attentes que je me suis plongée dans ce livre, que j’ai lu en pleine période de Noël, et que j’ai beaucoup aimé en fin de compte.

Il y avait quelque chose de réconfortant à se plonger dans un conte de fées à l’atmosphère feutrée pendant cette période hivernale… Les descriptions diverses et variées (notamment du château de la Bête) et extrêmement détaillées ont été d’une grande aide pour se plonger dans l’intrigue et pour s’imaginer les décors dans lesquels évoluent les personnages.

Quant à ces derniers, je les ai trouvés très riches et intéressants, loin de l’image lisse de certains personnages que l’on rencontre parfois dans les contes, et j’ai notamment beaucoup aimé les relations qu’entretient Belle avec sa famille, qui différent de celles du conte originel, de même que le personnage de Belle lui-même, auquel je me suis très vite attaché.

Si j’ai beaucoup apprécié ce livre dans l’ensemble, j’ai (comme beaucoup au sein du club) été un peu déçue d’une fin qui est arrivée un peu trop vite, et qui aurait mérité davantage de développement – mais c’est aussi (peut-être) le propre d’un conte de fées après tout!

C’est un livre que je vous conseille, peur peu que vous soyez amateurs du genre et que vous aimez le conte de la Belle et la Bête. Par ailleurs, la plume de l’auteur me semble suffisamment claire et fluide pour que vous vous lanciez dans une lecture en VO, même si vous n’êtes pas bilingues!

Et vous, vous avez lu cette réécriture de la Belle et la Bête? Si non, est-ce que cela vous tente?

Mes dernières lectures #10 - A Christmas Carol, Charles Dickens

A Christmas Carol – Charles Dickens

« There is nothing in the world so irresistibly contagious as laughter and good humor. »

Ici encore, est-il nécessaire de rappeler l’histoire de A Christmas Carol? On y rencontre Ebenezer Scrooge, un vieil homme avare et solitaire, se complaisant dans une attitude misanthrope qui reçoit, la veille de Noël, la visite de trois fantômes représentant Noël passé, présent et futur… 

Figurez-vous qu’en bonne anglophile que je suis, je n’avais encore jamais rien lu de Charles Dickens, même si évidemment, bon nombre de ses histoires me sont tout de même familières. Alors après Noël, alors que je venais de finir Beauty, j’ai emprunté ce petit livre de Noël à ma sœur, pour prolonger un peu la magie de cette période.

Et c’était plutôt efficace! C’est un livre qui se lit rapidement, avec plaisir, malgré le style parfois un peu dense de Dickens. Conte moral à l’atmosphère mystérieuse, A Christmas Carol vous réchauffe le cœur et enseigne des valeurs qui traversent les âges.

Ebenezer Scrooge est taciturne et il est de prime abord difficile de se prendre d’affection pour lui, mais on finit par se laisser emporter par la magie de ce conte hivernal et à assister à sa transformation non sans laisser échapper un sourire à cette lecture.

À lire pendant la période de Noël, évidemment, et à tout âge.

Quel livre de Dickens me conseillez-vous pour la prochaine fois?

En ce moment je lis The Loving Spirit, qui est le livre du mois de mars du club de lecture de Victoria, et aussi mon premier roman de Daphné du Maurier (décidément). Il me reste une centaine de pages à lire, et je vous en reparlerai en temps voulu, mais j’aime beaucoup l’ambiance de la petite ville en bord de mer, Plyn, où se jour l’intrigue, même si je me trouve assez peu attachée aux personnages dans l’ensemble… À suivre!

Et vous, que lisez-vous en ce moment? 

Je vous souhaite un beau dimanche et vous dis à très vite!


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Merci à Robert Laffont de m’avoir fait parvenir les ouvrages marqués d’un astérisque. 

Les liens des livres Amazon sont affiliés, ce qui permet de soutenir mon activité, mais rien ne vous empêche d’aller acheter vos livres chez votre libraire favori! 

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Lion

Septième Art 5 mars 2017 Laisser un commentaire

Lion

En ce week-end pluvieux, je reviens vous parler de cinéma, et plus précisément de Lion, que j’ai vu la semaine dernière et qui m’a beaucoup émue.

Il y a beaucoup de films au cinéma en ce moment que j’ai envie de voir (ou de revoir)(oui, je parle bien d’un éventuel troisième visionnage de La La Land…) et Lion en faisait partie, bien que je ne savais pas exactement de quoi il s’agissait. Je crois que j’avais vu la bande-annonce, mais je n’en suis pas certaine… Quoi qu’il en soit, j’en savais suffisamment et suffisamment peu pour avoir envie de le voir.

On y suit le destin de Saroo (Sunny Pawar/Dev Patel) qui, a 5 ans, se retrouve arraché à sa famille malgré lui, perdu en plein cœur de Calcutta, à des milliers de kilomètres de son foyer. Plus chanceux que d’autres, il finira adopté par un couple australien… Mais 20 ans plus tard, son passé finira par le hanter, et il fera tout pour retrouver sa famille en Inde.

Lion

Il aurait sûrement fallu que je vous parle de ce film peu après que je l’ai vu – mes souvenirs se font plus épars, mais quand je repense à Lion, il me reste une impression de force, d’émotion et de beauté.

Je me méfiais un peu des sous-titres qui accompagnaient les affiches du film çà et là – « le nouveau Slumdog Millionaire » ou « votre cœur explosera de bonheur » qui me promettaient un grand film plein de bons sentiments. J’avais surtout peur d’y voir d’un excès de pathos (et d’une insensibilité due à de trop grandes attentes).

Fort heureusement, ça ne s’est pas passé comme ça pour moi. Dès la première scène, d’une beauté et d’une délicatesse incontestable, mes craintes se sont dissipées et j’ai assisté, attendrie, à ce quotidien simple de ces deux frères, Guddu et Saroo, liés par une tendresse évidente tout en sachant que le drame n’était pas très loin…

La simplicité et la beauté ont ensuite laissé place au drame et à l’inquiétude ressentie face à ce petit garçon perdu dans l’immensité de l’Inde – on tremble avec Saroo, on s’inquiète de son destin qui, plus d’une fois, aurait pu basculer. Là encore, le récit est dénué de pathos, malgré la tristesse, malgré l’horreur qu’on devine.

L’interprétation du jeune Sunny Pawar est incroyable de force et d’émotion – il me semble impossible de rester impassible devant la justesse de cette prestation qui, à aucun moment, ne semble tomber dans l’excès.

Quant à la seconde partie du film, qui se concentre sur les jeunes années adultes de Saroo, alors que les souvenirs de son passé resurgissent, elle n’en reste pas moins émouvante, bien qu’elle me semble un petit peu trop romancée pour être vraie.

Cela dit, elle a le mérite de soulever des questions intéressantes, telle que la quête d’identité et les difficultés qu’elle engendre au niveau familial (dans le cadre ici de l’adoption et de ses problématiques). C’est intéressant, mais peu travaillé, tout juste effleuré, le cœur du récit se concentrant majoritairement sur la quête personnelle de Saroo.

Rendons tout de même justice à Nicole Kidman et sa prestation très juste, pleine d’émotion, d’une mère qui ne cherche qu’à bien faire – les scènes qu’elle partage avec Dev Patel sont assez réussies je trouve.

La photographie du film est particulièrement réussie, les paysages sauvages et lumineux s’opposent à l’oppression des villes surpeuplées de l’Inde. La simplicité du quotidien côtoie la misère humaine et il est difficile de ne pas s’en émouvoir. Tout ceci conjugué à la bande originale de Dustin O’Halloran, qui vient relever l’émotion à l’aide d’airs mélancoliques, fait de Lion un film qui se vit et qui donne des frissons, tout simplement.

Et pourquoi Lion? Pour le savoir, il faudra attendre la toute fin du film, où l’on rencontre aussi brièvement le véritable Saroo – parce que j’ai oublié de le préciser en amont, mais il s’agit d’une histoire vraie, ce qui rend le récit d’autant plus troublant et touchant…

Si Lion ne m’a pas autant bouleversée que je ne l’imaginais, j’ai tout de même versé quelques petites larmes, et me suis laissée emporter par la beauté et la puissance d’un récit poignant, porté par des acteurs aux prestations impressionnantes et justes.
À découvrir!

Mais peut-être l’avez-vous déjà vu? Si oui, qu’en avez-vous pensé?

Je vous souhaite un très beau week-end ♡


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