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Mes dernières lectures #15

Dans ma bibliothèque 9 avril 2018 Laisser un commentaire

Les livres faisant toujours autant partie de mon quotidien, il était donc grand temps que je vous parle d’une poignée de mes dernières lectures (parce que comme d’habitude le temps me file entre les doigts et pendant ce temps là j’ai déjà lu une dizaine de livres de plus…!).

Depuis que j’ai remis la lecture au cœur de ma vie (en quelque sorte) je me demande même si travailler dans l’univers des livres ne serait pas une bonne idée de reconversion… et ouvrir ma propre librairie est un rêve qui remonte doucement dans la liste de mes rêves un peu fous. Qui sait, peut-être qu’un jour je ne me contenterai pas de lire des livres seulement!

Sans plus attendre, je vous laisse découvrir cette nouvelle édition, qui parle d’un livre de non-fiction pédagogique et essentiel, un classique français méconnu, un roman policier historique que j’ai adoré et une dystopie à la satire certaine…

Le Grand Mystère des Règles – Jack Parker

« Nous avons appris à séduire sans choquer, à cultiver cette image de femmes lisses et sans fluides, sans fuites ni éruptions. Nous avons appris à répondre aux commentaires offensants par des remonstrances doucereuses sur fond de sourires figés. Mais surtout nous avons appris à avoir honte de nos corps, honte de nos règles, honte d’être en bonne santé, fonctionnelles et normalement constituées. »

Un livre sur les règles, leur histoire, mais aussi (et surtout) leur fonctionnement biologique et leurs implications (sur la santé mais aussi dans la société) pour que le sujet ne soit plus tabou ou source de gêne et de dégoût.

J’ai beaucoup, beaucoup aimé lire ce livre qui est à la fois d’une grande pédagogie et d’une légèreté propre à son autrice, ce qui en fait un ouvrage parfaitement équilibré – à la fois sérieux et bien documenté mais aussi drôle. En somme, le livre que j’aurais adoré lire à douze ans, quand mes premières menstrues ont frappé à ma porte!

Même si les passages « pratiques » du livre (qui parlent des menstruations pures et dures, de leur aspect, des douleurs qui peuvent les accompagner, des protections hygiéniques qui existent, etc) ne m’ont pas nécessairement appris grand chose à mon grand âge, toute la partie « historique » m’a appris plein de choses… et pas que des choses très sympathiques.

Je m’en doutais, mais que les femmes soient, dans l’histoire ou dans certaines parties du monde encore aujourd’hui, tant maltraitées et/ou diabolisées juste à cause de leurs menstrues, eh bien moi ça me rend triste (et me révolte aussi, bien évidemment).

Lisez donc Le Grand Mystère des Règles, faites le aussi lire à votre entourage, aussi bien masculin que féminin et posez-vous cette question: pourquoi devrait-on cacher les menstruations, les minimiser ou parfois même les tourner en ridicule?

C’est notamment grâce à ce livre que je ne me cache plus pour parler de mes règles, je n’utilise plus de périphrases pour les qualifier et je ne minimise plus les souffrances que m’inflige parfois mon utérus. Et c’est tout. (C’est libérateur en réalité, tout comme ne plus porter de soutien-gorge, mais ça c’est autre chose.)

Ah et petit plus: le livre n’est pas genré et en plus il est joliment illustré par Madel Floyd.

Et vous, que pensez-vous du sujet? Avez-vous lu Le Grand Mystère des Règles?

The Heart Goes Last – Margaret Atwood (C’est le Cœur qui lâche en Dernier en VF)

« The past is so much safer, because whatever’s in it has already happened. It can’t be changed; so, in a way, there’s nothing to dread. »

Dernier roman de Margaret Atwood à l’heure où je vous écris, The Heart Goes Last a pour héros Charmaine et Stan, deux jeunes gens qui survivent à peine dans un futur dystopique où la crise a appauvri une grande partie de la population… C’est alors qu’ils décident de rejoindre le Positron Project, où dans la ville artificielle de Consilience ils vivront sans peur de manquer, dans une maison propre et remplie des conforts d’une vie « normale ». Du moins pour six mois de l’année.

En effet, un mois sur deux, ils sont pensionnaires de la prison de la ville et s’acquittent de tâches pour la communauté. Mais très vite, les autres locataires de la maison (ceux qui y vivent quand ils sont en prison, vous suivez?) vont les intriguer, jusqu’à jouer un rôle important dans leur futur à Positron…

J’ai lu assez peu de romans dystopiques en réalité, et suis toujours un peu méfiante de ce type de narration (aussi bien à l’écrit qu’à l’écran d’ailleurs) de peur d’être déçue sans doute, ou d’y voir des univers qui ne m’intéressent pas (trop violents et sombres par exemple), mais il faut dire qu’ici, avec ce roman, je me suis laissé prendre au jeu d’un futur dystopique grinçant et sombre, mais aussi très absurde.

L’univers du roman est quelque part entre l’Amérique rêvée des années 50′ (c’est comme ça qu’est caractérisé la ville de Consilience)(pensez au film Pleasantville!) et un futur un peu effrayant, froid où les robots prennent vie (ici les robots sont sexuels, mais je ne vous en dis pas plus) et c’est un mélange que je verrais bien porté à l’écran, justement.

Même si je n’ai jamais encore vu Black Mirror (oui je sais) je pense que le roman a un petit quelque chose de ça…

Sorte de satire du roman dystopique, The Heart Goes Last a été assez addictif à lire de mon côté, fascinée que j’étais par cet univers à la fois sombre et absurde, peuplé de personnages caricaturaux et pourtant plus complexes qu’il n’y paraît et pris dans une intrigue improbable et originale.

Mais à l’heure où je vous écris, je m’interroge encore sur son dénouement et sur ce qu’il faut retenir de ce livre… « Be careful what you wish for » est probablement la morale de cette histoire qui fait aussi réfléchir sur l’état de notre propre société…

Ce n’est peut-être pas la meilleure façon d’aborder la littérature de Margaret Atwood (pourtant c’est ce que j’ai fait) au vu des critiques assez contrastées que j’ai pu lire çà et là, mais ça n’en reste pas moins un livre dans lequel j’ai aimé me plonger, aussi sombre et bizarre soit-il… et si vous souhaitez vous y frotter, ayez à l’esprit qu’il s’agit d’une satire!

Quel livre de Margaret Atwood me conseillez-vous? Avez-vous lu celui-ci?

L’Homme au Ventre de Plomb – J-F. Parot

« Il finit son chocolat. Le fond de la tasse, comme la vie, mêlait la douceur et l’amertume. »

Je vous avais fait part de mon enthousiasme face à la découverte des enquêtes de Nicolas Le Floch lors de la dernière édition de « Mes Dernière Lectures », un enthousiasme qui m’avait conduit à l’époque à lire presque à la suite le second tome de ces aventures.

Ici l’intrigue nous emmène à la fin de l’année 1761, dans une enquête qui mêle complots jésuites et manipulations à la cour du roi suite au meurtre, maladroitement présenté comme un suicide, du jeune vicomte de Ruissec…

Comme dans le premier tome des enquêtes de Nicolas le Floch, on est efficacement entrainé par l’écriture érudite et riche de Jean-François Parot, cette fois davantage à la cour de Versailles que dans les rues de Paris – et c’est toujours aussi passionnant!

L’intrigue m’a en revanche un peu moins séduite, avec une impression d’éparpillement qui m’a un peu détachée du récit et empêché de m’attarder longuement sur les coupables et suspects divers de l’enquête.

Cela dit, les personnages principaux et récurrents tels que Nicolas, son adjoint Bourdeau ou encore M. de Noblecourt sont de plus en plus intéressants et attachants, et c’était un plaisir de les retrouver cette fois encore, tout comme l’ambiance d’époque de l’intrigue qui nous permet de faire un joli voyage dans le temps.

J’ai le troisième tome en ma possession mais n’ai pas encore pris le temps de m’y plonger, mais je sais d’ores et déjà que ce sera avec grand plaisir!

Quelle est votre enquête de Nicolas le Floch favorite? Connaissez-vous déjà cette série de livres?

Pauline – Alexandre Dumas

« Je préfère vos larmes à votre sourire. Les larmes sont confiantes, et le sourire est dissimulé ; le sourire, c’est le voile sous lequel le cœur se cache pour mentir. »

L’un des rares classiques français que j’aurais lu récemment, Pauline est un roman gothique et romantique, l’un des premiers d’Alexandre Dumas, où est narré le destin tragique de Pauline, jeune femme naïve mariée à un homme sombre et mystérieux qui sera sa perte…

L’intrigue, construite à travers une mise en abyme (un procédé qui ici laisse trop peu de place à la surprise et au mystère à mon goût) est riche en motifs gothiques – tempêtes dans la nuit, ruines d’abbaye, passages secrets, héroïne enterrée vivante et j’en passe – qui ne sont pas sans rappeler quelque peu des romans tels que Jane Eyre.

Et si vous me suivez un peu, vous n’êtes pas sans savoir que ce type d’ambiance fait partie de mes favoris en littérature et pourtant… j’ai trouvé qu’ici, l’ambiance gothique était un peu trop poussée à son paroxysme, presque caricaturale dans ses élans romantiques et somme toutes un peu maladroite (ou exacerbée du moins).

J’ai aussi éprouvé un peu d’agacement face à des expressions d’un autre temps (« pleurer comme une femme ») et face à un personnage féminin sans grande substance (Pauline n’a rien d’une Jane Eyre par exemple). Les personnages dans leur ensemble ne m’ont pas particulièrement touchée à vrai dire…

Finalement, ce court roman ne m’aura ni subjuguée, ni ennuyée, mais ne m’aura pas laissé grande impression, si ce n’est que je l’ai trouvé un peu daté (ce qui est somme toute assez logique, c’est un roman qui a été publié en 1838!). En revanche, la plume d’Alexandre Dumas est exquise et il me semble tout de même important de le noter.

Si les ambiances sombres et qu’un romantisme poussé à son paroxysme ne vous ennuient pas, jetez-y un œil, vous serez peut-être davantage passionnés que moi, qui sait… (Il en faut pour tous les goûts, n’est-ce pas.)

Et vous, avez-vous lu Pauline?

C’est ici que je vous laisse, en espérant que vous aurez peut-être glané quelques envies de lecture à travers mes mots – n’hésitez pas à me faire part de vos ressentis si vous avez vous aussi lu l’un (ou plusieurs!) de ces romans!

J’ai déjà beaucoup lu en ce début d’année, avec assez peu de véritables coups de cœur (mais tout de même quelques uns!) et si vous souhaitez être au courant de mes lectures en temps et en heure (pas comme ici où j’accuse toujours un retard phénoménal, ahem…) je vous invite à me suivre sur Goodreads, ma plateforme favorite pour me donner envie de lire encore et encore.

Le dernier livre que j’ai lu c’est Ici ça va, de Thomas Vinau, le livre du mois sur le club de lecture de Victoria (que j’anime avec elle depuis peu!) et sans vous en dire trop, sachez d’ores et déjà que c’était un de mes livres favoris de ces derniers temps tant il était doux et lumineux.

Et vous, qu’avez-vous lu de chouette ces dernières semaines?

Passez une belle semaine!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

Les liens des livres Amazon sont affiliés, ce qui permet de soutenir mon activité, mais je vous encourage vivement à vous rendre chez votre libraire favori! 

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Mes Dernières Lectures #14

Dans ma bibliothèque 5 février 2018 Laisser un commentaire

Les livres font plus que jamais partie intégrante de ma vie quotidienne, je lis presque tous les jours un petit peu et la liste de tous les livres que j’ai envie de lire un jour ne cesse de grandir (et c’est aussi chouette que dramatique, je n’aurai évidemment jamais le temps de tout lire).

C’est aussi avec une grande joie que je rejoins Victoria dans la gestion de son club de lecture, celui-là même qui m’a tant redonné goût à la lecture il y a un peu plus de deux ans et je suis d’ores et déjà ravie de pouvoir apporter un petit quelque chose aux sélections chaque mois – n’hésitez d’ailleurs pas à rejoindre le club si vous n’y êtes pas déjà!

Il était donc grand temps que je vous parle de livres, de mes dernières lectures, avec toujours un certain temps de décalage (ma vie est joliment remplie de lectures, mais aussi de virées au cinéma et de cocktails en douce compagnie – je me sens drôlement chanceuse) mais qu’importe – mieux vaut tard que jamais!

Au menu aujourd’hui, un livre adolescent à la magie que je cherche encore, un grand classique britannique (pourtant fort méconnu), le second livre d’une saga napolitaine passionnante et un policier historique que j’ai trouvé fascinant. On y va? 

Among Others – Jo Walton (Morwenna en VF)

« It doesn’t matter. I have books, new books, and I can bear anything as long as there are books. »

Proposé dans le cadre de la sélection de l’été du club de lecture de Victoria, Among Others avait tout pour me plaire… et pourtant, ce court roman m’a quelque peu dérouté et s’est révélé être totalement différent de ce que j’attendais.

Voici la description du livre d’après l’éditeur: « Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit une photo où sa silhouette a été brûlée… Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa propre mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre. »

Ça paraît prometteur, vous ne trouvez pas? Malheureusement, le charme de l’intrigue (pour peu qu’il existe) n’a pas opéré sur moi, et j’ai trouvé que le livre était dénué de toute magie en réalité

Pour tout vous dire, il m’a été très difficile d’éprouver une quelconque empathie pour le personnage principal qu’est Morwenna, tant je l’ai trouvée étrange, arrogante et même étroite d’esprit. Par moments, son amour des livres et ses galères adolescentes m’ont aidé à m’identifier à elle quelque peu, mais c’était très fugace et dans l’ensemble, le personnage m’a beaucoup agacé.

Et c’est en grande partie à cause de mon aversion pour ce personnage que je n’ai pas cru une seule seconde à la magie présupposée du livre – ça m’a davantage semblé être une sorte de fantaisie tout droit sortie de la tête de Morwenna, qui s’invente un monde pour échapper aux réalités difficiles à accepter de sa propre vie.

Pourtant, les personnages « différents » et même étranges sont habituellement des personnages intéressants (et donc qui me plaisent généralement beaucoup) mais là, rien à faire, elle ne m’a pas semblé suffisamment crédible…

D’autant plus qu’il ne se passe pas grand chose dans ce livre (écrit sous forme d’entrées de journal intime) et j’ai trouvé que la narratrice s’attardait bien trop longuement sur des détails sans intérêt de sa vie quotidienne… Finalement, le seul intérêt d’Among Others est peut-être de citer une multitude de titres de livres de SF qui m’ont donné des idées de lecture. (Bien que ça m’ait souvent donné l’impression d’être un peu perdue, moi qui n’ai lu que le Seigneur des Anneaux parmi tous les titres cités…)

Vous l’aurez compris, je n’ai pas été transportée à la lecture de ce livre qui m’a semblé à la fois très ennuyeux et déroutant… à mille lieues de ce que je pensais qu’il serait!

Mais peut-être que vous l’avez lu et qu’il vous a davantage plu qu’à moi? Dites-moi tout, ça m’intéresse!

The Tenant of Wildfell Hall – Anne Brontë (La Dame du Manoir de Wildfell en VF)

« I would rather have your friendship than the love of any other woman in the world. »

Ce classique un peu méconnu de la littérature britannique a lui aussi été proposé dans le cadre des lectures de l’été dernier dans notre club de lecture et contrairement au livre précédent, j’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a semblé très moderne pour l’époque de sa publication.

The Tenant of Wildfell Hall commence avec l’arrivée de la mystérieuse Helen Graham et de son fils à Wildfell Hall, ce qui crée son lot de spéculations, d’autant que le caractère réservé de cette dernière ne lui attire pas que de la sympathie

La structure du roman est construite de telle sorte à ce que chacun des personnages puisse exprimer ses sentiments à la première personne – le roman commence avec la narration de Gilbert (sous forme épistolaire), qui raconte l’arrivée d’Helen, les sentiments qu’il développe à son égard, son désespoir amoureux, etc. Arrive ensuite l’histoire d’Helen, relatée à travers les pages du journal intime qu’elle a confié à Gilbert.

Ce type de structure est assez immersif et permet d’en apprendre beaucoup sur les personnages et leurs sentiments, leurs ressentis… d’autant que la plume d’Anne Brontë n’a rien à envier à ses deux sœurs!

La force de ce récit réside principalement dans l’incroyable modernité du personnage d’Helen, une héroïne qui dénote par son sens du devoir, son courage, sa détermination, sa dignité et sa force de caractère – c’est un peu anachronique de dire ça, mais elle incarne un féminisme totalement novateur pour l’époque! (Le livre a initialement été publié en 1848.)

À la fin du récit, je dois bien dire que je suis restée un peu sur ma faim, tant j’ai trouvé que le roman se terminait rapidement, mais après tout, c’est bien un moindre mal.

En revanche, j’ai parfois trouvé la narration un peu dense, un peu trop riche en détails qui ralentissaient le rythme du récit.

Quant au style d’Anne Brontë, je l’ai trouvé un peu moins lyrique et passionné que celui de Charlotte Brontë (dont j’ai adoré Jane Eyre, résolument un de mes romans favoris) et l’atmosphère générale du roman m’a semblé plus « terre-à-terre » que d’autres romans du genre, aux accents parfois plus gothiques ou plus légers. (Mais c’est un ressenti très personnel je pense.)

Malgré ces (tout) petits bémols, j’ai été ravie de découvrir ce classique méconnu, qui ose parler de violence conjugale et d’émancipation féminine avec une telle force et une telle intelligence.

À découvrir, pour tout amateur de grands classiques du 19e siècle!

Qu’en avez-vous pensé, si toutefois vous l’avez lu vous aussi? Connaissez-vous Anne Brontë?

Le Nouveau Nom – Elena Ferrante

« Depuis l’enfance, nous avions vu nos pères frapper nos mères. Nous avions grandi en pensant qu’un étranger ne devait même pas nous effleurer alors qu’un parent, un fiancé ou un mari pouvaient nous donner des claques quand ils le voulaient, par amour, pour nous éduquer ou nous rééduquer. »

Chaque été, depuis deux ans, les mots d’Elena Ferrante accompagnent une partie de mes vacances – après tout, il me semble tout à fait indiqué de se plonger dans une atmosphère italienne, brûlante et passionnelle en plein cœur d’un mois d’août… non?

Étant donné qu’il s’agit ici de la suite de L’Amie Prodigieuse, je vous fais grâce du résumé pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, si toutefois vous n’aviez pas encore lu le premier tome de cette saga napolitaine. Sachez simplement qu’on suit toujours Lila et Lenu dans leurs vies de jeunes femmes, aux parcours diamétralement opposés et à l’amitié fluctuante…

J’ai absolument adoré me plonger dans cette suite, envoûtée par cette histoire de plus en plus dure et violente – on s’attache tantôt à Lenu, tantôt à Lila (même si cette dernière provoque toujours autant de sentiments ambivalents) et on se questionne sur leurs choix, tout en s’identifiant parfois à elles. (Et si tout avait été différent?)

Il y a une mélancolie dans ce récit qui me touche particulièrement, et je me suis souvent sentie proche des questions soulevées dans le roman, que ce soit à propos de l’amitié, de l’amour, de la réussite…

La quête identitaire des personnages a quelque chose d’universel, après tout, et c’est probablement l’un des points forts du récit. La plume délicate d’Elena Ferrante y contribue certainement: elle est d’une grande simplicité, dénuée d’emphase et laisse parler le récit avec finesse.

Et c’est toujours avec une grande intelligence (et une plume acérée) qu’Elena Ferrante analyse la condition féminine dans une société machiste, mais aussi la solitude et la réussite sociale et ce qu’elle implique, pour qui (comme Lenu et Lila) a grandi dans un quartier populaire.

La richesse des thèmes développés dans Le Nouveau Nom, couplée aux rebondissements des vies des deux héroïnes font de ce livre quelque chose de fascinant et d’irrésistible – d’autant que la toute fin du roman ne donne qu’une envie, celle de se plonger dans le livre suivant! (Elena Ferrante a le don du cliffhanger, c’est certain.)

Le troisième livre de la saga, Celle qui Fuit et Celle qui Reste, vient de paraître en poche, et nul doute que je me l’offrirai quand l’été viendra, pour enfin me replonger dans les destins tortueux de Lila et Lenu…

Et vous, avez-vous lu la saga napolitaine d’Elena Ferrante?

L’Enigme des Blancs-Manteaux – Jean-François Parot

« Les livres paraissaient toujours monter une garde silencieuse autour de lui. Enfant, il avait passé bien des heures en leur compagnie, dans le grenier de la maison de Guérande, et plus tard dans la bibliothèque du marquis, à Ranreuil. Rien ne pouvait advenir de mauvais, lorsqu’on était protégé par des alignements de reliures fraternelles. Il suffisait d’ouvrir un volume pour que s’élève une petite musique toujours émouvante et jamais semblable. »

Que je suis heureuse d’enfin vous parler de ce roman, le premier d’une longue série policière, tant je l’ai adoré et conseillé autour de moi! C’est une amie et collègue, grande lectrice également, qui me l’avait conseillé, et je ne peux que la remercier chaleureusement car je crois bien que les intrigues de Nicolas Le Floch vont faire partie de mes récits favoris pendant longtemps.

Parce que la description de l’éditeur est assez complète, je vous la partage:

« Paris, janvier 1761. Nicolas Le Floch, un jeune homme natif de Guérande, débarque dans la capitale, écarté de sa Bretagne par son tuteur. Après un passage au couvent des Carmes, le jeune Le Floch va apprendre le métier de policier sous la houlette de M. de Sartine, le lieutenant général de police de Louis XV, chargé des affaires spéciales. Le Floch va devoir faire très vite ses preuves et apprendre le prix du silence et du secret. Sa première enquête criminelle va le plonger dans le monde interlope de la corruption, du jeu, des intrigues crapuleuses et d’une conspiration contre la vie du roi. »

Après tout, ce livre ne pouvait que me plaire, vu qu’il allie brillamment histoire et intrigue policière (deux de mes genres favoris en littérature) dans un langage riche et érudit, mais néanmoins pas dénué de légèreté.

Moi qui adore Paris, j’ai aussi follement aimé superposer dans mon esprit le vieux Paris du 18e siècle, décrit avec force de détails, avec ma propre connaissance de la ville et des rues des vieux quartiers chers à mon cœur.

La richesse des détails historiques est incroyable et c’est tout à fait fascinant – certaines scènes et autres récits sordides concernant la question (autrement dit la torture infligée aux détenus à l’époque) ou certaines exécutions notoires m’ont beaucoup marquée, d’autant qu’il s’agit souvent de faits réels (je pense notamment au récit de l’exécution de Damiens, coupable d’attentat sur la personne de Louis XV, et c’est à glacer le sang).

La qualité des recherches historiques de Jean-François Parot et l’abondance de tous ces détails, souvent passionnants, pittoresques ou même amusants, peuvent en revanche parfois sembler ralentir le récit pour qui ne serait pas aussi fasciné que moi (par exemple) par le 18e siècle… D’autant que le niveau de langue est assez soutenu et recherché et requiert une certaine concentration!

Pour en revenir à l’intrigue de L’Enigme des Blanc-Manteaux, je dois dire que j’ai été assez rapidement happée par cette dernière, bien que le monde de la corruption et des jeux ne m’attire guère au premier abord – le narrateur nous mène par le bout du nez et le dénouement est assez bien ficelé je dois dire (j’avais deviné certaines choses, mais pas tout!).

Ce premier roman qui conte les aventures de Nicolas Le Floch (il y a pour l’instant 14 livres qui suivent ses différentes enquêtes, avec toujours l’histoire réelle en toile de fond) est aussi celui qui permet de mettre en place les choses et de découvrir les divers personnages qui feront partie de l’entourage de Nicolas au fil des romans successifs.

Ces derniers sont très bien travaillés et ils sont tous plus ou moins attachants – Nicolas, en particulier, est ici assez touchant par sa naïveté de jeune homme fraîchement arrivé à Paris et son évolution est déjà assez notable dans ce premier livre. La bonhomie de l’inspecteur Bourdieu, qui fait équipe avec Nicolas, est sympathique, tout comme l’intelligence (et la sensibilité déconcertante) de Samson, le bourreau, est remarquable.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup, beaucoup aimé cette première incursion dans les enquêtes de Nicolas le Floch, et je me réjouis d’avance de pouvoir découvrir dans les prochaines années tous les livres qui rassemblent ses enquêtes (à l’heure où je vous écris je n’ai lu que les deux premiers)(je déguste et c’est formidable).

À savoir qu’il existe aussi une série française qui met en scène ces enquêtes, mais je ne m’y suis pas encore penchée à vrai dire…

Et vous, connaissez-vous déjà les enquêtes de Nicolas Le Floch?

Je reste toujours très en retard pour vous parler de mes lectures en temps et en heure (mais que voulez-vous, j’ai une vie très remplie par ailleurs) mais étant donné que j’ai passé mon automne à lire presque exclusivement Harry Potter, peut-être que je pourrai doucement rattraper mon retard…? (Stay tuned!)

De mon côté je viens de terminer un autre roman policier très prenant (The Axeman’s Jazz, l’un des premiers livres terminés sur ma Kindle, cadeau inspiré de mes parents pour Noël) et je vais sans doute me plonger bientôt dans The Awakening, de Kate Chopin, le livre du club de lecture pour le mois de février – c’était une de mes suggestions pour la sélection de ce mois, et je suis ravie qu’il ait été choisi! (Je l’ai déjà lu à la fac, quand j’étais à Nottingham, mais je vais le relire avec plaisir, maintenant que j’ai un peu « grandi ».)

Et vous, que lisez-vous ces temps-ci? Cet article vous a-t-il donné des idées?

Je vous souhaite une bien belle semaine et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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Mes Dernières Lectures #13

Dans ma bibliothèque 4 décembre 2017 Laisser un commentaire

Cela fait bien trop longtemps que je ne vous ai pas parlé de mes dernières lectures… et pourtant, qu’est-ce que je lis depuis cet été! (Maintenant j’emmène même mes livres dans le métro, alors que je n’aimais pas ça avant…)

Les quatre livre que je vais vous présenter là font d’ailleurs partie de ma pile à lire de l’été passé et je réalise tout juste en l’écrivant que ces quatre livres ont tous pour point commun de parler de femmes, leurs amours, leurs mystères, leurs cheveux… Drôle de coïncidence quand on y pense.

Alors sans plus attendre, voici ce que j’en ai à dire!

My Cousin Rachel – Daphne du Maurier

« How soft and gentle her name sounds when I whisper it. It lingers on the tongue, insidious and slow, almost like poison, which is apt indeed. It passes from the tongue to the parched lips, and from the lips back to the heart. And the heart controls the body, and the mind also. Shall I be free of it one day? »

Second roman de Daphne du Maurier découvert cette année (dans le cadre du lecture commune, annexe au club de lecture de Victoria) et une bien belle découverte, un voyage à travers le gothique d’une campagne anglaise pluvieuse, ou encore d’une Italie aux accents menaçants…

C’est à travers la narration de Phillip Ashley que l’histoire est racontée, et ça commence avec le départ de son cousin Ambrose (qui l’a élevé avec bienveillance mais dans un foyer résolument masculin) pour un séjour en Italie… duquel il ne reviendra jamais.

C’est là-bas qu’il a épousé Rachel, une cousine lointaine dont on ne sait rien, ce que Phillip ne voit pas d’un très bon œil. Et pourtant, quand cette dernière arrive à son tour en Angleterre, les suspicions de Phillip se mêlent à des sentiments nouveaux…

Bon, ça fait un moment que je l’ai lu mais je me souviens avoir beaucoup aimé My Cousin Rachel, notamment parce qu’une ambiance gothique, sombre et mystérieuse plane sur tout le récit (et si vous me connaissez, vous savez que c’est quelque chose que j’aime beaucoup) mais aussi parce qu’il semble bien difficile de pouvoir se prononcer sur les agissements réels des personnages.

La narration est brillante, et l’on est sans cesse tiraillé entre suspicions et certitudes, face à des personnages tantôt agaçants, tantôt vulnérables… La tension est construite avec brio tout le long du récit, notamment grâce à cette anticipation de la rencontre avec Rachel, tout de même personnage éponyme, mais qui arrive « réellement » assez tard dans le récit – au début tout n’est que suppositions sur cette femme mystérieuse…

Rachel, ce personnage manipulateur et fragile à la fois, qui contraste tant avec la naïveté et la fougue de Phillip… Un peu comme dans The Loving Spirit, je n’ai pas trouvé les personnages du roman très sympathiques, et pourtant c’est aussi ça qui les rend peut-être plus réalistes et humains.

Une chose est sûre: la plume de Daphne du Maurier est un bonheur à lire et je ne m’arrêterai pas là dans mon exploration de ses écrits!

My Cousin Rachel plaira sans doute à tous ceux qui apprécient les intrigues mystérieuses, sur fond d’Angleterre Victorienne, et qui n’ont pas peur d’une narration quelque peu lente et d’un ton mélancolique.

Avez-vous lu ce roman de Daphne du Maurier?

Je vous invite aussi à jeter un œil sur mon avis sur l’adaptation cinématographique qui est sortie cette année, c’est assez intéressant de confronter les deux œuvres!

Une Apparition* – Sophie Fontanel

« Des femmes t’ont aimé (…) Moi je n’ai rien construit de ce côté-là. Je ne sais même pas ce que c’est les bras complètement de quelqu’un. Ma vie sexuelle, elle a merdé. Je n’ai jamais vécu la réciprocité. Je ne connais que la marge, et si ça se trouve, avec mes cheveux blancs, je vais me retrouver coincée dedans. »

J’ai lu beaucoup de livres cette année et j’en ai aimé autant. Une Apparition fait résolument partie de ceux-là, tant sa simplicité m’a touchée.

L’histoire est donc simple: Sophie a décidé de ne plus se teindre les cheveux, comme ça, sur un coup de tête, ou presque. Et puis comme elle écrit, Sophie, elle a décidé d’en faire un livre. C’est un roman, c’est un récit autobiographique et ça se lit comme une sorte de journal intime.

On y suit l’évolution capillaire de Sophie, du brun artificiel au blanc naturel, mais surtout aussi son évolution personnelle, son apparition au monde et surtout à elle-même. Le ton éminemment intimiste, brut et sincère m’a beaucoup plu, et voir l’auteure passer des doutes aux éclats de rire était très rafraîchissant – j’ai adoré son caractère pétillant et sa fragilité mise à nu.

Ce roman est avant tout très inspirant, et est à mettre entre les mains de toutes celle qui doutent d’elles, qui doutent de leur beauté, que ce soit à cause de cheveux blancs ou d’autre chose. Il en ressort aussi une grande bienveillance: Sophie ne critique absolument pas celles qui continuent à teindre leurs cheveux et ne considère pas détenir LA vérité absolue.

Je vous conseille donc chaleureusement de vous plonger dans Une Apparition, si ce n’est pas déjà fait (étant donné que ce livre a déjà beaucoup fait parler de lui!), je l’ai trouvé plein de vie et de joie et il donne envie d’être soi, au yeux de tout le monde… et ça c’est pas rien!

Est-ce que vous l’avez déjà lu, vous?

C’est aussi un livre qui m’a donné envie de m’intéresser à ce qu’à pu écrire Sophie Fontanel par le passé, du coup je prends tous vos conseils si vous en avez!

Amours – Léonor de Récondo

« De la vie, on ne garde que quelques étreintes fugaces et la lumière d’un paysage. »

Je crois que j’avais envie de lire Amours depuis que Pauline en a fait l’éloge, sur son blog je crois, partout ailleurs aussi sans doute. Alors quand je me suis plongée dans cette histoire de femmes (encore une fois), d’amours cachés, d’amours sous toutes ses formes, libérés des corsets bourgeois du début du 20e, je crois que je m’attendais à trop de choses.

Dans ce court roman, on rencontre Céleste, la bonne de la maison Boisvaillant qui tombe enceinte, abusée par le notaire qui l’emploie, tandis que sa propre femme, Victoire, n’arrive pas à avoir d’enfant depuis déjà près de cinq ans. Quand la grossesse est découverte, on décide que cet enfant sera celui de Victoire… mais cette dernière n’arrive pas à être mère. Céleste s’occupe donc en cachette de son fils, jusqu’à ce qu’un soir, Victoire la rejoigne dans sa petite chambre sous les combles…

Démarre alors une histoire d’amour aussi sensuelle et pure qu’elle ne semble improbable. Le lyrisme de l’écriture de Léonor de Récondo est indéniable et le récit est plein d’une sensibilité rare… mais je ne saurais trop comment vous le dire, il m’a manqué quelque chose.

Peut-être une exploration plus poussée de la psychologie des personnages? J’ai trouvé ça beau, fort, mais peut-être un peu froid, là où la passion aurait peut-être dû m’emporter. (Ou là où j’aurais voulu qu’elle m’emporte en tout cas!)

Le contraste entre la situation bourgeoise de Victoire, l’esprit étriqué de cette époque, et ses découvertes charnelles, son éveil au corps, est intéressant et traité avec subtilité et grâce. Son émancipation graduelle et son indépendance grandissante sont évidemment inspirantes et grisantes, mais je crois que ça n’est pas assez développé à mon goût.

Le rôle et le poids de la religion dans la vie de Céleste, bien que compréhensible et inhérent à son personnage, m’a quelque peu laissé de marbre et fait partie des petites choses qui m’ont déplu dans le roman.

En fin de compte, d’Amours je garde un joli souvenir de lecture, séduite par la plume de l’auteure, délicate, lyrique et incisive à la fois, tout en ayant refermé le livre avec un sentiment d’inachevé – j’aurais voulu en savoir plus, davantage entendre les sentiments des personnages je crois…

Peut-être avez-vous des sentiments différents envers Amours, si vous l’avez déjà lu?

The Ladies of Grace Adieu and other stories – Susanna Clarke

« Did you ever look into an English novel? Well, do not trouble yourself. It is nothing but a lot of nonsense about girls with fanciful names getting married. »

Quand j’ai appris que Susanna Clarke avait publié une collection de nouvelles se passant dans le même monde que Jonathan Strange & Mr Norrell, je me suis empressée de me l’offrir, évidemment.

Un an après avoir dévoré Jonathan Strange & Mr Norrell (malgré ses mille pages!) je me suis donc replongée avec plaisir dans une Angleterre du 19e où la magie fait partie de l’histoire, comme si de rien n’était…

Ces nouvelles, ou contes de fées d’un autre genre, ont la même qualité littéraire qu’on trouve déjà dans Jonathan Strange & Mr Norrell, et la plume de Clarke est toujours aussi pleine d’esprit et d’humour.

Aucune nouvelle ne ressemble à une autre, et pourtant elles ont pour point commun de parler de femmes qui pratiquent la magie, avec plus ou moins de bienveillance… Certaines de ces nouvelles sont très drôles, d’autres sont plus sombres, plus inquiétantes et c’est, à mon sens, une énième preuve du talent de l’auteure, capable d’écrire des récits aux tons si différents.

L’imaginaire et la magie qu’on trouve dans cet univers me fascine, et c’est sans doute pourquoi j’ai adoré me plonger dans ces nouvelles, pour retrouver la magie de Susanna Clarke, si différente de celle de Rowling ou de Tolkien, mais pas moins inventive et brillante.

À découvrir, qu’on ait lu Jonathan Strange & Mr Norrell ou pas (même si l’avoir lu avant donne plus de relief à ces courts récits, je pense) et surtout si on aime les contes, les univers fantastiques un peu sombres et que l’on est sensible à l’esprit d’un langage emprunté à un autre temps! 

Et vous, vous aimez les nouvelles fantastiques?

Je suis terriblement en retard pour vous parler de mes dernières lectures (depuis ceux-là, j’ai lu à peu près une douzaine de livres!) et j’ai aussi envie de vous parler de livres sur le véganisme, de livres de recettes… mais comme toujours, le temps m’échappe quelque peu.

Mais comme je me suis replongé dans Harry Potter cet automne, ça me laisse un petit délai supplémentaire pour réfléchir (et écrire) sur tous ces autres livres que j’ai lus. Ce qui est sûr, c’est que je ne manquerai jamais de sujets sur lesquels vous écrire!

Qu’est-ce que vous lisez en ce moment, vous? L’hiver vous inspire-t-il des livres d’un certain genre?

Je vous souhaite une belle semaine!

+ Je risque encore une fois de vous faire faux bond avec mes « Links I Love » cette semaine, ça devient assez intense au travail pour moi, alors un peu de patience…


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

Merci à Robert Laffont de m’avoir fait parvenir les ouvrages marqués d’un astérisque. 

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Mes Dernières Lectures #12

Dans ma bibliothèque 8 septembre 2017 Laisser un commentaire

Me revoici déjà pour vous parler d’une partie de mes dernières lectures – je rattrape mon retard tant bien que mal, et c’est aussi pour ça que je vous présente mes lectures par quatre (et non plus par trois, comme par le passé).

Les quatre livres dont je vais vous parler ci-dessous auront été mes lectures de printemps et, mis à part pour l’un d’entre eux, de belles lectures, très différentes les unes des autres: un troisième tome de saga fantastique, une fresque familiale aux accents maritimes, une enquête mystérieuse dans les rues de Barcelone et un court roman français.

Vous me suivez?

The Loving Spirit – Daphne du Maurier

« He was home again, home to Plyn where he belonged, where he had always belonged before birth, before creation; Plyn with her lapping harbour water; her forest of masts, her hungry wheeling gulls, her whisper of peace and comfort to a lonely heart; Plyn with her own grey silent beauty. »

Ce livre aura été mon premier Daphne du Maurier (j’ai lu My Cousin Rachel entre temps aussi) et s’il n’a pas été un coup de cœur, c’était tout de même un joli moment de lecture qui m’a emmené en plein cœur des Cornouailles à travers les vies de la famille Coombe.

Dans The Loving Spirit, on rencontre d’abord Janet Coombe, une jeune femme qui rêve d’aventures en mer, de liberté et de voyages – mais au 19e siècle, la place d’une femme est auprès de son mari et de ses enfants, alors Janet se résigne et fonde une famille avec Thomas. Elle transmet pourtant son esprit passionné et aventureux à l’un de ses fils, Joseph, qui ne rêve à son tour que d’expéditions en mer…

C’est donc à travers les destins torturés de Janet, puis de trois de ses descendants (Joseph, Christopher et Jennifer) que l’on traverse le temps, parmi les paysages sauvages des Cornouailles ou sombres de Londres.

De mon côté, si j’ai beaucoup apprécié les récits concernant Christopher et Jennifer, probablement les personnages qui m’ont inspiré le plus de sympathie, j’ai beaucoup moins aimé les caractères de Janet et Joseph, que j’ai trouvé difficiles, impétueux et égoïstes. D’autant que leur relation m’a parfois mise mal à l’aise, la trouvant presque malsaine…

En revanche, tout au long du roman, j’ai beaucoup admiré l’écriture de Daphne du Maurier, fluide, limpide et parfois très lyrique. Elle est également très immersive, et une fois le roman refermé, je n’avais qu’une envie: me rendre à mon tour au bord de la mer et admirer le paysage sauvage des Cornouailles!

En somme, The Loving Spirit est une belle saga familiale, aux accents parfois surnaturels et gothiques (tout ce que j’aime), pleine de mélancolie et de nostalgie, mais aussi de passion et d’amour, portée par des personnages eux-mêmes exaltés et vifs.

À découvrir, pour peu qu’on apprécie ce type d’intrigue!

Et vous, l’avez-vous lu? Quels autres livres de Daphne du Maurier me conseillez-vous?

La Mémoire de Babel – C. Dabos

« Ophélie se sentit si exaspérée qu’elle tendit par inadvertance une gaufre à la pendule de la famille. »

Après vous avoir fait l’éloge des deux premiers tomes de la saga de la Passe-Miroir, de C. Dabos, laissez-moi vous parler un peu de la Mémoire de Babel, le troisième tome de la saga, sorti au mois de juin dernier et que j’ai attendu avec beaucoup d’impatience. D’ailleurs, je pense que comme beaucoup, je n’avais pas ressenti une telle ferveur et impatience depuis Harry Potter et ses derniers tomes!

L’intrigue se situe plus de deux ans après les événements qui clôturent Les Disparus du Clairdelune, et l’auteure entraîne Ophélie à travers une nouvelle arche, Babel, pour peut-être enfin percer les mystères qui lui sont apparus au Pôle…

J’ai beaucoup aimé me replonger dans l’univers de Christelle Dabos et retrouver Ophélie. Si j’ai un peu regretté l’ambiance glaciale et familière du Pôle, où se déroulait jusqu’à présent l’intrigue, j’ai aimé découvrir Babel, un arche beaucoup plus tropicale, colorée et d’apparence tranquille. (Mais seulement d’apparence!)

Avec la découverte de Babel, on découvre aussi de nouveaux personnages et esprits de famille, plus ou moins bienveillants et mystérieux… Mais j’ai parfois déploré qu’on n’en sache pas davantage sur eux – l’univers de la saga est déjà extrêmement riche et détaillé, mais ça ne m’empêche pas d’en vouloir encore plus!

Quant à certains « anciens » personnages, j’aurais beaucoup aimé en savoir davantage sur leurs aventures, en parallèle de celle d’Ophélie…

Il est en tout cas indéniable que l’intrigue s’étoffe tout au long de la Mémoire de Babel, et qu’Ophélie évolue et grandit tout autant. Ce n’est plus la « môme » du tout début de la saga, bien qu’elle ait toujours une propension incroyable à se retrouver au cœur des situations les plus délicates, bien malgré elle.

Comme dans les tomes précédents, la plume de l’auteur est délicieuse, entre humour et noirceur, pleine d’une imagination qui me semble sans limites – une fois plongé dans le livre, difficile d’en ressortir!

La Mémoire de Babel est un excellent troisième tome, et il me tarde d’en savoir plus et de résoudre (enfin!) les intrigues qui se mettent en place et qui sont bien loin de se trouver résolues à la fin de ce tome… Vivement qu’on y voie plus clair.

Est-ce que vous avez lu la Mémoire de Babel? Qu’en avez-vous pensé de votre côté?

Ce Cœur Changeant – A. Desarthe

« Les instants parfaits, il valait mieux les rêver, car ainsi on ne les perdait pas. »

Si vous vous souvenez bien, c’est le livre que j’avais reçu dans ma Kube il y a quelques mois, mais que je n’ai lu que bien après l’avoir reçu… ce qui n’aura pas été d’une grande importance, étant donné que je ne suis pas bien certaine d’avoir aimé ce livre.

On y suit les aventures de Rose, une jeune femme qui ne sait jamais trop ce qu’elle veut, ni où elle va. On la suivra dans l’opulence comme dans la misère, tandis qu’elle cherche sa place dans un monde en plein changement (l’intrigue se situe au début du 20e siècle à peu près).

C’est plus exactement au travers d’ellipses temporelles qu’on suit le destin de Rose, de façon très hachée, entre tragédie, désespoir, richesse, nostalgie et sensualité. Il m’a pourtant semblé très difficile de s’attacher à ce personnage qui n’a que peu de substance et qu’on voit balloté de situation en situation sans qu’elle paraisse avoir de volonté propre, ni même de caractère très affirmé…

De manière générale, aucun personnage de ce roman ne m’a paru sympathique et il m’a semblé impossible de s’attacher à cette galerie de personnages creux, froids et parfois même repoussants.

L’intrigue n’est pas totalement dénuée d’intérêt, bien qu’elle m’ait parfois parue manquer de réalisme (à moins que je ne fasse preuve ici de naïveté) et on dirait presque que le livre entier n’était qu’un prétexte à un exercice de style plus ou moins réussi

Et pourtant, je me souviens avoir été habitée par l’histoire de Rose quelques jours après avoir refermé le livre, comme si, après tout, il avait tout de même réussi à toucher quelque chose en moi.

Il me faut également souligner que je n’étais peut-être pas dans les meilleures dispositions pour lire Ce Cœur Changeant – c’était peu après mon emménagement, uniquement dans le métro (et je trouvais qu’il était particulièrement désagréable de lire dans la ligne 2 du métro, toujours bondée…) alors que mon propre esprit était encore un peu trop agité.

Quoi qu’il en soit, Ce Cœur Changeant ne m’a pas séduite et c’est bien dommage.

L’avez-vous lu? Je serais curieuse de lire l’avis de quelqu’un qui l’a apprécié!

L’Ombre du Vent – C. L. Zafón

« Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à notre coeur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais ou tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons -, nous reviendrons un jour. »

Voilà un de livre que j’ai adoré découvrir, et dont l’intrigue restera en moi un petit moment…

Dans l’Ombre du Vent, on suit Daniel Sempere, dès son enfance, où son père l’emmène dans le cimetière des livres oubliés pour choisir un livre qu’il devra « protéger » tout au long de sa vie. Évidemment, le livre qu’il choisira changera cette dernière et l’entraînera dans un labyrinthe de mystères et de secrets enfouis en plein cœur de Barcelone.

À la fois roman d’apprentissage, livre historique, intrigue policière et récit fantastique, ce livre possède mille facettes toutes plus fascinantes les unes que les autres, et j’ai très vite été happée par cette intrigue mystérieuse qui se dévoilait au fil des pages, sans jamais s’essouffler.

Je me suis aussi grandement attachée aux personnages, qu’il s’agisse du narrateur Daniel (même si ses agissements ne m’ont pas toujours paru très sensés) ou encore de Firmin (qui est très drôle).

Quant à l’intrigue Juliàn Carax, elle m’a tenue en haleine juste ce qu’il faut et est elle aussi peuplée de personnages intéressants et/ou attachants, à leur manière… (Je n’ose trop vous en dire!)

La plume de l’auteur est un régal, et je n’oublierai pas non plus l’ambiance délicieusement gothique du récit, l’atmosphère sombre et étouffante d’une Barcelone d’après-guerre ou encore l’hommage vibrant rendu aux livres et à leur place dans nos vies.

L’Ombre du Vent aura été pour moi une lecture prenante, tragique, drôle, émouvante… et par-dessus tout, très puissante. Je vous le recommande de tout cœur!

Le livre m’a été prêté par une amie, mais je contemple l’idée de me l’offrir, tant je l’ai aimé. Et je sais aussi que c’est un de ces livre que je prendrai plaisir à relire, dans quelques années.

Et vous, avez-vous lu l’Ombre du Vent? Qu’en avez-vous pensé?

Ces temps-ci je suis bien souvent plongée dans un livre – peut-être parce que j’ai tant lu cet été, l’habitude m’est quelque peu restée? Et l’automne approchant, j’ai de nouveau envie de lire des livres mystérieux, un peu sombres, aux ambiances un peu gothiques… (Même si, quoi qu’il arrive, c’est un de mes genres de prédilection, ne nous le cachons pas!)

Je me répète sûrement, mais je suis follement heureuse d’avoir remis la lecture au cœur (ou presque) de ma vie, ça me fait du bien, et qui sait si un jour je ne finirai pas par ouvrir ma propre petite librairie? C’est un de ces rêves un peu fous que je garde au creux de mon cœur…

Mais tout ça ne rend pas plus simple le fait de vous parler des livres que j’ai lus! C’est d’autant plus étrange que les livres que j’ai le plus aimés me semblent les plus difficiles à chroniquer. (Sans compter sur ma mémoire défaillante quand il s’agit d’écrire sur un livre lu il y a plusieurs mois…)

Mais enfin, ceci est une autre histoire… Et vous, que lisez vous ces temps-ci?

Je vous souhaite une belle journée et avec un peau d’avance, un très bon week-end!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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Mes Dernières Lectures #11

Dans ma bibliothèque 3 août 2017 Laisser un commentaire

Il était temps que je rattrape quelque peu mon retard dans mes chroniques littéraires et vous parle de mes dernières lectures… ou du moins d’une partie d’entre elles!

J’ose à peine vous avouer que j’ai à peu près six mois de lectures à chroniquer, mais si ça peut vous paraître beaucoup (et ça l’est) je reste une « petite » lectrice, et n’ai pas tant lu de livres que ça ces derniers mois, notamment à cause de mon déménagement récent.

Le début de l’année aura en tout cas été marqué par ma découverte de la saga de La Passe-Miroir, dont j’ai dévoré les deux premiers livres en moins de temps qu’il ne faut pour dire Clairdelune. Entre mes lectures des deux premiers tomes, j’ai lu deux autres livres très différents: une saga familiale nordique et un petit livre de nouvelles absurdes… Je vous laisse découvrir ce que j’ai pensé de tout cela!

Les Fiancés de l’Hiver – C. Dabos

« Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même. Il faut des tripes, t’sais, pour se regarder droit dans les mirettes, se voir tel qu’on est, plonger dans son propre reflet. »

C’est à Noël que ma petite sœur m’a offert le premier tome de la saga de la Passe-Miroir en version poche, pensant que ça allait me plaire… elle n’aurait pu mieux deviner!

Dans ce premier tome on fait la connaissance d’Ophélie, la fameuse passe-miroir qui possède également le don de liseuse, inhérent à certains habitants de l’arche Anima où elle vit paisiblement. Tout du moins jusqu’à ce qu’on l’oblige à des fiançailles avec Thorn, qui fait partie du puissant clan des Dragons dans son arche respective, le Pôle. Mais pourquoi avoir unis cette jeune fille gauche et cet homme froid et taciturne? Quels sont les mystères qui hantent les moindres recoins de la Citacielle, capitale flottante du Pôle?

Dès le début, j’ai été happée par l’univers fantastique, riche et inventif crée par Christelle Dabos, à tel point que j’avais bien du mal à m’arrêter de lire, ce qui est toujours bon signe, il faut bien l’admettre.

La richesse de cet univers fantastique, sorte de doux mélange de différentes influences (on peut y retrouver des similarités avec l’univers de Miyazaki, des influences steampunk, et surtout beaucoup de magie, mais pas telle qu’on l’entend comme dans Harry Potter par exemple) est probablement l’une des choses qui m’a le plus séduite. Et à travers ce premier tome, j’ai eu l’impression de simplement l’effleurer et qu’il me resterait beaucoup, beaucoup à découvrir…

J’ai trouvé que la plume de l’auteur était un régal – c’est limpide, fluide et bien écrit, sans pour autant être alambiqué. Pas étonnant que les pages se tournent si facilement!

Quant à l’intrigue, elle est pareille à nulle autre, et beaucoup de mystère entoure nos personnages tout le long de leurs aventures, sans que l’on sache vraiment à quoi s’attendre. Ces derniers sont tous haut en couleurs, parfois même à la limite de la caricature.

Je me suis pour ma part attachée à Ophélie assez rapidement, la trouvant plutôt attendrissante dans sa grande maladresse, mais je dois dire que je l’ai aussi trouvée immature et sans grande force de caractère parfois. Quant à Thorn, j’ai un peu regretté qu’il ait tant brillé par son absence, mais il faut bien dire que la moindre de ses apparitions semait le trouble dans mon esprit!

Enfin, si l’univers des Fiancés de l’Hiver paraît au premier abord assez loufoque (et il l’est, en partie) il faut tout de même souligner qu’une grande part de noirceur se développe petit à petit dans le livre, comme pour annoncer la tournure que vont prendre les évènements tout au long de la saga…

C’était en tout cas un réel coup de cœur et après avoir refermé ce premier tome, je n’avais qu’une envie: me plonger dans le second!

Je vous conseille de tout cœur de découvrir Les Fiancés de l’Hiver, si ce n’est déjà fait, d’autant plus si vous aimez le genre fantasy et que vous avez un faible pour les univers imaginaires – celui-ci est d’une richesse folle, et n’a rien à envier à celui d’Harry Potter!

Avez-vous lu Les Fiancés de l’Hiver? Partagez-vous mon enthousiasme?

Les Disparus du Clairdelune – C. Dabos

« Quand je vous ai dit que vous aviez une prédisposition surnaturelle aux catastrophes, ce n’était pas une invitation à me donner raison. »

Un peu plus d’un mois après avoir terminé le premier tome, je me suis de nouveau plongée dans l’univers du Pôle, avec Ophélie, Thorn et les autres, non sans un immense plaisir!

S’agissant du second tome d’une saga, je ne m’étendrai pas sur l’intrigue – tout ce que je peux vous dire, pour ne pas vous gâcher l’histoire si vous ne l’avez pas encore découverte, c’est que le mystère s’épaissit, que les intrigues à la cour de la Citacielle se multiplient et que ce tome est riche en révélations et rebondissements.

J’ai aussi beaucoup aimé voir les personnages évoluer et s’affirmer, ce qui est notamment le cas d’Ophélie qui m’a semblé moins passive que dans le premier tome (où j’avais trouvé qu’elle subissait beaucoup plus qu’elle n’agissait). On en découvre également davantage sur Thorn, sa famille et son passé, et sa relation (tumultueuse) avec Ophélie s’enrichit au fil des pages…

J’ai aussi beaucoup aimé en savoir plus sur le Pôle, les différentes familles qui y vivent ainsi que leurs pouvoirs respectifs. Mention spéciale au personnage d’Archibald, qui est très vite devenu l’un de mes préférés, pour sa nonchalance et son humour.

L’écriture de Christelle Dabos est toujours aussi fluide et plaisante, empreinte d’une certaine malice qui fait toute la différence, malgré une intrigue qui prend des tournures parfois dramatiques.

Les Disparus du Clairdelune est sans nul doute le digne successeur des Fiancés de l’Hiver et je l’ai adoré, de la première à la dernière page – je vous le conseille évidemment de tout cœur!

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce second tome?

Le troisième tome, La Mémoire de Babel est sorti il y a peu, et je l’ai évidemment dévoré, mais je vous en reparlerai un peu plus tard… 

Without Feathers – Woody Allen

« Money is better than poverty, if only for financial reasons. »

Pendant mes trajets de métro, l’hiver dernier, j’emmenais avec moi ce petit livre que m’a aussi offert ma petite sœur, sorte de recueil de nouvelles, courts essais, pièces de théâtre et autres divagations fantasques de Woody Allen.

Tout y est complètement absurde, parfois satirique et c’est souvent… du grand n’importe quoi. Mais c’est très drôle, du moins pour qui est sensible à l’humour très particulier de Woody Allen (pensez aux films qu’il a réalisés dans les années 80′ et vous aurez une idée du ton de ce petit livre).

Certains de ces petits essais ne m’ont pas convaincue, tandis que d’autres m’ont beaucoup, beaucoup fait rire, notamment les deux pièces de théâtre du recueil (qu’il est tellement drôle d’imaginer portées sur scène).

À découvrir, et à lire quand on aime le cinéma et l’esprit de Woody Allen!

Cent Ans – H. Wassmo

« D’autre part, comment des gens de la même origine peuvent-ils être aussi différents, aussi totalement dépourvus de compréhension les uns envers les autres? »

Dans ce livre, lu dans le cadre du club de lecture de mon amie Victoria, on suit quatre générations de femmes, cent ans d’histoire familiale, de la grand-mère de la narratrice (qui est aussi l’auteure), Sara Susanne, jusqu’à sa mère Hjørdis.

Je n’ai pas été conquise par ce livre, que j’ai trouvé trop long et aux enjeux trop peu passionnants. J’ai parfois été bercée par le récit de la vies quotidienne des personnages, mais je me suis souvent ennuyée face à des vies de femmes dont le destin ne semblait être que de se marier, de faire des enfants et de s’en occuper, tout en faisant face à leurs frustrations diverses…

On s’attache doucement à certains personnages plus qu’à d’autres (de mon côté, j’ai ressenti une certaine tendresse à l’égard de Sara Susanne), mais il faut prendre gare à ne pas les confondre tant ils sont nombreux et aux prénoms très similaires.

C’est aussi une lecture qui interroge: que deviennent Sara Susanne ou Fredrik? À quel point l’auteure a-t-elle romancé la vie de ses ancêtres? Et si l’on peut le deviner, qu’à réellement fait ce « lui » qui est si menaçant à chaque évocation?

En somme, Cent Ans est un livre assez inégal. Il y a parfois trop de détails, qui contribuent à ce sentiment de langueur ressenti à la lecture, parfois pas assez, laissant le destin de certains personnages en suspens. Certains passages sont très beaux, certaines réflexions intéressantes, mais il me semblent noyés dans le récit de vies quotidiennes sans relief.

En revanche, le livre m’a quelque peu donné envie d’aller explorer la Norvège, même si elle n’était pas au cœur du récit, elle en a dessiné les contours et j’ai eu envie, à mon tour, d’aller me promener dans les îles Lofoten par exemple…

Si je n’ai pas détesté cette lecture (qui, somme toute, allait bien avec la langueur d’un mois de février à Paris), il me semble difficile de vous la conseiller, à moins que les sagas familales un peu froides vous plaisent – en tout cas, de mon côté, la magie n’aura pas opéré!

Est-ce que vous avez lu Cent Ans? L’avez-vous davantage apprécié que moi?

Ces temps-ci, je lis assez peu, un peu par manque d’envie, davantage par manque de temps. Je n’arrive pas à « lire entre deux portes », dans le métro ou pendant mes pauses déjeuner… J’aime consacrer à la lecture plusieurs heures, dédiées uniquement à ça et c’est sûrement une mauvaise habitude, mais que voulez-vous!

Je suis toutefois plongée en ce moment dans Une Apparition, de Sophie Fontanel, que la maison d’édition m’a gentiment fait parvenir. Le livre sort le 17 août, et j’aime beaucoup ce que j’en ai lu jusqu’ici. Nul doute que je vous en reparlerai!

J’attends aussi avec impatience d’être en vacances pour me plonger corps et âmes dans mes lectures. J’ai sélectionné quatre livres et je crois que mon ambition est un peu grande, mais qu’importe, je tâcherai d’en lire le plus possible.

Et vous, que lisez-vous cet été?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à bientôt!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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