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Mes Dernières Lectures #10

Dans ma bibliothèque 26 mars 2017 Laisser un commentaire

Mes dernières lectures #10

Me revoilà pour vous parler d’une partie de mes dernières lectures… Je voulais d’abord vous parler du livre de Martin Page, Les Animaux ne sont pas Comestibles, et puis je me suis souvenue que j’étais toujours aussi en retard dans mes chroniques littéraires, alors Martin Page attendra! (D’autant qu’il aura son article dédié, le chanceux.)

Alors avant de vous parler de mes lectures de ce début d’année, je reviens sur celles qui m’ont accompagnée en fin d’année dernière, où, en pleine période de Noël (intense à tous points de vue) il me fallait des livres courts et relativement faciles à lire.

J’avais donc jeté mon dévolu sur deux recueils de nouvelles (le format idéal pour lire dans le métro), une réécriture de conte et un grand classique de la littérature britannique. Vous me suivez?

Mes dernières lectures #10 - A. Bioy Casares, Nouvelles Fantastiques

Nouvelles Fantastiques – A. Bioy Casares*

« J’ai toujours aimé Pauline. Je la revois – c’est un de mes premiers souvenirs – avec moi à l’ombre d’une tonnelle de lauriers, dans un jardin où il y avait deux lions de pierre. »

Premier ouvrage d’Adolfo Bioy Casares que je n’ai jamais lu, j’étais particulièrement attirée par l’idée de lire des nouvelles fantastiques qui me rappelleraient peut-être celles d’Edgar Allan Poe, que j’aime énormément. Vous le savez si vous me lisez depuis un moment, le genre fantastique et gothique est un genre que j’affectionne tout particulièrement, et si vous l’ignoriez, j’aime aussi beaucoup le format de la nouvelle (parce que c’est court, et que ça se termine presque toujours de façon inattendue, voire étrange, allant merveilleusement de pair avec le gothique!).

Mais je digresse. Les Nouvelles Fantastiques de Casares font évoluer leurs personnages dans un Buenos Aires étrange, un hôtel en Suisse ou encore un bistrot africain, dans des atmosphères très différentes du fantastique que j’aime. Les situations, quant à elles, sont parfois totalement surréalistes, parfois complètement banales, mais évidemment, le fantastique s’immisce au tournant de chacune d’entre elles…

Pour tout vous dire, j’ai mis très longtemps à terminer ce recueil, pourtant relativement court, par simple manque d’intérêt. Les atmosphères argentines étranges ne m’ont pas touchées, peut-être parce que c’est un pays que je ne connais pas et auquel j’ai des difficultés à m’identifier… Et je ne me suis pas intéressée outre-mesure aux personnages, dont certains m’ont paru carrément antipathiques!

Par ailleurs, beaucoup de nouvelles ont une structure narrative en abyme, on découvre des histoires au sein d’autres histoires, et ça m’a parfois un peu perdue ou tout simplement paru inutile. Peut-être que c’est aussi ça qui m’a donné une impression de langueur, de lourdeur à la lecture de ces nouvelles… Une impression peut-être liée à la plume de l’auteur que j’ai parfois trouvée alambiquée. (Mais c’est toujours délicat à juger lorsqu’il s’agit d’une traduction.)

Alors si quelques nouvelles çà et là tirent leur épingle du jeu, ça n’a pas suffi pour que je garde un très bon souvenir de cette lecture – tant pis, c’est le jeu!

Est-ce que vous avez lu des œuvres d’Adolfo Bioy Casares que vous me conseillez davantage?

Mes dernières lectures #10 - Comme une respiration..., Jean Teulé

Comme une respiration… – Jean Teulé*

« (…) et cette maison qui fait cui-cui au printemps… Sur la même terre, tant de beauté et de laideur à la fois. »

Je crois que j’aime assez la plume de Jean Teulé, et pourtant je n’ai lu qu’un autre de ses livres, et il y a fort longtemps en plus (Le Magasin des Suicides). J’ai donc lu très rapidement, et plutôt avec plaisir, ce très court recueil de nouvelles, parfois même illustrées.

Il y a de tout – des histoires mignonnes, loufoques, insensées mais aussi tristes et touchantes, mais toujours racontées avec une plume malicieuse. L’auteur s’est amusé à raconter des anecdotes et autres histoires (réelles ou non?) avec une légèreté qui fait sourire.

Ou du moins qui m’ont fait sourire. C’est peut-être un recueil qui se lit vite, qui s’oublie vite, mais dont il suffit d’ouvrir de nouveau les pages pour retrouver, parfois, un soupçon de légèreté qui fait du bien.

À découvrir!

Mes dernières lectures #10 - Beauty, Robin McKinley

Beauty – Robin McKinley

« Cannot a Beast be tamed? »

Alors que La Belle et la Bête est au cinéma en ce moment (et j’ai bien hâte de le voir!) laissez moi vous présenter Beauty, une réécriture du conte qui a été sélectionnée dans le cadre du club de lecture de Mango & Salt au mois de décembre dernier.

Inutile, je pense, de vous faire le résumé d’une histoire que tout le monde connaît déjà sûrement, notamment grâce à Disney… Il faut savoir que de mon côté, je n’ai jamais été particulièrement attachée à ce conte, et le dessin animé n’était pas celui que j’avais le plus regardé quand j’étais petite (je doute même avoir été en possession de la K7, mais mes souvenirs sont un peu flous!).

C’est donc sans grandes attentes que je me suis plongée dans ce livre, que j’ai lu en pleine période de Noël, et que j’ai beaucoup aimé en fin de compte.

Il y avait quelque chose de réconfortant à se plonger dans un conte de fées à l’atmosphère feutrée pendant cette période hivernale… Les descriptions diverses et variées (notamment du château de la Bête) et extrêmement détaillées ont été d’une grande aide pour se plonger dans l’intrigue et pour s’imaginer les décors dans lesquels évoluent les personnages.

Quant à ces derniers, je les ai trouvés très riches et intéressants, loin de l’image lisse de certains personnages que l’on rencontre parfois dans les contes, et j’ai notamment beaucoup aimé les relations qu’entretient Belle avec sa famille, qui différent de celles du conte originel, de même que le personnage de Belle lui-même, auquel je me suis très vite attaché.

Si j’ai beaucoup apprécié ce livre dans l’ensemble, j’ai (comme beaucoup au sein du club) été un peu déçue d’une fin qui est arrivée un peu trop vite, et qui aurait mérité davantage de développement – mais c’est aussi (peut-être) le propre d’un conte de fées après tout!

C’est un livre que je vous conseille, peur peu que vous soyez amateurs du genre et que vous aimez le conte de la Belle et la Bête. Par ailleurs, la plume de l’auteur me semble suffisamment claire et fluide pour que vous vous lanciez dans une lecture en VO, même si vous n’êtes pas bilingues!

Et vous, vous avez lu cette réécriture de la Belle et la Bête? Si non, est-ce que cela vous tente?

Mes dernières lectures #10 - A Christmas Carol, Charles Dickens

A Christmas Carol – Charles Dickens

« There is nothing in the world so irresistibly contagious as laughter and good humor. »

Ici encore, est-il nécessaire de rappeler l’histoire de A Christmas Carol? On y rencontre Ebenezer Scrooge, un vieil homme avare et solitaire, se complaisant dans une attitude misanthrope qui reçoit, la veille de Noël, la visite de trois fantômes représentant Noël passé, présent et futur… 

Figurez-vous qu’en bonne anglophile que je suis, je n’avais encore jamais rien lu de Charles Dickens, même si évidemment, bon nombre de ses histoires me sont tout de même familières. Alors après Noël, alors que je venais de finir Beauty, j’ai emprunté ce petit livre de Noël à ma sœur, pour prolonger un peu la magie de cette période.

Et c’était plutôt efficace! C’est un livre qui se lit rapidement, avec plaisir, malgré le style parfois un peu dense de Dickens. Conte moral à l’atmosphère mystérieuse, A Christmas Carol vous réchauffe le cœur et enseigne des valeurs qui traversent les âges.

Ebenezer Scrooge est taciturne et il est de prime abord difficile de se prendre d’affection pour lui, mais on finit par se laisser emporter par la magie de ce conte hivernal et à assister à sa transformation non sans laisser échapper un sourire à cette lecture.

À lire pendant la période de Noël, évidemment, et à tout âge.

Quel livre de Dickens me conseillez-vous pour la prochaine fois?

En ce moment je lis The Loving Spirit, qui est le livre du mois de mars du club de lecture de Victoria, et aussi mon premier roman de Daphné du Maurier (décidément). Il me reste une centaine de pages à lire, et je vous en reparlerai en temps voulu, mais j’aime beaucoup l’ambiance de la petite ville en bord de mer, Plyn, où se jour l’intrigue, même si je me trouve assez peu attachée aux personnages dans l’ensemble… À suivre!

Et vous, que lisez-vous en ce moment? 

Je vous souhaite un beau dimanche et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

Merci à Robert Laffont de m’avoir fait parvenir les ouvrages marqués d’un astérisque. 

Les liens des livres Amazon sont affiliés, ce qui permet de soutenir mon activité, mais rien ne vous empêche d’aller acheter vos livres chez votre libraire favori! 

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Mes Dernières Lectures #9

Dans ma bibliothèque 10 février 2017 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #9

Il était temps que vous reparle un peu de littérature à l’aube de ce mois de février tout gris, propice aux après-midis lecture – place donc à mes dernières lectures… ou presque!

Les trois livres dont je vais vous parler auront en réalité été lus à l’automne dernier, avec plus ou moins de passion (mais ça, vous le découvrirez bien assez vite!). Au programme aujourd’hui: un grand classique de la littérature britannique, une aventure policière d’Hercule Poirot et un grand classique des philosophes des Lumières.

Mes Dernières Lectures #9

Jane Eyre – Charlotte Brontë

« I care for myself. The more solitary, the more friendless, the more unsustained I am, the more I will respect myself. »

Si Jonathan Strange & Mr Norrell a été mon grand coup de cœur littéraire en 2016, il faut bien dire que Jane Eyre n’était pas très loin derrière… Grand classique britannique qui attendait son heure sagement dans ma pile à lire depuis des années, il me semble être un de ces livres qu’il faut lire un jour dans sa vie.

On y suit la vie de Jane, depuis son enfance malheureuse d’orpheline, jusqu’à ses jeunes années de gouvernante, et plus précisément jusqu’à son arrivée à Thornfield Hall, où elle se trouve sous les ordres de M. Rochester, un homme mystérieux au caractère rugueux et impulsif…

Contrairement à ce que je peux laisser entrevoir dans ce rapide résumé (qui ne fait pas honneur au chef d’œuvre qu’est ce livre), Jane Eyre est bien plus qu’une histoire d’amour tortueuse et torturée, et est avant tout une l’histoire d’une femme incroyablement forte et indépendante.

Jane, dès son plus jeune âge, se montre d’un caractère résolu et entend bien ne pas se laisser marcher sur les pieds, bien consciente de sa position inférieure (femme et orpheline, un sacré combo à l’époque) et pourtant profondément intègre et fidèle à ses valeurs, ce qui la protègera des solutions de facilité… (Je ne vous en dis pas davantage pour ne pas spoiler!)

La force de ce personnage est amplifiée par son humanité et son réalisme. On est ici loin du personnage féminin proche de la perfection – Jane a des accès de colère, ressent de la passion, de la solitude, du désespoir et ce malgré son caractère raisonnable et volontaire. Physiquement, elle est décrite comme étant ni particulièrement jolie, ni particulièrement laide.

Quant à Rochester, anti-héros par excellence, il est également affublé d’une description physique loin d’être flatteuse! N’est-ce pas rafraîchissant de rencontrer des personnages normaux de temps à autres? Dont l’humanité et la normalité permettent une meilleure identification?

Si les personnages de Jane Eyre sont fantastiques (tout simplement) il n’en est pas moins de la plume de Charlotte Brontë, qui oscille entre lyrisme et esprit, le tout dans un registre d’anglais tout à fait accessible – nul besoin de parler anglais couramment pour en saisir l’essentiel (mais gardez un dictionnaire à vos côtés, pour les quelques termes qui vous seraient inconnus!).

Un autre aspect du roman qui m’a beaucoup plu, aura été son atmosphère éminemment gothique, parfaitement véhiculée par les différentes descriptions qui jalonnent le récit. Elles transmettent avec vivacité et force les aspects les plus mystérieux de l’intrigue… les amateurs du genre apprécieront!

Je n’ose vous en dire davantage, de peur de vous gâcher la découverte, mais j’ajouterais simplement que Jane Eyre est un livre à mettre entre toutes les mains, mais que j’ai été contente de découvrir maintenant que je suis un peu plus grande – si je l’avais lu avec mes idées et mes passions d’adolescente, je ne suis pas sûre que je l’aurais autant aimé (ou que j’aurais vraiment compris le personnage de Jane).

D’autre part, du fait de son atmosphère brumeuse et gothique, c’est un livre parfait pour les soirées d’automne et d’hiver, du moins à mon sens!

Est-ce que vous avez lu Jane Eyre? L’avez-vous autant aimé que moi?

À savoir qu’il existe (évidemment) plusieurs adaptations du livre, et que j’avais vu la plus récente au cinéma il y a quelques années, retrouvez donc mon avis sur le film juste ici.

Mes Dernières Lectures #9

Hallowe’en Party – Agatha Christie

« You want beauty,” said Hercule Poirot. “Beauty at any price. For me, it is truth I want. Always truth. »

Si, comme moi, vous faites partie du club de lecture de Victoria, peut-être aurez-vous aussi lu cette enquête d’Hercule Poirot au mois d’octobre dernier, sinon, il y a de grandes chances pour que ce court roman d’Agatha Christie vous ait échappé, n’étant pas l’un de ses plus connus.

Pour ma part, n’ayant jamais lu aucun opus d’Agatha Christie (eh oui), la découverte fut totale!

Dans Hallowe’en Party, on suit Hercule Poirot dans l’enquête cherchant à élucider le meurtre de Joyce, une jeune adolescente de treize ans, noyée lors d’une fête d’Halloween, peu après qu’elle se soit vantée d’avoir, jadis, assisté à un meurtre… S’agit-il donc d’un meurtre, ou d’un double-meurtre?

Plusieurs membres du club de lecture avaient évoqué leur déception à la lecture du livre, mais de mon côté je me souviens avoir plutôt apprécié ma lecture, d’autant que le livre est rapide à lire et était résolument de saison. (Et puis il faut bien avouer que le genre policier est un de mes favoris!)

Si le début du livre m’a paru un peu lent et répétitif, je n’ai pas pu le lâcher du milieu jusqu’au dénouement que j’attendais avec impatience pour confirmer (ou infirmer) mes doutes sur le meurtrier présumé. L’intrigue n’est peut-être pas extrêmement élaborée (le livre est court), mais je trouve qu’elle était tout de même suffisamment complexe pour laisser le lecteur se perdre dans diverses théories…

J’ai également apprécié le ton très britannique d’Agatha Christie (of course) et l’atmosphère un peu pesante d’une petite ville où tout le monde se connaît, de près mais surtout de loin…

En revanche, certains points de vue évoqués dans le roman (notamment sur la jeunesse, la justice, etc..) m’ont paru extrêmement datés et me semblent venir du point de vue de l’auteure elle-même, peut-être un peu sceptique face à une société en pleine mutation. Le livre a en effet été écrit en 1969, bien plus tard que la majorité de ses œuvres…

Quoi qu’il en soit, Hallowe’en Party aura été une agréable lecture d’automne, parfaite pour fêter Halloween avec une pointe de désuétude! Peut-être pas le livre le plus passionnant qui soit, mais il m’a tout de même bien plu. Et la prochaine étape? Lire d’autres enquêtes d’Hercule Poirot!

Est-ce que vous avez lu Hallowe’en Party? Quel est votre livre d’Agatha Christie préféré?

Mes Dernières Lectures #9

Les Confessions – Jean-Jacques Rousseau

« Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi. »

Cela semblera peut-être étrange à certains de lire de plein gré Les Confessions de Rousseau, d’autant qu’une partie de cette œuvre est souvent à l’étude au lycée. J’ai moi-même des souvenirs d’avoir étudié une partie des aventures de Rousseau en cours de littérature, notamment cet incipit que je viens de vous restituer.

Mais j’ai toujours été fascinée par les philosophes des Lumières, par leurs idées et leurs écrits, et il se trouve que cette première partie des Confessions était dans ma pile à lire depuis fort longtemps.

Jean-Jacques Rousseau est un philosophe aux idées et aux actions parfois controversées (pour le dire gentiment) et pourtant c’est aussi un philosophe très important du siècle des Lumières – je ne m’avancerai pas à en dire davantage, n’étant pas ici dans l’intention de vous écrire une dissertation sur son influence philosophique!

Ces quatre premiers livres des Confessions se lisent à la manière d’un roman picaresque, et Rousseau se met en scène et se décrit comme un jeune homme plein d’innocence et de naïveté (et de bêtise!)… C’est du moins ce qu’il avoue à travers diverses saynètes (généralement assez drôles) de sa jeunesse qu’il aura passée en grande partie à Annecy, entre deux voyages pédestres dont il garde un souvenir pastoral tout à fait charmant.

Même si j’ai mis un certain temps à terminer le livre (il est pourtant assez court) j’ai plutôt apprécié ma lecture – je me suis retrouvée dans l’amour de la nature et de la solitude de Rousseau, et c’est sans surprise que la plume de ce dernier est pleine d’esprit (j’ai souligné plein de choses, notamment dans les livres un à trois).

Mais si c’est souvent assez drôle (voire même cocasse) et plein d’esprit, certains passages sont longs, parfois même rébarbatifs… C’est un récit d’un autre temps après tout! De ce fait, cela ne sera sans doute pas un livre à mettre entre toutes les mains.

Cela dit, si Rousseau vous intrigue, si le 18e et les Lumières vous intéressent, Les Confessions me semble être un ouvrage immanquable. De mon côté, il me reste encore huit livres à lire (mon édition ne recensant que les quatre premiers) et je ne sais pas bien quand je m’y plongerai, mais je n’y manquerai pas… un jour!

Avez-vous lu Les Confessions? Ou peut-être préférez-vous un autre philosophe des Lumières?

J’espère que cette revue vous aura plu, et vous aura peut-être donné envie de vous plonger dans l’un de ces classiques… si vous ne les avez pas déjà lus!

L’hiver qui continue me donne envie de lire des livres aux ambiances chaleureuses et mystérieuses, et je ne sais pas encore quel sera mon prochain livre – j’ai terminé il y a quelques jours Cent Ans, de H. Wassmo (le livre de l’édition de janvier du club de lecture) qui ne m’a pas entièrement convaincue, mais je vous en reparlerai.

Le livre de l’édition de février du club n’est pas celui pour lequel j’avais voté, alors je ne sais pas encore si je vais y participer… Mais ma pile à lire déborde de livres, alors je ne serai jamais vraiment à court d’idées!

Que lisez-vous en ce moment?

Je vous souhaite de belles découvertes littéraires et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

Les liens des livres Amazon sont affiliés, ce qui permet de soutenir mon activité, mais rien ne vous empêche d’aller acheter vos livres chez votre libraire favori! 

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Mes Dernières Lectures #8

Dans ma bibliothèque 16 décembre 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #8

Dans cette nouvelle revue de mes dernières lectures je vais vous présenter les livres que j’ai lus et qui ont fait battre mon cœur (ou pas…) cet été. Et comme les extrêmes sont un peu ma spécialité, on y trouvera à la fois le plus gros livre que j’aurai lu cette année, ainsi que deux de mes plus courtes lectures!

Encore une fois, beaucoup d’éclectisme dans mes lectures, avec au programme aujourd’hui, un roman fantasy absolument fascinant, un roman qui parle d’amour avec finesse et un livre avec des vampires pas comme les autres…

Vous me suivez?

Mes Dernières Lectures #8 - Jonathan Strange & Mr Norrell

Jonathan Strange & Mr Norrell – Susanna Clarke

« I have a scholar’s love of silence and solitude. To sit and pass hour after hour in idle chatter with a roomful of strangers is to me the worst sort of torment. »

Si vous me suivez depuis un moment, et ailleurs que sur mon blog, il ne vous aura pas échappé que Jonathan Strange & Mr Norrell a été mon coup de cœur de l’été, et peut être même de l’année… Je vous avais déjà parlé de la série que la BBC a produite (et que j’ai regardé juste après avoir terminé le livre) mais place maintenant au livre en lui-même!

L’intrigue de Jonathan Strange & Mr Norrell se déroule dans l’Angleterre du début du 19e siècle, tandis que le pays est enlisé dans la guerre contre Napoleon. Or, il se trouve que Mr Norrell, qui se targue d’être le dernier magicien pratiquant la magie dans le pays, veut offrir son aide à l’armée pour enfin vaincre Napoleon. Il faut en effet savoir que, bien que l’Angleterre soit pleine de magiciens, aucun d’entre eux, mis à part Norrell, ne pratique la magie – ils se contentent d’en parler et de théoriser la magie.

Mr Norrell s’installe donc à Londres et bâtit peu à peu sa réputation de magicien… Pendant ce temps, Jonathan Strange, qui ne sait rien de Mr Norrell et de ses exploits, va se mettre à étudier la magie, presque par hasard, pour devenir à son tour un véritable magicien. Il va sans dire que les destins de ces deux hommes vont finir par se croiser, pour le meilleur, comme pour le pire…

Malgré ses mille pages, c’est un livre qui m’a enchanté, et ce pour diverses raisons. Tout d’abord, j’aime énormément les univers fantastiques riches et « vraisemblables » comme ceux développés par J.K. Rowling dans Harry Potter ou par Tolkien dans The Lord of the Ringsdes univers si richement décrits et étudiés qu’il n’est que trop facile de s’y perdre pendant de longues heures, laissant derrière soi la réalité…

Ici, Susanna Clarke s’y est prise de façon similaire, en intégrant à l’histoire réelle de l’Angleterre, une sorte de mythologie de la magie, à travers des anecdotes et histoires (parfois très longues) qu’elle développe dans des notes de bas de page (qui prennent parfois plus de place que la narration d’origine) et à travers tout le récit. C’est absolument fascinant et souvent aussi très drôle. Les notes de bas de page ont l’inconvénient de casser un peu le rythme du récit, mais bon, ça ne m’a pas dérangé outre mesure (mais ce ne sera pas le cas de tout le monde).

Et dans cet univers riche et mystérieux, évoluent des personnages non moins intéressants et tout aussi complexes que l’intrigue qui les entoure. Ils ne sont pas caricaturaux, ils sont uniques et jamais entièrement bons ou mauvais – en somme ils sont humains, et ça c’est vraiment un bon point.

Quant à l’atmosphère magique, mystérieuse et profondément britannique, vous imaginez bien que ça m’a beaucoup, beaucoup plu…

Enfin, je ne pouvais pas ne pas vous parler du style de Susanna Clarke. Elle écrit avec finesse et érudition, oscille sans cesse entre sarcasme et narration plus « sérieuse » et rappelle furieusement le style de Jane Austen, ou encore Dickens et Oscar Wilde. Évidemment, j’ai lu le livre en version originale, et c’était un délice – je ne saurais dire si l’esprit et l’humour typiquement britannique se retrouve aussi bien en version française… Si c’est possible, lisez-le en VO, ce serait dommage de s’en priver! 

Mais si Jonathan Strange & Mr Norrell m’a totalement envoûté, je ne suis pas sûre que ce soit un roman à mettre entre toutes les mains. Il semblera sans doute trop long (et donc ennuyeux) à certains, tandis que d’autres n’auront pas la passion du détail que j’ai éprouvée – beaucoup d’histoire réelle est mêlée à la magie de l’intrigue, et le tout peut être un peu (trop) complexe parfois. 

Le rythme est assez lent, du moins au début, et si ça m’a permis de « déguster » ma lecture, ça en endormira d’autres. Sans compter que la magie dont on parle ici est assez.. obscure, et on ne sait pas très bien quelles sont ses règles ni même comment elle fonctionne. Ce mystère sera peut-être frustrant pour les lecteurs habitués à une magie plus « simple d’accès »…

Quoi qu’il en soit, j’ai aimé Jonathan Strange et Mr Norrell de tout mon cœur et il est certain que je replongerai dans cet univers avec grand plaisir, soit à travers la série, soit en relisant le livre un jour… Et quand j’aurai fait diminuer ma pile à lire, je m’offrirai la « suite » intitulée The Ladies of Grace Adieu and Other Stories, qui est en réalité un recueil de nouvelles qui se déroulent dans le même univers que son prédécesseur. 

Et j’espère vivement que Susanna Clarke écrira d’autres livres dans cette lignée!

Est-ce que vous avez lu Jonathan Strange & Mr Norrell? Si oui, je suis curieuse de connaître votre avis…

Mes dernières Lectures #8 - Vous Aimer, Caroline Bongrand

Vous Aimer – Caroline Bongrand*

« Ils s’embrassèrent, beaucoup, longuement, lentement. On sous-estime le baiser. Lorsqu’il se donne, pleinement, entièrement, c’est une étreinte des âmes. C’est un corps qui entre dans un autre, lui donne tout, lui prend tout, se laisse donner et se laisse prendre. C’est faire l’amour, de manière totale, comme en modèle réduit. »

Je me souviens très bien de l’après-midi où j’ai lu ce livre – j’étais à Lille, c’était un dimanche après-midi ensoleillé, et j’avais enfin trouvé un coin de verdure un peu plus calme que les autres au Parc de la Citadelle. Et puis j’ai lu. J’ai souri et j’ai été émue, je me suis reconnue et j’ai trouvé ça beau. Puis j’ai refermé ce livre et me suis mise en chemin, pour reprendre le train vers Paris.

Vous Aimer est un livre qui raconte la rencontre entre une femme et un homme. Une rencontre, puis une relation platonique mais passionnée et passionnelle entre ces deux être qui ont choisi de faire un pacte pour préserver leurs familles respectives – le pacte de ne jamais faire l’amour.

Alors, en lisant cette quatrième de couverture, j’avais un peu peur de me retrouver dans un récit rempli de lieux communs, d’une intrigue sans surprise et de personnages un peu caricaturaux. Et bien, je n’aurais pas pu être plus loin de la réalité!

Ce roman m’a beaucoup plu pour la simplicité et la vraisemblance de ses émotions. Ici, pas de tournures de phrase alambiquées, l’écriture de Caroline Bongrand est simple mais douce et va droit au but. L’amour qui est raconté dans le roman est beau, loin d’être sirupeux et il ne sonne pas faux – au contraire, l’évidence du sentiment amoureux décrit ici m’a beaucoup touché.

Il est aussi facile de s’identifier aux personnages (d’autant plus qu’ils n’ont pas de nom) et de se retrouver dans les questionnements et sentiments des uns et des autres. Enfin, si c’est un roman qui touchera sans doute plus facilement un public féminin, je me souviens avoir corné quelques pages, pour les montrer un jour à un garçon avec lequel j’aurai envie de les partager…

En somme, Vous Aimer est un très beau livre, simple mais touchant et d’une grande finesse. À découvrir!

Connaissez-vous Caroline Bongrand? Vous ai-je donné envie de découvrir Vous Aimer?

Mes Dernières Lectures #8 - Avant j'étais juste immortel, Juliette Bouchet

Avant j’étais juste Immortel – Juliette Bouchet*

« – Je m’appelle Raphaël. Je suis navré de la confusion occasionnée. J’ai réellement cru que la maison était abandonnée avant de m’y installer. Ça fait environ une heure que vous vous videz de votre sang. Pourtant c’est votre jour de chance, je vous propose un marché.
– On ne négocie pas avec les voleurs, jeune homme.
– J’accepte que vous restiez ici avec moi et que vous vous occupiez de l’intendance, en échange de quoi vous pouvez garder Médor.
Soudain secoué de soubresauts spasmodiques, sir Peter Roberts me fixe entre deux éclats de rire nerveux.
– Go fuck yourself, mister.
Il jette sa tête en arrière et repart d’un rire tonitruant en se laissant choir sur l’accoudoir du canapé. Hilare et sanglant. Je crois que j’ai trouvé un copain. »

Le dernier livre que j’aurai lu cet été, le voici: un roman de vampires pas comme les autres (et même totalement loufoques).

Raphaël est un vampire aux goûts bien définis, un peu allergique au sang d’humain accro à la malbouffe, qui bat la campagne à la recherche de sang frais, qui ne serait pas contaminé par des cochonneries… Il fait équipe avec Sir Roberts, un vieil anglais qu’il a transformé en vampire, un peu par pitié et surtout pour ne plus être aussi seul. Mais tout va basculer quand Raphaël va tomber amoureux d’une femme aussi indomptable qu’irrésistible.

Si je l’ai lu très rapidement aussi, on ne peut pas dire que ce livre m’ait particulièrement plu… Deux cent pages de parodie et de situations cocasses mais aussi un peu grossières, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je dois bien l’avouer.

L’humour noir est omniprésent, et si le ton est léger et provocant à souhait, c’est surtout pour nous parler d’amour (un peu) et pour dénoncer (beaucoup) nos mauvaises habitudes de consommation. Tout ceci a au moins le mérite d’être original!

Certains personnages sont attachants malgré tout, l’intrigue est inattendue et les dialogues plutôt savoureux. C’est un roman que j’ai trouvé divertissant, mais loin d’être inoubliable et pour cette raison, je ne saurais pas quoi ajouter de plus…

Sur Goodreads, d’autres personnes ont été plus emballées que moi, alors peut-être que ça plaira à certains d’entre vous, qui sait!

Et vous, peut-être l’avez vous lu? Qu’en avez-vous pensé?

J’espère que cette nouvelle chronique littéraire vous a plu et vous aura donné quelques envies de lecture…

Je trouve que la saison est particulièrement propice pour lire des livres tels que Jonathan Strange & Mr Norrell (l’ayant lu en plein mois d’août, je ne suis pas ma propre logique, mais bon…). De mon côté, en ce moment, je suis en pleine lecture de Beauty, de Robin McKinley, le livre du mois de décembre du club lecture de Victoria, et je suis ravie d’être plongée dans cet univers de conte de fées, doux mais loin d’être simpliste. 

Et vous, que lisez-vous en ce moment? Des livres à me recommander?

Je vous souhaite de belles lectures et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

*Livres gracieusement envoyés par l’éditeur

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Mes Dernières Lectures #7

Dans ma bibliothèque 3 novembre 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #7

J’essaie de rattraper tant bien que mal mon retard dans mes chroniques littéraires – on y croit!

C’est donc la septième édition de mes dernières lectures que je vous présente ici, avec trois livres très différents les uns des autres: une pièce qui s’inscrit dans l’univers de notre sorcier à lunettes favori, une fable nostalgique pour amateurs de livres et le premier tome d’une saga italienne aussi passionnante que percutante.

Peut-être que cela pourra vous donner des idées…!

Mes Dernières Lectures #7

L’Amie Prodigieuse – Elena Ferrante

« C’était une vieille crainte, une crainte qui ne m’était jamais passée : la peur qu’en ratant des fragments de sa vie, la mienne ne perde en intensité et en importance. »

Premier tome d’une saga napolitaine en quatre volumes (dont deux seulement ont été traduits en français pour l’instant), L’Amie Prodigieuse est un livre riche, fascinant et aux facettes multiples.

On y rencontre et suit deux amies d’enfance, Lenu et Lila, à travers l’évolution de leur amitié qui parfois se distend, quand leurs chemins se séparent quelque peu, parfois s’intensifie, mais qui n’est jamais vraiment de tout repos. Cette amitié ambigüe, teintée de jalousie, d’incompréhension, de violence ou au contraire de tendresse, est toujours décrite avec finesse et vraisemblance. C’est très intéressant (et rafraichissant) de découvrir et de suivre cette relation au fil des pages, d’autant plus qu’il est facile de s’y identifier, de près ou de loin, tant cette amitié paraît réaliste, dans ses bons comme dans ses mauvais moments.

Mais si l’amitié est un thème majeur du livre, ça n’est pas le seul sujet développé – loin de là!

L’Amie Prodigieuse plonge le lecteur dans un quartier plutôt défavorisé de Naples, dans les années 50′ et nous montre à quel point la violence est omniprésente, un peu comme une toile de fond: querelles de voisinage, tromperies, machisme glaçant d’une société patriarcale, ignorance et disputes familiales. La violence est aussi évoquée au passage à l’adolescence, quand les héroïnes passent d’un corps de petite fille à un corps de jeune femme…

La narratrice, Lenu, nous emmène également à travers ses propres questionnements sur l’avenir, les garçons, l’amitié, le monde (et le quartier) qui l’entoure, l’éducation, etc. Quand je vous disais que c’était un livre riche, je ne vous mentais pas!

S’il semble facile, au début, de se perdre parmi la flopée de personnages qui habitent le roman, on s’y fait assez rapidement, d’autant qu’ils n’ont pas tous la même importance. (Au besoin, un index des personnages se trouve au début du roman. Je n’y ai pas eu recours pour ne pas casser mon rythme de lecture, mais c’est tout de même utile à avoir sous la main!)

En somme, L’Amie Prodigieuse est un roman fascinant, à la fois grave et léger, écrit avec intelligence et finesse et je dois bien dire qu’une fois plongé dedans, il me semble difficile de s’en détacher avant de l’avoir terminé… Je guette de mon côté la sortie poche du second volume et ai bien hâte de me replonger bientôt dans l’Italie de Lenu et Lila!

Est-ce que vous avez lu L’Amie ProdigieuseN’hésitez pas à me faire part de vos impressions.

Mes Dernières Lectures #7

The Little Paris Bookshop – Nina George

« We cannot decide to love. We cannot compel anyone to love us. There’s no secret recipe, only love itself. And we are at its mercy–there’s nothing we can do. »

Dans The Little Paris Bookshop, on rencontre Jean Perdu, un libraire qui se considère comme un « apothicaire littéraire », capable de conseiller le livre qu’il faut pour n’importe quelle peine, pour n’importe quelle personne – son intuition littéraire lui permet de « soigner » ses clients. En revanche, il n’arrive lui-même pas à s’extirper de la douleur d’une rupture sentimentale qui remonte à de nombreuses années…

Quand enfin il ouvre la lettre d’adieu que lui avait laissé son amante, il s’embarque pour une folle aventure le long des fleuves français (sa librairie se trouve sur une péniche), accompagné de drôles de compagnons, jusqu’à sa destination finale: la Provence.

Des livres, Paris, de la mélancolie et puis la douceur de la Provence… ce livre avait tout pour me plaire, en théorie. Dans les faits, je dois bien avouer avoir refermé le livre avec un sentiment mitigé – je ne l’ai pas adoré mais je ne l’ai pas détesté non plus. Subsiste donc un sentiment un peu « meh »…

Je pense que l’une des choses qui m’a le moins plu était le caractère de Jean Perdu (qui est donc le personnage principal du roman). Il m’a un peu agacé dans son inclination à s’apitoyer sur son sort, à être triste et s’y complaire. Alors certes, un personnage masculin qui montre ses faiblesses, d’accord, c’est peut-être inhabituel mine de rien, mais là j’en garde un souvenir de « trop ».

D’autre part, j’ai trouvé le roman (qui est un roman allemand à l’origine) riche en clichés, aussi bien dans son intrigue que dans son portrait de la France et des français. Ajoutez-y un ton parfois très sirupeux, qui m’a lui aussi agacé, et une propension à la caricature, bref, le livre en « fait trop » par moments.

Cela dit, c’est dommage que le roman soit si inégal car il est aussi riche en belles idées et en citations intelligentes (j’ai souligné pas mal de passages et de phrases pleines de sagesse qui m’ont plu) et j’ai beaucoup aimé l’univers très littéraire du roman (et il plaira à n’importe qui, qui aime les livres).

The Little Paris Bookshop a en outre quelque chose de charmant et de bucolique, peut-être grâce aux descriptions du sud de la France (car l’intrigue se passe bien peu à Paris en fin de compte) ou grâce aux jolis sentiments distillés à travers le livre… Mais pour moi ça m’a souvent semblé un peu exagéré, « over the top » comme je l’ai dit dans ma review Goodreads – dommage!

Est-ce que vous avez lu le livre et en avez pensé autre chose? Ceci étant dit, pour une lecture légère, je suis sûre que le livre fera parfaitement l’affaire…

Vous trouverez la version française juste ici (ou chez votre libraire de quartier) si le livre vous intéresse en VF.

Mes Dernières Lectures #7

Harry Potter and the Cursed Child – J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

« They were great men, with huge flaws, and you know what – those flaws almost made them greater. »

Ai-je encore besoin de vous présenter Harry Potter and the Cursed Child, ce présupposé huitième tome (qui n’en est pas un!) des aventures de Harry et ses acolytes? Je ne crois pas, d’autant qu’il est tout récemment sorti en version française (et après avoir vu trois personnes, dans un périmètre de deux mètres, le lire dans le métro, je doute que l’information soit passée inaperçue).

Dans cette nouvelle œuvre, qui s’inscrit dans le monde des sorciers de Rowling, on retrouve Harry, Ron et Hermione, bien des années après le dernier tome de la saga originale, alors que leurs enfants sont à Hogwarts à leur tour. On suit plus particulièrement Albus, le fils d’Harry Potter, ses doutes, ses peurs et sa relation chaotique avec son père… Et je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte!

Pour ceux qui l’ignorent encore, ce livre est en réalité le script d’une pièce de théâtre qui se joue à Londres depuis le mois de juillet et il n’a pas été écrit uniquement par J.K. Rowling – on est donc face à un format (et un ton) différent de tout ce que l’on a connu jusqu’ici. Si cela m’a quelque peu dérouté au début (principalement parce que les délicieuses descriptions de Rowling m’ont manqué) je suis assez vite rentrée dans le cœur de l’intrigue, tournant les pages avec frénésie tant ça se lit vite…

Et contrairement à beaucoup de personnes (il me semble) j’ai beaucoup aimé me retrouver dans cet univers si familier, si confortable, qu’est celui d’Harry Potter. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ma nostalgie a été comblée!

L’intrigue elle-même m’a plutôt plu, et les retournements de situation m’ont rendue complètement dingue – il faut dire que tout ce qui se rapporte au temps est fascinant à mes yeux… (Et je n’en dis pas plus!)

Évidemment, certaines choses m’ont déplu, notamment le traitement du personnage de Ron, qui est l’un de mes préférés dans la saga originale et qui a été réduit à un personnage bien trop caricatural à mon goût. J’ai aussi trouvé le dénouement un peu trop rapide et certains autres détails m’ont paru un peu trop invraisemblables…

Mais j’ai adoré le personnage de Scorpius (et aussi Draco, pour lequel j’ai toujours eu un petit faible… Je dois être Gryffindor ascendant Slytherin!) et sa relation avec Albus. (Cœur avec les doigts.)

En somme, moi qui ne m’attendais à rien avec ce livre, j’ai été plutôt agréablement surprise – je l’ai considéré comme un soupçon de magie supplémentaire, comme un bonus, bien des années après avoir refermé le septième tome avec un pincement au cœur. (On ne dirait pas comme ça, mais je suis aussi une Potterhead, au fond…)

À découvrir, évidemment, mais ne vous y plongez pas avec de trop grandes attentes… Quant à moi, ça m’a donné très envie de voir la pièce sur scène, d’autant que certains effets doivent être spectaculaires – un jour peut-être!

Et vous, l’avez-vous lu? Qu’en avez-vous pensé?

J’espère que ce nouvel article littéraire vous plaira et vous donnera peut-être des idées de lecture… après tout, c’est la saison idéale pour lire bien au chaud chez soi! J’ai encore beaucoup de livres à vous présenter, mais ça viendra petit à petit… (J’essaie, avec un succès plus ou moins relatif, de ne pas m’en vouloir du retard de publication que je peux avoir ici.)

Il faut aussi dire que je n’ai pas lu grand chose le mois dernier. Moins inspirée peut-être (malgré une PAL qui ne désemplit pas), j’ai surtout passé mes soirées à regarder Gilmore Girls… mais ça vous le savez déjà, je vous en parle dans tous mes derniers articles!

Bon, et vous, que lisez-vous en ce moment? Un livre à me conseiller?

Passez une belle journée et à bientôt ♡


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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Mes Dernières Lectures #6

Dans ma bibliothèque 29 septembre 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #6

Il est temps de partager avec vous mes dernières lectures, ou en tout cas une partie de mes dernières lectures… et pas les plus récentes d’ailleurs!

C’est encore et toujours ce manque de temps qui est à blâmer, mais finalement si j’ai encore tant à vous dire sur les livres que j’ai lus cet été, c’est plutôt bon signe – ou du moins le signe que la lecture a bien repris sa place dans ma vie. Je me répète sans doute, mais ces dernières années je lisais bien peu (hormis l’été) et je suis bien contente qu’à travers le club de lecture de Victoria notamment, les livres ont retrouvé une place dans mon quotidien, ou presque.

Ma pile de livres à lire ne désemplit pas et je rêve déjà de journées automnales passées au creux des pages d’un livre, une tasse de thé non loin et la pluie qui tombe au dehors. C’est peut-être un cliché, mais c’est un des aspects de l’automne et de l’hiver que j’aime le plus…

Assez parlé, il est temps de passer aux livres! Deux des livres que je vous présente ici ont été lus dans le cadre du club de lecture dont je vous parlais plus haut, tandis que le troisième m’avait été envoyé par sa maison d’édition si vous vous souvenez bienParmi eux: un coup de cœur, une lecture plaisante mais pas inoubliable et un livre que je ne vous conseille pas!

Je vous laisse découvrir tout ça…

Mes Dernières Lectures #6 - Replay, Ken Grimwood

Replay – Ken Grimwood

« Jeff Winston gazed helplessly at the orange-red tunnel of elms that had led him to this meadow of promise and fulfillment, and then he died.»

Et si, à votre mort, vous vous retrouviez à revivre votre vie, une fois, deux fois… dix fois? Dans Replay on suit le personnage de Jeff Winston qui, un beau matin de l’année 1988, meurt d’une crise cardiaque… mais se retrouve propulsé, on ne sait très bien comment, dans le passé, en 1963, prêt à revivre sa vie à partir de ses dix-huit ans. À travers ce roman, on suit donc les différentes vies de Jeff – parce qu’il ne revit pas qu’une ou deux fois, oh non, loin de là!

Pour tout vous dire, je suis un peu frustrée à l’heure actuelle, car ayant lu le roman aux alentours du mois de juin dernier (c’était le livre du mois d’avril du club de lecture me semble-t-il..) mes souvenirs se font de plus en plus épars. C’est d’autant plus frustrant que j’ai beaucoup, beaucoup aimé ce livre.

Entre récit de science-fiction et fable philosophique, j’ai beaucoup apprécié le thème même du livre – l’idée de revivre, inlassablement, une vie mais différemment à chaque fois. Je trouve ça fascinant. De toute façon, les histoires de voyages dans le temps font partie de mes récits favoris… (Ce n’est pas pour rien qu’un de mes films favoris est About Time et que j’avais aussi adoré The Time Traveler’s Wife à l’époque où je l’avais lu!)

Alors je ne me souviens pas exactement de chacune des existences de Jeff qui nous sont racontées ici, mais je me souviens qu’elles étaient toutes très différentes les unes des autres (sans surprise) et mine de rien, je me suis beaucoup identifiée au personnage. L’envie de faire les « choses bien » la première fois. Le désespoir et la spirale des addictions qui suit la réalisation qu’il faut recommencer, encore, la seconde fois. Etc..

Petite parenthèse: j’ai lu çà et là, des personnes qui ont critiqué le fait que Jeff, très vite dans le récit, décide de s’assurer une stabilité financière dans sa « nouvelle vie ». Et franchement, je ne sais pas vous, mais si je devais revivre ma vie, il est certain que je trouverais une façon de faire de même!

Bref, c’est un livre qui m’a beaucoup touché – je l’ai trouvé très mélancolique dans le ton et on y aborde les thèmes de la destinée, de la solitude, de la perte, des choix de vie… Et moi, ça ne m’a pas laissé indifférente et m’a amené à me questionner, beaucoup, sur mes propres choix et ma vie.

Quant au dénouement, je n’en suis pas déçue, au contraire et j’ai trouvé qu’il fallait en retenir quelque chose de positif avant tout, un peu à la manière de la fin du film About Time, avec une pointe de mélancolie en plus, certes. Et l’épilogue m’a fait sourire. (Car c’est un cycle sans fin.)

Je ne vais pas en dire davantage pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte si vous décidez de le lire un jour, mais sachez que j’ai beaucoup aimé Replayc’est un livre qui m’a transporté, fasciné même s’il m’a aussi un peu brisé le cœur par moments…

C’est un livre pour qui? Pour les personnes fascinées par les voyages dans le temps, par les récits qui amènent à réfléchir à sa propre existence et les nostalgiques/mélancoliques de ma trempe!

Et vous, avez-vous lu Replay? Qu’en avez-vous pensé?

Le livre existe bien entendu en version française aussi, mais je n’ai pas lu de bonnes critiques sur cette traduction… Si vous vous sentez suffisamment à l’aise, sachez que le style de l’auteur est très limpide et qu’une lecture en VO ne me semble pas trop difficile. Pour de vrai.

Mes Dernières Lectures #6 - Royal Saga, Geneva Lee

Royal Saga – Tome 1: Commande Moi* – Geneva Lee

« Ai-je imaginé l’intensité électrique de notre baiser? Je suis certaine que non. Et je suis tout aussi certaine qu’il me voulait aussi.»

Ah, nous y voilà! Souvenez-vous, au printemps dernier, j’avais reçu ce premier tome de Royal Saga via un service de presse et vous avais fait part de mes appréhensions vis-à-vis de ce livre relevant du genre de la New Romance… Force est de constater que ce n’est vraiment, mais vraiment pas un genre dans lequel je vais me replonger de sitôt!

Un rapide synopsis, tout de même? Dans ce premier tome de Royal Saga, on rencontre Clara Bishop, fraîchement diplômée et bien décidée à (re)prendre sa vie en main en déménageant à Londres avec sa meilleure amie. Mais c’est sans compter sur sa rencontre furtive avec le mystérieux Alexander qui lui vole un baiser lors de sa soirée de remise des diplômes… Sauf que le lendemain, une photo de leur baiser se trouve en une des tabloïds: elle a embrassé le prince héritier, et il veut la revoir.

Ce serait mentir que de dire que je ne me suis pas plongée dans le livre avec de très gros à-priori… Je ne suis pas très friande de romances grossièrement prévisibles, encore plus quand il s’agit de New Romance, un genre dans lequel tout prétexte est bon à inclure une scène de sexe torride (ou invraisemblable).

Cela dit, au tout début du livre, le personnage de Clara y avait été présenté comme étant un personnage qui a du caractère, une femme indépendante et forte, alors je me suis laissé prendre au jeu. Mais très vite, Clara est sous l’emprise d’Alexander et de façon si exagérée que j’ai eu peine à ne pas lever les yeux au ciel toutes les deux pages.

Le livre entier est pétri de clichés grossiers (un homme torturé, au passé mystérieux et douloureux, donc aux pratiques sexuelles déviantes, des secrets bien faciles à deviner, un amour impossible et j’en passe) et environ toutes les dix pages, nous avons droit à une scène de sexe digne d’un porno – donc irréaliste au possible. (Sérieusement, il suffit qu’Alexander effleure à peine Clara pour que cette dernière ait un orgasme…)

Alors il y a bien eu quelques personnages qui m’ont plu, mais définitivement, j’ai beaucoup de difficultés à voir un intérêt à la New Romance. Ce qui m’inquiète, c’est que le jeune public féminin qui va lire ce genre de livres va (peut-être) être influencé par le sexe totalement irréaliste décrit ici, par exemple. Et ça me rend d’autant plus perplexe (pour ne pas dire furieuse) que c’est une femme qui a écrit ça!

On pourra me dire que c’est un genre léger, justement dédié à la ménagère de moins de cinquante ans en mal de fantasmes (?) mais… Non, non, non, je ne suis pas d’accord, sous couvert de légèreté, on ne peut pas écrire n’importe quoi, surtout quand on est une femme qui met en scène des scènes d’amour aussi invraisemblables! (Et puis, honnêtement, c’est tellement cru, c’est à peu près à dix mille lieues d’être excitant…)

Comme je l’ai lu en version française, je pense que ça n’a rien arrangé à l’affaire, mais je doute qu’en version originale le style soit très recherché pour autant… Bref, vous aurez compris que je n’ai vraiment pas aimé ce premier tome de Royal Saga que j’ai trouvé beaucoup trop convenu, irréaliste et tout simplement… mauvais.

Est-ce que vous l’avez lu? Et peut-être même que vous aimez ce genre de littérature?

Si la version originale vous intéresse, vous la trouverez ici et ce sera peut-être moins mauvais que sa traduction…

Mes Dernières Lectures #6 - The All-Girl Filling Station's Last Reunion

The All-Girl Filling Station’s Last Reunion – Fannie Flagg

« Fritzi sat on the bed, wondering what she was going to do now. She didn’t want to just hang around, waiting and doing nothing. And damn it to hell, it wasn’t fair. She could fly as well as most of the guys she knew.»

Dans ce roman, qui a aussi été l’élu du club de lecture de Victoria au printemps dernier, on suit deux trames narratives bien distinctes et pourtant irrémédiablement liées par leurs protagonistes… D’un côté, nous avons Sookie qui, en 2005, après avoir marié sa dernière fille, cherche enfin un peu de tranquillité. Mais celle-ci sera perturbée par la découverte d’un secret de famille qui la bouleverse.

De l’autre côté, nous suivons les aventures de Fritzi et de ses sœurs pendant la Seconde Guerre Mondiale – elles prennent en main la station-service de la famille, tandis que les hommes sont envoyés au combat. Mais très vite, elles aussi vont vouloir se battre pour leur pays…

Si le sujet du livre aura été à la fois léger et intéressant (on apprend l’existence des WASPS, femmes-pilotes, qui auront eu un grand rôle à jouer dans la guerre, mine de rien) et que sa lecture a été plaisante, cela n’a pas été un coup de cœur.

J’ai trouvé l’intrigue finalement assez « plate », contrastant d’ailleurs avec des personnages hauts en couleur et parfois même trop caricaturaux à mon goût (Sookie par exemple, que beaucoup de personnes ont trouvé insupportable à la lecture, ne l’a pas été pour moi, mais m’a tout de même semblé un peu exagérée…).

Quant au style de Fannie Flagg, je l’ai trouvé agréable et léger, mais je n’ai pas été transportée ou très émue, ayant eu du mal à réellement m’attacher aux personnages… The All-Girl Filling Station’s Last Reunion m’a d’ailleurs beaucoup rappelé le tout premier livre du club de lecture, I’ll Be Seeing You, mais qui lui, m’avait beaucoup plus touché!

En somme, une lecture agréable et légère, mais qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, malgré une dimension historique très intéressante.

C’est un livre pour qui? Pour celles et ceux qui cherchent un livre léger à lire sans trop y réfléchir, pour les curieux de la seconde guerre mondiale et les amateurs d’intrigues croisées.

L’avez-vous lu? Qu’en avez-vous pensé?

Vous trouverez la version française ici (ou chez votre gentil libraire) – à savoir, encore une fois, que j’ai trouvé la version originale très facile à lire, si jamais vous hésitiez à le lire en anglais…

J’espère que ces revues littéraires vous ont plu – comme j’ai un retard fou à vous parler de mes véritables dernières lectures, j’ai toujours peur (en ayant oublié une partie de mes impressions de lecture) de vous livrer un avis incomplet sur les livres que je vous présente… (Le perfectionnisme, tout ça.)

Depuis ces trois livres-là, j’en ai lu sept (!) de plus et j’en suis à la moitié de Jane Eyre… Côté retard, on est pas sortis de l’auberge!

Et vous, que lisez-vous en ce moment?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à très bientôt!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

*Livre gracieusement envoyé par le service de presse

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