Inside Llewyn Davis

Septième Art 15 novembre 2013 Laisser un commentaire

Inside Llewyn Davis

Je reviens (enfin) vous parler un peu de cinéma, ma passion première tout de même, en vous livrant mon avis sur le dernier film des frères Coen, Inside Llewyn Davis, et je peux d’ores et déjà vous l’avouer, mon avis est assez mitigé.

Comme toujours, j’y suis allée sans en savoir beaucoup sur le film, un peu à l’instinct, et je me souviens avoir vu une bande-annonce qui m’avait donné envie de le voir. Et puis on y suit un joli barbu, alors évidemment, ça m’a attiré…

Le nom du film l’indique, on y suit Llewyn Davis (Oscar Isaac), jeune chanteur de folk un peu perdu, qui se promène de bar en bar, de chambres d’amis en sofas, la guitare à la main, et le désespoir en bandoulière. C’est pas très joyeux à première vue, mais Llewyn va parfois souvent se retrouver dans des situations étranges, presque cocasses, ou encore à la limite du tragi-comique.

Au casting on retrouve aussi Carey Mulligan et Justin Timberlake, en couple de chanteurs folk presque trop lisses, ainsi que John Goodman, qui campe un bien étrange personnage.

Inside Llewyn Davis

Sans avoir été déçue, Inside Llewyn Davis ne m’a pas laissé un souvenir poignant. Il s’agit tout de même d’un film assez sombre, un peu mélancolique…

Le film nous conte une semaine dans la vie d’un chanteur de folk, mais de ceux qui restent dans l’ombre, heureux de pouvoir se produire dans un bar de temps à autres, et obligés de dormir chez des amis, faute d’avoir assez de succès pour payer un loyer. Il fait froid, il fait gris dans ce film où la photographie est dominée par des teintes grises et poussiéreuses. Un film à regarder un soir de pluie. (Ou pas.)

Il y a comme une fatalité dans le destin de Llewyn Davis, une tristesse, où aucun espoir n’est permis. Non, ce n’est pas exactement joyeux. Comme je l’ai dit, certaines situations prêtent à sourire, mais parfois cela ne fait que contraster avec la triste existence du chanteur. Le film se termine comme il a commencé, et alors qu’on pouvait espérer vivre avec le personnage un voyage initiatique, ou un quelconque revirement de situation, on reste quelque peu sur sa faim.

Pourtant, je ne peux pas affirmer avoir détesté ce film – je me suis laissé bercer par la douceur des chansons folk qui ponctuent le film, envoûtée par la belle voix d’Oscar Isaac qui interprète lui-même toutes les chansons qu’on entend. Quelque part, et malgré tout, j’ai aimé l’ambiance du film, et je me suis lovée confortablement dans ma grande écharpe toute douce tout le long de la séance: il ne me manquait que la tasse de thé fumante…

Ce qui déroute sûrement, c’est la caractère très terre-à-terre du film. A plusieurs reprises, on aurait pu assister à un revirement de situation digne d’un film Hollywoodien, où tout est bien qui finit bien. Là, non. Le personnage s’enfonce dans son malheur, et nous autres spectateurs sommes simples témoins de cette vie assez « ordinaire » après tout. A noter qu’aucun jugement n’est porté sur le personnage, la caméra est neutre, et nous laisse tout le soin d’avoir notre propre opinion sur Llewyn.

Du côté technique, la mise en scène est impeccable et maîtrisée, mais la photographie grisâtre pourra en lasser plus d’un. Le rythme du film est plutôt lent, et malgré quelques rebondissements, il faudra veiller à être bien reposé avant d’aller voir ce film, sous peine de sieste inopinée..!

Quant aux prestations des acteurs, je n’en retiendrai qu’une, celle d’Oscar Isaac évidemment, qui incarne le personnage de Llewyn à la perfection avec ses grands yeux tristes. Il semble accueillir la moindre déconvenue avec l’impassibilité d’un homme résigné à son sort. Et puis il chante merveilleusement bien (j’en avais la chair de poule).

Inside Llewyn Davis ne plaira pas à tout le monde, ça c’est certain. Encensé par la critique, c’est un film authentique et mélancolique dominé par la superbe prestation d’Oscar Isaac.

Mais c’est cette même mélancolie, cette photographie fade, hivernale et cette histoire triste qui ne plaira pas à tous. Et si la musique folk vous déplaît, fuyez pauvres fous!*

En revanche, si les films de cette veine vous plaisent, et que la lenteur du rythme ne vous rebute pas, allez-y. (Et je suppose qu’il est de bon ton d’aimer ce film si vous êtes un peu hipster, un peu intello. Les frères Coen, tout ça…) Moi je n’ai pas encore décidé de ce que j’en pensais… Malgré la présence du chat!

Et vous, l’avez-vous vu? Je serais très curieuse de lire ce que vous en avez pensé!

Bon week-end ♥

*Vous avez retrouvé la référence? 

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1 Commentaire

  • Répondre Mariiine 16 novembre 2013 at 10 h 38 min

    J’hésitais justement à aller au cinéma. Je pense maintenant attendre la sortie du DVD pour le regarder bien au chaud chez moi ( avec option plaid + thé ^^ ).