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Dans mes oreilles

MUSE – Drones

Dans mes oreilles 10 juillet 2015 Laisser un commentaire

MUSE - Drones

Si vous me suivez un petit peu, ou me connaissez dans la vraie vie, vous devez savoir que le nouvel album de MUSE, Drones, fait battre mon petit cœur depuis plus d’un mois maintenant – et ce n’est pas prêt de s’arrêter, croyez-moi!

Je ne vous raconte pas de nouveau à quel point ce groupe aura rythmé ma vie, de ma jeune adolescence, en passant par mon année à Nottingham, jusqu’à ma vie de jeune adulte… je l’ai déjà fait quand je vous ai parlé de leur précédent album. Aujourd’hui encore, des années après, MUSE reste le groupe de ma vie, celui vers lequel je me tourne systématiquement, même après plusieurs mois d’oubli, et pour lequel mon amour ne semble jamais faiblir.

Avec leur nouvel opus, Drones, ils nous avaient promis un retour aux sources, quelque chose de plus brut, de plus rock. Quand j’avais découvert, il y a quelques mois, le titre « Dead Inside », j’ai un peu douté de ce postulat de départ… Ce morceau, aussi pop que ses paroles sont sombres, ne m’avait pas tout à fait convaincu à première vue. (Maintenant, évidemment, je l’adore.)

Peu à peu, les morceaux de l’album ont été dévoilés au compte-goutte, sans véritablement m’aider à y voir plus clair… Et enfin l’album est sorti. Et j’ai du l’écouter des centaines de fois depuis. (Monomanie, bonjour!)

« Dead Inside » ouvre donc l’album, avec son rythme pop et entraînant, sa montée en puissance finale et ses paroles d’une noirceur notable, pour peu qu’on s’y attarde. En parlant de paroles, c’est évidemment encore Matthew Bellamy qui a écrit toutes les chansons de l’album, avec pour thèmes principaux des sujets chers à son cœur, qui ne cessent de le fasciner et que l’on retrouvait déjà dans les albums précédents – théories de conspiration, domination de l’homme, machines, guerre, dictature, révolution… MUSE reste dans le rock engagé (et provocateur) en somme.

[youtube https://youtu.be/I5sJhSNUkwQ]

S’en suit « Psycho », à la trempe indéniablement rock, puis « Mercy » qui nous rappelle furieusement « Starlight », quelques albums auparavant, entre ballade pop, rock mais avec une pointe d’éléctro.

[youtube https://youtu.be/UqLRqzTp6Rk]

« Reapers », la chanson que j’aurai sans doute le plus écouté de l’album, est résolument le morceau le plus heavy de Drones, nerveux et électrique et qui donne l’impression d’être invincible quand on l’écoute en marchant dans la rue avec son casque. (Oui, oui.) Je ne m’en lasse pas.

[youtube https://youtu.be/gcNEC9NaJuE]

La tension monte avec « The Handler », sombre à souhait, et avec un merveilleux solo de guitare de Matthew, et qui ne cessera d’ailleurs de faire preuve de dextérité avec son instrument tout au long de cet album…

[youtube https://youtu.be/BF1DQr5dKW8]

Après un extrait d’un discours de JFK (un discours qui aura précipité son assasinat pour certains…), la chanson « Defector », triomphale à souhait et particulièrement entraînante. (Enfin je trouve. Je vous laisse juger par vous-même!)

[youtube https://youtu.be/kzbFxLNpguM]

Et puis après « Revolt », morceau pop-rock qui a des accents de chanson de Queen, on arrive sur les trois derniers morceaux, sorte de trio spectaculaire, comme MUSE en a le secret depuis quelques albums (The Second Law, The Resistance, et Black Holes and Revelations aussi, dans une moindre mesure, s’achèvent sur des suites de chansons liées entre elles, toujours puissantes et incroyables).

« Aftermath », seule véritable ballade de l’album, qui semble nous emmener vers un paysage de désert américain avec sa guitare sèche, est incroyablement belle et romantique – c’est le moment de se laisser porter par la voix de Matthew, doucement…

Pour finir avec « The Globalist », titre d’anthologie, qui commence calmement, par une mélodie digne d’un western-spaghetti, un peu comme la version live de « Knights of Cydonia » (et qui rappelle très fortement le morceau « The Lonely Shepherd » de Zamfir), pour enchaîner sur un texte à la sensibilité exacerbée (qui rappelle « Aftermath ») avant de sombrer dans une séquence rock absolument formidable. La chanson, qui dure près de dix minutes, se termine avec du piano, mélancolique à souhait, et dont j’ai failli regretter l’absence dans cet album.

La fin de la chanson se fond au début de l’ultime titre de l’album, « Drones ». Un morceau en canon et à capella, audacieux et surprenant, qui se révèle être d’une grâce sans pareil. 

MUSE - Drones

Je n’avais pas exactement prévu de vous parler de l’album morceau par morceau, d’autant que la critique musicale (ce grand mot) n’est pas tout à fait ma spécialité, mais je me suis laissé entraîner par ma passion (pour changer) – espérons que ça vous ait donné envie de jeter une oreille à Drones!

C’est en tout cas un des albums de MUSE que je préfère, c’est certain. Pour son côté beaucoup plus rock (ça m’avait un peu manqué, même si j’ai tout autant aimé les précédents albums) et à la fois sensible… C’est aussi un album fait pour être vu sur scène, et j’espère vraiment qu’il finira par y avoir une date de concert parisienne!

Et vous, vous écoutez MUSE? Qu’avez-vous pensé de cet album?

Bonne journée et bon week-end à tous!

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Zella Day

Dans mes oreilles 27 février 2015 Laisser un commentaire

Zella Day

Et si je vous parlais un peu de Zella Day, cette chanteuse qui tourne en boucle chez moi depuis que je l’ai découverte, complètement par hasard sur Spotify?

À vrai dire, on sait bien peu de choses sur cette jeune américaine originaire de l’Arizona qui a passé sa jeunesse entourée de musiciens dans le petit café bohème que tenaient ses parents et dans lequel étaient organisés des concerts. Maintenant elle vit à Los Angeles, et elle chante.

Elle s’est d’ailleurs fait connaître avec une reprise de « Seven Nation Army » des White Stripes à la guitare acoustique – c’était simple, brut et efficace.

Son EP, sobrement intitulé « Zella Day » est beaucoup moins dépouillé que la reprise qui l’a fait connaître… Savant mélange de synthés pop et de mélodies à la fois entraînantes et un peu mélancoliques, impossible de ne pas la comparer à Lana del Rey tant sa voix ressemble à celle de la diva aux filtres Instagram.

En revanche, même si la ressemblance est grande, tant dans les intonations que dans les mélodies, la musique de Zella Day n’a pas la noirceur que peut avoir celle de Lana Del Rey parfois… et tant mieux.

Ses chansons sont plus ensoleillées, moins tristes, mais ne sont pas pour autant dénuées d’un petit quelque chose de nostalgique, d’une intonation presque mystique qui m’a complètement séduite – vivement la sortie d’un album!

Et s’il ne fallait écouter qu’une seule de ses chansons, ce serait probablement celle-ci, « Sweet Ophelia ». (Bien que j’aime beaucoup aussi « Hypnotic » et « East of Eden ».)(Oui, bon, tout son EP en somme…)

Son EP, « Zella Day » est disponible sur Spotify ou sur Soundcloud (entre autres) et vous pouvez suivre son actualité sur Facebook si, comme moi, vous espérez qu’un album verra bientôt le jour…

Est-ce que vous connaissiez déjà Zella Day? Que pensez-vous de sa musique?

Passez un beau week-end ♡

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The Dø – Shake, Shook, Shaken

Dans mes oreilles 8 novembre 2014 Laisser un commentaire

The Do - Shake, Shook, Shaken

Il faut que je vous parle de mon coup de cœur fulgurant pour le dernier album de The Dø, Shake, Shook, Shaken, que j’écoute en boucle depuis que je l’ai découvert l’autre jour, quand j’étais entre Londres et Paris.

À vrai dire, je ne connaissais pas The Dø avant de tomber sur leur nouvel album, qui est déjà leur troisième – d’après ce que j’ai pu lire çà et là, cet album est en rupture avec leur travail précédent, beaucoup plus éléctro que ce à quoi ils ont habitué leurs auditeurs (il faudra donc que je me penche sur la question quand ma monomanie cessera).

Il faut croire qu’il y a une certaine sorte de musique électronique, puissante et presque symphonique qui me séduit à tous les coups, et c’est exactement ce qu’il s’est passé avec « Keep your lips sealed », le titre d’ouverture de Shake, Shook, Shaken que j’ai dû écouter au moins 267 fois cette semaine. (Au moins!)

Mais une fois que j’arrive à passer au-delà de ce titre d’ouverture qui m’envoûte, je suis tout aussi séduite par le reste de l’album.

Tantôt puissant (je l’ai déjà dit), léger et gracieux, Shake, Shook, Shaken porte bien son nom et (nous) remue dans tous les sens. Après un premier titre triomphant, l’album continue avec une balade plus pop, plus douce (« Trustful hands ») avant de revenir à quelque chose de plus intense.

Intense mais aussi d’une grâce incomparable, et là je pense notamment à « A mess like this » et « Nature will remain », des titres qui invitent presque à se recueillir et où la voix d’Olivia, la chanteuse, est plus envoûtante que jamais. D’ailleurs, elle me fait penser, par moments, à Regina Spektor dans ses intonations cristallines et ses variations de ton.

Exaltant, euphorisant et lumineux, je ne suis pas prête de me lasser de ce nouvel album. Un album aux milles facettes, aux accents charnels, à l’énergie lumineuse et pourtant sombre et froid à la fois – une musique pleine de contrastes.

Et le meilleur dans cette histoire, c’est que malgré le fait que ma découverte ait été relativement récente, j’ai déjà crée de sacrés bons souvenirs sur la musique de cet album…

Shake, Shook, Shaken me rappelle un peu le dernier album de Metric (que j’ai lui aussi écouté en boucle à l’époque) et me met de bonne humeur. Ou mieux encore, il me donne cette impression de toute puissance qui me fait traverser la ville avec assurance et détermination (ce qu’on appelle en anglais empowerment, et dont je ne trouve jamais la traduction satisfaisante)(et dont je vous parle tout le temps!).

Et non je ne suis pas folle, écoutez donc « Keep your lips sealed », vous comprendrez très vite ce que je veux dire par-là…

Vous connaissez déjà The Dø? Avez-vous déjà écouté leur dernier album?

Bon week-end à tous!

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Weval – Half Age

Dans mes oreilles 13 juin 2014 Laisser un commentaire

Weval - Half Age

Parlons musique! Ça fait longtemps que je n’avais pas partagé avec vous mes découvertes musicales, et cette fois, laissez moi vous parler un peu de Weval, un duo venu tout droit des Pays Bas pour nous offrir un son électronique à la fois atmosphérique et dansant.

Mais tout d’abord, écoutez-moi ça:

Ça vous dit quelque chose peut-être? Si vous êtes allés au cinéma récemment, vous reconnaîtrez le morceau qui a été choisi pour la nouvelle pub Schweppes qui met en scène Pénélope Cruz et qui, personnellement, m’avait un peu hypnotisé la première fois que je l’ai entendu. Un son brut, puissant et envoûtant – ce morceau est une pépite de perfection.

Le reste de l’EP de Weval, Half Age, est tout aussi chouette, avec des morceaux plus doux (« Out of the Game », « Something ») et d’autres plus nerveux et dansants (« Rooftop Paradise »).

Mais ce que j’aime avant tout dans la musique de Weval, c’est ce côté très atmosphérique, aérien, et presque cinématographique si je puis dire… Après tout, le duo réalise ensemble des courts-métrages, clips et documentaires – pas étonnant donc que leur musique ait été inspirée par le septième art!

Ce que je veux dire par là, c’est que leurs morceaux racontent des histoires et créent une certaine atmosphère propice à la création d’images. C’est typiquement le genre de musique que j’aime écouter en marchant, comme si c’était la bande originale d’un film me mettant en scène.

Ou au contraire, j’aime écouter ce type de musique quand je me perds dans mes pensées, confortablement installée dans mon sofa, avant de m’endormir… Vous me suivez?

Evidemment, de la musique qui me raconte une histoire, pour moi qui aime tant aller au cinéma, c’est tout ce que j’aime. Weval me permet de m’évader, et parfois avec une pointe de mélancolie (je pense à « Out of the Game ») mais surtout grâce à un son parfaitement rythmé et d’une grande puissance.

Les sept morceaux de cet EP sont tous différents mais ont chacun la particularité de nous transporter… Il y a un peu de Daft Punk (époque Discovery), d’Air et d’Aeroplane (We Can’t Fly) en eux, et franchement, comme références, y’a pire non?

Écoutez-moi ça, et dites-moi ce que vous en pensez. Et s’il ne fallait retenir que trois morceaux de cet EP, ne passez pas à côté de « Detian », « Half Age » et « Rooftop Paradise » (dans cet ordre).

Vous connaissez déjà Weval? La musique de la pub Schweppes ne vous avait-elle pas interpellée?

Sit back, listen, and enjoy!

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Metric – Synthetica

Dans mes oreilles 1 février 2014 Laisser un commentaire

Metric - Synthetica

Interlude musical – ça faisait longtemps!

Vous connaissez Metric? Ce groupe d’électro-pop alternatif, né au Canada il y a déjà fort longtemps (1998, quand j’étais encore au collège et que la France gagnait la Coupe du Monde…) et qui a déjà cinq albums à son actif.. non ça ne vous dit rien? (C’est bien dommage.)

La vérité, c’est que j’écoutais Metric il y a déjà dix ans, un peu avant que leur album Live it Out ne sorte et j’aimais beaucoup la chanson « Monster Hospital ». J’étais au lycée, et je découvrais tout plein de groupes de rock comme les Arctic Monkeys, MUSE et autres Libertines. Et alors que MUSE et les Arctic Monkeys font encore à ce jour partie de mes groupes favoris au monde, j’avais un peu oublié Metric, allez savoir pourquoi.

… Jusqu’à ce que l’autre jour, lassée d’écouter toujours la même chose, je tombe sur leur dernier album, Synthetica. (Sorti en 2012 tout de même.) Et ce fut le coup de foudre instantané.

Comme son nom l’indique, l’album est riche en synthés – éléments musicaux de prédilection du groupe – et il est à la fois léger, aérien et puissant. Pas entièrement électro, ni tout à fait rock ou pop, Synthetica se situe un peu à la croisée des chemins de tous ces genres (que j’affectionne particulièrement). Et c’est probablement pourquoi je l’aime autant.

Les dix première secondes de « Artificial Nocturne », le morceau d’ouverture, me rappellent un morceau de l’album de Kavinsky (que j’ai beaucoup écouté à sa sortie…) tandis que « Speed the Collapse » a quelque chose de MUSE, surtout dans la mélodie des vingt premières secondes. Et dans les chansons un peu plus pop, je retrouve un peu de ce que j’avais adoré dans l’album de C2C, Tetra. Bref, c’est un peu comme si Synthetica m’était familier, tout en étant quelque chose d’entièrement nouveau à découvrir.

D’ailleurs, parlons-en de « Speed the Collapse » parce que bon, ça fait juste trois jours que je l’écoute en boucle (monomanie bonjour!). Cette chanson est parfaite. A la fois mélancolique et énergique, je l’écoute le matin dans le bus pour me réveiller un peu plus, et l’espèce de montée en puissance de la chanson me donne envie de conquérir le monde. Rien que ça.

Je ne m’étendrai pas davantage, je crois que vous avez bien saisi l’idée – j’aime beaucoup, beaucoup, beaucoup cet album, et il n’est pas question que je perde Metric de vue une nouvelle fois!

Sur ce, je vous somme d’écouter Synthetica, je vous promets que ça vous fera du bien. De l’énergie à l’état pur.

Mais peut-être connaissez déjà Metric? Dites-moi tout!

Passez un beau week-end ♡

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