Spotlight

Septième Art 19 février 2016 Laisser un commentaire

Spotlight

Jusqu’ici, cette année 2016 aura vu sortir de très bons films au cinéma et parmi eux, Spotlight, dont je voulais vous parler depuis un petit moment déjà.

Dès le moment où j’ai vu la bande-annonce, appâtée par un casting intéressant, je savais que je voulais voir ce film. Mais je savais aussi que le sujet même du film était un sujet difficile, face auquel je ne resterais pas de marbre. (Et j’avais raison.)

Spotlight retrace l’enquête des journalistes d’investigation du Boston Globe qui, en 2001, ont mis en lumière le scandale des prêtres pédophiles au sein de l’Église Catholique, un scandale qui s’est étendu au monde entier et a eu des répercussions de taille…

Spotlight

L’une des forces et qualités de ce film, c’est son extrême sobriété – pas d’artifices inutiles, pas de sensationnalisme ni d’excès de dramaturgie hollywoodienne, mais une grande pudeur et beaucoup de simplicité.

La mise en scène, très classique, très sobre, nous emmène petit à petit au cœur d’une enquête aussi fascinante et passionnante que glaçante, et c’est amplement suffisant pour créer chez le spectateur abasourdissement et révolte.

Le rythme du film est plutôt soutenu, mais ne nous perd pas pour autant, et tout comme la mise en scène, les dialogues sont bruts et francs, sans fioritures: le scénario nous mène droit au but, sans détours, sans emphase mais avec efficacité.

Le casting, lui, est exceptionnel et totalement à la hauteur de cette sobriété. Aucun acteur ne semble s’imposer face à la caméra et chacun d’entre eux a son importance.

Michael Keaton, tout en gravité et finesse, Mark Ruffalo, peut-être dans la peau du personnage qui semble prendre le plus à cœur toute cette enquête, mais aussi Rachel McAdams, qui ne lâche rien, Stanley Tucci, brut, sincère et dévoué, Liev Schreiber, la force tranquille… Bref, ils mériteraient tous d’être cités tant chacune de leurs interprétations sonnait juste. 

En somme, Spotlight, sans s’attarder sur un trop grand nombre de témoignages de victimes, sans non plus accabler encore davantage les coupables (savoir ce qu’il s’est passé suffit, on ne tombe pas ici dans le piège du sensationnalisme) ni développer inutilement les personnalités des journalistes en charge de l’affaire, aura réussi à se concentrer sur l’enquête et sur les faits, sur un ton quasi documentaire. 

Et moi, cette sobriété, ce professionnalisme dans cette façon de rapporter les faits, ça m’a encore davantage touchée. J’ai vibré au rythme de l’enquête, au rythme des découvertes des journalistes, toujours plus sordides, toujours plus incroyables… et quand les lumières se sont rallumées, j’étais un peu sonnée et il m’a fallu un instant pour digérer tout ça.

Spotlight est donc un film passionnant et intense, de par son propos, sobre et mesuré dans sa forme et servi par un casting brillant – un film au sujet délicat, difficile, mais qui ne laissera personne indifférent.

De mon côté, au-delà de l’horreur du propos, j’ai été fascinée par le travail journalistique mis en œuvre et dépeint dans Spotlight. D’ailleurs je ne pense pas être la seule à être sortie du cinéma en me disant que journaliste d’investigation, ça doit être un travail passionnant. (Sûrement difficile, aussi, mais passionnant avant tout.)

Est-ce que vous avez vu Spotlight? Qu’en avez-vous pensé?

Normalement je retourne au cinéma ce soir, sans doute pour aller voir Free Love, qui me semble lui aussi très intéressant… Si c’est le cas, je vous en toucherai un mot, bien évidemment! 

Passez une belle journée!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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8 Commentaires

  • Répondre Pauline 19 février 2016 at 10 h 40 min

    J’ai été sonnée et impressionnée par ce film également. J’ai trouvé le casting d’une justesse incroyable, avec un coup de ♥ pour Mark Ruffalo que j’apprécie toujours énormément, je trouve qu’il dégage une sensibilité dingue, il vibre dans beaucoup de ses rôles et dans celui-ci y compris.
    Je te rejoins sur tous les points, je crois que rien ne m’a déplu dans ce film, j’ai été happée et estomaquée, tour à tour révoltée et accablée d’une grande tristesse – c’est le pendant des histoires vraies bien racontées je trouve, de se dire que non, ce n’est pas une fiction.
    Merci pour cette revue ! Bisous ♥

  • Répondre Apolline 19 février 2016 at 15 h 31 min

    La semaine dernière j’ai découvert la bande annonce de Spotlight, juste avant d’aller au ciné avec mon amoureux. Et nous avons longuement hésité, à cause du sujet effectivement, qui ne me laisserait pas de marbre non plus. Et aussi parce que nous avions peur que le film soit un peu « plat », sans rebondissements. Bon comme on hésitait entre beaucoup de films, on n’a finit par aller voir les Tuches, ah ah!
    Ton article me donne de nouveau envie d’aller voir Spotlight et je crois que dimanche je me ferais une séance solo! Enfin avec Mark Ruffalo :)

  • Répondre Aurore 19 février 2016 at 17 h 15 min

    Je suis complètement d’accord, ce film est super maitrisé, efficace et sobre !

  • Répondre tinalakiller 19 février 2016 at 19 h 42 min

    Un excellent film, sobre mais efficace, respectueux tout en restant révoltant, et porté par un très bon casting.

  • Répondre Tiphaine 19 février 2016 at 23 h 11 min

    Je l’ai vu il y a presque deux semaines maintenant avec ma belle-sœur; et, comme toi, on a toutes les deux beaucoup appréciés ce film qui traite d’un sujet difficile avec beaucoup de brio et de justesse. Le casting y est brillant et joue avec beaucoup de finesse.

  • Répondre Aurélie 20 février 2016 at 0 h 43 min

    J’ai délaissé le cinéma ces derniers temps mais en regardant la bande annonce, celui-ci sera mon prochain film. Avec un sujet aussi difficile à aborder, l’angle de la sobriété me semble tout à fait juste, merci pour cette revue détaillée du film, j’ai hâte de le voir.

  • Répondre la Fourmi Elé 2 mars 2016 at 10 h 47 min

    Encore de chouettes liens à découvrir ! Cette rubrique me plaît beaucoup !
    Merci merci
    PS : 27 ans ça passe tout seul !! c’est bien plus tard que ça commence à être douloureux ! Jusqu’à 35 c’est du velours et après aussi ! il suffit de voir la vie du bon côté !!

    • Répondre Laurelas 8 mars 2016 at 22 h 40 min

      Hihi, c’est noté :)