Cendrillon

Septième Art 4 avril 2015 Laisser un commentaire

Cinderella

En bonne Disneyphile que je suis, il était tout naturel que j’aille voir Cendrillon au cinéma, d’autant que cette adaptation en prises de vues réelles du dessin animé originel (lui-même adaptation du conte de Perrault) me paraissait très prometteuse, et ce pour de nombreuses raisons.

Il s’avère donc que je ne me suis pas trompée: Cendrillon m’a enchanté, et ce du début à la fin.

Est-il vraiment nécessaire de vous rappeler l’histoire de Cendrillon? Bon, rapidement alors.

Avant d’être Cendrillon, Ella (Lily James) est une jeune fille fraiche et joyeuse qui coule des jours heureux avec ses parents. Mais après la mort de sa mère, son père se remarie avec une femme aussi froide que cruelle (Cate Blanchett) qui n’hésite pas à faire de Ella la servante de la maison une fois que le père de cette dernière meurt à son tour.

Mais le Prince du royaume (Richard Madden) organise un bal où sont conviées toutes les jeunes filles à marier et le destin de Cendrillon va s’en trouver bouleversé…

Cinderella

Réalisé par Kenneth Branagh, Cendrillon nous frappe dès le début par son décor fabuleux et enchanteur – le film s’ouvre sur une scène pastorale ensoleillée et joyeuse qui m’a tout simplement émerveillée. On se retrouve en plein cœur d’un véritable conte de fées, et il me semble impossible de ne pas se laisser emporter dans ce monde merveilleux.

On retrouve dans cette adaptation très fidèle du dessin animé de nombreux éléments de ce dernier. Des petites souris mignonnes (y compris Gus!) en passant par les personnages (évidemment..) jusqu’à la fameuse scène où Cendrillon se retrouve seule chez elle alors que sa marâtre et ses demies-sœurs se rendent au bal: tout y est, et bien plus encore.

Là où le dessin animé manque de profondeur, le film comble toutes lacunes et enrichit l’intrigue avec beaucoup de charme et de candeur. Le personnage du Prince par exemple, qui n’est pas d’un très grand intérêt dans le dessin animé (il faut bien le dire) est ici étoffé et très attachant, notamment à travers sa relation avec son père, le Roi.

Les acteurs sont d’ailleurs tous plus formidables les uns que les autres. Lily James, qui incarne Cendrillon (et que l’on a pu voir dans Downton Abbey) est pleine de fraicheur, de sincérité et d’innocence, tout en évitant soigneusement de tomber dans l’écueil de la niaiserie. On se prend volontiers d’affection pour elle, et elle donne beaucoup de relief à son personnage qui est d’une grande bonté, mais dont on devine une grande force également.

Richard Madden dans le rôle du Prince est lui aussi extrêmement charmant et d’une grande fraicheur également, alors qu’il ne m’avait fait ni chaud ni froid quand j’avais vu la bande-annonce du film. Une belle surprise donc!

Quant à Cate Blanchett, elle est d’une perfection absolue. La moindre de ses apparitions à l’écran entraîne l’admiration – elle est belle, froide et cruelle. Ses costumes, son maquillage, ses coiffures, tout est absolument parfait.

Et vous remarquerez qu’elle semble tout droit sortie d’une autre époque que celle de Cendrillon. C’est en discutant avec mon amie après la séance (et c’est elle qui me l’a souligné) que ça m’a sauté aux yeux – le stylisme du personnage semble s’être inspiré des années 30′ ou 40′ et ça crée d’autant plus de distance entre elle et Cendrillon…

Enfin, les deux (horribles) sœurs de Cendrillon sont parfaites dans l’excès de bêtise et de méchanceté, bien que je les ai trouvées dépeintes avec davantage de bienveillance dans le film que dans le dessin animé.

De façon générale, beaucoup d’humanité et de profondeur ont été insufflé aux personnages, ce qui les rend, fatalement, beaucoup moins lisses que dans le dessin animé.. et c’est une très, très bonne chose.

Visuellement, je vous l’ai dit, c’est à couper le souffle. Les plans d’ensemble, même si on devine la technologie derrière, sont magnifiques, et les décors sont d’une beauté et d’une richesse incroyable. La maison de Cendrillon a un charme fou et je suis prête à y emménager sur le champ si elle existait vraiment!

Les costumes, parfois un peu kitsch il faut l’avouer, sont très travaillés et dans l’ensemble très beaux. (La robe de bal de Cendrillon m’a fait rêver, même si je me serais volontiers passée des papillons et des souliers de verre.)

Ah, et la mise en scène est également très travaillée et réussie – la scène de danse entre le Prince et Cendrillon au bal est si belle! Enfin, la bande-son du film, composée par Patrick Doyle, accompagne l’intrigue avec perfection, tout simplement.

Vous l’aurez compris, je n’ai absolument rien à reprocher à Cendrillon, et je pourrais encore vous en parler longuement – des petites souris trop mignonnes, de l’irrésistible scène entre Ella et sa marraine la bonne fée (incarnée par Helena Bonham Carter) ou encore de Lucifer, le chat vicieux.

J’ai souri tout le long du film, j’ai ri, j’ai failli laisser s’échapper quelques larmes même et surtout, j’ai été profondément touchée par la jolie morale de l’histoire, celle qui professe qu’il s’agit de ne pas voir la vie telle qu’elle est, mais plutôt telle qu’on aimerait qu’elle soit…

Cendrillon est donc un film qui m’a émerveillée, qui m’a un peu fait retomber en enfance et qui m’a surtout fait beaucoup de bien. À voir, absolument, avec ses yeux d’enfant et en laissant de côté son cynisme d’adulte.

Est-ce que vous avez vu Cendrillon? Comptez-vous le voir?

N’hésitez pas à me donner votre avis, ou à cliquer sur le petit cœur en bas de l’article si vous avez aimé me lire! (Et pardon, je crois que je suis coupable d’un excès d’enthousiasme pour ce film – mais que voulez-vous, je ne peux réprimer ma nature passionnée…)

Je vous souhaite un très beau week-end et vous dis à très vite!

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2 Commentaires

  • Répondre Marianne 7 avril 2015 at 9 h 43 min

    J’y suis allée comme prévu hier soir, avec mon meilleur ami, et nous en sommes ressortis enchantés ! Ayant vu de nombreuses fois le dessin animé, j’avais un peu peur de m’ennuyer, ce qui n’a pas été du tout le cas. Tout comme toi, j’ai trouvé que cette adaptation en film avait permis de donner de la profondeur aux personnages, et j’ai beaucoup aimé que la partie « morale » de l’histoire soit bien mise en avant, tout au long du film.
    Pour ne rien gâcher, c’est vrai que les costumes, décors et effets sont vraiment bien réalisés et ne font qu’ajouter de la magie à tout cela. Je ne suis pas du tout déçue, j’ai l’impression que j’ai rêvé toutes ces images (mention spéciale pour la robe et la scène de la transformation, quand elle tournoie).

    • Répondre Laurelas 12 avril 2015 at 0 h 56 min

      Oh oui! Moi le seul truc qui m’a pas vraiment plu, et je crois que je n’en ai soufflé mot dans mon article ce sont les chaussures de verre de Cendrillon que j’ai trouvé… hideuses!

      Dans le dessin animé ces chaussures avaient l’air si fines et fragiles que les gros blocs de verre qu’elle avait aux pieds dans le film m’ont un peu laissé dubitative…

      Mais ce n’est qu’un détail :)