Ce qui nous lie

Septième Art 29 juin 2017 Laisser un commentaire

Ce qui nous lie

Incroyable, mais vrai: je reviens un peu vous parler de cinéma, et plus particulièrement de Ce qui nous lie, le dernier film que je suis allée voir.

Ces derniers temps, vous n’êtes pas sans savoir que je ne suis pas allée très souvent au cinéma, et que de façon générale, après mon déménagement, puis mon emménagement (et la grosse fatigue qui en a découlé), entre le boulot et les autres choses de la vie… eh bien le temps m’a filé entre les doigts, et ma propension à vivre au jour le jour s’est accentuée.

Petite digression, tout simplement pour dire que (malgré moi) mes pas ne m’ont pas beaucoup porté dans les salles obscures ces dernières semaines et que ça m’a manqué, voilà tout. (Même si je crois que je n’ai pas loupé de véritables chef d’œuvres, non?)

Bref, quand j’ai vu que Pio Marmai était à l’affiche du dernier film de Cédric Klapisch, je me suis dit que ça serait forcément bien, ne serait-ce qu’un peu…

Dans Ce qui nous lie, on suit Jean (Pio Marmai) qui revient dans sa Bourgogne natale, après dix ans à parcourir le monde, pour rendre visite à son père mourant et retrouver sa sœur Juliette (Ana Girardot) et son frère Jérémie (François Civil). Alors que leur père meurt peu avant les vendanges, cette fratrie va, pendant l’année qui suit, se retrouver, se déchirer, s’aimer et grandir, au rythme des vignes qu’elle cultive…

Ce qui nous lie

Ce qui nous lie est donc une comédie douce-amère qui nous parle de famille, d’héritage et si le film suit une fratrie, il y est surtout question de père(s), de son influence et de son absence, le tout dans l’univers (fascinant, je trouve) du vin.

Le ton est peut-être un peu plus « sérieux » que dans l’Auberge Espagnole par exemple, mais j’ai trouvé le film assez inégal dans son ensemble… Il souffre de quelques longueurs et j’ai trouvé le scénario assez pauvre en réalité – les personnages tournent en rond pendant une grande partie du film, et je dois dire que ça devient un peu lassant à la longue.

Cela dit, la langueur du rythme peut aussi se savourer (comme du bon vin?) et l’on se laisse parfois porter par la beauté des paysages changeants de la Bourgogne à travers les quatre saisons ou encore par le quotidien des personnages, qui semble suffisamment proche du nôtre pour qu’on puisse s’y identifier. C’est aussi un peu ça, le cinéma générationnel de Klapisch: il ne s’y passe pas toujours grand chose, mais on s’y retrouve, plus ou moins…

À noter qu’il y a quelques fulgurances d’humour très réussies (notamment ces deux moments où le personnage incarné par Pio Marmai réecrit les dialogues entre deux autres personnages que l’on aperçoit au loin) et autres moments de légèreté qui rattrapent un peu les faiblesses du scénario.

Bon, et puis il faut dire que ce trio d’acteurs fonctionne plutôt bien – j’aime toujours autant Pio Marmai (que j’avais adoré notamment dans Nos Futurs, rappelez-vous) bien qu’ici c’est la force d’Ana Girardot qui m’a séduite, ainsi que la jeune fougue de François Civil (que j’ai découvert précédemment dans Dix Pour Cent) qui m’a plutôt touchée.

Quant à l’univers viticole, que je connais assez mal il faut bien l’avouer, il était intéressant à découvrir. On suit les différentes étapes de la fabrication du vin, sans trop de détails, mais suffisamment pour comprendre la passion de la terre (et du vin) qu’anime les viticulteurs et autres œnologues.

Ah et dernière chose: la chanson interprétée par Camélia Jordana au générique est assez envoûtante (je l’ai pas mal écoutée en rédigeant cet article).

Si le film semble manquer d’un enjeu plus clair, d’un scénario plus travaillé, il reste plaisant à découvrir pour ses fulgurances d’humour ou de tendresse, et pour tous ceux qui apprécient le cinéma de Klapisch – il ne s’agit pas d’un grand cru, mais il se savoure tout de même lors d’un après-midi pluvieux par exemple!

Et vous, qu’avez-vous pensé de Ce qui nous lie? Partagez-vous mon sentiment un peu mitigé?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à très vite!

+ J’ai aussi vu Wonder Woman il y a quelque temps, et j’ai beaucoup aimé – visuellement très réussi, avec une héroïne forte (forcément) et ça fait du bien, même si Wonder Woman reste une femme trop « lisse » à mon goût…

Avant ça j’ai aussi vu le dernier Pirates de Caraïbes: la Vengeance de Salazar, un divertissement efficace mais qu’on oublie vite, même si j’en garde un meilleur souvenir que les deux opus précédents (et que mon moi nostalgique était ravie de retrouver des personnages du tout premier film..).


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2 Commentaires

  • Répondre Aurore 29 juin 2017 at 12 h 09 min

    Je suis bien moins mitigée que toi, je n’ai pas ressenti vraiment ces longueurs ou ce côté inégal.
    Et sinon Klapisch + Pio Marmai, c’était sur que j’irais le voir !

    • Répondre Laurelas 18 juillet 2017 at 23 h 50 min

      Peut-être que je m’attendais juste à encore mieux? J’en garde un bon souvenir, mais pour l’instant, mon film préféré avec Pio, je crois que c’est Nos Futurs…