To Rome with Love

Septième Art 14 juillet 2012 Laisser un commentaire

Woody Allen, ce réalisateur infatigable qui continue de produire un film tous les ans, est resté, cette année encore, en Europe. Après Paris, Londres et Barcelone, on se retrouve à Rome dans ce film justement nommé: To Rome With Love.

Est-ce qu’un semblant de synopsis est réellement nécessaire? Car ce film est un film choral, ou patchwork – et pourtant ses différents personnages ne se croisent même pas. Il s’agit donc plutôt de quatre histoires distinctes, ayant toutes pour écrin la belle ville de Rome. Histoires d’amour, de célébrité et d’opéra… Histoires de fantasmes aussi.

On retrouve dans To Rome With Love, Woody Allen lui-même, dans son immuable rôle de névrosé hypocondriaque, mais aussi Pénélope Cruz, Alec Baldwin, Roberto Benigni, Jesse Eisenberg, Ellen Page… Bref, que du beau monde.

J’ai beaucoup apprécié le spectacle – c’est frais, c’est léger, et je crois que c’est vraiment un film qui ne se prend pas au sérieux. Peut-être que le fait que l’Italie est un de mes fantasmes actuels y est pour quelque chose, je ne sais pas – on y voit en effet beaucoup Rome et ses alentours. (Ce qui est aussi assez logique me direz-vous..)

Absurde est aussi un des premiers mots qui m’est venu à l’esprit en sortant de la salle. Je ne veux pas vous gâcher le plaisir de découvrir par vous même ce que j’entends par là… Mais sachez qu’on rit beaucoup devant l’absurdité de certaines situations.

C’est un film qui raconte des fantasmes – peut être que l’absurdité vient aussi de là. Est-ce que tous les fantasmes sont bons à être assouvis? Pas sûr. L’un assouvit son fantasme d’opéra, l’autre de mise en scène. L’une se met en scène, justement, et crée un fantasme. Pénélope Cruz? Un fantasme. Alec Baldwin? Vous verrez bien.

Quand on commence à y réfléchir, cela saute aux yeux, il y en a partout, et Rome devient presque une ville onirique. A se demander si tout cela est bien réel…

Mais évidemment que rien ne l’est, nous parlons ici de cinéma! Drôle de mise en abyme.

Bon, à travers ces quatre histoires, Woody Allen a quand même glissé une certaine critique de notre société actuelle, constamment en quête de célébrité, insatisfaite et superficielle. Pour ne rien gâcher, je ne vais pas vous donner de détails, mais bon, je trouve que ce n’est pas le plus intéressant finalement. Bien sûr que cela a son importance, et pousse quelque peu à la réflexion, mais à cette douce-amère réflexion je préfère la légèreté.

Petits bémols? Il y en a. Notamment au niveau du scénario, qui est très, très léger. Moi je m’en contre-fiche personnellement ici, le film est autrement charmant. Et puis je vous l’ai dit, Woody Allen ne semble pas se prendre au sérieux… Mais je sais que certains regretteront cet aspect, ce manque de profondeur. Vous êtes avertis.

Pour ma part, le seul autre bémol de ce film c’est… Ellen Page, Jesse Eisenberg et Alison Pill qui sont de véritables têtes à claques. Mais ça c’est hautement personnel, et cela n’a presque rien à faire avec leurs rôles dans To Rome With Love. Presque.

Je vous conseille donc d’aller voir le dernier Woody Allen si vous n’êtes pas contre un peu de romantisme, de nostalgie, de légèreté voire de douce mélancolie sur fond Romain. C’est un film parfait pour occuper un dimanche après-midi pluvieux et apporter un peu de soleil en ce mois de juillet bien frais.

Charmant, non? N’hésitez pas à me faire part de vos impressions si vous l’avez déjà vu!

Passez un bon week-end!

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1 Commentaire

  • Répondre Mona 15 juillet 2012 at 14 h 25 min

    Je l’ai vu, j’ai ri, mais effectivement, j’ai trouvé le scénario complètement creux, un peu dommage ! Mais il y a la Ville, alors tout va bien.