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Small Screen Love

3 séries féministes à découvrir

Small Screen Love 6 mars 2020 Laisser un commentaire

Alors que l’actualité de ces derniers jours donne envie de se terrer sous la couette, pourquoi ne pas vous parler de trois séries, féministes de surcroît, pour vous changer les idées tandis que la pluie tombe au dehors ?

Les trois séries dont je vais vous parler font partie de mes découvertes (plus ou moins) récentes et elles ont toutes les trois pour point commun de mettre en avant des femmes indépendantes, intelligentes et fortes. Elles sont d’ailleurs toutes trois créées par des femmes… (coïncidence, je ne crois pas)

Sans plus attendre, je vous laisse découvrir de quelles séries il s’agit !

Anne with an E (3 saisons, terminée – Netflix)

Librement adaptée du livre Anne of Green Gables de Lucy M. Montgomery, cette série suit le quotidien d’Anne, une jeune orpheline adoptée par Marilla et Matthew Cuthbert (qui sont frère et sœur), dans sa nouvelle vie sur l’île du Prince Edward. Dotée d’une imagination débordante, d’un amour profond pour la nature et d’une faculté d’émerveillement infinie, Anne va bousculer la petite vie tranquille des habitants de l’île au gré de ses aventures.

J’ai découvert cette série peu après la diffusion de sa première saison et le coup de cœur a été immédiat. J’ai été séduite par la beauté des paysages, par l’ambiance visuelle globale de la série (la nature y est si belle), par la justesse des acteurs et par les thèmes évoqués tout au long des saisons.

Le personnage de Anne, superbement interprété par Amybeth McNulty (que j’espère voir dans d’autres films/séries à l’avenir) est parfois agaçant d’intensité, mais j’ai surtout été touchée par sa sensibilité et emportée par son enthousiasme à toute épreuve.

J’ai aussi beaucoup de tendresse à l’égard de Matthew Cuthbert (interprété par R. H. Thomson) et de sa sœur Marilla (Geraldine James) qui composent comme ils le peuvent avec le fait d’être soudainement devenus parents. Globalement, tous les acteurs font mouche et mis à part quelques antagonistes notables, très justes dans leurs rôles aussi, ils m’ont tous beaucoup touchée.

Mais comme je le disais, ce sont les thèmes développés tout au long de la série qui font de cette série l’une des meilleures que j’ai pu voir récemment. On y évoque sans détour la place des femmes à une époque où justement leur place semble être à la maison, à travers des personnages qui ne l’entendent pas de cette façon et s’émancipent chacune à leur manière.

On rencontre également dans la série des personnages homosexuels et noirs qui vivent leur propre histoire, ont une place à part entière dans la série et ne vivent pas leurs intrigues dans l’ombre des autres personnages, dans des rôles de faire-valoir par exemple.

Finalement, s’il n’y avait qu’une seule chose à retenir de Anne with an E, c’est la beauté avec laquelle la série célèbre les différences et confronte tous ceux qui ne verraient pas ces différences d’un bon œil à leur intolérance et à leur étroitesse d’esprit.

Je pourrais encore vous parler de mille choses que j’ai adorées dans cette série, mais ça vous enlèverait peut-être le plaisir de les découvrir à votre tour… (et puis cet article deviendrait beaucoup trop long)

Vous l’aurez compris je crois, mais je vous conseille très chaleureusement de regarder Anne with an E pour vous réchauffer le cœur et vous redonner espoir dans le genre humain (oui, oui). Et n’oubliez pas vos mouchoirs, je crois que j’ai versé une petite larme à environ chaque épisode.

Vous connaissiez déjà Anne with an E ? N’hésitez pas à me faire part de votre avis sur cette série si vous l’avez vue !

The Marvelous Mrs Maisel (3 saisons, en cours – Amazon Prime)

Crée par Amy Sherman-Palladino (à laquelle on doit déjà la formidable série Gilmore Girls), The Marvelous Mrs Maisel suit Miriam « Midge » qui a tout ce dont elle peut rêver : un mari parfait qui fait du stand-up à ses heures perdues, deux enfants et un appartement élégant dans l’Upper East Side. Sauf qu’un jour elle apprend que son mari la trompe et, pire encore, emprunte ses numéros de stand-up à d’autres comiques… et c’est presque par hasard qu’elle se trouve à son tour sur scène.

Ici encore, le coup de foudre a été immédiat, ce qui n’est pas très étonnant connaissant mon goût pour l’esthétisme des années 1950 et mon amour pour Gilmore Girls.

The Marvelous Mrs Maisel est une série fabuleuse à bien des égards. Son personnage principal est d’une grande justesse, Midge (Rachel Brosnahan) étant sans cesse tiraillée entre sa vie domestique qu’elle aime et sa nouvelle vie, plus irrévérencieuse et presque scandaleuse, dans laquelle elle se trouve propulsée presque malgré elle mais dont elle tire beaucoup de plaisir et de fierté.

Sa relation avec Susie, sa manager au caractère bien trempé (Alex Borstein), est truculente, tout comme l’est celle avec ses parents plus conservateurs et qui ne sont jamais très loin…

La série est également un véritable bijou visuel, qu’il s’agisse de la mise en scène ou de la photographie, tout est parfaitement parfait. Les décors sont superbes et les costumes, ohlala, m’ont donné envie d’avoir la même garde-robe que Midge (surtout dans les deux premières saisons, la troisième est un peu plus sixties dans l’âme).

Et tout comme Gilmore Girls à l’époque, les personnages ont de l’esprit, les dialogues sont brillants, rythmés et pleins d’ironie – c’est parfois un peu épuisant mais c’est le plus souvent très drôle et savoureux. Enfin, malgré son ancrage dans les années 50′, la série est très moderne dans ses propos et ça c’est chouette, évidemment.

Si vous cherchez une série légère, drôle (mais pas que) et qu’en plus vous avez un petit faible pour ces années-là, n’hésitez plus et jetez un œil à celle-ci !

Mais peut-être que Mrs Maisel vous a déjà séduit vous aussi ?

Jane the Virgin (5 saisons, terminée – à voir sur Netflix)

Dans Jane the Virgin, une série filmée comme une telenovela, on suit la vie de Jane (Gina Rodriguez), une jeune femme romantique qui a décidé de se préserver jusqu’au mariage, dont la vie va être totalement chamboulée suite à une insémination artificielle accidentelle…

Malgré ce synopsis improbable (véritablement digne d’une intrigue de telenovela ahah) cette série qui a déjà quelques années au compteur (elle a été diffusée de 2014 à 2019) est rapidement devenue l’une de mes favorites pour une multitude de raisons.

Peut-être est-ce le subtil mélange d’absurde et de bienveillance, omniprésente à travers la série, qui la rend si irresistible, ou peut-être que ce sont les personnages, aux caractères si différents, parfois changeants, mais toujours intéressants…

Mon visionnage de la série remonte un petit peu, j’ai sans doute oublié beaucoup de choses, mais je sais que ce que j’ai aimé (entre autres) dans Jane the Virgin c’est que c’est une série portée par des femmes. Des femmes, de la même famille, qui ne s’entendent parfois pas du tout, mais qui finissent toujours par se réconcilier et se retrouver.

Et malgré des situations rocambolesques, des triangles amoureux à n’en plus finir et des situations de pure telenovela (qui est un genre assez codifié et machiste), la série met en avant une héroïne forte, indépendante et qui n’a pas besoin des hommes de son entourage pour être valorisée.

Dans toute sa légèreté, Jane the Virgin est aussi prompte à examiner ses propres failles (je pense à un épisode soumis au test de Bechdel par le narrateur omniscient) et à se remettre en question (et donc pousser le spectateur à le faire). Sans oublier les tenants politiques de la série, notamment à propos d’avortement ou d’immigration (un sujet traité notamment dans les dernières saisons, en plein dans l’ère Trump…).

Jane the Virgin est donc un parfait mélange d’intelligence, de légèreté et d’originalité, chaque personnage évolue vraiment tout au long des saisons et c’est une série très savoureuse (à mon humble avis). Je ne serais d’ailleurs pas contre un re-visionnage prochainement…

Mais peut-être que vous aussi vous adorez déjà Jane the Virgin ?

J’espère de tout cœur que je vous ai donné envie de regarder ne serait-ce qu’une seule de ces séries qui font partie toutes trois de mes séries favorites. Et si jamais vous les avez déjà toutes regardées, j’ai trois petites recommendations supplémentaires, qui sont (en plus) des formats de série courts, contrairement à celles citées précédemment !

+ Dead to Me (1 saison, en cours – Netflix) est une série où se lient d’amitié Jen (C. Applegate) qui vient de perdre son mari, et Judy (L. Cardellini) une femme un peu excentrique… mais très vite, on se rend compte que les apparences sont trompeuses. J’ai regardé cette série en une après-midi l’été dernier, accrochée à ses cliffhangers de fin d’épisode, et fascinée par le féminisme assumé d’une série qui n’a pas peur de montrer la colère des femmes et la manipulation masculine. À voir !

+ Tuca & Bertie (1 saison, terminée – Netflix), est une série animée, colorée et psychédélique où sont abordés des thèmes importants tels que la pression subie par les femmes aux alentours de la trentaine, le harcèlement et les violences sexuelles, le tout sur fond d’amitié et de sororité. C’est une série qui parle de femmes, mais sans clichés féminins (douceur, gentillesse et autres). C’est cru et génial, et c’est bien dommage qu’il n’existe qu’une seule saison !

+ Fleabag (2 saisons, terminée – Amazon Prime), une série de Phoebe Waller-Bridge dont on a beaucoup entendu parler récemment et qui, un peu comme Tuca & Bertie, montre une femme qui n’est pas parfaite, est indépendante et pleine de fêlures… et ça change des personnages féminins trop lisses. À découvrir, si vous ne l’avez pas déjà fait (de mon côté j’ai aimé sans adorer, et j’ai préféré la seconde saison).

Bon eh bien, avec tout ça vous devriez avoir quelques heures de séries de qualité à déguster !

En ce moment, de mon côté, je regarde toujours Friends par-ci, par-là pour la première fois (et comme je l’ai déjà dit précédemment un peu partout, ça se regarde facilement, mais je cringe souvent) et j’ai commencé la série The Witcher, maintenant que j’ai lu les trois premiers tomes de la saga (et j’aime beaucoup !).

N’hésitez pas à me donner votre avis sur les séries que j’ai citées et aussi à m’en recommander d’autres – j’ai déjà une liste longue comme ma haine du patriarcat, mais une de plus ou de moins…

Belle journée, bon week-end et à bientôt !


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Anne with an « E »

Small Screen Love 2 juin 2017 Laisser un commentaire

Anne with an E

Avant de filer à la campagne ce week-end il fallait que je vous parle de mon dernier coup de cœur côté série, j’ai nommé Anne with an « E », une série produite par Netflix et adaptée d’un roman de L. M. Montgomery, Anne of Green Gables.

Heureusement que j’ai suivi le conseil de ma maman (qui me disait de ne pas attendre trop longtemps avant de m’y plonger) parce que cette série n’est pas loin d’être fabuleuse, tout en étant exactement ce qu’il me fallait en ce moment.

Si (comme moi) vous ne connaissez pas le roman de L. M. Montgomery, un petit résumé s’impose… Anne with an « E » se joue à la fin du 19e siècle, dans la ville imaginaire d’Avonlea, sur l’île du Prince Edward (au Canada donc) et l’on y suit la vie d’une jeune fille, Anne (incarnée par Amybeth McNulty), adoptée par erreur par Marilla et Matthew Cuthbert, qui sont frères et sœurs, et qui auraient aimé adopter plutôt un garçon pour les aider à la ferme…

Mais la sensibilité, l’exubérance et l’intelligence d’Anne finit par les séduire. En revanche, la petite communauté d’Avonlea ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de cette frêle (et rousse!) orpheline – Anne fera donc tout son possible pour gagner leur confiance et leur amitié.

Anne with an "E"

À l’heure où je vous écris, je n’ai pas tout à fait terminé la première saison de la série (qui compte sept épisodes) mais je peux d’ores et déjà vous dire que c’est une série que j’aime beaucoup, beaucoup.

J’ai d’abord été frappée, et ce dès le premier épisode, par la beauté de la photographie. Le récit se déroule dans une petite communauté rurale, il y a la mer d’un côté, la forêt de l’autre et puis des prairies verdoyantes, et vous vous doutez bien qu’autant de nature ça ne peut que me plaire! 

Quant aux décors (et costumes), il semblerait que rien n’ait été laissé au hasard. Tout est soigné, beau, mais également vraisemblable, il n’est pas question ici d’une perfection toute lisse, à l’Américaine, mais plutôt d’une authenticité tout à fait charmante… Vous voyez ce que je veux dire par là?

Si la forme m’a résolument séduite, le fond n’est pas en reste! Une héroïne orpheline, c’est assez courant après tout, et pourtant le personnage d’Anne se démarque par son esprit fantasque, son imagination sans bornes, son intelligence et finalement (du moins dans la série) sa modernité.

La jeune Amybeth McNulty, qui incarne Anne à l’écran ici, est particulièrement attachante et convaincante – elle semble réellement habitée par son personnage, aussi bien dans ses moments d’exubérance que dans ses moments plus fragiles et sombres.

Les autres personnages (et acteurs) sont tout aussi convaincants, et je suis particulièrement touchée par la relation très attendrissante entre Anne et Matthew Cuthbert (incarné ici par R. H. Thomson), un homme extrêmement taciturne mais dont la sensibilité ne cesse de prendre de l’ampleur au fur et à mesure de l’intrigue.

Anne with an « E » traite de sujets graves, comme de sujets légers, et il n’est pas rare, au sein d’un épisode, de passer du rire aux larmes. Quant à la modernité de certains propos véhiculés à travers la série, cela pourrait être qualifié d’anachronique et sembler assez peu réaliste…

Mais ce n’est pas quelque chose qui me gêne, personnellement, peut-être parce que je suis rarement réellement touchée par un manque de fidélité quand il s’agit d’adaptations. Je n’ai certes pas lu le livre (qui a été publié en 1908) mais j’ai effectivement lu, çà et là, que la modernité de la série était en grande partie absente du livre et que beaucoup regrettaient ce manque de fidélité à l’œuvre originale…

Cela dit, je pense vraiment que la fidélité n’est pas l’unique critère de jugement dans la qualité d’une adaptation, au contraire! Une adaptation qui va réussir à s’adresser à un public différent de celui de l’oeuvre originale tout en gardant l’essence même de celle-ci est beaucoup plus intéressante (à mes yeux) qu’une simple retranscription à l’écran d’un texte. Après tout, adapter c’est réécrire…

(J’ai beaucoup aimé travailler sur le sujet de l’adaptation à la fac et je pense que ça se voit un peu. Je trouve ça fascinant, encore aujourd’hui!)

Mais enfin, je digresse. Peut-être que la bande annonce de la série achèvera de vous convaincre d’y jeter un œil?

Si vous aimez les period dramas, les belles histoires, des personnages hauts en couleur ainsi que les ambiances lumineuses et champêtres, je suis à peu près certaine que vous aimerez Anne with an « E » autant que moi!

Est-ce que vous vous êtes déjà plongés dans la série? Qu’en avez-vous pensé?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à la semaine prochaine!


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Mes Séries de l’été

Small Screen Love 21 octobre 2016 Laisser un commentaire

Mes Séries de l'été

Cet été, quand j’étais en vacances à la campagne, j’ai fait toutes mes choses préférées: dormir, manger, lire et… regarder des séries. Il faut dire que mes parents sont tout aussi accro au petit écran que moi, si ce n’est plus!

C’est donc ensemble que nous avons découvert (ou re-découvert de leur côté) une poignée de séries que je vais vous présenter ici, maintenant que je les ai toutes terminées. Passer du temps avec mes parents, c’est toujours ajouter une série ou deux à ma liste de séries en cours ou à regarder… (Famille de nerds.)

Vous me suivez?

Master of None

Master of None – Une Saison (disponible sur Netflix) – En production

Cet été aura été la révélation Aziz Ansari – j’ai regardé tous ses spectacles, la première saison de Master of None et ajouté son livre à ma wishlist. Ceux qui regardent Parks and Recreations l’auront peut-être découvert là-bas, mais de mon côté, c’est le hasard qui m’a mise sur son chemin.

Aziz Ansari est un comique américain, d’origine indienne, qui excelle dans l’art de dénoncer (avec humour et esprit) les travers de notre société, plus particulièrement dans le domaine du dating, de l’immigration, du racisme et de l’industrie alimentaire.

Et tout cela, on le retrouve dans Master of None, une série de dix épisodes d’une vingtaine de minutes, qui se regarde et se savoure en une soirée (pour les plus rapides d’entre vous). Je trouve qu’Aziz Ansari a particulièrement bien mis le doigt sur ce qu’on peut traverser quand on est célibataire aux alentours de la trentaine (et qu’on veut y remédier) et sur les relations au sens large du terme. 

C’est très drôle mais aussi parfois un peu triste – justement parce qu’il a très bien mis en avant ce qu’on peut vivre quand on rencontre quelqu’un (ou pas).

Dans la série, où Aziz joue donc presque son propre rôle (à peu de choses près – son personnage s’appelle Dev) on découvre aussi ses parents, qui sont ses vrais parents et qui, eux aussi, sont très, très drôles. De façon générale, j’ai trouvé que les personnages étaient tous relativement profonds et intéressants, ce qui est assez rare dans un format aussi court.

L’ambiance de Master of None est très indé et ses problématiques sont très modernes. Si l’intrigue paraît banale, c’est une série qui explore habilement l’humain et qui parle de féminisme et de racisme (entre autres) avec intelligence et auto-dérision.

À découvrir de toute urgence!

La saison 2 de Master of None est prévue pour 2017 sur Netflix. Can’t wait.

Vous avez vu Master of None vous?

Jonathan Strange & Mr Norrell

Jonathan Strange & Mr. Norrell – Une Saison – Terminée

Attention, deuxième coup de cœur de mon été: Jonathan Strange & Mr Norrell. Si vous me suivez ailleurs, sur les réseaux sociaux, vous n’aurez pas échappé à mes diverses louanges concernant le livre du même nom, écrit par Susanna Clarke puis concernant son adaptation, dont je vais parler ici.

Mais pour commencer, un petit synopsis pour vous éclairer davantage…

Dans Jonathan Strange & Mr Norrell, on se trouve plongé dans l’Angleterre du 19e siècle, en pleines guerres Napoléoniennes et on rencontre rapidement Mr Norrell qui se targue d’être un véritable magicien. Il faut savoir que l’Angleterre est pleine de magiciens, mais aucun d’entre eux ne pratique la magie – ils se contentent d’en parler et de lire des ouvrages dessus.

Mr Norrell, après avoir prouvé qu’il était effectivement doté de magie, se met en tête d’aller à Londres et de proposer ses services à l’armée, pour appuyer celle-ci au combat. Parallèlement, un jeune homme impétueux, Jonathan Strange, qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie, va lui aussi se mettre à pratiquer et étudier la magie, presque par hasard. Évidemment, pour le meilleur et pour le pire, les deux magiciens vont finir par se rencontrer…

Bon. Avant tout, il faut savoir que l’univers de Jonathan Strange & Mr Norrell est incroyablement riche et complexe. Je vous en parlerai de nouveau (un jour..) quand je vous ferai la revue du livre, mais ce dernier pourrait presque s’apparenter à un manuel d’histoire, tant l’univers développé par Susanna Clarke est riche.

Un peu à la manière de Tolkien ou de Rowling, Clarke a réécrit l’histoire britannique, en partant du principe que la magie existe. Et ça, vous vous en doutez, ça m’a énormément plu.

L’histoire est originale, surprenante, à la fois épique et magique – un vrai bonheur pour les amateurs du genre. Quant au ton, il est aussi délicieusement britannique, plein d’ironie et d’humour subtil que dans le livre. Je vous ai dit que c’était un vrai bonheur?

Les acteurs sont tous très convaincants et bien choisis. Je venais tout juste de finir le livre quand nous avons commencé à regarder la série, j’avais donc en tête une image bien précise de ces derniers… Et j’ai été agréablement surprise, il faut bien le dire!

Bertie Carvel incarne à la perfection Jonathan Strange, fougueux, passionné et à l’air résolument anglais, tandis que Eddie Marsan a tout à fait su retranscrire le caractère timide, presque misanthrope mais tout aussi passionné de Mr Norrell. Ah, et mention spéciale aussi à Marc Warren qui incarne avec brio un personnage tout à fait central, mais aussi tout à fait mystérieux et cruel…

Quant à l’adaptation, elle est très fidèle, même si quelques petites choses ont été scénarisées différemment, bien entendu, et que d’autres ont été réécrites. N’oublions pas que le livre fait près de mille pages… Compte-tenu de cela, la qualité de l’adaptation se doit d’être saluée!

Je pense que certains trouveront l’intrigue trop complexe, peut-être trop originale, que certains épisodes (la série compte sept épisodes d’une heure) ont quelques longueurs… Mais si, comme moi, vous aimez les univers plein de magie et de mystère, il y a de grandes chances que Jonathan Strange & Mr Norrell vous plaise!

Peut-être que savoir que la série a été produite par la BBC achèvera de vous convaincre…?

Dix Pour Cent

Dix Pour Cent – Une Saison – En production

Le coup de cœur auquel je ne m’attendais pas, c’est celui pour la série Dix Pour Cent, dont mes parents n’ont cessé de me vanter les louanges – ils avaient bien raison!

Dans cette série, on suit quatre agents de comédiens aux personnalités hautes en couleur et aux prestigieux clients, non moins extravagants. C’est notamment à travers le regard naïf de Camille, une toute nouvelle recrue au sein de l’agence, que l’on découvre les dessous de la vie des acteurs et de leurs agents…

Quelle bonne surprise que cette série (française!) bien rythmée, justement dosée entre drame et comédie et aux personnages complexes et plutôt attachants. Et je dois bien dire que pour une passionnée de cinéma comme moi, le sujet est réjouissant et donne l’impression d’assister aux coulisses, en quelque sorte. (Bien que je me demande à quel point la série caricature le milieu…)

Les acteurs sont vraiment très bons, à commencer par Camille Cottin, explosive dans un rôle qui la rend à la fois attachante et agaçante. Thibault de Montalembert (vous ne trouvez pas qu’il a un air de Benjamin Biolay?) est également excellent en requin de la profession, s’opposant à Grégory Montel, qui semble le plus sympathique de tous les agents dépeints ici.

Quant aux guests, comédiens qui jouent leur propre rôle, il me semble qu’ils sont parfois poussés dans la caricature, mais c’est assez réussi tout de même. Dans la première saison vous retrouvez par exemple Cécile de France, Line Renaud, Julie Gayet, François Berléand… etc.

La seconde saison est en cours de tournage me semble-t-il, et les guests m’ont l’air prometteurs, à commencer par Fabrice Luchini et Norman Thavaud!

En somme, Dix Pour Cent est une série à découvrir, ne serait-ce que parce que le milieu du cinéma vous intéresse.

Est-ce que vous connaissiez cette série? Pour une fois qu’un série française tire son épingle du jeu!

Versailles

Versailles – Une Saison – En production

En grande amatrice de séries historiques et costumées, il était temps que je me penche sur Versailles, une série qui (vous vous en doutez) tourne autour de Louis XIV et de son règne depuis le château de Versailles.

On y rencontre un jeune roi (incarné par le charmant George Blagden) qui, traumatisé par la Fronde vécue dans son enfance, décide de construire un palace à la hauteur de ses ambitions de domination: Versailles. Dans la série, on nous présente sa relation tumultueuse avec son frère, Philippe d’Orléans (Alexander Vlahos, que j’avais beaucoup aimé dans Merlin) et ses diverses relations non moins tumultueuses avec ses maîtresses…

Mais il n’y a pas que ça: il y a aussi ces nobles insatisfaits des décisions du jeune Louis XIV, la guerre et ses conquêtes où il est important d’avoir des alliés de confiance et bien évidemment, la construction de Versailles.

Si la série est intéressante par de nombreux aspects – les costumes et les décors sont superbes, la photographie est intéressante et la mise en scène plutôt originale – il y a beaucoup de choses qui m’ont un peu chiffonnée, notamment la véracité historique de la plupart des faits exposés ici. Il y a des anachronismes (une femme médecin à la cour?), des évènements qui ne sont que conjectures qui ont été dépeints comme réels, des relations entre certains personnages qui sont improbables, des personnages inventés de toutes pièces…

Bref, tout ceci ne m’a pas empêché d’apprécier le spectacle et l’intrigue, mais ça me dérange toujours un peu quand des faits historiques sont réécrits dans une optique de sensationnalisme (et d’audience). Cela dit, ça aura au moins eu le mérite de me faire m’intéresser davantage à l’histoire réelle et depuis, une biographie de Louis XIV a rejoint ma wishlist de livres!

Mis à part ces libertés historiques, la série reste intéressante et divertissante, bien qu’un peu (trop) sombre à mon goût parfois. Quant aux acteurs, je les ai trouvés plutôt convaincants… mis à part une grande partie des rôles féminins! (Et je ne crois pas dire ça uniquement parce que j’ai trouvé les acteurs plus séduisants que les actrices.)

Ces dernières ont, à mon avis, des rôle trop peu étoffés, souvent caricaturaux et mis à part Noémie Schmidt qui tire, parfois, son épingle du jeu, les femmes qui gravitent autour de Louis XIV sont assez inintéressantes à mon goût…

J’ai donc décidé de considérer Versailles comme une adaptation de l’histoire de Louis XIV et comme une série esthétiquement intéressante (bien que, en réalité, on est loin de l’esprit élégant du Grand Siècle de Louis XIV – l’esthétisme est ici très moderne).

À suivre avec la deuxième saison, qui est en production…

Dans le genre des séries historiques, si Versailles ressemble un peu aux Tudors dans son côté sensationnaliste (sexe + violence) j’ai quand même préféré The Tudors, qui est resté plus fidèle à l’histoire…

Est-ce que vous avez vu Versailles?

J’espère que cet article (sûrement un peu trop long) vous aura plu et vous aura donné envie de regarder de nouvelles séries! Et si jamais vous avez vu une (ou plusieurs) des séries dont je viens de parler, n’hésitez pas à me donner votre avis, je serai curieuse de voir ce que vous avez pensé de votre côté.

Vous le savez, moi je suis complètement plongée dans Gilmore Girls en ce moment, je viens tout juste de terminer la première saison et c’est sans aucun doute la série idéale pour la saison! 

Qu’est-ce que vous regardez en ce moment vous?

Ah, si jamais vous faites partie de la communauté TVShow Time (une application mobile, mais aussi un site sur lequel vous notez ce que vous regardez ou voulez regarder plus tard par exemple)(moi ça me sert surtout à me souvenir à quel épisode je me suis arrêtée…) vous pouvez me suivre là-bas – mon pseudo c’est Laurelas, comme d’habitude! 

Je vous souhaite une belle journée et un beau week-end ♡


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TV Shows I Loved (Recently)

Small Screen Love 11 août 2016 Laisser un commentaire

TV Shows I Loved

Vous le savez sans doute déjà, mais outre aller au cinéma, j’aime énormément regarder des séries… et vu le nombre de séries qui sortent à tout bout de champ (Netflix n’ayant rien arrangé à tout cela) ma liste de séries « à voir » ne fait que grandir de jour en jour! (Un peu comme ma pile à lire…)

C’est ainsi souvent avec du retard que je découvre de nouvelles séries (et aussi très souvent sur recommandation de mes geeks de parents) – veuillez donc m’excuser de ne pas vous parler de vraies nouveautés… (Mais la série du moment, il paraît que c’est Stranger Things.. que je me réserve pour plus tard!)

Laissez-moi donc aujourd’hui vous parler de trois séries que j’ai beaucoup aimé suivre ces derniers mois et qui font toutes trois partie d’un registre différent… Comme ça il y en a pour tous les goûts!

White Collar

White Collar (FBI: Duo Très Spécial en VF)(6 saisons disponibles)

Quand Neal Caffrey (Matt Bomer) s’échappe de prison pour retrouver son grand amour, il est très vite retrouvé par l’agent du FBI, Peter Burke (Tim DeKay), qui l’avait déjà envoyé en prison précédemment… Mais cette fois, il lui propose de passer un accord avec le FBI: sa liberté (ou presque) en échange de son aide pour traquer d’autres criminels. Mais Neal arrivera-t-il à mettre son passé de faussaire derrière lui..?

Si White Collar est construit sur le schéma ordinaire d’une série policière (un épisode = une affaire résolue et une saison = une grosse affaire qui se dénoue petit à petit) elle se démarque tout de même des autres séries du genre grâce à l’élégance du gentleman-cambrioleur qu’est Neal Caffrey… aussi intelligent et ingénieux qu’il n’est séducteur!

La légèreté de ton de la série est rafraichissante (quand je trouve que beaucoup de séries policières se prennent bien trop au sérieux…) et les personnages attachants. Mention spéciale à Mozzie, le meilleur ami nerd et un peu étrange de Neal ainsi qu’à Peter Burke, auquel on finit par s’attacher aussi, malgré une fâcheuse tendance à la suspicion permanente… (Ça doit faire partie du job d’agent du FBI!)

Évidemment le charisme et le charme de Matt Bomer qui campe ce criminel plein d’élégance, personnage presque anachronique dans ses manières désuètes, contribuent grandement au plaisir de regarder cette série… Mais les intrigues sont souvent bien ficelées et l’univers dans lequel la série nous plonge (à savoir celui de la contrefaçon d’œuvres d’art) est aussi très intéressant.

Si j’ai un peu moins apprécié les deux dernières saisons (si me souvenirs sont bons) ça aura été, dans l’ensemble, une série que j’ai beaucoup aimée, même s’il ne s’agit pas de LA série à ne manquer sous aucun prétexte…

En somme, White Collar est une série divertissante, parsemée de personnages attachants, au rythme plutôt effréné dans l’ensemble et agréablement légère – à découvrir, ne serait-ce que pour l’élégance et la classe du personnage de Neal! 

Ce trailer semble venir tout droit des années 80′, mais j’ai pas trouvé mieux – pardon!

Avez-vous déjà vu White Collar? N’hésitez pas à partager vos impressions avec moi!

Jane the Virgin

Jane the Virgin (2 saisons disponibles – en production)

Jane Villanueva (Gina Rodriguez) est une jeune femme qui s’est promise de rester vierge jusqu’au mariage… ce qui ne devrait pas s’éterniser vu qu’elle est fiancée à Michael (Brett Dier) et que tout va pour le mieux. Enfin, jusqu’à ce qu’elle soit inséminée artificiellement (et par accident) avec le sperme de Rafael Solano (Justin Baldoni), à la fois son employeur et ancien crush de jeunesse, qui, à la suite d’un cancer, n’avait plus que cette unique chance d’avoir un enfant… 

Je suis à peu près certaine qu’à la lecture de ce synopsis vous vous êtes demandé jusqu’où pouvait aller l’absurdité du scénario de Jane the Virgin… et je vous promets que vous êtes bien loin du compte!

La série est une adaptation d’une telenovela vénézuélienne et a gardé sa forme originelle à des fins parodiques. Tout y est: narrateur omniscient (ou presque) aux remarques aussi savoureuses qu’explicatives (c’est un personnage à part entière!), scénario improbable, bourré de rebondissements et de retournements de situation et personnages caricaturaux à souhait.

Mais alors au delà de l’aspect purement divertissant, drôle et absurde de Jane the Virgin, il y a autre chose… Il y a d’abord beaucoup de bienveillance (comme l’avait déjà souligné Pauline) aussi bien entre les personnages (qui ne laissent jamais une dispute s’enliser dans le temps, par exemple) qu’envers les personnages. La tolérance est omniprésente et le jugement absent, et ça c’est drôlement rafraichissant mine de rien. 

Sous couvert de légèreté, la série distille donc autre chose, un message beaucoup plus profond et positif, presque sans qu’on s’en rende compte – et ça, c’est chouette!

Les personnages sont quant à eux tous très attachants (ou hilarants)(ou les deux) et ma tendresse envers Rogelio de la Vega est infinie. J’ai aussi beaucoup aimé voir évoluer les relations mère-fille entre les trois générations de Villanueva qui vivent sous le même toit (Jane vit avec sa maman et sa grand-mère)… Et puis je serai #teamrafael quoi qu’il arrive.

Pour être honnête, le personnage de Jane m’a souvent passablement agacé et j’ai passé une grande partie de la seconde saison à ne pas être très contente de la tournure que prenait le scénario… Mais la saison s’est terminée avec un tel cliffhanger que je n’attends qu’une chose: que la série reprenne cet automne!

Si vous cherchez une série légère et drôle, je ne peux que vous conseiller Jane the Virgin de tout cœur – on ne s’ennuie pas une seconde devant son intrigue rocambolesque et il me semble impossible de ne pas s’attacher aux personnages.

À découvrir de toute urgence, pour rire (beaucoup) et verser une petite larme d’émotion (parfois)(souvent dans mon cas)!

(Ce trailer est très long, de quoi offrir un résumé bien complet de la situation au début de la série!)

Regardez-vous Jane the Virgin? Plutôt #teamrafael ou #teammichael…?

Dickensian

Dickensian (1 saison disponible – en production)

Et si tous les personnages des romans de Dickens se retrouvaient ensemble, dans la même histoire? Peu avant Noël, l’inspecteur Bucket (Stephen Rea) est chargé de trouver qui a tué Jacob Marley… et ce ne sont pas les suspects qui manquent! 

Cette série, découverte l’hiver dernier (oui, oui, j’ai du retard) sera parfaite à découvrir quand l’automne reviendra – l’ambiance froide et pourtant chaleureuse du 19e siècle de Charles Dickens se savoure au mieux sous un plaid, avec un chocolat chaud!

Évidemment, Dickensian va s’adresser aux férus de littérature anglaise et autres amateurs de séries costumées, mais nul besoin d’avoir lu les œuvres de Dickens pour s’y retrouver ici. Les intrigues se croisent, ressemblent à celles des livres, mais l’ensemble est relativement original pour se laisser prendre au jeu. (De mon côté, incroyable mais vrai, je n’ai jamais lu de Dickens, et ça ne m’a pas gâché le plaisir, loin de là.)

La série est relativement drôle, les personnages sont très bien interprétés et l’univers de Dickens est fidèlement retranscrit à l’écran à travers les décors et les costumes – un vrai bonheur pour tout anglophile!

Mention spéciale à l’inspecteur Bucket, probablement le personnage le plus attachant de la série…

Vivement la deuxième saison ! Et vous, connaissez-vous déjà Dickensian

J’espère que cette petite présentation rapide de ces trois séries vous aura plu – j’ai l’impression que j’aurais pu (que j’aurais du?) vous en dire davantage, mais le temps a joué son tour contre mes souvenirs et je ne me souviens (hélas!) déjà plus de tous les détails qui font que j’ai aimé suivre ces séries… D’où l’importance d’écrire ses impressions à chaud!

Quoi qu’il en soit, peut-être aurez-vous découvert quelques nouvelles séries à vous mettre sous la dent? Je vous les recommande en tout cas toutes les trois pour leur légèreté et leurs univers atypiques… n’hésitez pas à me faire part de vos impressions si vous les avec vues également!

Belle journée et à bientôt ♡


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Et si vous avez des recommandations, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires!

Bon dimanche à tous et à bientôt!


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