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Septième Art

Monthly Movie Digest #4

Septième Art 21 mai 2018 Laisser un commentaire

Avant que je ne prenne trop de retard, découvrez aujourd’hui une nouvelle édition de mon « Monthly Movie Digest » qui parlera de ces quelques films vus le mois dernier – un mois, comme vous pouvez déjà le constater, où je n’ai pas été très souvent au cinéma

Par manque de temps, mais peut-être aussi par manque d’intérêt, peu de films m’ayant donné très envie de filer au cinéma le temps d’une séance.

Mais trêve de bavardages, place à mon avis sur les trois films assez atypiques que j’ai vu au cinéma en avril dernier!

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

La Mort de Staline, une film d’Armando Iannucci

Inspiré de faits très réels, qui se sont déroulés à l’aube de la mort de de Staline en 1953, on assiste ici à une satire politique, ou encore une formidable farce qui met en scène l’entourage du dictateur dans sa course au pouvoir…

Si j’ai un peu oublié ce qu’il s’est passé en URSS après la Seconde Guerre Mondiale (mes cours d’histoire du lycée sont bien loin!) je ne crois pas qu’il soit nécessaire de connaître les véritables détails de l’histoire pour apprécier La Mort de Staline, qui, malgré ses prises de libertés et son ton caricatural, reste (ironiquement) assez proche de la réalité en fin de compte.

L’humour est omniprésent, très noir, très anglais et très grinçant, et ce dès la première scène qui est assez géniale. (En revanche, à quelques minutes de la fin, j’ai trouvé que l’humour s’essoufflait un peu, et j’étais assez contente de voir le film enfin se terminer)

C’est à travers cet humour poussé à son paroxysme, ces répliques plus caricaturales les unes que les autres et l’absurdité des situations, que l’horreur et la violence arbitraire du régime stalinien est d’autant plus glaçant. Alors oui, c’est drôle, même très drôle, mais à la fin, on finit un peu par rire jaune…

Les acteurs qui composent le casting de La Mort de Staline sont tous assez remarquables, Steve Buscemi en tête, sauf peut-être l’acteur qui incarne Staline lui-même, mais comme après tout il n’est pas très longtemps à l’écran, ce n’est pas bien important.

Si les satires politiques et l’humour anglais vous plaisent, nul doute que ce film vous plaira, mais sinon, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un film à ne pas manquer…

En revanche, si ce type de film vous plaît, bien qu’il s’agisse moins d’une satire, je vous recommande chaudement To Be or not To Be (Jeux Dangereux en VF) un film de 1942 de Ernst Lubitsch dont l’action se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale. Je ne l’ai pas vu depuis longtemps, mais c’est un classique à ne pas manquer, pour le coup!

Et vous, avez-vous vu La Mort de Staline?

L’Île aux Chiens, un film de Wes Anderson

En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

Ah, Wes Anderson et ses films aussi jolis qu’atypiques… Je ne pouvais pas manquer d’aller voir son dernier opus, et je n’ai pas été déçue!

L’Île aux Chiens est à la fois une tendre fable humaniste, peuplée de chiens plus humains que leurs maîtres et une allégorie politique assez ambitieuse (et complètement dans l’air du temps). On y retrouve évidemment la patte de Wes Anderson, son humour pince-sans-rire, sa poésie, ses acteurs fétiches et l’émotion en embuscade qui prend souvent le spectateur par surprise.

L’univers visuel du film est incroyablement riche et on dirait qu’aucun détail n’a été laissé au hasard – les plans de caméra, les couleurs, la mise en scène… C’est beau et c’est un vrai bonheur, d’autant plus quand on apprécie le stop-motion.

À découvrir et regarder avec des yeux d’enfant, pour se laisser emporter par la douce mélancolie de l’univers d’Anderson où l’amitié l’emporte sur tout.

Je vous le conseille chaudement, pour peu que l’univers du cinéaste vous plaise!

Si vous l’avez vu, qu’en avez-vous pensé?

Jersey Affair, un film de Michael Pearce

Dernier film visionné le mois dernier au cinéma, et probablement l’un des plus étranges également

Dans Jersey Affair, on rencontre Moll (Jessie Buckley) une jeune femme tourmentée dont la mère ne cesse de la surveiller, qui tombe rapidement dans les bras de Pascal (Johnny Flynn), un homme mystérieux et très vite soupçonné d’être à l’origine des viols et des meurtres commis sur des jeunes filles.

Pour tout vous dire, nous sommes sortis du cinéma en nous demandant ce qu’on venait juste de voir, encore un peu sous le choc d’un film auquel nous ne nous attendions pas. Alors je vous préviens: Jersey Affair (Beast en VO) est un thriller psychologique bien plus inquiétant qu’il n’en a l’air.

Si le début du film semble presque inoffensif, ce dernier prend très vite une tournure extrêmement oppressante qui m’a, personnellement, mise très mal à l’aise. J’ai tremblé, j’ai retenu mon souffle et je me suis interrogée – difficile de démêler parfois le vrai du faux, l’imaginaire du réel… De ce point de vue, le film est une réussite, et son atmosphère inquiétante est parfaitement mise en scène.

Du côté des acteurs, Johnny Flynn, déjà vu et adoré dans la série Lovesick, est assez incroyable dans un rôle aux antipodes de celui qu’il tenait dans Lovesick justement. Quant à Jessie Buckley, elle est formidable dans un rôle difficile à définir, tourmenté et puissant à la fois.

En revanche, on peut regretter une certaine lenteur dans le rythme (qui renforce néanmoins l’aspect angoissant de l’intrigue) et un scénario parfois alambiqué, au propos excessif – je n’ose trop vous en dire, mais je pense à certaines scènes de la deuxième moitié du film qui sont un peu too much

En fin de compte, Jersey Affair est un excellent thriller, oppressant et effrayant à souhait, dont on ne soupçonne absolument pas le dénouement. À voir, mais attention, il faut parfois avoir le cœur bien accroché et aimer les polars à l’atmosphère languissante et opaque.

Est-ce que vous avez vu Jersey Affair?

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En ce moment, le temps me file encore plus entre les doigts, sans oublier que je suis traversée de plusieurs tourments intérieurs (toujours liés à ma vie professionnelle) qui me rendent souvent d’humeur changeante et jamais sûre de rien.

Alors j’essaie d’y voir plus clair et quand je n’y arrive pas, je me change les idées comme je peux, notamment en passant du temps avec celui qui devient peu à peu ma personne favorite au monde… Et puis je vais au cinéma, et ça, souvent, ça reste le meilleur moyen pour moi d’arrêter de ruminer les mêmes choses. (Au moins le temps d’une séance)

Pour l’édition de mai, je sais déjà que je vous parlerai du dernier Avengers (que j’ai déjà vu deux fois) et de Plaire, Aimer et Courir Vite, tous les deux des coups de cœur dans leurs catégories respectives. D’autres films à me conseiller pour les jours à venir?

J’espère que cet article vous aura plu, et peut-être donné envie de regarder l’un ou l’autre de ces films…

Belle semaine!


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Monthly Movie Digest #3

Septième Art 29 avril 2018 Laisser un commentaire

Vite, vite, avant que le mois se termine (mais où passe le temps?!) je vous emmène avec moi aux séances ciné qui ont jalonné mon mois de mars dernier avec une nouvelle édition du « Monthly Movie Digest ».

Le mois de mars aura été un peu moins prolifique en séances cinéma, pour cause de week-ends à la campagne (qui m’ont donc empêché d’aller au ciné le vendredi soir comme je le fais très souvent) mais j’ai tout de même pu voir quelques films qui me tenaient à cœur

Je vous laisse découvrir tout cela de ce pas!

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

Lady Bird, un film de Greta Gerwig

Ce film d’ado, qui ne ressemble à aucun autre film d’ado, suit la dernière année de lycée de Christine, autrement dit « Lady Bird » (Saoirse Ronan), une jeune femme fantasque et vive, entre ses disputes avec sa mère (Laurie Metcalf) et ses déboires d’adolescente un peu butée et un peu naïve parfois…

Lady Bird est un film doux, drôle, plein d’une nostalgie et d’une ambiance un peu sépia digne des plus grands films indé. L’intrigue n’est pas follement originale, mais c’est un des aspects que j’ai trouvé les plus intéressants: montrer la vie adolescente dans toute sa simplicité, sa candeur presque.

Le film est porté par Saoirse Ronan, pétillante, touchante et drôle, mais les seconds rôles ne sont pas en reste, notamment Laurie Metcalf, dans un rôle très juste de mère un peu perdue face à sa fille qui grandit sans doute trop vite à son goût.

On sourit devant les répliques de l’héroïne, devant ses expériences amoureuses (souvent) un peu foireuses et on retrouve un peu de sa propre adolescence à travers celle de Christine et de ses amis…

Peut-être que je m’attendais à quelque chose de plus grand, de plus émouvant encore, mais ça ne m’a pas empêché d’être attendrie devant cette chronique tragi-comique d’une adolescence à la complexité savamment (et simplement!) retranscrite à l’écran et dans laquelle on peut tous se retrouver, ne serait-ce qu’un peu (même si le film a une dimension très « américaine » tout de même).

Ce n’est peut-être pas un film inoubliable, mais je le reverrai avec plaisir un dimanche d’automne pluvieux, avec un café à la main (et des cookies pas très loin), lovée dans ma nostalgie et mes propres souvenirs de jeunesse…

Ah et aussi, j’ai trouvé ça assez rafraichissant de voir un film qui traite de l’adolescence avec autant d’authenticité – on est plutôt loin du cliché de la high school, tel qu’on le voit d’habitude dans les fictions américaines. Bref, c’est un film indé, et j’aime bien ça moi.

Et vous, avez-vous vu Lady Bird? Qu’en avez-vous pensé?

Call me by your Name, un film de Luca Guadagnino

Adapté d’un roman d’André Aciman (qui est donc depuis sur ma pile à lire), Call me by your Name a pour héros le jeune Elio Perlman que l’on suit dans ses journées de vacances en famille, qu’il passe à lire, jouer de la musique et flirter avec son amie Marzia. Mais l’arrivée d’Oliver, un doctorant américain qui vient travailler aux côtés du père d’Elio (éminent professeur spécialisé en culture greco-romaine) va bouleverser cet été ensoleillé…

Porté par une douce indolence, Call me by your Name est un film d’une beauté lumineuse et délicate qui résonne encore longtemps après – et pourtant, ce n’est pas un film qui plaira à tout le monde.

Notamment parce qu’il s’agit d’un film relativement contemplatif, où l’intrigue – la naissance du désir et de l’émoi sexuel – n’avance que très lentement. Si je me suis parfois un peu ennuyée au début, je me suis ensuite laissé emporter par cette douce ambiance estivale italienne qui nous ferait presque sentir le parfum du soleil sur la peau

D’autant que les décors et l’ambiance générale du film sont formidablement mis en scène. Qui ne rêverait de passer son été dans une ville italienne, en lisant toute la journée, tendrement entouré par des parents intellectuels avec lesquels les échanges se font dans trois langues différentes? (Ça paraît un peu snob, dit comme ça, mais ça me semble idyllique)

Call me by your Name est en outre un superbe écrin pour Thimothée Chalamet, l’acteur qui incarne Elio (et que l’on retrouve d’ailleurs aussi dans Lady Bird). Il brille d’une présence solaire, confiante, pourtant ébranlée face au désarroi amoureux et son interprétation est d’une finesse et d’une sensibilité incroyable.

Arnie Hammer, l’autre héros du film, qui incarne Oliver, paraît être tout l’opposé d’Elio. Imposant là ou Elio est plus frêle, confiant et presque insolent parfois quand Elio semble plus réservé… Et évidemment, le duo fonctionne à merveille.

Bref, c’est un film d’une sensualité fiévreuse qui se ressent plus qu’il ne se regarde, un film qui m’a donné envie de vacances en Italie, d’étreintes moites et d’insouciance… J’ai particulièrement été touchée par le discours bienveillant et touchant du père d’Elio à la toute fin du film et par cette sensibilité, ce raffinement exquis et cette délicatesse distillés tout le long du film.

Un film auquel je ne m’attendais pas, qui m’a touché d’une façon inattendue et que je ne peux que conseiller à ceux qui n’ont pas peur d’un film qui brille davantage par son atmosphère et ses émotions que par son intrigue (somme toute assez rapidement racontée).

Avez-vous vu Call me by your Name? Vous a-t-il aussi plu qu’à moi?

Black Panther, un film de Ryan Coogler

Un mois après sa sortie, nous ne pouvions pas manquer d’aller voir Black Panther, l’un des derniers films de Marvel (à l’heure où je vous écris, Avengers: Infinity War vient de sortir: on ne les arrête plus!) qui met en avant le peuple des Wakanda, T’Challa leur souverain et les épreuves qu’il doit affronter aussi bien au sein de sa propre nation que face au monde entier...

Si je n’ai pas vu tous les films Marvel qui composent le Marvel Cinematic Universe (qui inclut aussi les séries, c’est titanesque et si vous voulez tout regarder dans l’ordre voici une piste) et que je regarde ces films en dilettante, ça ne m’empêche pas de vouloir presque toujours aller voir le dernier Marvel en salles. Et ce malgré leur caractère quand même hyper prévisible: on va dire que c’est mon petit plaisir coupable, au même titre qu’un film de Disney!

Et y’a pas à dire, Black Panther est un des plus réussis de ces dernières années. Il mêle ingénieusement tradition et modernité en mettant en avant un héros noir-africain et des problématiques sociales et politiques qui font écho à nos propres problématiques actuelles.

Si les scènes d’action m’ont semblé parfois un peu illisibles (un écueil des films de ce genre) elles sont tout de même souvent très jouissives à regarder et c’est aussi ça que l’on cherche en allant voir un film Marvel.

Le casting est plutôt chouette, et pour une fois, les personnages féminins ne sont pas juste là pour faire jolis – le personnage de Lupita Nyong’o est plutôt indépendant et intéressant, même si bon, on reste dans un film dominé par des hommes (mais ceci est une autre histoire).

Et si Chadwick Boseman, qui incarne T’Challa, est plutôt convaincant, j’ai tout de même trouvé qu’il manquait un peu de prestance et de charisme pour un héros Marvel… Un charisme qu’on retrouve en revanche chez son antagoniste, Erik Killmonger, incarné par le charmant Michael B. Jordan.

Black Panther est donc un bon divertissement, que je recommande aux amateurs du genre s’ils ne l’ont pas déjà vu, et que je salue pour sa modernité et sa mise en avant d’une culture africaine trop souvent oubliée au cinéma « grand public ».

Est-ce que vous l’avez vu de votre côté?

The Disaster Artist, une film de James Franco

Vous avez déjà regardé The Room, le film de Tommy Wiseau et aussi le pire nanar de l’histoire? Si non, regardez-le avant d’aller voir The Disaster Artist, étant donné que ce dernier retrace l’élaboration de ce film, à travers l’amitié de Tommy Wiseau et Greg Sestero, des débuts où The Room n’est qu’un projet un peu fou, jusqu’à sa sortie en salles, en passant par le tournage, marqué par les bizarreries de son réalisateur…

Il est certain que The Disaster Artist ne s’adresse pas à tout le monde – je ne connaissais pas du tout The Room, jusqu’à ce que Pauline m’en parle il y a quelque temps et si c’est un film qui a beau détenir le titre de pire nanar de l’histoire, il est certain que tout le monde ne s’intéresse pas à ce type de cinéma.

Bref, avant d’aller voir The Disaster Artist j’ai donc vu The Room, qui mérite amplement son titre et m’a laissé sans voix tout le long (« mais comment peut-on réaliser un film aussi nul?! ») mais m’a aussi beaucoup faire rire par son absurdité.

Le film de James Franco est comme un sorte d’hommage à celui de Tommy Wiseau, bien que ce dernier ne soit pas présenté sous son meilleur jour: sorte de « monstre » sans âge, dont on ignore les origines, capricieux et au comportement clairement infantile, Tommy est aussi agaçant, étrange qu’attendrissant.

L’interprétation de James Franco en Tommy Wiseau, justement, est incroyable. Le mimétisme est parfait et très précis, mais ne tombe pas pour autant dans la caricature moqueuse et le tout est en réalité assez touchant (bon et très drôle, c’est indéniable).

Que Greg Sestero soit interprété par Dave Franco, le petit frère de James, apporte, je pense, une dimension supplémentaire à la relation de ces deux personnages, forte et hors du commun dans la réalité comme à l’écran.

Enfin, à travers The Disaster Artist, James Franco signe aussi un vibrant hommage au septième art et à la ténacité créatrice d’un réalisateur qui ose aller au bout de ses rêves, envers et contre tout.

Si j’ai plutôt bien aimé ce film, qui reprend notamment les scènes les plus cultes de The Room (et c’est très bien fait et très drôle), j’ai parfois trouvé le rythme inégal et le temps un peu long… Mais ne serait-ce que pour James Franco habité par le personnage de Tommy Wiseau, je n’ai pas regretté d’être allé le voir!

Alors, The Disaster Artist, vous l’avez vu vous?

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Je n’ai pas tout à fait réussi à tenir ma résolution cinématographique (d’aller au ciné au moins une fois par semaine) ces dernières semaines, celles-ci ayant été plutôt chargées professionnellement, personnellement et émotionnellement… mais à vrai dire, il n’y a pas beaucoup de films qui me tentent en ce moment. Vous me conseillez d’aller voir quoi, vous?

Pour la prochaine édition, qui verra le jour d’ici quelques semaines si tout va bien, je vous parlerai des trois films vus ce mois-ci (quand je vous disais avoir été trop peu au cinéma!): La Mort de Staline, L’Île aux Chiens et récemment Jersey Affair.

Peut-être que j’irai davantage au cinéma en mai? (Croisons les doigts…)

J’espère en tout cas que cette revue vous a plu et vous aura peut-être donné envie de voir quelques uns des films dont je vous ai parlé!

Je vous souhaite une belle journée et d’avance, une belle semaine ♡


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Monthly Movie Digest #2

Septième Art 16 mars 2018 Laisser un commentaire

C’est de nouveau le moment pour moi de vous parler de cinéma, avec la seconde édition de mes « Monthly Movie Digest », ma nouvelle façon de vous parler de ces films que je suis allée voir au cinéma le mois dernier.

Je reste jusqu’ici fidèle à ma résolution d’aller au moins une fois par semaine au cinéma et février aura été un mois plutôt chouette, avec des choix de films très variés (et même un documentaire!) qui correspondent tous à mes genres et atmosphères de prédilection…

Sans plus attendre, voici ce que j’ai pensé de mes séances du mois de février!

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

The Greatest Showman, un film de Michael Gracey

Inspiré par l’histoire de P.T. Barnum (ici interprété par Hugh Jackman) cette comédie musicale met en scène les débuts du show-business à travers la joyeuse troupe de freaks qui gravite autour de Barnum et de sa folie des grandeurs.

Si le film peut rappeler quelque peu Moulin Rouge! notamment à travers son mélange des genres et des époques, ainsi qu’à travers son caractère spectaculaire, la comparaison s’arrête là – The Greatest Showman est beaucoup plus riche en bons sentiments et convenu que le film de Baz Luhrmann (qui reste à ce jour l’un de mes films favoris de tous les temps).

Sans nier l’enthousiasme communicatif de ce film (en majeure partie grâce à l’interprétation énergique et lumineuse de Hugh Jackman) dont on ressort avec le sourire, mine de rien, il n’en reste pas moins dénué d’un certain relief et un peu trop sirupeux à mon goût.

Les décors et les costumes sont réussis et il y a un petit je-ne-sais-quoi de merveilleux dans cette histoire qui incarne que trop bien le rêve américain… mais ça ne suffit pas, il y a beaucoup trop de bons sentiments (les scènes sentimentales sont quasiment caricaturales) et pas assez de profondeur au cœur de cette intrigue.

Ça aurait pu être intéressant de se pencher davantage sur les freaks qui composent la troupe de Barnum, pour promouvoir davantage la tolérance par exemple, non? (Et sinon, quid de la femme à barbe qui s’épile les aisselles?! Cette question me taraude encore à ce jour…)

En somme, si l’on prend The Greatest Showman pour un simple divertissement qui en met plein les yeux, c’est réussi, mais gare à ne pas en attendre davantage!

Et vous, qu’avez-vous pensé de The Greatest Showman?

Wonder Wheel, un film de Woody Allen

Dans ce nouvel opus de Woody Allen, qui sent bon le pop corn et la barbe à papa, se trame un drame dont Ginny (formidable Kate Winslet) est au cœur, entre amour, trahisons et nostalgie…

La théâtralité assumée de Wonder Wheel peut dérouter de prime abord (du moins, c’est mon ressenti, face à certaines scènes qui semblent en « faire trop » ou qui sonnent un peu faux) mais on retrouve vite l’atmosphère doucement surannée et mélancolique propre aux films de Woody Allen.

L’intrigue du film n’est pas d’une grande profondeur, quoique tissée d’une dimension tragique dont la gravité est traitée presque avec désinvolture, mais ce n’est pas bien grave – les personnages qui y prennent vie sont bien plus intéressants, de même que l’esthétique globale du film.

Les jeux de lumière, de couleurs, sont particulièrement réussis et (vous vous en doutez peut-être) j’ai adoré cette immersion dans les années 50′ (une décennie dont l’esthétique me plaît tout particulièrement) et dans cet univers de fête foraine.

Comme évoqué précédemment, Kate Winslet tire véritablement son épingle du jeu dans son interprétation de Ginny, ex-actrice lunatique et malheureuse, au point d’éclipser le reste du casting, malgré un rôle que j’ai parfois trouvé trop bavard (problème récurrent parmi les personnages de Woody Allen).

Wonder Wheel, drame nostalgique, restera pour moi un beau film, visuellement parlant, mais il n’est pas inoubliable et m’a beaucoup moins touché que Minuit à Paris, qui est magique ou encore Blue Jasmine, lui aussi à la dimension tragique.

Peut-être avez-vous eu un ressenti différent face à Wonder Wheel?

Sugarland, un documentaire de Damon Gameau

Après en avoir entendu parler dans l’émission Grand Bien Vous Fasse que j’écoute presque tous les matins en podcast, je suis allée voir Sugarland presque sur un coup de tête – après tout je n’avais encore jamais été voir un documentaire au cinéma!

Sur un ton extrêmement ludique, Sugarland suit l’expérience de Damon Gameau, qui s’essaie à un régime riche en sucre pendant deux mois, mais uniquement en mangeant des aliments dits « sains », en majeure partie provenant de l’industrie agro-alimentaire.

Dans un savant mélange d’investigation et de vulgarisation scientifique, ce documentaire met en lumière à quel point le sucre peut être mauvais pour notre santé aussi bien physique que mentale, de façon assez pédagogique, mais surtout percutante.

C’est hyper intéressant, et aussi (il faut bien l’avouer) effrayant de constater à quel point le sucre peut avoir une si grande incidence sur notre santé – personnellement, je ne ressens pas le besoin de manger beaucoup de sucre, je suis plutôt un bec salé, mais ce documentaire m’a encore plus conforté dans mes habitudes alimentaires.

À voir absolument, parce qu’en plus d’être intéressant et instructif, c’est un documentaire vraiment bien fait, joyeux et presque divertissant!

Moi, Tonya (I, Tonya en VO), un film de Craig Gillespie

D’après l’histoire vraie de Tonya Harding, jeune patineuse artistique américaine qui fit grand bruit lorsqu’elle et son entourage ont été accusés d’avoir orchestrée l’attaque sur sa rivale Nancy Kerrigan, Moi, Tonya retrace les moments clefs de la vie et de la carrière de cette jeune patineuse qui dénote et dérange dans un milieu qui n’est pas tout à fait le sien…

Curieux mélange de tragi-comédie, à l’ironie acérée et au rythme soutenu, Moi, Tonya est un biopic, mais pas tout à fait – c’est un conte de fées dont la princesse, issue d’un milieu défavorisé, égérie de la culture white trash américaine, en sort brisée et désenchantée.

C’est à la fois brutal et dramatique (les scènes entre Tonya et sa mère, une formidable et méconnaissable Allison Janney, sont excellentes, dans une surenchère de vulgarité et de violence) mais aussi drôle et léger, aux dépens des personnages qui ne sont pas toujours montrés sous leur meilleur jour…

La mise en scène hachée mais parfaitement maîtrisée, qui intègre des points de vue face caméra des personnages qui témoignent de leur histoire (ce qui ajoute une dimension immersive très intéressante) est percutante et efficace. L’ensemble est merveilleusement bien accompagné par une bande-son d’époque qui souligne le dynamisme du film.

Enfin, Margot Robbie est incroyable, dans un rôle qui ne me semble pas si évident – elle compose entre naïveté, émotion et force et donne beaucoup de présence et de caractère au personnage ambivalent de Tonya. Quant aux scènes de patinage artistique, là où ça aurait pu être difficilement filmé (ou d’un certain ennui), au contraire, c’est extrêmement bien exécuté et beau.

Vous l’aurez compris, je l’espère, j’ai adoré Moi, Tonya, que je suis allée voir davantage par curiosité que par passion (et je suis un peu jeune pour avoir suivi cette affaire au début des années 90′) et dont je suis ressortie pleine d’enthousiasme. C’était probablement l’un de mes films préférés du mois dernier, c’est dire!

Et vous, avez-vous vu Moi, Tonya? Qu’en avez-vous pensé?

The Shape of Water (La Forme de l’Eau en VF), un film de Guillermo del Toro

Attendu avec impatience, The Shape of Water aura été un des plus jolis films que j’ai vu ces derniers temps.

Sorte de conte de fées d’un autre genre, avec l’Amérique de la Guerre Froide en toile de fond, on y rencontre Elisa, une jeune femme muette qui travaille comme femme de ménage dans un laboratoire gouvernemental ultra-secret qui, à son tour, rencontre une créature aquatique (et son geôlier) dont elle tombe sous le charme…

L’imagination et l’univers de Guillermo del Toro me plaisent généralement beaucoup (Le Labyrinthe de Pan est aussi effrayant que fascinant pour moi et j’avais adoré Crimson Peak pour son atmosphère gothique) et ce film ne fait pas exception – tout y est beau, des décors, tantôt chaleureux, tantôt plus froids, jusqu’aux costumes, en passant par l’atmosphère rétro et jazzy des années 60′, jusqu’à, évidemment, cette intrigue de conte de fées moderne.

On peut reprocher à The Shape of Water d’être un peu prévisible, un peu simpliste dans son intrigue, mais si effectivement l’histoire ne réserve pas de grands rebondissements, ça ne m’a pas empêchée d’être juste assez émerveillée et emportée par cette dernière… tout simplement parce que c’est beau, c’est léger (mais pas seulement) et que c’est une belle parenthèse de cinéma.

J’ai beaucoup aimé l’humanité du regard de la créature aquatique, l’espièglerie du personnage d’Elisa (et j’aime beaucoup Sally Hawkins), la douceur du duo qu’elle forme avec son ami et voisin Giles (Richard Jenkins) et Michael Shannon en antagoniste efficace (quoi qu’un peu caricatural, mais que voulez-vous, c’est un conte!).

Pour un moment de rêverie et de magie, The Shape of Water aura été parfait et j’en garderai un très bon souvenir, bien que le film n’entrera peut-être pas au panthéon de mes films favoris de tous les temps. Oh et la bande originale, composée par Alexandre Desplat, est vraiment très jolie aussi!

Est-ce que vous l’avez vu vous?

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En y regardant de plus près, le mois de février aura été marqué par des films qui invitent à la nostalgie, à la rêverie et la majorité d’entre eux ont un petit quelque chose d’un conte de fées… C’est, après tout, exactement le genre de films qui me plaisent – de ceux qui invoquent le merveilleux, qui emmènent dans un autre temps et ont un petit je-ne-sais-quoi de fantastique.

J’espère que cette nouvelle revue cinématographique vous a plu et peut-être inspiré à aller voir l’un de ces films au cinéma…?

De mon côté, j’ai déjà bien entamé le mois de mars au ciné, avec trois séances toutes très différentes mais toutes trois plutôt chouettes… Je vous en reparlerai le mois prochain!

Et vous, de beaux films à me conseiller d’aller voir au cinéma?

Très belle journée à tous!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

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Monthly Movie Digest #1

Septième Art 20 février 2018 Laisser un commentaire

Qui dit résolutions de cinéma, dit… nouveau format d’article? Ce premier « Monthly Movie Digest » sera peut-être ma nouvelle façon favorite de vous parler de cinéma (pour peu que j’arrive à être régulière) ou peut-être une fausse bonne idée, qui ne survivra pas l’année – seul l’avenir nous le dira!

C’est parce que j’ai décidé d’aller au cinéma bien plus souvent désormais (après tout, il faut bien mettre à profit ma carte de ciné!) et que jusqu’ici j’y suis en effet allée au moins une fois par semaine, que l’idée d’un article regroupant mon avis sur les différents films vus le mois précédent a doucement germé dans mon esprit…

D’autant que pour certains d’entre eux, il ne me semblait pas pertinent d’y consacrer un article, et pourtant j’ai quand même envie de vous en parler un tout petit peu. Je ne pense pas que ça m’empêchera d’écrire des articles plus longs à propos d’un seul film, mais ça, on verra bien.

Trêve de bavardages, place au cinéma!

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

Wonder, un film de S. Chbosky (adapté d’un livre éponyme de R.J. Palacio)

Inutile de vous écrire très longuement sur ce film dont je vous ai déjà parlé en début de mois de janvier, mais j’en garde encore un très bon souvenir – c’est un film tendre, enjoué et touchant, et probablement l’un de mes favoris du mois dernier.

Peut-être que vous avez pu voir à votre tour ce film lumineux et doux?

Star Wars – The Last Jedi, un film de Rian Johnson

Je suis allée voir ce second volet de la nouvelle trilogie Star Wars avec un enthousiasme enfantin et une certaine légèreté (j’aime beaucoup Star Wars, même si pour les « vrais » fans je suis sûrement hérétique, car je n’ai jamais vu la trilogie originale en entier…)(ne me jetez pas de cailloux, petite on m’a mise devant Sissi, Cendrillon et Les Aristochats!).

Par conséquent, j’ai passé un très bon moment entre scènes spectaculaires et moments d’émotion, sans jamais m’ennuyer, ravie de retrouver les personnages que j’ai tant aimé dans le premier volet (Poe, Rey et Kylo Ren bien sûr) et ravie de voir leurs relations évoluer (enfin du coup, surtout celle de Rey et Kylo Ren).

Comme dans tous les épisodes de Star Wars, il y a de l’humour et une certaine légèreté qui tranche avec le côté sombre d’une intrigue qui devient de plus en plus intense.

Si j’en crois les avis très divergents sur cet épisode (très vivement critiqué par les amateurs les plus fidèles de la franchise) il serait très inégal dans sa qualité – pourtant, mis à part quelques détails qui m’ont semblé un peu tomber comme un cheveu sur la soupe, je le redis, j’ai passé un très bon moment intergalactique! (Laissez-moi, je suis une enfant.)

Downsizing, un film de A. Payne

En voilà un drôle de film! Je suis allée le voir complètement par hasard, ce film qui envisage de « rapetisser » les humains pour pallier au désastre écologique qui se profile, et qui suit plus particulièrement la vie de Paul (Matt Damon) et ses aventures dans le monde des « petits »… et impossible, encore maintenant, de trancher: ai-je aimé ce film? 

Film d’anticipation à l’humour décalé, satire sociale, fable SF… difficile de mettre une étiquette sur un film qui multiplie les genres, inspire à la fois le rire et la perplexité tout en véhiculant un message intéressant et résolument d’actualité. L’ennui c’est qu’en mélangeant autant de choses, on s’y perd un peu, et l‘intrigue semble parfois un peu confuse.

Mention spéciale à Christoph Waltz et son personnage complètement farfelu et à Hong Chau, qui a probablement l’un des rôles les plus intéressants du film. (Par contre, j’ai été peu convaincue par Matt Damon sur ce coup-là…)

Peut-être trop ambitieux, finalement, Downsizing est une drôle de fable écologiste qui prête à sourire, mais dont on ne gardera (pour ma part du moins) pas un souvenir impérissable.

Le Grand Jeu (Molly’s Game en VO), un film d’Aaron Sorkin

Basé sur la véritable histoire de Molly Bloom, femme fatale des cercles de poker clandestins à Hollywood au début des années 2000, le film nous raconte le parcours (et le succès) de cette femme brillante qui évolue dans un milieu d’hommes… jusqu’à sa chute, aussi spectaculaire que son ascension.

Jessica Chastain est formidable dans ce film qu’elle illumine de sa présence, qu’elle soit à l’écran ou en voix off, faisant ainsi office de narratrice. La narration du film est d’ailleurs très dynamique, très riche, très (trop?) présente et nous entraîne au cœur des cercles de poker, entre manigances, techniques de jeu et autres personnages décortiqués à l’extrême.

C’est précis, très bien rythmé, presque chirurgical… mais si ça paraît flamboyant de prime abord, il y a comme une impression d’essoufflement au fur et à mesure de l’intrigue, qui « fatigue » un peu le spectateur qui ne sait peut-être plus très bien où donner de la tête. (Mais peut-être que j’exagère un peu.)

Cela dit, les prestations des acteurs, Jessica Chastain en tête (suivie de près par Idris Elba) ainsi que cette intrigue centrée sur la personnalité d’une femme forte (dont, soit-dit en passant, le corps n’est jamais objectifié!) m’ont suffi pour me faire passer un bon moment de cinéma.

Le Grand Jeu aura donc été pour moi un film captivant, bien qu’un peu dense, très bien rythmé, un peu intellectuel sur les bords, mais efficace et intéressant… quoique pas inoubliable!

La La Land, un film de Damien Chazelle

Est-il encore bien utile de vous présenter ce film, déjà vu et adoré l’an dernier à plusieurs reprises (je vous en parlais là, avec passion)?

Toujours est-il que je suis de nouveau allé le voir au cinéma, et cette séance avait une saveur toute particulière vu que c’était avec celui qui est aujourd’hui mon amoureux (et que ce film est un des détails qui nous a rapprochés). J’ai peut-être un peu moins pleuré à chaudes larmes (la pudeur d’une relation naissante, vous savez…) mais toujours autant aimé de tout mon cœur.

Et si vous ne l’avez toujours pas vu, qu’attendez-vous?! 

Three Billboards Outside Ebbing, Missouri, un film de M. McDonagh

Aussi inattendu que brillant, ce film, qui part de la fureur vengeresse d’une femme qui cherche à trouver le meurtrier de sa fille par tous les moyens, est une formidable fresque explosive dans l’Amérique profonde.

Si la bande-annonce fait croire (à tort) à un film au rythme enlevé, Three Billboards… est beaucoup plus surprenant et complexe qu’il n’en a l’air, aussi bien dans sa forme que dans son fond. On y découvre une galerie de personnages parfois torturés, excessifs et surtout excessivement profonds (sans en avoir l’air) qui ne sont jamais représentés avec manichéisme et qu’on aime avant de détester (et vice-versa).

Ce n’est jamais mièvre, mais parfois émouvant, grave et plein d’humour à la fois, et d’une violence brute qui pourtant ne tombe jamais dans la facilité. Les prestations des acteurs sont incroyables (mention toute particulière à Frances McDormand bien sûr, mais aussi à Sam Rockwell, le plus impressionnant de tous) et le scénario, les dialogues, sont d’une grande finesse.

En somme, ce film inclassable est d’une audace et d’une brillance assez rare. Et ça m’a sacrément donné envie de revoir Bons Baisers de Bruges, un des premiers films du réalisateur, et qui m’avait laissé un très bon souvenir à l’époque.

S’il ne fallait voir qu’un film de tous ceux dont je vous parle aujourd’hui, je crois que ce serait celui-ci!

Pentagon Papers (The Post en VO), un film de S. Spielberg

Retraçant la mise en lumière de scandales d’état grâce à la presse, dont la liberté est remise en cause à ce moment précis de l’histoire, le film promettait beaucoup de choses, mais s’est révélé être d’un ennui profond (du moins pour ma part).

Je lui reproche notamment une bien piètre pédagogie (si vous ne connaissez pas ce pan de l’histoire américaine, tant pis pour vous!) et un rythme bien trop inégal – c’est long, voire très long, et à la fin, eh bien je suis justement restée sur ma faim car tout s’est enchainé et terminé en quelques instants! Pourtant, visuellement, bien qu’un peu classique, c’est beau et l’immersion dans les années 70′ est efficace.

Et puis, comment ne pas saluer la présence de tous ces acteurs au talent indéniable? Cela dit, ici, je n’ai pas trouvé leurs prestations incroyables… Tout est un peu trop convenu, trop lisse et bien peu captivant. Moi qui m’attendais à une Meryl Streep dans un rôle fort et indépendant…(Elle n’est rien de tout cela et passe le film dans l’ombre des hommes qui l’entourent.)

Que c’est bavard, que c’est long et sans éclat… Non, vraiment, Pentagon Papers est bien loin de m’avoir passionnée et c’est bien dommage. (Pour que je m’endorme presque au cinéma, il faut vraiment le faire!)

**********

J’espère que ce nouveau format d’articles pour vous parler de cinéma vous plaît et qu’il vous aura permis de glaner quelques idées de films à regarder! N’hésitez pas non plus à partager avec moi vos ressentis, me dire pourquoi certains films vous ont peut-être davantage touché que moi, mais aussi à me dire si ce « nouveau » format vous plaît (ou non).

C’est en tout cas un exercice de synthèse pour moi (et ce n’est pas plus mal, vous connaissez mon amour de la digression et des grandes phrases) et toujours un bonheur de partager avec vous ce que j’ai aimé (ou non) sur grand écran!

Et vous, qu’avez-vous vu de chouette au cinéma dernièrement? (De notre côté, on a hâte d’aller voir Shape of Water!)

Passez une belle journée et à très vite…


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Wonder, un film bienveillant et joyeux

Septième Art 7 janvier 2018 Laisser un commentaire

Avant tout, je vous souhaite une très belle année 2018, qu’elle soit riche en belles découvertes et douce… Je n’avais pas tout à fait prévu de rester silencieuse par ici aussi « longtemps », sans même vous souhaiter de belles fêtes (j’espère qu’elles l’ont été!), mais comme tous les ans depuis quelque temps, le mois de décembre est sacrément éreintant, et lors de ma semaine de vacances de Noël, j’ai vraiment cherché à déconnecter de mon quotidien.

Mais je reviens doucement, maintenant que la vie a repris son cours normal, et avant de vous reparler un peu de l’année passée (et de l’année à venir)(quand j’aurai trouvé l’envie de l’introspection) il fallait absolument que je vous conseille Wonder, le premier film que je suis allée voir en cette nouvelle année, ce qui aura été l’une des meilleures décisions de la semaine!

Wonder, adaptation du livre éponyme de R.J. Palacio, raconte l’histoire de Auggie, un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a tenu éloigné de l’école… jusqu’à ce qu’il entre en CM2 dans une véritable école et se confronte pour la première fois au monde extérieur et au regard des autres. 

Avant d’aller voir Wonder, je n’avais pas vraiment vu sa bande-annonce, j’avais simplement lu son synopsis et avais été séduite par le casting (j’aime beaucoup Owen Wilson). Et si je me doutais que ce serait un film qui me donnerait le sourire, je n’avais pas anticipé à quel point il me toucherait.

Si l’intrigue peut faire craindre un traitement un peu trop simpliste d’une histoire où un enfant différent est confronté à un monde extérieur « normal », rempli de « méchants », sachez qu’il n’en est rien et c’est avec une simplicité et une authenticité prodigieuse qu’on suit l’incursion d’Auggie dans ce monde inconnu.

Superbement écrit, le film ne tombe jamais dans la caricature ou dans le pathos inutile, et l’histoire de ce petit garçon est racontée avec une légèreté et une sincérité rare.

On ne peut s’empêcher de sourire devant les dialogues où l’humour et l’esprit font mouche, de s’attendrir devant des personnages superbement interprétés et de verser quelques larmes (de joie) face à ce récit.

J’ai beaucoup aimé la façon dont l’histoire était racontée, et qui, me semble-t-il, a suivi la construction du livre dont le film a été tiré. En effet, cette année dans la vie de Auggie et de sa famille est en quelque sorte découpée en différentes narrations, qui laissent entrevoir les sentiments et impressions de divers personnages: Auggie bien sûr, mais aussi sa grande sœur Olivia, son ami Jack, etc.

C’est une façon habile de raconter (et de comprendre) les choses sous différents angles, de donner une grande profondeur au récit et d’explorer la psychologie des personnages. Cette mise en scène chorale est en outre superbement orchestrée, chaque « épisode » se fondant au suivant avec fluidité, sans jamais interrompre le récit.

Évidemment, Wonder n’aurait pas été aussi formidable sans les acteurs qui donnent vie aux personnages! Julia Roberts et Owen Wilson forment un couple de parents presque trop beaux pour être vrais, mais bluffants de naturel et leurs interprétations m’ont beaucoup émue.

Mais pour moi, les trois acteurs qui m’ont le plus touchés auront été Jacob Tremblay, qui joue Auggie avec un talent et une émotion incomparables, Izabela Vidovic, qui interprète la sœur d’Auggie, Via, avec une justesse inouïe et Noah Jupe, qui joue Jack, un ami d’Auggie, avec une certaine candeur et simplicité là aussi touchante. (J’avais déjà eu un petit faible pour la candeur de ce jeune acteur dans Suburbicon, que j’ai vu le mois dernier.)

Enfin, on pourrait aussi évoquer la photographie du film, très réussie et chaleureuse, ou encore le rythme de la mise en scène, qui ne laisse place à aucune longueur, sans pour autant nous essouffler par un enchaînement de scènes qui serait trop rapide, ou les petites touches de fantaisie dont la légèreté font sourire… mais je crois que j’en ai déjà beaucoup dit!

La bienveillance et la joie qui émanent de ce film, qui raconte pourtant un quotidien qui n’est pas toujours drôle, sont indiscutables et je vous le conseille chaleureusement – j’ai pleuré devant Wonder, de la même façon heureuse que j’ai pleuré devant Coco il y a quelques semaines.

Faites-vous une faveur, et commencez l’année avec ce film, vous ne le regretterez pas!

Avez-vous déjà vu Wonder? Et avez-vous peut-être lu le livre dont le film est tiré?

Cette année, je vais tâcher d’aller un peu plus souvent au cinéma (pour peu qu’il y ait de bons films à aller voir, évidemment!) et j’ai déjà hâte de découvrir plein de nouveaux films.

Je vous souhaite en tout cas un beau dimanche et vous dis à très vite!

PS: En décembre j’ai aussi vu:

  • Coco, une merveille de couleurs, de joie et d’émotion à ne pas manquer,
  • Bienvenue à Suburbicon, un film à la fois étrange et brillant, qui dénonce les travers de notre société via les drames qui frappent un quartier manucuré des années 50′ aux Etats-Unis,
  • Santa & Cie, un doux conte de Noël, loufoque et tendre, de et avec Alain Chabat,
  • Le Sens de la Fête, pas très original, mais tendre et réjouissant tout de même!

(Je n’avais pas eu le temps de vous en parler, mais voilà chose faite, de façon très synthétique.)


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