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Mes Dernières Lectures #12

Dans ma bibliothèque 8 septembre 2017 Laisser un commentaire

Me revoici déjà pour vous parler d’une partie de mes dernières lectures – je rattrape mon retard tant bien que mal, et c’est aussi pour ça que je vous présente mes lectures par quatre (et non plus par trois, comme par le passé).

Les quatre livres dont je vais vous parler ci-dessous auront été mes lectures de printemps et, mis à part pour l’un d’entre eux, de belles lectures, très différentes les unes des autres: un troisième tome de saga fantastique, une fresque familiale aux accents maritimes, une enquête mystérieuse dans les rues de Barcelone et un court roman français.

Vous me suivez?

The Loving Spirit – Daphne du Maurier

« He was home again, home to Plyn where he belonged, where he had always belonged before birth, before creation; Plyn with her lapping harbour water; her forest of masts, her hungry wheeling gulls, her whisper of peace and comfort to a lonely heart; Plyn with her own grey silent beauty. »

Ce livre aura été mon premier Daphne du Maurier (j’ai lu My Cousin Rachel entre temps aussi) et s’il n’a pas été un coup de cœur, c’était tout de même un joli moment de lecture qui m’a emmené en plein cœur des Cornouailles à travers les vies de la famille Coombe.

Dans The Loving Spirit, on rencontre d’abord Janet Coombe, une jeune femme qui rêve d’aventures en mer, de liberté et de voyages – mais au 19e siècle, la place d’une femme est auprès de son mari et de ses enfants, alors Janet se résigne et fonde une famille avec Thomas. Elle transmet pourtant son esprit passionné et aventureux à l’un de ses fils, Joseph, qui ne rêve à son tour que d’expéditions en mer…

C’est donc à travers les destins torturés de Janet, puis de trois de ses descendants (Joseph, Christopher et Jennifer) que l’on traverse le temps, parmi les paysages sauvages des Cornouailles ou sombres de Londres.

De mon côté, si j’ai beaucoup apprécié les récits concernant Christopher et Jennifer, probablement les personnages qui m’ont inspiré le plus de sympathie, j’ai beaucoup moins aimé les caractères de Janet et Joseph, que j’ai trouvé difficiles, impétueux et égoïstes. D’autant que leur relation m’a parfois mise mal à l’aise, la trouvant presque malsaine…

En revanche, tout au long du roman, j’ai beaucoup admiré l’écriture de Daphne du Maurier, fluide, limpide et parfois très lyrique. Elle est également très immersive, et une fois le roman refermé, je n’avais qu’une envie: me rendre à mon tour au bord de la mer et admirer le paysage sauvage des Cornouailles!

En somme, The Loving Spirit est une belle saga familiale, aux accents parfois surnaturels et gothiques (tout ce que j’aime), pleine de mélancolie et de nostalgie, mais aussi de passion et d’amour, portée par des personnages eux-mêmes exaltés et vifs.

À découvrir, pour peu qu’on apprécie ce type d’intrigue!

Et vous, l’avez-vous lu? Quels autres livres de Daphne du Maurier me conseillez-vous?

La Mémoire de Babel – C. Dabos

« Ophélie se sentit si exaspérée qu’elle tendit par inadvertance une gaufre à la pendule de la famille. »

Après vous avoir fait l’éloge des deux premiers tomes de la saga de la Passe-Miroir, de C. Dabos, laissez-moi vous parler un peu de la Mémoire de Babel, le troisième tome de la saga, sorti au mois de juin dernier et que j’ai attendu avec beaucoup d’impatience. D’ailleurs, je pense que comme beaucoup, je n’avais pas ressenti une telle ferveur et impatience depuis Harry Potter et ses derniers tomes!

L’intrigue se situe plus de deux ans après les événements qui clôturent Les Disparus du Clairdelune, et l’auteure entraîne Ophélie à travers une nouvelle arche, Babel, pour peut-être enfin percer les mystères qui lui sont apparus au Pôle…

J’ai beaucoup aimé me replonger dans l’univers de Christelle Dabos et retrouver Ophélie. Si j’ai un peu regretté l’ambiance glaciale et familière du Pôle, où se déroulait jusqu’à présent l’intrigue, j’ai aimé découvrir Babel, un arche beaucoup plus tropicale, colorée et d’apparence tranquille. (Mais seulement d’apparence!)

Avec la découverte de Babel, on découvre aussi de nouveaux personnages et esprits de famille, plus ou moins bienveillants et mystérieux… Mais j’ai parfois déploré qu’on n’en sache pas davantage sur eux – l’univers de la saga est déjà extrêmement riche et détaillé, mais ça ne m’empêche pas d’en vouloir encore plus!

Quant à certains « anciens » personnages, j’aurais beaucoup aimé en savoir davantage sur leurs aventures, en parallèle de celle d’Ophélie…

Il est en tout cas indéniable que l’intrigue s’étoffe tout au long de la Mémoire de Babel, et qu’Ophélie évolue et grandit tout autant. Ce n’est plus la « môme » du tout début de la saga, bien qu’elle ait toujours une propension incroyable à se retrouver au cœur des situations les plus délicates, bien malgré elle.

Comme dans les tomes précédents, la plume de l’auteur est délicieuse, entre humour et noirceur, pleine d’une imagination qui me semble sans limites – une fois plongé dans le livre, difficile d’en ressortir!

La Mémoire de Babel est un excellent troisième tome, et il me tarde d’en savoir plus et de résoudre (enfin!) les intrigues qui se mettent en place et qui sont bien loin de se trouver résolues à la fin de ce tome… Vivement qu’on y voie plus clair.

Est-ce que vous avez lu la Mémoire de Babel? Qu’en avez-vous pensé de votre côté?

Ce Cœur Changeant – A. Desarthe

« Les instants parfaits, il valait mieux les rêver, car ainsi on ne les perdait pas. »

Si vous vous souvenez bien, c’est le livre que j’avais reçu dans ma Kube il y a quelques mois, mais que je n’ai lu que bien après l’avoir reçu… ce qui n’aura pas été d’une grande importance, étant donné que je ne suis pas bien certaine d’avoir aimé ce livre.

On y suit les aventures de Rose, une jeune femme qui ne sait jamais trop ce qu’elle veut, ni où elle va. On la suivra dans l’opulence comme dans la misère, tandis qu’elle cherche sa place dans un monde en plein changement (l’intrigue se situe au début du 20e siècle à peu près).

C’est plus exactement au travers d’ellipses temporelles qu’on suit le destin de Rose, de façon très hachée, entre tragédie, désespoir, richesse, nostalgie et sensualité. Il m’a pourtant semblé très difficile de s’attacher à ce personnage qui n’a que peu de substance et qu’on voit balloté de situation en situation sans qu’elle paraisse avoir de volonté propre, ni même de caractère très affirmé…

De manière générale, aucun personnage de ce roman ne m’a paru sympathique et il m’a semblé impossible de s’attacher à cette galerie de personnages creux, froids et parfois même repoussants.

L’intrigue n’est pas totalement dénuée d’intérêt, bien qu’elle m’ait parfois parue manquer de réalisme (à moins que je ne fasse preuve ici de naïveté) et on dirait presque que le livre entier n’était qu’un prétexte à un exercice de style plus ou moins réussi

Et pourtant, je me souviens avoir été habitée par l’histoire de Rose quelques jours après avoir refermé le livre, comme si, après tout, il avait tout de même réussi à toucher quelque chose en moi.

Il me faut également souligner que je n’étais peut-être pas dans les meilleures dispositions pour lire Ce Cœur Changeant – c’était peu après mon emménagement, uniquement dans le métro (et je trouvais qu’il était particulièrement désagréable de lire dans la ligne 2 du métro, toujours bondée…) alors que mon propre esprit était encore un peu trop agité.

Quoi qu’il en soit, Ce Cœur Changeant ne m’a pas séduite et c’est bien dommage.

L’avez-vous lu? Je serais curieuse de lire l’avis de quelqu’un qui l’a apprécié!

L’Ombre du Vent – C. L. Zafón

« Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à notre coeur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais ou tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons -, nous reviendrons un jour. »

Voilà un de livre que j’ai adoré découvrir, et dont l’intrigue restera en moi un petit moment…

Dans l’Ombre du Vent, on suit Daniel Sempere, dès son enfance, où son père l’emmène dans le cimetière des livres oubliés pour choisir un livre qu’il devra « protéger » tout au long de sa vie. Évidemment, le livre qu’il choisira changera cette dernière et l’entraînera dans un labyrinthe de mystères et de secrets enfouis en plein cœur de Barcelone.

À la fois roman d’apprentissage, livre historique, intrigue policière et récit fantastique, ce livre possède mille facettes toutes plus fascinantes les unes que les autres, et j’ai très vite été happée par cette intrigue mystérieuse qui se dévoilait au fil des pages, sans jamais s’essouffler.

Je me suis aussi grandement attachée aux personnages, qu’il s’agisse du narrateur Daniel (même si ses agissements ne m’ont pas toujours paru très sensés) ou encore de Firmin (qui est très drôle).

Quant à l’intrigue Juliàn Carax, elle m’a tenue en haleine juste ce qu’il faut et est elle aussi peuplée de personnages intéressants et/ou attachants, à leur manière… (Je n’ose trop vous en dire!)

La plume de l’auteur est un régal, et je n’oublierai pas non plus l’ambiance délicieusement gothique du récit, l’atmosphère sombre et étouffante d’une Barcelone d’après-guerre ou encore l’hommage vibrant rendu aux livres et à leur place dans nos vies.

L’Ombre du Vent aura été pour moi une lecture prenante, tragique, drôle, émouvante… et par-dessus tout, très puissante. Je vous le recommande de tout cœur!

Le livre m’a été prêté par une amie, mais je contemple l’idée de me l’offrir, tant je l’ai aimé. Et je sais aussi que c’est un de ces livre que je prendrai plaisir à relire, dans quelques années.

Et vous, avez-vous lu l’Ombre du Vent? Qu’en avez-vous pensé?

Ces temps-ci je suis bien souvent plongée dans un livre – peut-être parce que j’ai tant lu cet été, l’habitude m’est quelque peu restée? Et l’automne approchant, j’ai de nouveau envie de lire des livres mystérieux, un peu sombres, aux ambiances un peu gothiques… (Même si, quoi qu’il arrive, c’est un de mes genres de prédilection, ne nous le cachons pas!)

Je me répète sûrement, mais je suis follement heureuse d’avoir remis la lecture au cœur (ou presque) de ma vie, ça me fait du bien, et qui sait si un jour je ne finirai pas par ouvrir ma propre petite librairie? C’est un de ces rêves un peu fous que je garde au creux de mon cœur…

Mais tout ça ne rend pas plus simple le fait de vous parler des livres que j’ai lus! C’est d’autant plus étrange que les livres que j’ai le plus aimés me semblent les plus difficiles à chroniquer. (Sans compter sur ma mémoire défaillante quand il s’agit d’écrire sur un livre lu il y a plusieurs mois…)

Mais enfin, ceci est une autre histoire… Et vous, que lisez vous ces temps-ci?

Je vous souhaite une belle journée et avec un peau d’avance, un très bon week-end!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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Mes Dernières Lectures #11

Dans ma bibliothèque 3 août 2017 Laisser un commentaire

Il était temps que je rattrape quelque peu mon retard dans mes chroniques littéraires et vous parle de mes dernières lectures… ou du moins d’une partie d’entre elles!

J’ose à peine vous avouer que j’ai à peu près six mois de lectures à chroniquer, mais si ça peut vous paraître beaucoup (et ça l’est) je reste une « petite » lectrice, et n’ai pas tant lu de livres que ça ces derniers mois, notamment à cause de mon déménagement récent.

Le début de l’année aura en tout cas été marqué par ma découverte de la saga de La Passe-Miroir, dont j’ai dévoré les deux premiers livres en moins de temps qu’il ne faut pour dire Clairdelune. Entre mes lectures des deux premiers tomes, j’ai lu deux autres livres très différents: une saga familiale nordique et un petit livre de nouvelles absurdes… Je vous laisse découvrir ce que j’ai pensé de tout cela!

Les Fiancés de l’Hiver – C. Dabos

« Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même. Il faut des tripes, t’sais, pour se regarder droit dans les mirettes, se voir tel qu’on est, plonger dans son propre reflet. »

C’est à Noël que ma petite sœur m’a offert le premier tome de la saga de la Passe-Miroir en version poche, pensant que ça allait me plaire… elle n’aurait pu mieux deviner!

Dans ce premier tome on fait la connaissance d’Ophélie, la fameuse passe-miroir qui possède également le don de liseuse, inhérent à certains habitants de l’arche Anima où elle vit paisiblement. Tout du moins jusqu’à ce qu’on l’oblige à des fiançailles avec Thorn, qui fait partie du puissant clan des Dragons dans son arche respective, le Pôle. Mais pourquoi avoir unis cette jeune fille gauche et cet homme froid et taciturne? Quels sont les mystères qui hantent les moindres recoins de la Citacielle, capitale flottante du Pôle?

Dès le début, j’ai été happée par l’univers fantastique, riche et inventif crée par Christelle Dabos, à tel point que j’avais bien du mal à m’arrêter de lire, ce qui est toujours bon signe, il faut bien l’admettre.

La richesse de cet univers fantastique, sorte de doux mélange de différentes influences (on peut y retrouver des similarités avec l’univers de Miyazaki, des influences steampunk, et surtout beaucoup de magie, mais pas telle qu’on l’entend comme dans Harry Potter par exemple) est probablement l’une des choses qui m’a le plus séduite. Et à travers ce premier tome, j’ai eu l’impression de simplement l’effleurer et qu’il me resterait beaucoup, beaucoup à découvrir…

J’ai trouvé que la plume de l’auteur était un régal – c’est limpide, fluide et bien écrit, sans pour autant être alambiqué. Pas étonnant que les pages se tournent si facilement!

Quant à l’intrigue, elle est pareille à nulle autre, et beaucoup de mystère entoure nos personnages tout le long de leurs aventures, sans que l’on sache vraiment à quoi s’attendre. Ces derniers sont tous haut en couleurs, parfois même à la limite de la caricature.

Je me suis pour ma part attachée à Ophélie assez rapidement, la trouvant plutôt attendrissante dans sa grande maladresse, mais je dois dire que je l’ai aussi trouvée immature et sans grande force de caractère parfois. Quant à Thorn, j’ai un peu regretté qu’il ait tant brillé par son absence, mais il faut bien dire que la moindre de ses apparitions semait le trouble dans mon esprit!

Enfin, si l’univers des Fiancés de l’Hiver paraît au premier abord assez loufoque (et il l’est, en partie) il faut tout de même souligner qu’une grande part de noirceur se développe petit à petit dans le livre, comme pour annoncer la tournure que vont prendre les évènements tout au long de la saga…

C’était en tout cas un réel coup de cœur et après avoir refermé ce premier tome, je n’avais qu’une envie: me plonger dans le second!

Je vous conseille de tout cœur de découvrir Les Fiancés de l’Hiver, si ce n’est déjà fait, d’autant plus si vous aimez le genre fantasy et que vous avez un faible pour les univers imaginaires – celui-ci est d’une richesse folle, et n’a rien à envier à celui d’Harry Potter!

Avez-vous lu Les Fiancés de l’Hiver? Partagez-vous mon enthousiasme?

Les Disparus du Clairdelune – C. Dabos

« Quand je vous ai dit que vous aviez une prédisposition surnaturelle aux catastrophes, ce n’était pas une invitation à me donner raison. »

Un peu plus d’un mois après avoir terminé le premier tome, je me suis de nouveau plongée dans l’univers du Pôle, avec Ophélie, Thorn et les autres, non sans un immense plaisir!

S’agissant du second tome d’une saga, je ne m’étendrai pas sur l’intrigue – tout ce que je peux vous dire, pour ne pas vous gâcher l’histoire si vous ne l’avez pas encore découverte, c’est que le mystère s’épaissit, que les intrigues à la cour de la Citacielle se multiplient et que ce tome est riche en révélations et rebondissements.

J’ai aussi beaucoup aimé voir les personnages évoluer et s’affirmer, ce qui est notamment le cas d’Ophélie qui m’a semblé moins passive que dans le premier tome (où j’avais trouvé qu’elle subissait beaucoup plus qu’elle n’agissait). On en découvre également davantage sur Thorn, sa famille et son passé, et sa relation (tumultueuse) avec Ophélie s’enrichit au fil des pages…

J’ai aussi beaucoup aimé en savoir plus sur le Pôle, les différentes familles qui y vivent ainsi que leurs pouvoirs respectifs. Mention spéciale au personnage d’Archibald, qui est très vite devenu l’un de mes préférés, pour sa nonchalance et son humour.

L’écriture de Christelle Dabos est toujours aussi fluide et plaisante, empreinte d’une certaine malice qui fait toute la différence, malgré une intrigue qui prend des tournures parfois dramatiques.

Les Disparus du Clairdelune est sans nul doute le digne successeur des Fiancés de l’Hiver et je l’ai adoré, de la première à la dernière page – je vous le conseille évidemment de tout cœur!

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce second tome?

Le troisième tome, La Mémoire de Babel est sorti il y a peu, et je l’ai évidemment dévoré, mais je vous en reparlerai un peu plus tard… 

Without Feathers – Woody Allen

« Money is better than poverty, if only for financial reasons. »

Pendant mes trajets de métro, l’hiver dernier, j’emmenais avec moi ce petit livre que m’a aussi offert ma petite sœur, sorte de recueil de nouvelles, courts essais, pièces de théâtre et autres divagations fantasques de Woody Allen.

Tout y est complètement absurde, parfois satirique et c’est souvent… du grand n’importe quoi. Mais c’est très drôle, du moins pour qui est sensible à l’humour très particulier de Woody Allen (pensez aux films qu’il a réalisés dans les années 80′ et vous aurez une idée du ton de ce petit livre).

Certains de ces petits essais ne m’ont pas convaincue, tandis que d’autres m’ont beaucoup, beaucoup fait rire, notamment les deux pièces de théâtre du recueil (qu’il est tellement drôle d’imaginer portées sur scène).

À découvrir, et à lire quand on aime le cinéma et l’esprit de Woody Allen!

Cent Ans – H. Wassmo

« D’autre part, comment des gens de la même origine peuvent-ils être aussi différents, aussi totalement dépourvus de compréhension les uns envers les autres? »

Dans ce livre, lu dans le cadre du club de lecture de mon amie Victoria, on suit quatre générations de femmes, cent ans d’histoire familiale, de la grand-mère de la narratrice (qui est aussi l’auteure), Sara Susanne, jusqu’à sa mère Hjørdis.

Je n’ai pas été conquise par ce livre, que j’ai trouvé trop long et aux enjeux trop peu passionnants. J’ai parfois été bercée par le récit de la vies quotidienne des personnages, mais je me suis souvent ennuyée face à des vies de femmes dont le destin ne semblait être que de se marier, de faire des enfants et de s’en occuper, tout en faisant face à leurs frustrations diverses…

On s’attache doucement à certains personnages plus qu’à d’autres (de mon côté, j’ai ressenti une certaine tendresse à l’égard de Sara Susanne), mais il faut prendre gare à ne pas les confondre tant ils sont nombreux et aux prénoms très similaires.

C’est aussi une lecture qui interroge: que deviennent Sara Susanne ou Fredrik? À quel point l’auteure a-t-elle romancé la vie de ses ancêtres? Et si l’on peut le deviner, qu’à réellement fait ce « lui » qui est si menaçant à chaque évocation?

En somme, Cent Ans est un livre assez inégal. Il y a parfois trop de détails, qui contribuent à ce sentiment de langueur ressenti à la lecture, parfois pas assez, laissant le destin de certains personnages en suspens. Certains passages sont très beaux, certaines réflexions intéressantes, mais il me semblent noyés dans le récit de vies quotidiennes sans relief.

En revanche, le livre m’a quelque peu donné envie d’aller explorer la Norvège, même si elle n’était pas au cœur du récit, elle en a dessiné les contours et j’ai eu envie, à mon tour, d’aller me promener dans les îles Lofoten par exemple…

Si je n’ai pas détesté cette lecture (qui, somme toute, allait bien avec la langueur d’un mois de février à Paris), il me semble difficile de vous la conseiller, à moins que les sagas familales un peu froides vous plaisent – en tout cas, de mon côté, la magie n’aura pas opéré!

Est-ce que vous avez lu Cent Ans? L’avez-vous davantage apprécié que moi?

Ces temps-ci, je lis assez peu, un peu par manque d’envie, davantage par manque de temps. Je n’arrive pas à « lire entre deux portes », dans le métro ou pendant mes pauses déjeuner… J’aime consacrer à la lecture plusieurs heures, dédiées uniquement à ça et c’est sûrement une mauvaise habitude, mais que voulez-vous!

Je suis toutefois plongée en ce moment dans Une Apparition, de Sophie Fontanel, que la maison d’édition m’a gentiment fait parvenir. Le livre sort le 17 août, et j’aime beaucoup ce que j’en ai lu jusqu’ici. Nul doute que je vous en reparlerai!

J’attends aussi avec impatience d’être en vacances pour me plonger corps et âmes dans mes lectures. J’ai sélectionné quatre livres et je crois que mon ambition est un peu grande, mais qu’importe, je tâcherai d’en lire le plus possible.

Et vous, que lisez-vous cet été?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à bientôt!


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Mes Dernières Lectures #10

Dans ma bibliothèque 26 mars 2017 Laisser un commentaire

Mes dernières lectures #10

Me revoilà pour vous parler d’une partie de mes dernières lectures… Je voulais d’abord vous parler du livre de Martin Page, Les Animaux ne sont pas Comestibles, et puis je me suis souvenue que j’étais toujours aussi en retard dans mes chroniques littéraires, alors Martin Page attendra! (D’autant qu’il aura son article dédié, le chanceux.)

Alors avant de vous parler de mes lectures de ce début d’année, je reviens sur celles qui m’ont accompagnée en fin d’année dernière, où, en pleine période de Noël (intense à tous points de vue) il me fallait des livres courts et relativement faciles à lire.

J’avais donc jeté mon dévolu sur deux recueils de nouvelles (le format idéal pour lire dans le métro), une réécriture de conte et un grand classique de la littérature britannique. Vous me suivez?

Mes dernières lectures #10 - A. Bioy Casares, Nouvelles Fantastiques

Nouvelles Fantastiques – A. Bioy Casares*

« J’ai toujours aimé Pauline. Je la revois – c’est un de mes premiers souvenirs – avec moi à l’ombre d’une tonnelle de lauriers, dans un jardin où il y avait deux lions de pierre. »

Premier ouvrage d’Adolfo Bioy Casares que je n’ai jamais lu, j’étais particulièrement attirée par l’idée de lire des nouvelles fantastiques qui me rappelleraient peut-être celles d’Edgar Allan Poe, que j’aime énormément. Vous le savez si vous me lisez depuis un moment, le genre fantastique et gothique est un genre que j’affectionne tout particulièrement, et si vous l’ignoriez, j’aime aussi beaucoup le format de la nouvelle (parce que c’est court, et que ça se termine presque toujours de façon inattendue, voire étrange, allant merveilleusement de pair avec le gothique!).

Mais je digresse. Les Nouvelles Fantastiques de Casares font évoluer leurs personnages dans un Buenos Aires étrange, un hôtel en Suisse ou encore un bistrot africain, dans des atmosphères très différentes du fantastique que j’aime. Les situations, quant à elles, sont parfois totalement surréalistes, parfois complètement banales, mais évidemment, le fantastique s’immisce au tournant de chacune d’entre elles…

Pour tout vous dire, j’ai mis très longtemps à terminer ce recueil, pourtant relativement court, par simple manque d’intérêt. Les atmosphères argentines étranges ne m’ont pas touchées, peut-être parce que c’est un pays que je ne connais pas et auquel j’ai des difficultés à m’identifier… Et je ne me suis pas intéressée outre-mesure aux personnages, dont certains m’ont paru carrément antipathiques!

Par ailleurs, beaucoup de nouvelles ont une structure narrative en abyme, on découvre des histoires au sein d’autres histoires, et ça m’a parfois un peu perdue ou tout simplement paru inutile. Peut-être que c’est aussi ça qui m’a donné une impression de langueur, de lourdeur à la lecture de ces nouvelles… Une impression peut-être liée à la plume de l’auteur que j’ai parfois trouvée alambiquée. (Mais c’est toujours délicat à juger lorsqu’il s’agit d’une traduction.)

Alors si quelques nouvelles çà et là tirent leur épingle du jeu, ça n’a pas suffi pour que je garde un très bon souvenir de cette lecture – tant pis, c’est le jeu!

Est-ce que vous avez lu des œuvres d’Adolfo Bioy Casares que vous me conseillez davantage?

Mes dernières lectures #10 - Comme une respiration..., Jean Teulé

Comme une respiration… – Jean Teulé*

« (…) et cette maison qui fait cui-cui au printemps… Sur la même terre, tant de beauté et de laideur à la fois. »

Je crois que j’aime assez la plume de Jean Teulé, et pourtant je n’ai lu qu’un autre de ses livres, et il y a fort longtemps en plus (Le Magasin des Suicides). J’ai donc lu très rapidement, et plutôt avec plaisir, ce très court recueil de nouvelles, parfois même illustrées.

Il y a de tout – des histoires mignonnes, loufoques, insensées mais aussi tristes et touchantes, mais toujours racontées avec une plume malicieuse. L’auteur s’est amusé à raconter des anecdotes et autres histoires (réelles ou non?) avec une légèreté qui fait sourire.

Ou du moins qui m’ont fait sourire. C’est peut-être un recueil qui se lit vite, qui s’oublie vite, mais dont il suffit d’ouvrir de nouveau les pages pour retrouver, parfois, un soupçon de légèreté qui fait du bien.

À découvrir!

Mes dernières lectures #10 - Beauty, Robin McKinley

Beauty – Robin McKinley

« Cannot a Beast be tamed? »

Alors que La Belle et la Bête est au cinéma en ce moment (et j’ai bien hâte de le voir!) laissez moi vous présenter Beauty, une réécriture du conte qui a été sélectionnée dans le cadre du club de lecture de Mango & Salt au mois de décembre dernier.

Inutile, je pense, de vous faire le résumé d’une histoire que tout le monde connaît déjà sûrement, notamment grâce à Disney… Il faut savoir que de mon côté, je n’ai jamais été particulièrement attachée à ce conte, et le dessin animé n’était pas celui que j’avais le plus regardé quand j’étais petite (je doute même avoir été en possession de la K7, mais mes souvenirs sont un peu flous!).

C’est donc sans grandes attentes que je me suis plongée dans ce livre, que j’ai lu en pleine période de Noël, et que j’ai beaucoup aimé en fin de compte.

Il y avait quelque chose de réconfortant à se plonger dans un conte de fées à l’atmosphère feutrée pendant cette période hivernale… Les descriptions diverses et variées (notamment du château de la Bête) et extrêmement détaillées ont été d’une grande aide pour se plonger dans l’intrigue et pour s’imaginer les décors dans lesquels évoluent les personnages.

Quant à ces derniers, je les ai trouvés très riches et intéressants, loin de l’image lisse de certains personnages que l’on rencontre parfois dans les contes, et j’ai notamment beaucoup aimé les relations qu’entretient Belle avec sa famille, qui différent de celles du conte originel, de même que le personnage de Belle lui-même, auquel je me suis très vite attaché.

Si j’ai beaucoup apprécié ce livre dans l’ensemble, j’ai (comme beaucoup au sein du club) été un peu déçue d’une fin qui est arrivée un peu trop vite, et qui aurait mérité davantage de développement – mais c’est aussi (peut-être) le propre d’un conte de fées après tout!

C’est un livre que je vous conseille, peur peu que vous soyez amateurs du genre et que vous aimez le conte de la Belle et la Bête. Par ailleurs, la plume de l’auteur me semble suffisamment claire et fluide pour que vous vous lanciez dans une lecture en VO, même si vous n’êtes pas bilingues!

Et vous, vous avez lu cette réécriture de la Belle et la Bête? Si non, est-ce que cela vous tente?

Mes dernières lectures #10 - A Christmas Carol, Charles Dickens

A Christmas Carol – Charles Dickens

« There is nothing in the world so irresistibly contagious as laughter and good humor. »

Ici encore, est-il nécessaire de rappeler l’histoire de A Christmas Carol? On y rencontre Ebenezer Scrooge, un vieil homme avare et solitaire, se complaisant dans une attitude misanthrope qui reçoit, la veille de Noël, la visite de trois fantômes représentant Noël passé, présent et futur… 

Figurez-vous qu’en bonne anglophile que je suis, je n’avais encore jamais rien lu de Charles Dickens, même si évidemment, bon nombre de ses histoires me sont tout de même familières. Alors après Noël, alors que je venais de finir Beauty, j’ai emprunté ce petit livre de Noël à ma sœur, pour prolonger un peu la magie de cette période.

Et c’était plutôt efficace! C’est un livre qui se lit rapidement, avec plaisir, malgré le style parfois un peu dense de Dickens. Conte moral à l’atmosphère mystérieuse, A Christmas Carol vous réchauffe le cœur et enseigne des valeurs qui traversent les âges.

Ebenezer Scrooge est taciturne et il est de prime abord difficile de se prendre d’affection pour lui, mais on finit par se laisser emporter par la magie de ce conte hivernal et à assister à sa transformation non sans laisser échapper un sourire à cette lecture.

À lire pendant la période de Noël, évidemment, et à tout âge.

Quel livre de Dickens me conseillez-vous pour la prochaine fois?

En ce moment je lis The Loving Spirit, qui est le livre du mois de mars du club de lecture de Victoria, et aussi mon premier roman de Daphné du Maurier (décidément). Il me reste une centaine de pages à lire, et je vous en reparlerai en temps voulu, mais j’aime beaucoup l’ambiance de la petite ville en bord de mer, Plyn, où se jour l’intrigue, même si je me trouve assez peu attachée aux personnages dans l’ensemble… À suivre!

Et vous, que lisez-vous en ce moment? 

Je vous souhaite un beau dimanche et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

Merci à Robert Laffont de m’avoir fait parvenir les ouvrages marqués d’un astérisque. 

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Mes Dernières Lectures #9

Dans ma bibliothèque 10 février 2017 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #9

Il était temps que vous reparle un peu de littérature à l’aube de ce mois de février tout gris, propice aux après-midis lecture – place donc à mes dernières lectures… ou presque!

Les trois livres dont je vais vous parler auront en réalité été lus à l’automne dernier, avec plus ou moins de passion (mais ça, vous le découvrirez bien assez vite!). Au programme aujourd’hui: un grand classique de la littérature britannique, une aventure policière d’Hercule Poirot et un grand classique des philosophes des Lumières.

Mes Dernières Lectures #9

Jane Eyre – Charlotte Brontë

« I care for myself. The more solitary, the more friendless, the more unsustained I am, the more I will respect myself. »

Si Jonathan Strange & Mr Norrell a été mon grand coup de cœur littéraire en 2016, il faut bien dire que Jane Eyre n’était pas très loin derrière… Grand classique britannique qui attendait son heure sagement dans ma pile à lire depuis des années, il me semble être un de ces livres qu’il faut lire un jour dans sa vie.

On y suit la vie de Jane, depuis son enfance malheureuse d’orpheline, jusqu’à ses jeunes années de gouvernante, et plus précisément jusqu’à son arrivée à Thornfield Hall, où elle se trouve sous les ordres de M. Rochester, un homme mystérieux au caractère rugueux et impulsif…

Contrairement à ce que je peux laisser entrevoir dans ce rapide résumé (qui ne fait pas honneur au chef d’œuvre qu’est ce livre), Jane Eyre est bien plus qu’une histoire d’amour tortueuse et torturée, et est avant tout une l’histoire d’une femme incroyablement forte et indépendante.

Jane, dès son plus jeune âge, se montre d’un caractère résolu et entend bien ne pas se laisser marcher sur les pieds, bien consciente de sa position inférieure (femme et orpheline, un sacré combo à l’époque) et pourtant profondément intègre et fidèle à ses valeurs, ce qui la protègera des solutions de facilité… (Je ne vous en dis pas davantage pour ne pas spoiler!)

La force de ce personnage est amplifiée par son humanité et son réalisme. On est ici loin du personnage féminin proche de la perfection – Jane a des accès de colère, ressent de la passion, de la solitude, du désespoir et ce malgré son caractère raisonnable et volontaire. Physiquement, elle est décrite comme étant ni particulièrement jolie, ni particulièrement laide.

Quant à Rochester, anti-héros par excellence, il est également affublé d’une description physique loin d’être flatteuse! N’est-ce pas rafraîchissant de rencontrer des personnages normaux de temps à autres? Dont l’humanité et la normalité permettent une meilleure identification?

Si les personnages de Jane Eyre sont fantastiques (tout simplement) il n’en est pas moins de la plume de Charlotte Brontë, qui oscille entre lyrisme et esprit, le tout dans un registre d’anglais tout à fait accessible – nul besoin de parler anglais couramment pour en saisir l’essentiel (mais gardez un dictionnaire à vos côtés, pour les quelques termes qui vous seraient inconnus!).

Un autre aspect du roman qui m’a beaucoup plu, aura été son atmosphère éminemment gothique, parfaitement véhiculée par les différentes descriptions qui jalonnent le récit. Elles transmettent avec vivacité et force les aspects les plus mystérieux de l’intrigue… les amateurs du genre apprécieront!

Je n’ose vous en dire davantage, de peur de vous gâcher la découverte, mais j’ajouterais simplement que Jane Eyre est un livre à mettre entre toutes les mains, mais que j’ai été contente de découvrir maintenant que je suis un peu plus grande – si je l’avais lu avec mes idées et mes passions d’adolescente, je ne suis pas sûre que je l’aurais autant aimé (ou que j’aurais vraiment compris le personnage de Jane).

D’autre part, du fait de son atmosphère brumeuse et gothique, c’est un livre parfait pour les soirées d’automne et d’hiver, du moins à mon sens!

Est-ce que vous avez lu Jane Eyre? L’avez-vous autant aimé que moi?

À savoir qu’il existe (évidemment) plusieurs adaptations du livre, et que j’avais vu la plus récente au cinéma il y a quelques années, retrouvez donc mon avis sur le film juste ici.

Mes Dernières Lectures #9

Hallowe’en Party – Agatha Christie

« You want beauty,” said Hercule Poirot. “Beauty at any price. For me, it is truth I want. Always truth. »

Si, comme moi, vous faites partie du club de lecture de Victoria, peut-être aurez-vous aussi lu cette enquête d’Hercule Poirot au mois d’octobre dernier, sinon, il y a de grandes chances pour que ce court roman d’Agatha Christie vous ait échappé, n’étant pas l’un de ses plus connus.

Pour ma part, n’ayant jamais lu aucun opus d’Agatha Christie (eh oui), la découverte fut totale!

Dans Hallowe’en Party, on suit Hercule Poirot dans l’enquête cherchant à élucider le meurtre de Joyce, une jeune adolescente de treize ans, noyée lors d’une fête d’Halloween, peu après qu’elle se soit vantée d’avoir, jadis, assisté à un meurtre… S’agit-il donc d’un meurtre, ou d’un double-meurtre?

Plusieurs membres du club de lecture avaient évoqué leur déception à la lecture du livre, mais de mon côté je me souviens avoir plutôt apprécié ma lecture, d’autant que le livre est rapide à lire et était résolument de saison. (Et puis il faut bien avouer que le genre policier est un de mes favoris!)

Si le début du livre m’a paru un peu lent et répétitif, je n’ai pas pu le lâcher du milieu jusqu’au dénouement que j’attendais avec impatience pour confirmer (ou infirmer) mes doutes sur le meurtrier présumé. L’intrigue n’est peut-être pas extrêmement élaborée (le livre est court), mais je trouve qu’elle était tout de même suffisamment complexe pour laisser le lecteur se perdre dans diverses théories…

J’ai également apprécié le ton très britannique d’Agatha Christie (of course) et l’atmosphère un peu pesante d’une petite ville où tout le monde se connaît, de près mais surtout de loin…

En revanche, certains points de vue évoqués dans le roman (notamment sur la jeunesse, la justice, etc..) m’ont paru extrêmement datés et me semblent venir du point de vue de l’auteure elle-même, peut-être un peu sceptique face à une société en pleine mutation. Le livre a en effet été écrit en 1969, bien plus tard que la majorité de ses œuvres…

Quoi qu’il en soit, Hallowe’en Party aura été une agréable lecture d’automne, parfaite pour fêter Halloween avec une pointe de désuétude! Peut-être pas le livre le plus passionnant qui soit, mais il m’a tout de même bien plu. Et la prochaine étape? Lire d’autres enquêtes d’Hercule Poirot!

Est-ce que vous avez lu Hallowe’en Party? Quel est votre livre d’Agatha Christie préféré?

Mes Dernières Lectures #9

Les Confessions – Jean-Jacques Rousseau

« Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi. »

Cela semblera peut-être étrange à certains de lire de plein gré Les Confessions de Rousseau, d’autant qu’une partie de cette œuvre est souvent à l’étude au lycée. J’ai moi-même des souvenirs d’avoir étudié une partie des aventures de Rousseau en cours de littérature, notamment cet incipit que je viens de vous restituer.

Mais j’ai toujours été fascinée par les philosophes des Lumières, par leurs idées et leurs écrits, et il se trouve que cette première partie des Confessions était dans ma pile à lire depuis fort longtemps.

Jean-Jacques Rousseau est un philosophe aux idées et aux actions parfois controversées (pour le dire gentiment) et pourtant c’est aussi un philosophe très important du siècle des Lumières – je ne m’avancerai pas à en dire davantage, n’étant pas ici dans l’intention de vous écrire une dissertation sur son influence philosophique!

Ces quatre premiers livres des Confessions se lisent à la manière d’un roman picaresque, et Rousseau se met en scène et se décrit comme un jeune homme plein d’innocence et de naïveté (et de bêtise!)… C’est du moins ce qu’il avoue à travers diverses saynètes (généralement assez drôles) de sa jeunesse qu’il aura passée en grande partie à Annecy, entre deux voyages pédestres dont il garde un souvenir pastoral tout à fait charmant.

Même si j’ai mis un certain temps à terminer le livre (il est pourtant assez court) j’ai plutôt apprécié ma lecture – je me suis retrouvée dans l’amour de la nature et de la solitude de Rousseau, et c’est sans surprise que la plume de ce dernier est pleine d’esprit (j’ai souligné plein de choses, notamment dans les livres un à trois).

Mais si c’est souvent assez drôle (voire même cocasse) et plein d’esprit, certains passages sont longs, parfois même rébarbatifs… C’est un récit d’un autre temps après tout! De ce fait, cela ne sera sans doute pas un livre à mettre entre toutes les mains.

Cela dit, si Rousseau vous intrigue, si le 18e et les Lumières vous intéressent, Les Confessions me semble être un ouvrage immanquable. De mon côté, il me reste encore huit livres à lire (mon édition ne recensant que les quatre premiers) et je ne sais pas bien quand je m’y plongerai, mais je n’y manquerai pas… un jour!

Avez-vous lu Les Confessions? Ou peut-être préférez-vous un autre philosophe des Lumières?

J’espère que cette revue vous aura plu, et vous aura peut-être donné envie de vous plonger dans l’un de ces classiques… si vous ne les avez pas déjà lus!

L’hiver qui continue me donne envie de lire des livres aux ambiances chaleureuses et mystérieuses, et je ne sais pas encore quel sera mon prochain livre – j’ai terminé il y a quelques jours Cent Ans, de H. Wassmo (le livre de l’édition de janvier du club de lecture) qui ne m’a pas entièrement convaincue, mais je vous en reparlerai.

Le livre de l’édition de février du club n’est pas celui pour lequel j’avais voté, alors je ne sais pas encore si je vais y participer… Mais ma pile à lire déborde de livres, alors je ne serai jamais vraiment à court d’idées!

Que lisez-vous en ce moment?

Je vous souhaite de belles découvertes littéraires et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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Mes Dernières Lectures #8

Dans ma bibliothèque 16 décembre 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures #8

Dans cette nouvelle revue de mes dernières lectures je vais vous présenter les livres que j’ai lus et qui ont fait battre mon cœur (ou pas…) cet été. Et comme les extrêmes sont un peu ma spécialité, on y trouvera à la fois le plus gros livre que j’aurai lu cette année, ainsi que deux de mes plus courtes lectures!

Encore une fois, beaucoup d’éclectisme dans mes lectures, avec au programme aujourd’hui, un roman fantasy absolument fascinant, un roman qui parle d’amour avec finesse et un livre avec des vampires pas comme les autres…

Vous me suivez?

Mes Dernières Lectures #8 - Jonathan Strange & Mr Norrell

Jonathan Strange & Mr Norrell – Susanna Clarke

« I have a scholar’s love of silence and solitude. To sit and pass hour after hour in idle chatter with a roomful of strangers is to me the worst sort of torment. »

Si vous me suivez depuis un moment, et ailleurs que sur mon blog, il ne vous aura pas échappé que Jonathan Strange & Mr Norrell a été mon coup de cœur de l’été, et peut être même de l’année… Je vous avais déjà parlé de la série que la BBC a produite (et que j’ai regardé juste après avoir terminé le livre) mais place maintenant au livre en lui-même!

L’intrigue de Jonathan Strange & Mr Norrell se déroule dans l’Angleterre du début du 19e siècle, tandis que le pays est enlisé dans la guerre contre Napoleon. Or, il se trouve que Mr Norrell, qui se targue d’être le dernier magicien pratiquant la magie dans le pays, veut offrir son aide à l’armée pour enfin vaincre Napoleon. Il faut en effet savoir que, bien que l’Angleterre soit pleine de magiciens, aucun d’entre eux, mis à part Norrell, ne pratique la magie – ils se contentent d’en parler et de théoriser la magie.

Mr Norrell s’installe donc à Londres et bâtit peu à peu sa réputation de magicien… Pendant ce temps, Jonathan Strange, qui ne sait rien de Mr Norrell et de ses exploits, va se mettre à étudier la magie, presque par hasard, pour devenir à son tour un véritable magicien. Il va sans dire que les destins de ces deux hommes vont finir par se croiser, pour le meilleur, comme pour le pire…

Malgré ses mille pages, c’est un livre qui m’a enchanté, et ce pour diverses raisons. Tout d’abord, j’aime énormément les univers fantastiques riches et « vraisemblables » comme ceux développés par J.K. Rowling dans Harry Potter ou par Tolkien dans The Lord of the Ringsdes univers si richement décrits et étudiés qu’il n’est que trop facile de s’y perdre pendant de longues heures, laissant derrière soi la réalité…

Ici, Susanna Clarke s’y est prise de façon similaire, en intégrant à l’histoire réelle de l’Angleterre, une sorte de mythologie de la magie, à travers des anecdotes et histoires (parfois très longues) qu’elle développe dans des notes de bas de page (qui prennent parfois plus de place que la narration d’origine) et à travers tout le récit. C’est absolument fascinant et souvent aussi très drôle. Les notes de bas de page ont l’inconvénient de casser un peu le rythme du récit, mais bon, ça ne m’a pas dérangé outre mesure (mais ce ne sera pas le cas de tout le monde).

Et dans cet univers riche et mystérieux, évoluent des personnages non moins intéressants et tout aussi complexes que l’intrigue qui les entoure. Ils ne sont pas caricaturaux, ils sont uniques et jamais entièrement bons ou mauvais – en somme ils sont humains, et ça c’est vraiment un bon point.

Quant à l’atmosphère magique, mystérieuse et profondément britannique, vous imaginez bien que ça m’a beaucoup, beaucoup plu…

Enfin, je ne pouvais pas ne pas vous parler du style de Susanna Clarke. Elle écrit avec finesse et érudition, oscille sans cesse entre sarcasme et narration plus « sérieuse » et rappelle furieusement le style de Jane Austen, ou encore Dickens et Oscar Wilde. Évidemment, j’ai lu le livre en version originale, et c’était un délice – je ne saurais dire si l’esprit et l’humour typiquement britannique se retrouve aussi bien en version française… Si c’est possible, lisez-le en VO, ce serait dommage de s’en priver! 

Mais si Jonathan Strange & Mr Norrell m’a totalement envoûté, je ne suis pas sûre que ce soit un roman à mettre entre toutes les mains. Il semblera sans doute trop long (et donc ennuyeux) à certains, tandis que d’autres n’auront pas la passion du détail que j’ai éprouvée – beaucoup d’histoire réelle est mêlée à la magie de l’intrigue, et le tout peut être un peu (trop) complexe parfois. 

Le rythme est assez lent, du moins au début, et si ça m’a permis de « déguster » ma lecture, ça en endormira d’autres. Sans compter que la magie dont on parle ici est assez.. obscure, et on ne sait pas très bien quelles sont ses règles ni même comment elle fonctionne. Ce mystère sera peut-être frustrant pour les lecteurs habitués à une magie plus « simple d’accès »…

Quoi qu’il en soit, j’ai aimé Jonathan Strange et Mr Norrell de tout mon cœur et il est certain que je replongerai dans cet univers avec grand plaisir, soit à travers la série, soit en relisant le livre un jour… Et quand j’aurai fait diminuer ma pile à lire, je m’offrirai la « suite » intitulée The Ladies of Grace Adieu and Other Stories, qui est en réalité un recueil de nouvelles qui se déroulent dans le même univers que son prédécesseur. 

Et j’espère vivement que Susanna Clarke écrira d’autres livres dans cette lignée!

Est-ce que vous avez lu Jonathan Strange & Mr Norrell? Si oui, je suis curieuse de connaître votre avis…

Mes dernières Lectures #8 - Vous Aimer, Caroline Bongrand

Vous Aimer – Caroline Bongrand*

« Ils s’embrassèrent, beaucoup, longuement, lentement. On sous-estime le baiser. Lorsqu’il se donne, pleinement, entièrement, c’est une étreinte des âmes. C’est un corps qui entre dans un autre, lui donne tout, lui prend tout, se laisse donner et se laisse prendre. C’est faire l’amour, de manière totale, comme en modèle réduit. »

Je me souviens très bien de l’après-midi où j’ai lu ce livre – j’étais à Lille, c’était un dimanche après-midi ensoleillé, et j’avais enfin trouvé un coin de verdure un peu plus calme que les autres au Parc de la Citadelle. Et puis j’ai lu. J’ai souri et j’ai été émue, je me suis reconnue et j’ai trouvé ça beau. Puis j’ai refermé ce livre et me suis mise en chemin, pour reprendre le train vers Paris.

Vous Aimer est un livre qui raconte la rencontre entre une femme et un homme. Une rencontre, puis une relation platonique mais passionnée et passionnelle entre ces deux être qui ont choisi de faire un pacte pour préserver leurs familles respectives – le pacte de ne jamais faire l’amour.

Alors, en lisant cette quatrième de couverture, j’avais un peu peur de me retrouver dans un récit rempli de lieux communs, d’une intrigue sans surprise et de personnages un peu caricaturaux. Et bien, je n’aurais pas pu être plus loin de la réalité!

Ce roman m’a beaucoup plu pour la simplicité et la vraisemblance de ses émotions. Ici, pas de tournures de phrase alambiquées, l’écriture de Caroline Bongrand est simple mais douce et va droit au but. L’amour qui est raconté dans le roman est beau, loin d’être sirupeux et il ne sonne pas faux – au contraire, l’évidence du sentiment amoureux décrit ici m’a beaucoup touché.

Il est aussi facile de s’identifier aux personnages (d’autant plus qu’ils n’ont pas de nom) et de se retrouver dans les questionnements et sentiments des uns et des autres. Enfin, si c’est un roman qui touchera sans doute plus facilement un public féminin, je me souviens avoir corné quelques pages, pour les montrer un jour à un garçon avec lequel j’aurai envie de les partager…

En somme, Vous Aimer est un très beau livre, simple mais touchant et d’une grande finesse. À découvrir!

Connaissez-vous Caroline Bongrand? Vous ai-je donné envie de découvrir Vous Aimer?

Mes Dernières Lectures #8 - Avant j'étais juste immortel, Juliette Bouchet

Avant j’étais juste Immortel – Juliette Bouchet*

« – Je m’appelle Raphaël. Je suis navré de la confusion occasionnée. J’ai réellement cru que la maison était abandonnée avant de m’y installer. Ça fait environ une heure que vous vous videz de votre sang. Pourtant c’est votre jour de chance, je vous propose un marché.
– On ne négocie pas avec les voleurs, jeune homme.
– J’accepte que vous restiez ici avec moi et que vous vous occupiez de l’intendance, en échange de quoi vous pouvez garder Médor.
Soudain secoué de soubresauts spasmodiques, sir Peter Roberts me fixe entre deux éclats de rire nerveux.
– Go fuck yourself, mister.
Il jette sa tête en arrière et repart d’un rire tonitruant en se laissant choir sur l’accoudoir du canapé. Hilare et sanglant. Je crois que j’ai trouvé un copain. »

Le dernier livre que j’aurai lu cet été, le voici: un roman de vampires pas comme les autres (et même totalement loufoques).

Raphaël est un vampire aux goûts bien définis, un peu allergique au sang d’humain accro à la malbouffe, qui bat la campagne à la recherche de sang frais, qui ne serait pas contaminé par des cochonneries… Il fait équipe avec Sir Roberts, un vieil anglais qu’il a transformé en vampire, un peu par pitié et surtout pour ne plus être aussi seul. Mais tout va basculer quand Raphaël va tomber amoureux d’une femme aussi indomptable qu’irrésistible.

Si je l’ai lu très rapidement aussi, on ne peut pas dire que ce livre m’ait particulièrement plu… Deux cent pages de parodie et de situations cocasses mais aussi un peu grossières, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je dois bien l’avouer.

L’humour noir est omniprésent, et si le ton est léger et provocant à souhait, c’est surtout pour nous parler d’amour (un peu) et pour dénoncer (beaucoup) nos mauvaises habitudes de consommation. Tout ceci a au moins le mérite d’être original!

Certains personnages sont attachants malgré tout, l’intrigue est inattendue et les dialogues plutôt savoureux. C’est un roman que j’ai trouvé divertissant, mais loin d’être inoubliable et pour cette raison, je ne saurais pas quoi ajouter de plus…

Sur Goodreads, d’autres personnes ont été plus emballées que moi, alors peut-être que ça plaira à certains d’entre vous, qui sait!

Et vous, peut-être l’avez vous lu? Qu’en avez-vous pensé?

J’espère que cette nouvelle chronique littéraire vous a plu et vous aura donné quelques envies de lecture…

Je trouve que la saison est particulièrement propice pour lire des livres tels que Jonathan Strange & Mr Norrell (l’ayant lu en plein mois d’août, je ne suis pas ma propre logique, mais bon…). De mon côté, en ce moment, je suis en pleine lecture de Beauty, de Robin McKinley, le livre du mois de décembre du club lecture de Victoria, et je suis ravie d’être plongée dans cet univers de conte de fées, doux mais loin d’être simpliste. 

Et vous, que lisez-vous en ce moment? Des livres à me recommander?

Je vous souhaite de belles lectures et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

*Livres gracieusement envoyés par l’éditeur

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