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Mes Dernières Lectures #8

Dans ma bibliothèque 16 décembre 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #8

Dans cette nouvelle revue de mes dernières lectures je vais vous présenter les livres que j’ai lus et qui ont fait battre mon cœur (ou pas…) cet été. Et comme les extrêmes sont un peu ma spécialité, on y trouvera à la fois le plus gros livre que j’aurai lu cette année, ainsi que deux de mes plus courtes lectures!

Encore une fois, beaucoup d’éclectisme dans mes lectures, avec au programme aujourd’hui, un roman fantasy absolument fascinant, un roman qui parle d’amour avec finesse et un livre avec des vampires pas comme les autres…

Vous me suivez?

Mes Dernières Lectures #8 - Jonathan Strange & Mr Norrell

Jonathan Strange & Mr Norrell – Susanna Clarke

« I have a scholar’s love of silence and solitude. To sit and pass hour after hour in idle chatter with a roomful of strangers is to me the worst sort of torment. »

Si vous me suivez depuis un moment, et ailleurs que sur mon blog, il ne vous aura pas échappé que Jonathan Strange & Mr Norrell a été mon coup de cœur de l’été, et peut être même de l’année… Je vous avais déjà parlé de la série que la BBC a produite (et que j’ai regardé juste après avoir terminé le livre) mais place maintenant au livre en lui-même!

L’intrigue de Jonathan Strange & Mr Norrell se déroule dans l’Angleterre du début du 19e siècle, tandis que le pays est enlisé dans la guerre contre Napoleon. Or, il se trouve que Mr Norrell, qui se targue d’être le dernier magicien pratiquant la magie dans le pays, veut offrir son aide à l’armée pour enfin vaincre Napoleon. Il faut en effet savoir que, bien que l’Angleterre soit pleine de magiciens, aucun d’entre eux, mis à part Norrell, ne pratique la magie – ils se contentent d’en parler et de théoriser la magie.

Mr Norrell s’installe donc à Londres et bâtit peu à peu sa réputation de magicien… Pendant ce temps, Jonathan Strange, qui ne sait rien de Mr Norrell et de ses exploits, va se mettre à étudier la magie, presque par hasard, pour devenir à son tour un véritable magicien. Il va sans dire que les destins de ces deux hommes vont finir par se croiser, pour le meilleur, comme pour le pire…

Malgré ses mille pages, c’est un livre qui m’a enchanté, et ce pour diverses raisons. Tout d’abord, j’aime énormément les univers fantastiques riches et « vraisemblables » comme ceux développés par J.K. Rowling dans Harry Potter ou par Tolkien dans The Lord of the Ringsdes univers si richement décrits et étudiés qu’il n’est que trop facile de s’y perdre pendant de longues heures, laissant derrière soi la réalité…

Ici, Susanna Clarke s’y est prise de façon similaire, en intégrant à l’histoire réelle de l’Angleterre, une sorte de mythologie de la magie, à travers des anecdotes et histoires (parfois très longues) qu’elle développe dans des notes de bas de page (qui prennent parfois plus de place que la narration d’origine) et à travers tout le récit. C’est absolument fascinant et souvent aussi très drôle. Les notes de bas de page ont l’inconvénient de casser un peu le rythme du récit, mais bon, ça ne m’a pas dérangé outre mesure (mais ce ne sera pas le cas de tout le monde).

Et dans cet univers riche et mystérieux, évoluent des personnages non moins intéressants et tout aussi complexes que l’intrigue qui les entoure. Ils ne sont pas caricaturaux, ils sont uniques et jamais entièrement bons ou mauvais – en somme ils sont humains, et ça c’est vraiment un bon point.

Quant à l’atmosphère magique, mystérieuse et profondément britannique, vous imaginez bien que ça m’a beaucoup, beaucoup plu…

Enfin, je ne pouvais pas ne pas vous parler du style de Susanna Clarke. Elle écrit avec finesse et érudition, oscille sans cesse entre sarcasme et narration plus « sérieuse » et rappelle furieusement le style de Jane Austen, ou encore Dickens et Oscar Wilde. Évidemment, j’ai lu le livre en version originale, et c’était un délice – je ne saurais dire si l’esprit et l’humour typiquement britannique se retrouve aussi bien en version française… Si c’est possible, lisez-le en VO, ce serait dommage de s’en priver! 

Mais si Jonathan Strange & Mr Norrell m’a totalement envoûté, je ne suis pas sûre que ce soit un roman à mettre entre toutes les mains. Il semblera sans doute trop long (et donc ennuyeux) à certains, tandis que d’autres n’auront pas la passion du détail que j’ai éprouvée – beaucoup d’histoire réelle est mêlée à la magie de l’intrigue, et le tout peut être un peu (trop) complexe parfois. 

Le rythme est assez lent, du moins au début, et si ça m’a permis de « déguster » ma lecture, ça en endormira d’autres. Sans compter que la magie dont on parle ici est assez.. obscure, et on ne sait pas très bien quelles sont ses règles ni même comment elle fonctionne. Ce mystère sera peut-être frustrant pour les lecteurs habitués à une magie plus « simple d’accès »…

Quoi qu’il en soit, j’ai aimé Jonathan Strange et Mr Norrell de tout mon cœur et il est certain que je replongerai dans cet univers avec grand plaisir, soit à travers la série, soit en relisant le livre un jour… Et quand j’aurai fait diminuer ma pile à lire, je m’offrirai la « suite » intitulée The Ladies of Grace Adieu and Other Stories, qui est en réalité un recueil de nouvelles qui se déroulent dans le même univers que son prédécesseur. 

Et j’espère vivement que Susanna Clarke écrira d’autres livres dans cette lignée!

Est-ce que vous avez lu Jonathan Strange & Mr Norrell? Si oui, je suis curieuse de connaître votre avis…

Mes dernières Lectures #8 - Vous Aimer, Caroline Bongrand

Vous Aimer – Caroline Bongrand*

« Ils s’embrassèrent, beaucoup, longuement, lentement. On sous-estime le baiser. Lorsqu’il se donne, pleinement, entièrement, c’est une étreinte des âmes. C’est un corps qui entre dans un autre, lui donne tout, lui prend tout, se laisse donner et se laisse prendre. C’est faire l’amour, de manière totale, comme en modèle réduit. »

Je me souviens très bien de l’après-midi où j’ai lu ce livre – j’étais à Lille, c’était un dimanche après-midi ensoleillé, et j’avais enfin trouvé un coin de verdure un peu plus calme que les autres au Parc de la Citadelle. Et puis j’ai lu. J’ai souri et j’ai été émue, je me suis reconnue et j’ai trouvé ça beau. Puis j’ai refermé ce livre et me suis mise en chemin, pour reprendre le train vers Paris.

Vous Aimer est un livre qui raconte la rencontre entre une femme et un homme. Une rencontre, puis une relation platonique mais passionnée et passionnelle entre ces deux être qui ont choisi de faire un pacte pour préserver leurs familles respectives – le pacte de ne jamais faire l’amour.

Alors, en lisant cette quatrième de couverture, j’avais un peu peur de me retrouver dans un récit rempli de lieux communs, d’une intrigue sans surprise et de personnages un peu caricaturaux. Et bien, je n’aurais pas pu être plus loin de la réalité!

Ce roman m’a beaucoup plu pour la simplicité et la vraisemblance de ses émotions. Ici, pas de tournures de phrase alambiquées, l’écriture de Caroline Bongrand est simple mais douce et va droit au but. L’amour qui est raconté dans le roman est beau, loin d’être sirupeux et il ne sonne pas faux – au contraire, l’évidence du sentiment amoureux décrit ici m’a beaucoup touché.

Il est aussi facile de s’identifier aux personnages (d’autant plus qu’ils n’ont pas de nom) et de se retrouver dans les questionnements et sentiments des uns et des autres. Enfin, si c’est un roman qui touchera sans doute plus facilement un public féminin, je me souviens avoir corné quelques pages, pour les montrer un jour à un garçon avec lequel j’aurai envie de les partager…

En somme, Vous Aimer est un très beau livre, simple mais touchant et d’une grande finesse. À découvrir!

Connaissez-vous Caroline Bongrand? Vous ai-je donné envie de découvrir Vous Aimer?

Mes Dernières Lectures #8 - Avant j'étais juste immortel, Juliette Bouchet

Avant j’étais juste Immortel – Juliette Bouchet*

« – Je m’appelle Raphaël. Je suis navré de la confusion occasionnée. J’ai réellement cru que la maison était abandonnée avant de m’y installer. Ça fait environ une heure que vous vous videz de votre sang. Pourtant c’est votre jour de chance, je vous propose un marché.
– On ne négocie pas avec les voleurs, jeune homme.
– J’accepte que vous restiez ici avec moi et que vous vous occupiez de l’intendance, en échange de quoi vous pouvez garder Médor.
Soudain secoué de soubresauts spasmodiques, sir Peter Roberts me fixe entre deux éclats de rire nerveux.
– Go fuck yourself, mister.
Il jette sa tête en arrière et repart d’un rire tonitruant en se laissant choir sur l’accoudoir du canapé. Hilare et sanglant. Je crois que j’ai trouvé un copain. »

Le dernier livre que j’aurai lu cet été, le voici: un roman de vampires pas comme les autres (et même totalement loufoques).

Raphaël est un vampire aux goûts bien définis, un peu allergique au sang d’humain accro à la malbouffe, qui bat la campagne à la recherche de sang frais, qui ne serait pas contaminé par des cochonneries… Il fait équipe avec Sir Roberts, un vieil anglais qu’il a transformé en vampire, un peu par pitié et surtout pour ne plus être aussi seul. Mais tout va basculer quand Raphaël va tomber amoureux d’une femme aussi indomptable qu’irrésistible.

Si je l’ai lu très rapidement aussi, on ne peut pas dire que ce livre m’ait particulièrement plu… Deux cent pages de parodie et de situations cocasses mais aussi un peu grossières, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je dois bien l’avouer.

L’humour noir est omniprésent, et si le ton est léger et provocant à souhait, c’est surtout pour nous parler d’amour (un peu) et pour dénoncer (beaucoup) nos mauvaises habitudes de consommation. Tout ceci a au moins le mérite d’être original!

Certains personnages sont attachants malgré tout, l’intrigue est inattendue et les dialogues plutôt savoureux. C’est un roman que j’ai trouvé divertissant, mais loin d’être inoubliable et pour cette raison, je ne saurais pas quoi ajouter de plus…

Sur Goodreads, d’autres personnes ont été plus emballées que moi, alors peut-être que ça plaira à certains d’entre vous, qui sait!

Et vous, peut-être l’avez vous lu? Qu’en avez-vous pensé?

J’espère que cette nouvelle chronique littéraire vous a plu et vous aura donné quelques envies de lecture…

Je trouve que la saison est particulièrement propice pour lire des livres tels que Jonathan Strange & Mr Norrell (l’ayant lu en plein mois d’août, je ne suis pas ma propre logique, mais bon…). De mon côté, en ce moment, je suis en pleine lecture de Beauty, de Robin McKinley, le livre du mois de décembre du club lecture de Victoria, et je suis ravie d’être plongée dans cet univers de conte de fées, doux mais loin d’être simpliste. 

Et vous, que lisez-vous en ce moment? Des livres à me recommander?

Je vous souhaite de belles lectures et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

*Livres gracieusement envoyés par l’éditeur

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Mes Dernières Lectures #7

Dans ma bibliothèque 3 novembre 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #7

J’essaie de rattraper tant bien que mal mon retard dans mes chroniques littéraires – on y croit!

C’est donc la septième édition de mes dernières lectures que je vous présente ici, avec trois livres très différents les uns des autres: une pièce qui s’inscrit dans l’univers de notre sorcier à lunettes favori, une fable nostalgique pour amateurs de livres et le premier tome d’une saga italienne aussi passionnante que percutante.

Peut-être que cela pourra vous donner des idées…!

Mes Dernières Lectures #7

L’Amie Prodigieuse – Elena Ferrante

« C’était une vieille crainte, une crainte qui ne m’était jamais passée : la peur qu’en ratant des fragments de sa vie, la mienne ne perde en intensité et en importance. »

Premier tome d’une saga napolitaine en quatre volumes (dont deux seulement ont été traduits en français pour l’instant), L’Amie Prodigieuse est un livre riche, fascinant et aux facettes multiples.

On y rencontre et suit deux amies d’enfance, Lenu et Lila, à travers l’évolution de leur amitié qui parfois se distend, quand leurs chemins se séparent quelque peu, parfois s’intensifie, mais qui n’est jamais vraiment de tout repos. Cette amitié ambigüe, teintée de jalousie, d’incompréhension, de violence ou au contraire de tendresse, est toujours décrite avec finesse et vraisemblance. C’est très intéressant (et rafraichissant) de découvrir et de suivre cette relation au fil des pages, d’autant plus qu’il est facile de s’y identifier, de près ou de loin, tant cette amitié paraît réaliste, dans ses bons comme dans ses mauvais moments.

Mais si l’amitié est un thème majeur du livre, ça n’est pas le seul sujet développé – loin de là!

L’Amie Prodigieuse plonge le lecteur dans un quartier plutôt défavorisé de Naples, dans les années 50′ et nous montre à quel point la violence est omniprésente, un peu comme une toile de fond: querelles de voisinage, tromperies, machisme glaçant d’une société patriarcale, ignorance et disputes familiales. La violence est aussi évoquée au passage à l’adolescence, quand les héroïnes passent d’un corps de petite fille à un corps de jeune femme…

La narratrice, Lenu, nous emmène également à travers ses propres questionnements sur l’avenir, les garçons, l’amitié, le monde (et le quartier) qui l’entoure, l’éducation, etc. Quand je vous disais que c’était un livre riche, je ne vous mentais pas!

S’il semble facile, au début, de se perdre parmi la flopée de personnages qui habitent le roman, on s’y fait assez rapidement, d’autant qu’ils n’ont pas tous la même importance. (Au besoin, un index des personnages se trouve au début du roman. Je n’y ai pas eu recours pour ne pas casser mon rythme de lecture, mais c’est tout de même utile à avoir sous la main!)

En somme, L’Amie Prodigieuse est un roman fascinant, à la fois grave et léger, écrit avec intelligence et finesse et je dois bien dire qu’une fois plongé dedans, il me semble difficile de s’en détacher avant de l’avoir terminé… Je guette de mon côté la sortie poche du second volume et ai bien hâte de me replonger bientôt dans l’Italie de Lenu et Lila!

Est-ce que vous avez lu L’Amie ProdigieuseN’hésitez pas à me faire part de vos impressions.

Mes Dernières Lectures #7

The Little Paris Bookshop – Nina George

« We cannot decide to love. We cannot compel anyone to love us. There’s no secret recipe, only love itself. And we are at its mercy–there’s nothing we can do. »

Dans The Little Paris Bookshop, on rencontre Jean Perdu, un libraire qui se considère comme un « apothicaire littéraire », capable de conseiller le livre qu’il faut pour n’importe quelle peine, pour n’importe quelle personne – son intuition littéraire lui permet de « soigner » ses clients. En revanche, il n’arrive lui-même pas à s’extirper de la douleur d’une rupture sentimentale qui remonte à de nombreuses années…

Quand enfin il ouvre la lettre d’adieu que lui avait laissé son amante, il s’embarque pour une folle aventure le long des fleuves français (sa librairie se trouve sur une péniche), accompagné de drôles de compagnons, jusqu’à sa destination finale: la Provence.

Des livres, Paris, de la mélancolie et puis la douceur de la Provence… ce livre avait tout pour me plaire, en théorie. Dans les faits, je dois bien avouer avoir refermé le livre avec un sentiment mitigé – je ne l’ai pas adoré mais je ne l’ai pas détesté non plus. Subsiste donc un sentiment un peu « meh »…

Je pense que l’une des choses qui m’a le moins plu était le caractère de Jean Perdu (qui est donc le personnage principal du roman). Il m’a un peu agacé dans son inclination à s’apitoyer sur son sort, à être triste et s’y complaire. Alors certes, un personnage masculin qui montre ses faiblesses, d’accord, c’est peut-être inhabituel mine de rien, mais là j’en garde un souvenir de « trop ».

D’autre part, j’ai trouvé le roman (qui est un roman allemand à l’origine) riche en clichés, aussi bien dans son intrigue que dans son portrait de la France et des français. Ajoutez-y un ton parfois très sirupeux, qui m’a lui aussi agacé, et une propension à la caricature, bref, le livre en « fait trop » par moments.

Cela dit, c’est dommage que le roman soit si inégal car il est aussi riche en belles idées et en citations intelligentes (j’ai souligné pas mal de passages et de phrases pleines de sagesse qui m’ont plu) et j’ai beaucoup aimé l’univers très littéraire du roman (et il plaira à n’importe qui, qui aime les livres).

The Little Paris Bookshop a en outre quelque chose de charmant et de bucolique, peut-être grâce aux descriptions du sud de la France (car l’intrigue se passe bien peu à Paris en fin de compte) ou grâce aux jolis sentiments distillés à travers le livre… Mais pour moi ça m’a souvent semblé un peu exagéré, « over the top » comme je l’ai dit dans ma review Goodreads – dommage!

Est-ce que vous avez lu le livre et en avez pensé autre chose? Ceci étant dit, pour une lecture légère, je suis sûre que le livre fera parfaitement l’affaire…

Vous trouverez la version française juste ici (ou chez votre libraire de quartier) si le livre vous intéresse en VF.

Mes Dernières Lectures #7

Harry Potter and the Cursed Child – J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

« They were great men, with huge flaws, and you know what – those flaws almost made them greater. »

Ai-je encore besoin de vous présenter Harry Potter and the Cursed Child, ce présupposé huitième tome (qui n’en est pas un!) des aventures de Harry et ses acolytes? Je ne crois pas, d’autant qu’il est tout récemment sorti en version française (et après avoir vu trois personnes, dans un périmètre de deux mètres, le lire dans le métro, je doute que l’information soit passée inaperçue).

Dans cette nouvelle œuvre, qui s’inscrit dans le monde des sorciers de Rowling, on retrouve Harry, Ron et Hermione, bien des années après le dernier tome de la saga originale, alors que leurs enfants sont à Hogwarts à leur tour. On suit plus particulièrement Albus, le fils d’Harry Potter, ses doutes, ses peurs et sa relation chaotique avec son père… Et je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte!

Pour ceux qui l’ignorent encore, ce livre est en réalité le script d’une pièce de théâtre qui se joue à Londres depuis le mois de juillet et il n’a pas été écrit uniquement par J.K. Rowling – on est donc face à un format (et un ton) différent de tout ce que l’on a connu jusqu’ici. Si cela m’a quelque peu dérouté au début (principalement parce que les délicieuses descriptions de Rowling m’ont manqué) je suis assez vite rentrée dans le cœur de l’intrigue, tournant les pages avec frénésie tant ça se lit vite…

Et contrairement à beaucoup de personnes (il me semble) j’ai beaucoup aimé me retrouver dans cet univers si familier, si confortable, qu’est celui d’Harry Potter. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ma nostalgie a été comblée!

L’intrigue elle-même m’a plutôt plu, et les retournements de situation m’ont rendue complètement dingue – il faut dire que tout ce qui se rapporte au temps est fascinant à mes yeux… (Et je n’en dis pas plus!)

Évidemment, certaines choses m’ont déplu, notamment le traitement du personnage de Ron, qui est l’un de mes préférés dans la saga originale et qui a été réduit à un personnage bien trop caricatural à mon goût. J’ai aussi trouvé le dénouement un peu trop rapide et certains autres détails m’ont paru un peu trop invraisemblables…

Mais j’ai adoré le personnage de Scorpius (et aussi Draco, pour lequel j’ai toujours eu un petit faible… Je dois être Gryffindor ascendant Slytherin!) et sa relation avec Albus. (Cœur avec les doigts.)

En somme, moi qui ne m’attendais à rien avec ce livre, j’ai été plutôt agréablement surprise – je l’ai considéré comme un soupçon de magie supplémentaire, comme un bonus, bien des années après avoir refermé le septième tome avec un pincement au cœur. (On ne dirait pas comme ça, mais je suis aussi une Potterhead, au fond…)

À découvrir, évidemment, mais ne vous y plongez pas avec de trop grandes attentes… Quant à moi, ça m’a donné très envie de voir la pièce sur scène, d’autant que certains effets doivent être spectaculaires – un jour peut-être!

Et vous, l’avez-vous lu? Qu’en avez-vous pensé?

J’espère que ce nouvel article littéraire vous plaira et vous donnera peut-être des idées de lecture… après tout, c’est la saison idéale pour lire bien au chaud chez soi! J’ai encore beaucoup de livres à vous présenter, mais ça viendra petit à petit… (J’essaie, avec un succès plus ou moins relatif, de ne pas m’en vouloir du retard de publication que je peux avoir ici.)

Il faut aussi dire que je n’ai pas lu grand chose le mois dernier. Moins inspirée peut-être (malgré une PAL qui ne désemplit pas), j’ai surtout passé mes soirées à regarder Gilmore Girls… mais ça vous le savez déjà, je vous en parle dans tous mes derniers articles!

Bon, et vous, que lisez-vous en ce moment? Un livre à me conseiller?

Passez une belle journée et à bientôt ♡


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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Mes Dernières Lectures #6

Dans ma bibliothèque 29 septembre 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #6

Il est temps de partager avec vous mes dernières lectures, ou en tout cas une partie de mes dernières lectures… et pas les plus récentes d’ailleurs!

C’est encore et toujours ce manque de temps qui est à blâmer, mais finalement si j’ai encore tant à vous dire sur les livres que j’ai lus cet été, c’est plutôt bon signe – ou du moins le signe que la lecture a bien repris sa place dans ma vie. Je me répète sans doute, mais ces dernières années je lisais bien peu (hormis l’été) et je suis bien contente qu’à travers le club de lecture de Victoria notamment, les livres ont retrouvé une place dans mon quotidien, ou presque.

Ma pile de livres à lire ne désemplit pas et je rêve déjà de journées automnales passées au creux des pages d’un livre, une tasse de thé non loin et la pluie qui tombe au dehors. C’est peut-être un cliché, mais c’est un des aspects de l’automne et de l’hiver que j’aime le plus…

Assez parlé, il est temps de passer aux livres! Deux des livres que je vous présente ici ont été lus dans le cadre du club de lecture dont je vous parlais plus haut, tandis que le troisième m’avait été envoyé par sa maison d’édition si vous vous souvenez bienParmi eux: un coup de cœur, une lecture plaisante mais pas inoubliable et un livre que je ne vous conseille pas!

Je vous laisse découvrir tout ça…

Mes Dernières Lectures #6 - Replay, Ken Grimwood

Replay – Ken Grimwood

« Jeff Winston gazed helplessly at the orange-red tunnel of elms that had led him to this meadow of promise and fulfillment, and then he died.»

Et si, à votre mort, vous vous retrouviez à revivre votre vie, une fois, deux fois… dix fois? Dans Replay on suit le personnage de Jeff Winston qui, un beau matin de l’année 1988, meurt d’une crise cardiaque… mais se retrouve propulsé, on ne sait très bien comment, dans le passé, en 1963, prêt à revivre sa vie à partir de ses dix-huit ans. À travers ce roman, on suit donc les différentes vies de Jeff – parce qu’il ne revit pas qu’une ou deux fois, oh non, loin de là!

Pour tout vous dire, je suis un peu frustrée à l’heure actuelle, car ayant lu le roman aux alentours du mois de juin dernier (c’était le livre du mois d’avril du club de lecture me semble-t-il..) mes souvenirs se font de plus en plus épars. C’est d’autant plus frustrant que j’ai beaucoup, beaucoup aimé ce livre.

Entre récit de science-fiction et fable philosophique, j’ai beaucoup apprécié le thème même du livre – l’idée de revivre, inlassablement, une vie mais différemment à chaque fois. Je trouve ça fascinant. De toute façon, les histoires de voyages dans le temps font partie de mes récits favoris… (Ce n’est pas pour rien qu’un de mes films favoris est About Time et que j’avais aussi adoré The Time Traveler’s Wife à l’époque où je l’avais lu!)

Alors je ne me souviens pas exactement de chacune des existences de Jeff qui nous sont racontées ici, mais je me souviens qu’elles étaient toutes très différentes les unes des autres (sans surprise) et mine de rien, je me suis beaucoup identifiée au personnage. L’envie de faire les « choses bien » la première fois. Le désespoir et la spirale des addictions qui suit la réalisation qu’il faut recommencer, encore, la seconde fois. Etc..

Petite parenthèse: j’ai lu çà et là, des personnes qui ont critiqué le fait que Jeff, très vite dans le récit, décide de s’assurer une stabilité financière dans sa « nouvelle vie ». Et franchement, je ne sais pas vous, mais si je devais revivre ma vie, il est certain que je trouverais une façon de faire de même!

Bref, c’est un livre qui m’a beaucoup touché – je l’ai trouvé très mélancolique dans le ton et on y aborde les thèmes de la destinée, de la solitude, de la perte, des choix de vie… Et moi, ça ne m’a pas laissé indifférente et m’a amené à me questionner, beaucoup, sur mes propres choix et ma vie.

Quant au dénouement, je n’en suis pas déçue, au contraire et j’ai trouvé qu’il fallait en retenir quelque chose de positif avant tout, un peu à la manière de la fin du film About Time, avec une pointe de mélancolie en plus, certes. Et l’épilogue m’a fait sourire. (Car c’est un cycle sans fin.)

Je ne vais pas en dire davantage pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte si vous décidez de le lire un jour, mais sachez que j’ai beaucoup aimé Replayc’est un livre qui m’a transporté, fasciné même s’il m’a aussi un peu brisé le cœur par moments…

C’est un livre pour qui? Pour les personnes fascinées par les voyages dans le temps, par les récits qui amènent à réfléchir à sa propre existence et les nostalgiques/mélancoliques de ma trempe!

Et vous, avez-vous lu Replay? Qu’en avez-vous pensé?

Le livre existe bien entendu en version française aussi, mais je n’ai pas lu de bonnes critiques sur cette traduction… Si vous vous sentez suffisamment à l’aise, sachez que le style de l’auteur est très limpide et qu’une lecture en VO ne me semble pas trop difficile. Pour de vrai.

Mes Dernières Lectures #6 - Royal Saga, Geneva Lee

Royal Saga – Tome 1: Commande Moi* – Geneva Lee

« Ai-je imaginé l’intensité électrique de notre baiser? Je suis certaine que non. Et je suis tout aussi certaine qu’il me voulait aussi.»

Ah, nous y voilà! Souvenez-vous, au printemps dernier, j’avais reçu ce premier tome de Royal Saga via un service de presse et vous avais fait part de mes appréhensions vis-à-vis de ce livre relevant du genre de la New Romance… Force est de constater que ce n’est vraiment, mais vraiment pas un genre dans lequel je vais me replonger de sitôt!

Un rapide synopsis, tout de même? Dans ce premier tome de Royal Saga, on rencontre Clara Bishop, fraîchement diplômée et bien décidée à (re)prendre sa vie en main en déménageant à Londres avec sa meilleure amie. Mais c’est sans compter sur sa rencontre furtive avec le mystérieux Alexander qui lui vole un baiser lors de sa soirée de remise des diplômes… Sauf que le lendemain, une photo de leur baiser se trouve en une des tabloïds: elle a embrassé le prince héritier, et il veut la revoir.

Ce serait mentir que de dire que je ne me suis pas plongée dans le livre avec de très gros à-priori… Je ne suis pas très friande de romances grossièrement prévisibles, encore plus quand il s’agit de New Romance, un genre dans lequel tout prétexte est bon à inclure une scène de sexe torride (ou invraisemblable).

Cela dit, au tout début du livre, le personnage de Clara y avait été présenté comme étant un personnage qui a du caractère, une femme indépendante et forte, alors je me suis laissé prendre au jeu. Mais très vite, Clara est sous l’emprise d’Alexander et de façon si exagérée que j’ai eu peine à ne pas lever les yeux au ciel toutes les deux pages.

Le livre entier est pétri de clichés grossiers (un homme torturé, au passé mystérieux et douloureux, donc aux pratiques sexuelles déviantes, des secrets bien faciles à deviner, un amour impossible et j’en passe) et environ toutes les dix pages, nous avons droit à une scène de sexe digne d’un porno – donc irréaliste au possible. (Sérieusement, il suffit qu’Alexander effleure à peine Clara pour que cette dernière ait un orgasme…)

Alors il y a bien eu quelques personnages qui m’ont plu, mais définitivement, j’ai beaucoup de difficultés à voir un intérêt à la New Romance. Ce qui m’inquiète, c’est que le jeune public féminin qui va lire ce genre de livres va (peut-être) être influencé par le sexe totalement irréaliste décrit ici, par exemple. Et ça me rend d’autant plus perplexe (pour ne pas dire furieuse) que c’est une femme qui a écrit ça!

On pourra me dire que c’est un genre léger, justement dédié à la ménagère de moins de cinquante ans en mal de fantasmes (?) mais… Non, non, non, je ne suis pas d’accord, sous couvert de légèreté, on ne peut pas écrire n’importe quoi, surtout quand on est une femme qui met en scène des scènes d’amour aussi invraisemblables! (Et puis, honnêtement, c’est tellement cru, c’est à peu près à dix mille lieues d’être excitant…)

Comme je l’ai lu en version française, je pense que ça n’a rien arrangé à l’affaire, mais je doute qu’en version originale le style soit très recherché pour autant… Bref, vous aurez compris que je n’ai vraiment pas aimé ce premier tome de Royal Saga que j’ai trouvé beaucoup trop convenu, irréaliste et tout simplement… mauvais.

Est-ce que vous l’avez lu? Et peut-être même que vous aimez ce genre de littérature?

Si la version originale vous intéresse, vous la trouverez ici et ce sera peut-être moins mauvais que sa traduction…

Mes Dernières Lectures #6 - The All-Girl Filling Station's Last Reunion

The All-Girl Filling Station’s Last Reunion – Fannie Flagg

« Fritzi sat on the bed, wondering what she was going to do now. She didn’t want to just hang around, waiting and doing nothing. And damn it to hell, it wasn’t fair. She could fly as well as most of the guys she knew.»

Dans ce roman, qui a aussi été l’élu du club de lecture de Victoria au printemps dernier, on suit deux trames narratives bien distinctes et pourtant irrémédiablement liées par leurs protagonistes… D’un côté, nous avons Sookie qui, en 2005, après avoir marié sa dernière fille, cherche enfin un peu de tranquillité. Mais celle-ci sera perturbée par la découverte d’un secret de famille qui la bouleverse.

De l’autre côté, nous suivons les aventures de Fritzi et de ses sœurs pendant la Seconde Guerre Mondiale – elles prennent en main la station-service de la famille, tandis que les hommes sont envoyés au combat. Mais très vite, elles aussi vont vouloir se battre pour leur pays…

Si le sujet du livre aura été à la fois léger et intéressant (on apprend l’existence des WASPS, femmes-pilotes, qui auront eu un grand rôle à jouer dans la guerre, mine de rien) et que sa lecture a été plaisante, cela n’a pas été un coup de cœur.

J’ai trouvé l’intrigue finalement assez « plate », contrastant d’ailleurs avec des personnages hauts en couleur et parfois même trop caricaturaux à mon goût (Sookie par exemple, que beaucoup de personnes ont trouvé insupportable à la lecture, ne l’a pas été pour moi, mais m’a tout de même semblé un peu exagérée…).

Quant au style de Fannie Flagg, je l’ai trouvé agréable et léger, mais je n’ai pas été transportée ou très émue, ayant eu du mal à réellement m’attacher aux personnages… The All-Girl Filling Station’s Last Reunion m’a d’ailleurs beaucoup rappelé le tout premier livre du club de lecture, I’ll Be Seeing You, mais qui lui, m’avait beaucoup plus touché!

En somme, une lecture agréable et légère, mais qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, malgré une dimension historique très intéressante.

C’est un livre pour qui? Pour celles et ceux qui cherchent un livre léger à lire sans trop y réfléchir, pour les curieux de la seconde guerre mondiale et les amateurs d’intrigues croisées.

L’avez-vous lu? Qu’en avez-vous pensé?

Vous trouverez la version française ici (ou chez votre gentil libraire) – à savoir, encore une fois, que j’ai trouvé la version originale très facile à lire, si jamais vous hésitiez à le lire en anglais…

J’espère que ces revues littéraires vous ont plu – comme j’ai un retard fou à vous parler de mes véritables dernières lectures, j’ai toujours peur (en ayant oublié une partie de mes impressions de lecture) de vous livrer un avis incomplet sur les livres que je vous présente… (Le perfectionnisme, tout ça.)

Depuis ces trois livres-là, j’en ai lu sept (!) de plus et j’en suis à la moitié de Jane Eyre… Côté retard, on est pas sortis de l’auberge!

Et vous, que lisez-vous en ce moment?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à très bientôt!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

*Livre gracieusement envoyé par le service de presse

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Mes Dernières Lectures #5

Dans ma bibliothèque 24 juillet 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #5

J’ai toujours autant de retard pour vous parler de mes dernières lectures… d’autant qu’ici je vous présente deux livres qui ont été choisis dans le cadre du club de lecture de ma copine Victoria. Des livres qui correspondent aux éditions de mars et avril – c’est vous dire l’ampleur de mon retard! 

Alors sans plus attendre, passons aux livres, car cette fois je vous en présente non pas trois, mais quatre…

Le Dévouement du Suspect X – Keigo Higashino

« (…) Parce que nous sommes tous les deux happés par les engrenages de la montre qu’est la société dans laquelle nous vivons. Une montre ne peut fonctionner sans engrenages. Les gens ne tolèrent pas que l’on vive seul en suivant ses propres règles. »

Dans ce roman policier nippon, on sait d’emblée qui est l’assassin, et même qui est le complice… Mais avant tout, quelques mots sur l’intrigue – Ishigami est un professeur de mathématiques taciturne et discret, secrètement épris de sa voisine Yasuko. Cette dernière, sans vraiment le faire exprès, tue son ex-mari violent et Ishigami a tout entendu.

Il va donc l’aider à maquiller le crime avec toute la logique mathématique qui lui est propre… mais, motivé par ses sentiments envers Yasuko, aura-t-il pensé à tout?

Il s’agissait pour ma part d’une toute première lecture de roman policier asiatique, un genre auquel je ne m’étais jamais intéressé, moins par désintérêt que par manque d’occasions et je dois dire que c’était une bonne surprise!

Dès les premières pages, j’ai été prise au jeu et happée par l’intrigue, dont on ne peut d’ailleurs manquer de souligner l’originalité. Savoir d’emblée qui est l’assassin ne m’a nullement empêché de vouloir découvrir la suite du roman, habilement construit pour que le lecteur se pose des questions et se prenne d’affection pour Yasuko et son complice, Ishigami.

Mais c’est là que le bât blesse – impossible (ou presque) de ressentir une grande empathie envers ces personnages qui m’ont paru souvent froids, parfois même un peu creux (surtout le personnage de Yasuko) et surtout bien loin de me faire ressentir grande émotion, tout ceci étant sûrement lié à la retenue du style littéraire nippon. 

L’enquête était plaisante à suivre, malgré un style un peu plat peut-être, et le dénouement, certes touchant, surprenant et poignant, ne m’a pas subjugué comme cela a été le cas chez d’autres (serais-je un cœur de pierre?).

Cela dit, c’était un livre que j’ai pris grand plaisir à lire, même s’il ne m’a pas fait vibrer comme j’aime à le faire devant un livre (ou un film) et ça m’aura même donné envie de m’intéresser davantage à l’œuvre de Keigo Higashino!

Et vous, les thrillers asiatiques, ça vous intéresse? Avez-vous lu celui-ci?

Mes Dernières Lectures #5

Address Unknown – Kressmann Taylor

« Does the surgeon spare the cancer because he must cut to remove it? We are cruel. Of course we are cruel. »

Dans ce très, très court roman épistolaire, publié à l’origine en 1933, on assiste à un échange de lettres entre Max, un juif américain et Martin, un allemand qui est récemment retourné vivre à Munich. Les deux hommes, anciennement associés et très bons amis, continuent à s’écrire et regrettent la distance qui les sépare… jusqu’à ce que Martin s’allie au mouvement nazi et ne change de visage, d’idées et de sentiments envers son vieil ami Max.

Ce livre, très court, aura probablement été une de mes lectures les plus percutantes de ces derniers mois – de façon très simple et pourtant ingénieuse, l’autrice aura réussi à pointer du doigt les dangers de l’idéologie nazie et ce avant même que la seconde guerre mondiale n’éclate.

C’est glaçant, puissant et intelligent – résolument un livre à ne pas manquer!

Mes Dernières Lectures #5

Dans les Forêts de Sibérie – Sylvain Tesson

« Rien ne vaut la solitude. Pour être parfaitement heureux, il me manque quelqu’un à qui l’expliquer. »

Entre mémoires d’ermite et carnet de voyage, Dans les Forêts de Sibérie était le livre choisi dans le cadre du club de lecture au mois d’avril et c’était parfaitement de saison… On suit ici Sylvain Tesson durant ses six mois d’aventures solitaires, au bord du lac Baïkal en Russie, entre promenades dans la nature, rêveries solitaires autour du poêle et rencontres alcoolisées avec ses lointains voisins.

Si j’ai beaucoup aimé certaines envolées lyriques, réflexions philosophiques ou passages introspectifs distillés tout au long du livre, il m’est impossible de considérer ce livre comme un vrai coup de cœur. Je me suis parfois ennuyée devant les récits de beuveries entre l’auteur et ses camarades russes et surtout, la monotonie des paysages enneigés de la Russie ne m’ont pas exactement transportée

À défaut de voyager dans l’espace, le livre aura au moins invité au voyage intérieur et à l’introspection et ce sont d’ailleurs les passages que j’ai préférés, tantôt légers et drôles, tantôt plus graves, mais toujours plein d’esprit – j’ai d’ailleurs corné un nombre impressionnant de pages (à défaut d’avoir un crayon sous la main pour souligner mes passages favoris).

Et si, parfois, le caractère de l’auteur agace, il n’en reste pas moins fin observateur du monde et de la société qui nous entoure. C’est donc un livre intéressant, que j’ai aimé lire mais qui ne m’a pas réellement transcendé… Ce qui ne m’a pas empêché de m’intéresser à d’autres livres de Sylvain Tesson!

Et vous, si vous avez lu Dans les Forêts de Sibérie, qu’en avez-vous pensé? 

Mes Dernières Lectures #5

S’abandonner à Vivre – Sylvain Tesson

« Les facteurs sont les messagers du destin. Ils ne distribuent pas le courrier, ils battent les cartes de l’existence. »

Parce qu’il s’agit d’un recueil de nouvelles, pour une fois, je vous partage la quatrième de couverture, peut-être plus efficace que moi à donner une idée du contenu des ces petites histoires…

Devant les coups du sort il n’y a pas trente choix possibles. Soit on lutte, on se démène et l’on fait comme la guêpe dans un verre de vin. Soit on s’abandonne à vivre. C’est le choix des héros de ces nouvelles. Ils sont marins, amants, guerriers, artistes, pervers ou voyageurs, ils vivent à Paris, Zermatt ou Riga, en Afghanistan, en Yakoutie, au Sahara. Et ils auraient mieux fait de rester au lit.

Alors il faut savoir que moi, j’aime follement les nouvelles. Ce format court et percutant à la fois, car souvent riche en retournement de situations et en dénouements surprenants, est aussi rapide à lire… Un avantage non négligeable pour quelqu’un qui manque parfois de temps pour s’imprégner d’un long roman, par exemple.

Quoi qu’il en soit, ça faisait longtemps que je n’en avais pas lu et j’ai plutôt aimé ce recueil-ci, où l’on retrouve le goût certain de Sylvain Tesson pour la Russie (ou devrais-je plutôt dire le peuple russe?), son style à la fois intelligent et pompeux parfois (même si j’ai l’impression que ce n’est vraiment pas à prendre au sérieux ici) et ses réflexions acerbes sur la société.

Certaines nouvelles sont très drôles, d’autres un peu moins intéressantes, mais dans l’ensemble, ça aura été une lecture agréable et parfaite pour un peu de légèreté entre deux romans!

J’ai particulièrement aimé « La gouttière » (parce que la nouvelle se passe dans ma rue et que j’ai trouvé la coïncidence rigolote), « La lettre » et « La ligne ». Mais je dois dire que j’ai déjà un peu oublié le reste…

Est-ce que vous aimez lire des recueils de nouvelles? Si vous avez des conseils, je suis toute ouïe!

J’espère que cette revue de certaines de mes dernières lectures vous a plu et n’hésitez pas à me donner vos ressentis si jamais vous avez lus certains de ces livres également – c’est toujours intéressant de confronter différents points de vue…

C’est donc doucement, mais sûrement, que je rattrape mon retard dans mes chroniques littéraires, même si, en continuant à lire plus de livres que par le passé, il me semble que je serai perpétuellement en décalage. Et en ce moment, je lis un grand classique, Les Confessions de J.J. Rousseau, de quoi me ramener tout droit sur les bancs du lycée!

Et vous, que lisez-vous en ce moment?

Passez un excellent dimanche (peut-être au soleil, avec un bon livre?) et je vous dis à bientôt!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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Mes Dernières Lectures #4

Dans ma bibliothèque 10 juin 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures - Whatever Works

Cet article qui vous présente mes dernières lectures aurait dû être publié il y a fort longtemps – comme toujours, j’ai lu une (grosse) poignée de livres supplémentaires depuis ces trois là et il va donc falloir que je fasse appel à ma mémoire et mes souvenirs de lecture pour vous parler au mieux de ces trois livres.

Le bon côté des choses, c’est que malgré mon manque évident de temps et/ou d’organisation, j’arrive tout de même à lire des livres et ça, ça m’avait beaucoup manqué ces dernières années où je n’arrivais vraiment à lire que pendant les vacances… (Et encore.)

Je lisais beaucoup pendant mon enfance, puis pendant l’adolescence (même si j’ai très vite adoré passer du temps devant mon écran d’ordinateur) et ces dernières années j’avais totalement mis de côté la lecture. Je préférais aller au cinéma, boire des verres avec mes amis ou regarder des séries. Par un mystère de l’élasticité du temps, j’arrive à continuer à faire ces choses-là mais aussi à lire, du moins un peu plus qu’avant. Et ça, c’est pas plus mal quand on regarde tous les bouquins qui s’entassent sur ma pile à lire depuis des années…

Assez parlé, place maintenant à ces trois livres que j’ai lus dernièrement – un grand classique britannique, une BD et un roman à l’intrigue mystérieuse, pleine de secrets de famille…

Mes Dernières Lectures - Whatever Works

Peter Pan – J.M. Barrie

« All children, except one, grow up. »

C’est un comble – pour quelqu’un comme moi qui se définit comme une sorte de Peter Pan – de n’avoir jamais lu auparavant Peter Pan, classique de la littérature britannique et mythe connu de tous.

Et pourtant! Il a fallu que j’attende cet hiver pour me plonger dans ce livre, relativement court d’ailleurs, et découvrir l’œuvre originale de J.M. Barrie. Et pour vous dire la vérité, c’est un livre qui m’a un peu dérouté… Je vais commencer par vous parler de ce que j’ai pensé de Peter and Wendy, l’une des deux histoires sur Peter Pan que l’édition que je possède contient.

Si on a tous (plus ou moins) grandi avec l’image de Peter Pan véhiculée par Disney, le personnage originel n’a pas tout à fait le même caractère – cruel, ignorant et égoïste, Peter est bien loin d’être le jeune garçon innocent qui refuse tout simplement de grandir que l’on connaît. Peut-être est-ce une façon d’apprendre aux (jeunes) lecteurs que grandir, en fait, c’est pas si mal?

La cruauté est d’ailleurs omniprésente et traitée avec la plus grande légèreté du monde. Les enfants perdus se font tuer par les pirates, qui se font eux-mêmes tuer par les indiens, sans que personne ne semble s’en émouvoir. Et le Pays Imaginaire est loin d’être l’oasis merveilleux auquel on pense quand on a gardé en tête la version édulcorée de Disney.

Ce n’est tout bonnement pas aussi magique que je ne me l’imaginais. Et que le cœur même de l’intrigue réside dans l’oubli, rend l’ensemble plutôt triste au fond, car ça nous renvoie à nos propres souvenirs d’enfance oubliés et au temps qui passe, inlassablement…

Mais finalement on revient un peu à l’essence même du mythe: Peter Pan ne veut pas grandir car grandir c’est oublier. C’est paradoxal car Peter oublie tout et tout le monde, et c’est un personnage qui vit dans le moment présent de façon permanente. (Je pense que je ne fais qu’effleurer tout ce que l’on pourrait dire de cette œuvre!)

Pour tempérer un peu, j’ai quand même apprécié certains passages, très drôles, ainsi que le narrateur qui est plein d’esprit (mais peut-être un peu trop présent par moments). Ah et contre toute attente, le personnage qui m’a le plus touché est celui du Capitaine Crochet car (étrangement) c’est celui que j’ai trouvé le plus humain. 

Quant à Peter Pan in Kensington Gardens, sorte de première ébauche de Peter Pan, où ce dernier est un très jeune enfant, il en est ressorti un sentiment similaire et j’ai eu certaines difficultés à m’y intéresser. C’est un peu ennuyeux au début, très étrange et on y retrouve cette combinaison de cruauté et de légèreté. Pourtant on se prend au jeu et on finit par apprécier ces étranges histoires enfantines.

À noter que, aussi bien dans Peter and Wendy que dans Peter Pan in Kensington Gardens, la plume de l’auteur s’apprécie à travers des expressions et des images habilement tournées, et ça c’est une des choses que j’ai le plus aimées.

En somme, je dois dire que je ressens divers sentiments ambivalents et contradictoires à l’encontre de ce livre – je l’ai aimé, en partie, mais je l’ai aussi trouvé sombre et froid, ce qui m’a parfois déçue, parfois choquée et tout simplement déstabilisée. Et puis je crois que je l’ai surtout refermé avec une pointe de mélancolie…

Peut-être qu’il faudrait que je le relise un jour, maintenant que je sais que la véritable histoire est à mille lieues d’être aussi inoffensive que la version de Disney. C’est une histoire qui se rapproche beaucoup des contes de fées originels qui étaient eux aussi plus cruels et sombres que l’on ne le croit.

Est-ce que vous avez lu Peter Pan? Peut-être qu’il serait aussi intéressant de jeter un œil à la version théâtrale de l’histoire un jour…

(Si vous voulez le lire en français, c’est par ici. Ou chez votre libraire.)

Mes Dernières Lectures - Whatever Works

The Legacy – Katherine Webb

« I can’t get to sleep. My brain scrambles to life each time I start to drift, sending up a starburst of faces and names and memories to confound me. »

Quand je vous disais que j’avais un certain retard dans mes comptes-rendus de lecture, ce n’était pas un euphémisme… The Legacy était le livre du mois de février au sein du club-lecture de Victoria et il faut savoir que j’ai lu les livres de chaque édition depuis (je vais encore vous parler de livres bientôt donc).

Mais revenons-en au livre en question! Dans The Legacy, on rencontre Erica et Beth Calcott, deux sœurs venues passer la fin de l’année dans la maison de leur grand-mère Meredith, récemment décédée. Très vite, les souvenirs resurgissent et le mystère autour de la disparition de leur cousin, bien des années auparavant, se rappelle à leur mémoire… Parallèlement, on suit la vie de leur arrière grand-mère, Caroline, dans sa jeunesse, en plein cœur des États-Unis.

Encore une fois, je suis assez partagée sur ce livre – d’une part je l’ai beaucoup aimé, pour diverses raisons dont je vous parlerai ci-dessous, et d’autre part, je ressentais un agacement tel envers certains personnages que ça m’a un peu « gâché » l’histoire… (Même si gâcher est un bien grand mot!)

J’ai beaucoup aimé la façon d’avancer en parallèle dans deux univers et deux époques différentes (c’est un procédé littéraire dont je suis assez friande je dois dire) et c’était assez rafraichissant de passer d’une atmosphère à une autre.

Vous avez d’une part l’Angleterre froide d’un mois de décembre, dans un domaine austère et pourtant bucolique et d’autre part le fin fond des États-Unis, la chaleur d’un ranch et la solitude d’une vie sur la plaine. Sans oublier que plus de cent ans séparent les deux intrigues, celles-ci étant dominées par le spectre de lourds secrets de famille… Et évidemment, plus on tourne les pages, plus on a envie d’en savoir plus! 

L’écriture est fluide et le mystère plutôt bien amené et développé. Si j’ai assez facilement deviné quel était le premier secret de famille, le second m’a totalement prise au dépourvu et c’était plaisant de se laisser surprendre de la sorte. En revanche, comme je vous l’ai dit, je n’ai pas ressenti une très grand empathie envers les personnages…

En particulier pour le personnage de Caroline (je ne vous en dis pas plus) que j’ai tout simplement dé-tes-té! Elle m’a semblé d’une naïveté et d’un égoïsme sans pareil et au moindre de ses gestes je levais les yeux au ciel (là, c’est un euphémisme). J’ai plutôt apprécié le personnage d’Erica, de même que Ed et Dinny, mais sans m’y attacher avec grande ferveur pour autant.

En somme, c’était un livre que j’ai aimé lire (et qui m’a particulièrement tenu en haleine durant certains passages), aux intrigues intéressantes et contrastées, mais qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Cela dit, c’était un livre parfaitement de saison (à l’époque, en février-mars…) et parfait à accompagner d’une tasse de thé, un dimanche gris où l’on cherche à s’évader un peu!

Et vous, qui faites peut-être partie du club-lecture, qu’en avez-vous pensé? 

(En français, le livre s’intitule L’Héritage.)

Mes Dernières Lectures - Whatever Works

California Dreamin’ – Pénélope Bagieu

« All the leaves are brown and the sky is gray.
I’ve been for a walk on a winter’s day.
I’d be safe and warm if I was in L.A.;
California dreamin’ on such a winter’s day. »

À mon grand regret, je ne lis pas beaucoup de BDs et pourtant c’est un genre que j’aime beaucoup. C’est sans doute pour ça que j’ai décidé de m’offrir, sur un coup de tête, la dernière BD de Pénélope Bagieu, California Dreamin’.  Et quelle bonne idée j’ai eue là!

Il n’est pas nécessaire de connaître le groupe The Mamas and The Papas pour pouvoir apprécier le travail de Pénélope ici. Au contraire, moi qui connaissais très mal le groupe, ça m’a donné envie d’en savoir plus et surtout, d’en écouter davantage. 

Si l’aspect crayonné (et l’absence de couleurs) m’a surprise de prime abord et que le caractère plus brut de cette BD contrastait avec les cases plus soignées de ses BDs précédentes, ça n’a en rien enlevé à l’expressivité du coup de crayon de Pénélope.

C’est plus particulièrement sur Cass Eliott que se concentre California Dreamin’, au travers des « témoignages » des personnes qui l’ont côtoyée tout au long de sa vie et de sa carrière, ce qui permet à la fois de se forger une image assez riche du personnage tout en entretenant une certaine part de mystère… Car comme le personnage n’est observé qu’à travers d’autres, on retrouve forcément une grande part de subjectivité dans son portrait.

Quelque part, ça m’a peut-être un peu manqué de ne pas entendre la voix de Cass elle-même… Mais j’ai trouvé la BD passionnante et je l’ai lue avec grand plaisir!

Avez-vous lu California Dreamin’? Lisez-vous beaucoup de BDs? 

J’espère que ces revues de mes dernières lectures (du moins, une partie d’entre elles) vous ont plu et je vous encourage à partager vos ressentis avec moi, que vous soyez d’accord avec moi… ou non!

Quant à moi, je devrais mieux m’organiser pour vous parler de mes lectures… C’est toujours un peu difficile de se souvenir de ses impressions aussi longtemps après avoir refermé un livre (heureusement, je m’aide de mes reviews sur Goodreads, que je publie juste après avoir fini un livre, mais qui restent très courtes). Et c’est aussi pour ça que je préfère vous écrire en revenant du cinéma, quand je parle de films… les sensations, les impressions premières sont toujours les plus promptes à s’envoler.

Quoi qu’il en soit, je vais tâcher de rattraper mon retard concernant cette rubrique et d’ici là, je vous souhaite de bonnes lectures et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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