Wonder, un film bienveillant et joyeux

Septième Art 7 janvier 2018 Laisser un commentaire

Avant tout, je vous souhaite une très belle année 2018, qu’elle soit riche en belles découvertes et douce… Je n’avais pas tout à fait prévu de rester silencieuse par ici aussi « longtemps », sans même vous souhaiter de belles fêtes (j’espère qu’elles l’ont été!), mais comme tous les ans depuis quelque temps, le mois de décembre est sacrément éreintant, et lors de ma semaine de vacances de Noël, j’ai vraiment cherché à déconnecter de mon quotidien.

Mais je reviens doucement, maintenant que la vie a repris son cours normal, et avant de vous reparler un peu de l’année passée (et de l’année à venir)(quand j’aurai trouvé l’envie de l’introspection) il fallait absolument que je vous conseille Wonder, le premier film que je suis allée voir en cette nouvelle année, ce qui aura été l’une des meilleures décisions de la semaine!

Wonder, adaptation du livre éponyme de R.J. Palacio, raconte l’histoire de Auggie, un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a tenu éloigné de l’école… jusqu’à ce qu’il entre en CM2 dans une véritable école et se confronte pour la première fois au monde extérieur et au regard des autres. 

Avant d’aller voir Wonder, je n’avais pas vraiment vu sa bande-annonce, j’avais simplement lu son synopsis et avais été séduite par le casting (j’aime beaucoup Owen Wilson). Et si je me doutais que ce serait un film qui me donnerait le sourire, je n’avais pas anticipé à quel point il me toucherait.

Si l’intrigue peut faire craindre un traitement un peu trop simpliste d’une histoire où un enfant différent est confronté à un monde extérieur « normal », rempli de « méchants », sachez qu’il n’en est rien et c’est avec une simplicité et une authenticité prodigieuse qu’on suit l’incursion d’Auggie dans ce monde inconnu.

Superbement écrit, le film ne tombe jamais dans la caricature ou dans le pathos inutile, et l’histoire de ce petit garçon est racontée avec une légèreté et une sincérité rare.

On ne peut s’empêcher de sourire devant les dialogues où l’humour et l’esprit font mouche, de s’attendrir devant des personnages superbement interprétés et de verser quelques larmes (de joie) face à ce récit.

J’ai beaucoup aimé la façon dont l’histoire était racontée, et qui, me semble-t-il, a suivi la construction du livre dont le film a été tiré. En effet, cette année dans la vie de Auggie et de sa famille est en quelque sorte découpée en différentes narrations, qui laissent entrevoir les sentiments et impressions de divers personnages: Auggie bien sûr, mais aussi sa grande sœur Olivia, son ami Jack, etc.

C’est une façon habile de raconter (et de comprendre) les choses sous différents angles, de donner une grande profondeur au récit et d’explorer la psychologie des personnages. Cette mise en scène chorale est en outre superbement orchestrée, chaque « épisode » se fondant au suivant avec fluidité, sans jamais interrompre le récit.

Évidemment, Wonder n’aurait pas été aussi formidable sans les acteurs qui donnent vie aux personnages! Julia Roberts et Owen Wilson forment un couple de parents presque trop beaux pour être vrais, mais bluffants de naturel et leurs interprétations m’ont beaucoup émue.

Mais pour moi, les trois acteurs qui m’ont le plus touchés auront été Jacob Tremblay, qui joue Auggie avec un talent et une émotion incomparables, Izabela Vidovic, qui interprète la sœur d’Auggie, Via, avec une justesse inouïe et Noah Jupe, qui joue Jack, un ami d’Auggie, avec une certaine candeur et simplicité là aussi touchante. (J’avais déjà eu un petit faible pour la candeur de ce jeune acteur dans Suburbicon, que j’ai vu le mois dernier.)

Enfin, on pourrait aussi évoquer la photographie du film, très réussie et chaleureuse, ou encore le rythme de la mise en scène, qui ne laisse place à aucune longueur, sans pour autant nous essouffler par un enchaînement de scènes qui serait trop rapide, ou les petites touches de fantaisie dont la légèreté font sourire… mais je crois que j’en ai déjà beaucoup dit!

La bienveillance et la joie qui émanent de ce film, qui raconte pourtant un quotidien qui n’est pas toujours drôle, sont indiscutables et je vous le conseille chaleureusement – j’ai pleuré devant Wonder, de la même façon heureuse que j’ai pleuré devant Coco il y a quelques semaines.

Faites-vous une faveur, et commencez l’année avec ce film, vous ne le regretterez pas!

Avez-vous déjà vu Wonder? Et avez-vous peut-être lu le livre dont le film est tiré?

Cette année, je vais tâcher d’aller un peu plus souvent au cinéma (pour peu qu’il y ait de bons films à aller voir, évidemment!) et j’ai déjà hâte de découvrir plein de nouveaux films.

Je vous souhaite en tout cas un beau dimanche et vous dis à très vite!

PS: En décembre j’ai aussi vu:

  • Coco, une merveille de couleurs, de joie et d’émotion à ne pas manquer,
  • Bienvenue à Suburbicon, un film à la fois étrange et brillant, qui dénonce les travers de notre société via les drames qui frappent un quartier manucuré des années 50′ aux Etats-Unis,
  • Santa & Cie, un doux conte de Noël, loufoque et tendre, de et avec Alain Chabat,
  • Le Sens de la Fête, pas très original, mais tendre et réjouissant tout de même!

(Je n’avais pas eu le temps de vous en parler, mais voilà chose faite, de façon très synthétique.)

5

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