Mes Dernières Lectures #3

Dans ma bibliothèque 21 mars 2016 Laisser un commentaire

Mes Dernières Lectures

Comme à mon accoutumée, ça fait un petit moment que je voulais vous parler de mes dernières lectures, et comme la dernière fois déjà, j’ai un sacré retard dans mes chroniques (depuis que j’ai terminé les livres que vous voyez-là, j’ai déjà lus trois livres de plus…).

De nouveau, rien de très grave, si ce n’est que cela dénote d’un certain manque d’organisation (ou de temps aussi peut-être?) et qu’il va falloir que je me creuse davantage les méninges pour me souvenir de ces lectures… Le bon côté de tout cela c’est que j’arrive véritablement à remettre des livres dans ma vie, et ça c’est plutôt chouette!

Mais place maintenant aux livres…

Mes Dernières Lectures

The Rabbit Back Literature Society – Pasi I. Jääskeläinen

« Everybody comes to the library naked. That’s why they come here – to dress themselves in books. »

Il était temps, fin décembre dernier, que je me mette à lire ce livre, acheté plus d’un an plus tôt, lors de mon séjour à Londres, par pur esthétisme – la couverture (et le titre du roman) me plaisait tant, que je l’ai acheté sans trop me poser de questions.

Alors que des questions, ce livre en soulève beaucoup!

Dans The Rabbit Back Literature Society, on suit Ella Milana qui se rêve écrivaine et qui, à sa plus grande fierté et joie, est invitée à rejoindre The Society, un groupe composé de l’élite des écrivains de la petite ville qu’est Rabbit Back. (Oui, c’est le nom d’une ville en fait.) Mais quand la fondatrice du groupe, Laura White, auteure acclamée dans le monde entier, disparaît, Ella se met en tête de percer les secrets et mystères qui entourent le club…

Le livre m’aura donc surpris par bien des aspects, moi qui pensais avoir acheté un roman tout doux, à l’ambiance hivernale, et qui parle de littérature… Et si l’ambiance est en effet hivernale à souhait (l’intrigue se déroule à Rabbit Back, supposément en Finlande, pays d’origine de l’auteur) et qu’il s’agit bien d’un livre qui parle de livres, il n’y a pas grand chose de doux dans ce récit…

The Rabbit Back Literature Society est un livre qui mêle fiction et fantastique, avec un soupçon de mystère et une pincée de magie, le tout dans une ambiance froide, parfois inquiétante, parfois drôle aussi, souvent dérangeante et résolument étrange.

Il y a un mot en anglais, que je trouve toujours plus parlant que sa traduction française et qui est quirkyc’est le mot parfait pour décrire ce livre.

Entre des livres qui se réécrivent tout seuls, de façon inexplicable, la disparition mystérieuse de Laura White, les gnomes et autres petits monstres tout droits sortis de l’imagination de cette dernière et qui peuplent la ville à travers milles statuettes, la neige, omniprésente, l’ambiance feutrée et solennelle d’une bibliothèque et des personnages à la fois malicieux et étranges, c’était une lecture parfaite pour mes soirées d’hiver.

Même si The Rabbit Back Literature Society a un petit quelque chose de sombre et froid, c’est avant tout un livre dont il est impossible de prédire l’issue (et ça c’est quand même exceptionnel) et qui reste incroyablement mystérieux au fond… Certaines choses ne se résolvent pas à la fin du livre, et on le referme avec beaucoup de questions ainsi qu’avec une drôle d’impression.

Peut-être parce qu’il m’a semblé un peu gothique par certains aspects, ou peut-être parce que le récit a réellement su me surprendre, c’est un livre que j’ai beaucoup aimé lire, qui m’a tenu en haleine et que j’ai également trouvé intéressant pour son point de vue concernant l’écriture, les idées et d’où elles viennent aux auteurs, et tout ce qui fait de ce roman, un livre sur les livres.

En revanche, je pense que ce livre ne fera pas l’unanimité – trop dérangeant pour les uns, trop peu réaliste pour les autres, c’est un livre qui nous exhorte à sortir de notre zone de confort, et ça ne plaira pas à tout le monde. En somme, à vous de voir!

(À savoir également que le livre n’a pas encore été traduit en français malheureusement.)

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L’Île Mystérieuse – Jules Verne

« La solitude, l’isolement sont choses tristes, au-dessus des forces humaines… Je meurs d’avoir cru que l’on pouvait vivre seul ! »

C’est dans le cadre du club-lecture de Victoria que j’ai pu lire mon premier Jules Verne au mois de janvier dernier – une première fois qui ne fut pas de tout repos, mais qui m’a donné envie de lire d’autres œuvres de Jules Verne à l’avenir!

Dans L’Île Mystérieuse, on suit cinq naufragés de l’air, qui se sont échappés de Richmond aux États-Unis, alors en pleine guerre de sécession, à l’aide d’une montgolfière. Ils atterrissent sur une île apparemment déserte et découvrent très vite qu’elle est riche en ressources diverses et variées. Ils s’y installent donc, n’ayant aucun moyen de retrouver le continent, mais remarquent bientôt qu’il s’y passe des choses étranges qu’il leur est impossible d’expliquer

Comme j’étais d’humeur aventureuse (et courageuse) je me suis offert la version complète du roman (qui fait tout de même un peu plus de 800 pages!) et pour tout vous avouer, j’ai failli regretter mon choix plus d’une fois au début de ma lecture… (Ahem.)

Si le style érudit et néanmoins animé de Jules Verne m’a beaucoup plu, je ne m’attendais pas à un tel détail dans les descriptions géologiques, zoologiques, cartographiques… etc. La première partie est ainsi très, très riche en descriptions scientifiques, à visée éducative (à l’époque de l’auteur, les enfants s’instruisaient de cette manière notamment) et j’ai trouvé que cela rendait le récit infiniment trop lourd et trop long.

Fort heureusement, plus on avance dans le récit, plus les descriptions se font rares et la toute dernière partie m’a véritablement tenue en haleine, de façon à ce que je ne puisse refermer le livre sans en connaître la fin!

Dans son ensemble, j’ai plutôt apprécié les personnages qui peuplaient les pages de L’Île Mystérieuse, même si avec le recul, ils me semblent manquer d’un peu de relief… Et il me semble aussi peu vraisemblable qu’un homme qui sache tout faire tel que Cyrus Smith eût jamais existé! (Mais enfin, à l’époque, qui sait…?)

Le manque de vraisemblance touche aussi l’intrigue en elle-même car tout semble trop « facile » pour ces naufragés… Mais encore une fois, il me semble qu’il faut mettre ça sur le compte du public visé par l’auteur.

J’ai également grincé des dents devant quelques petits détails (qui sont forcément liés à la pensée de l’époque) tels que le massacre parfois inutile de la faune locale de l’île ou le traitement littéraire de Nab (le domestique noir de Cyrus Smith) et Maître Jup, le singe « savant » que les colons finissent par adopter.

Ainsi, malgré une première partie qui souffrait de longueurs, j’ai beaucoup aimé cette première incursion dans l’univers et la prose de Jules Verne. L’intrigue s’est révélée passionnante et palpitante, les personnages étaient relativement attachants et le dénouement était surprenant!

À conseiller aux curieux qui n’ont jamais lu aucune œuvre de Jules Verne et aux amateurs de grands classiques. Et sachez que pour les moins courageux (mais peut-être les plus sages?), il existe une version abrégée du texte.

Mes Dernières Lectures

Love and Treasure – Ayelet Waldman

« The wealth of the Jews of Hungary, of all of Europe, was to be found not in the laden boxcars of the Gold Train but in the grandmothers and mothers and daughters themselves, in the doctors and lawyers, the grain dealers and psychiatrists, the writers and artists who had created a culture of sophistication, of intellectual and artistic achievement. And that wealth, everything of real value, was all but extinguished. »

Encore un livre qui m’a attiré pour sa couverture, lui aussi rapporté de mon séjour à Londres il y a un an et demi et enfin découvert récemment. Et ce fut plutôt une bonne surprise. 

Dans Love and Treasure, on suit les destins de plusieurs personnages tous liés par une histoire de famille, par un mystérieux pendentif en forme de paon et par l’Histoire (avec un grand H) des juifs victimes de l’Holocauste durant la Seconde Guerre Mondiale.

Chacune des trois parties se déroule à une époque différente (peu après la guerre, puis à notre époque et enfin avant la guerre) et met en scène des personnages différents qui sont plus ou moins liés les uns aux autres. Comme dans un puzzle, les pièces se mettent tout doucement à leur place tout au long de la lecture… et c’est plutôt efficace pour nous faire tourner les pages!

Si le livre est une œuvre de fiction, l’auteure s’est appuyée sur des faits historiques avérés et j’ai trouvé ça passionnant. La découverte du « train d’or hongrois », rempli d’objets spoliés aux familles juives de Budapest ainsi que le (mauvais) traitement des juifs survivants à Saltzburg notamment, sont des choses que j’ignorais par exemple…

En revanche, il faut prendre garde à ne pas croire que tout ce qui est écrit dans le livre s’est passé dans la réalité car les évènements qui se déroulent dans la troisième partie ont tous, ou presque, été inventés par exemple.

Au delà du sujet, que je trouve passionnant, j’ai beaucoup aimé suivre les destins des trois personnages féminins principaux – elles sont toutes les trois des femmes fortes qui marquent les esprits et en particulier les esprits des trois hommes qui font office de narrateur dans chacune des parties du livre.

Je n’ose trop en dire, de peur de vous gâcher une éventuelle future lecture (d’autant qu’il me semble difficile de parler d’un livre dont les trois parties se différencient autant) mais Love and Treasure est un livre que j’ai beaucoup aimé dans l’ensemble et que je vous conseille.

Un peu de mystère, une intrigue dans le monde de l’art, une pincée d’amour et le tout sur fond historique… À découvrir!

(En français, le livre s’intitule Le Médaillon de Budapest.)

Est-ce que je vous ai donné envie de découvrir l’un de ces livres? Ou qui sait, peut-être les trois…?

La prochaine fois que je vous parlerai de livres, ce sera sur une BD, un classique de la littérature britannique et L’Héritage, le livre du club-lecture du mois de février (que j’ai lu avec un petit décalage par rapport aux autres membres du club…). Et vous, qu’avez-vous lu de passionnant dernièrement?

Je vous souhaite une belle semaine et vous retrouverai demain pour ma sélection d’articles à lire!

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Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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6 Commentaires

  • Répondre Camomille 21 mars 2016 at 13 h 29 min

    J’ai pensé exactement la même chose que toi de l’île mystérieuse! Je ne sais pas si je vais me relancer dans un Jules Verne tout de suite par contre!

    Et les deux autres livres me tentent bien, merci pour les références car je n’en avais jamais entendu parler… et pour ne rien gâcher leurs couvertures sont sublimes! :)

    • Répondre Laurelas 12 avril 2016 at 17 h 10 min

      En terme de livres anglo-saxons, je les choisis à 85% à cause de leur couverture je dois dire :D
      (et je ne me relancerai pas de suite dans un Jules Verne non plus, une trop grosse PAL!)

  • Répondre Jules 22 mars 2016 at 18 h 14 min

    Tu m’as vraiment donné envie de lire The Rabbit Back Literature Society (j’avoue, la couverture aussi donne envie haha). Il est déjà dans mon panier Amazon ;)
    Concernant Jules Verne, je n’ai encore jamais lu cet auteur, enfin si, le début de Voyage au Centre de la Terre ainsi que le début de l’Île Mystérieuse mais je ne les ai jamais continué. Peut-être qu’un jour, j’aurais le courage et l’envie de reprendre ces deux lectures :)

    Bises <3

    • Répondre Laurelas 12 avril 2016 at 17 h 05 min

      J’espère qu’il te plaira si tu le lis (tu m’en diras des nouvelles!) et qu’un jour Jules Verne te séduira de nouveau :)
      Bises :)

  • Répondre Eleanor 23 mars 2016 at 17 h 10 min

    Je fais partie de ceux qui n’ont pas aimé The Rabbit Back Literature Society, je n’ai pas accroché à l’ambiance que j’ai trouvé dérangeante comme tu le dis, voire même malsaine.

    Le dernier livre dont tu parles me tente beaucoup, je le note dans ma liste à lire (et cette couverture, whouah <3)

    En ce moment, je dévore (enfin pas trop vite, car j'essaye de le savourer ^^) le dernier livre de Camilla Läckberg qui est sorti en anglais avant la version française (et je n'ai pas pu attendre mi-mai). :-)

    • Répondre Laurelas 12 avril 2016 at 17 h 03 min

      Je comprends pour The Rabbit Back, c’est vraiment.. particulier. Mais pour une raison obscure, moi ça m’a plu (même si je ne le relirai sans doute pas ET que ce n’était pas LA lecture du siècle) – si tu lis Love & Treasure, j’espère qu’il te plaira davantage :)