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Septième Art

The Girl on the Train

Septième Art 27 novembre 2016 Laisser un commentaire

The Girl on the Train

S’il y a bien un film que je voulais voir depuis sa sortie, c’était celui-ci: The Girl on the Train (La Fille du Train en VF). Un film adapté d’un best-seller de Paula Hawkins ou encore, le thriller automnal parfait pour trembler un peu…

On y rencontre Rachel (Emily Blunt) qui prend le même train tous les jours, et tous les jours elle observe ce couple qu’elle idéalise. Elle imagine leurs vies, leurs prénoms… jusqu’à ce qu’une disparition sème le trouble dans leurs vies autant que dans la sienne.

Sauf que Rachel, fraichement divorcée et incapable de se détacher du souvenir de son ex-mari (Justin Theroux), noie son désespoir dans l’alcool, et n’arrive (justement) pas à se souvenir de tout…

The Girl on the Train

Avant toute chose: je n’ai pas lu le livre sur lequel s’appuie le film, il est sur ma pile à lire (et je le lirai sans nul doute un jour) et il m’est donc impossible de parler de l’adaptation en elle-même. J’ai juste lu çà et là que le film était très fidèle à l’histoire originale… mais je ne saurais en dire plus!

C’est simple, The Girl on the Train est un film qui a su me tenir en haleine, sans jamais qu’il me semble trop long… et pourtant! Le rythme du film n’est pas particulièrement enlevé, et l’intrigue se met en place tout doucement, de façon à laisser au spectateur tout le loisir de se poser des questions, de se perdre dans un labyrinthe parfaitement élaboré…

La narration se fait au pluriel (tout comme dans le livre d’après ce que j’ai compris) et cette façon de présenter l’intrigue, au travers des trois femmes qui se trouvent au cœur du récit, est à nouveau une façon de brouiller les pistes. Qui est véritablement Rachel? Quelles sont les motivations de Megan? Et Anna, quel est sont rôle dans toute cette histoire..? (Je ne vous en dis volontairement pas davantage.)

L’atmosphère du film est inquiétante, presque lugubre et la photographie, sombre, grise et nébuleuse, sied bien à l’intrigue. Apparemment celle-ci a été transposée d’un été londonien à un automne new-yorkais et même si, encore une fois, je n’ai pas lu le livre, ça ne me semble pas être un mauvais choix.

Si l’ambiance humide et grise correspond à merveille à l’action, elle me semble aussi être un parfait miroir de la psyché du personnage principal, Rachel, une femme brisée et sombre à la fois. Dans ce rôle complexe, Emily Blunt est brillante. Elle évite avec brio l’excès de pathos et nous offre une performance pleine de nuances – elle interroge le spectateur, qui oscille sans cesse dans son jugement à son égard. Il me semble impossible de rester de marbre devant l’intensité de son jeu et devant le bleu de son regard…

Mais le reste du casting est tout aussi intéressant! Hayley Bennett (qui interprète Megan) est troublante et touchante à la fois, dans un rôle qui interroge tout autant le spectateur, tandis que Luke Evans (qui joue son mari) n’est pas moins convaincant et semble tout aussi imprévisible. Quant à Justin Theroux et Rebecca Ferguson, il n’y a rien à dire, ils habitent leurs personnage avec autant de pertinence que les autres. 

The Girl on the Train est en outre un film qui traite avec brio de sujets extrêmement sombres – dépression, alcoolisme, manipulation, perversion, solitude…  Je n’ose en dire davantage, mais ce qui est certain c’est que le film m’a hanté encore quelque temps après être sortie de la salle. 

À noter que le film n’est pas riche en violence graphique (si ce n’est lors du dernier quart d’heure, où j’ai fermé les yeux face à une scène en particulier). C’est justement cette tension palpable et incroyablement prenante dont je vous parlais plus haut qui est appréciable – rien n’est plus inquiétant que le caractère incertain de nos suppositions! 

Si vous êtes d’humeur à voir un thriller efficace et haletant, je ne peux que vous conseiller d’aller voir The Girl on the Train, d’autant qu’ici (je me répète) Emily Blunt est véritablement formidable dans le rôle sombre et torturé de Rachel.

À voir, surtout pour sa performance. Et puis pour l’ambiance automnale angoissante à souhait aussi. (Parfaitement mis en musique par Danny Elfman d’ailleurs!)

Est-ce que vous l’avez vu? Qu’en avez-vous pensé?

Je vous souhaite un beau dimanche et vous dis à très vite!


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Fantastic Beasts and Where to Find Them

Septième Art 20 novembre 2016 Laisser un commentaire

Fantastic Beasts and Where to Find Them

Qui dit saison froide, dit magie, du moins dans mon esprit… Fantastic Beasts and Where to Find Them (ou Les Animaux Fantastiques en VF) semblait donc être le film idéal pour un vendredi soir frileux et pour finir en beauté une semaine plutôt fatigante.

Verdict? Oui, oui c’était chouette, mais ce n’était pas LE chef d’œuvre de l’année (loin de là). Et pourtant, ne vous méprenez pas, vous avez devant vous (virtuellement parlant) une grande fan d’Harry Potter et de J.K. Rowling…

Mais avant de vous dire ce que j’ai aimé (et surtout moins aimé) dans ce film, un retour rapide sur le synopsis, pour tous ceux qui auraient vécu dans une grotte ces derniers mois!

Dans Fantastic Beasts and Where to Find Them, on retourne dans l’univers magique de J.K. Rowling, mais bien des années avant les évènements qui ont lieu dans la saga Harry Potter… Projetés dans les années 1920, on change même de continent: bienvenue à New York City, où les muggles sont appelés des no-maj (bizarrement, je préfère la version britannique du terme..).

On y suit Newt Scamander (Eddie Redmayne) un magizoologiste, qui se retrouve malgré lui dans une aventure un peu folle, après que certaines des créatures fantastiques desquelles il s’occupe se soient échappées à travers la ville. En parallèle, une force mystérieuse terrorise les habitants de New York, et c’est Percival Graves (Colin Farrell) qui fera tout pour empêcher une guerre entre sorciers et no-maj

Fantastic Beasts and Where to Find Them

Quand je repense au film, je reste très partagée – beaucoup de petites choses m’ont beaucoup plu, mais dans l’ensemble, ce n’est pas un film qui m’a emporté. Par quoi commencer?

Ce qui m’a beaucoup plu, évidemment, aura été de retrouver l’atmosphère magique et merveilleuse d’un monde où il existe la magie telle que J.K. Rowling l’a imaginée. Les séquences où l’on découvre de la magie à l’œuvre (et elles sont plutôt nombreuses, vous vous en doutez) m’ont totalement émerveillée. Et bien sûr, découvrir les quelques animaux fantastiques dont s’occupe Newt Scamander font partie de ces séquences – mention spéciale au niffleur, petit animal espiègle et adorable à souhait!

Fantastic Beasts and Where to Find Them est également émaillé d’humour et de légèreté, bien propre à Rowling et son univers. (C’est probablement l’une des choses que j’ai préféré dans le film d’ailleurs.)

Cet aspect est d’autant plus réussi grâce aux acteurs choisis, qui habitent leur rôles avec brio. Eddie Redmayne, qui fleurte parfois avec la caricature, n’en reste pas moins attachant et amusant de maladresse et timidité, tandis que Dan Fogler (qui incarne Jacob Kowalski, un no-maj qui accompagne Newt dans cette aventure) aura probablement été la caution humoristique la plus réussie du casting. (Sans oublier qu’il est très attachant!) Quant à Colin Farrell, il était mystérieux à point et Alison Sudol (qui joue Queenie, la sœur de Tina) amusante juste ce qu’il faut.

En revanche, Katherine Waterston, qui incarne Porpentina Goldstein, l’ex-auror qui poursuit, puis s’allie avec Newt Scamander, aura été d’un charisme quasi inexistant… un peu dommage pour un premier rôle, non?

De façon générale, ce qui m’a chagriné dans ce film, aura été le manque de profondeur. Les personnages sont amusants (ou intrigants – et là je pense à Ezra Miller qui joue Credence, un personnage important, mais très peu travaillé) mais il m’a semblé presque difficile de m’y attacher et de m’attacher à leur histoire, celle-ci étant presque inexistante. (De ce fait, la fin du film n’est pas très crédible à mes yeux…)

Associé à un manque de profondeur, on retrouve un scénario (pourtant écrit par J.K. Rowling elle-même!) un peu bancal, saturé d’intrigues, de personnages et d’idées qui sont toutes relativement peu développées. L’univers est riche, mais il est traité de façon superficielle – on nous parle par exemple de Grindelwald (un personnage important et connu des lecteurs d’Harry Potter) sans entrer dans les détails et malgré le titre du film, les animaux fantastiques n’ont qu’un rôle relativement mineur dans l’intrigue. 

C’est aussi un peu déroutant de voir l’intrigue passer d’une séquence légère, à une séquence très sombre, presque sans transition… La noirceur de certaines scènes est d’ailleurs particulièrement malsaine je trouve, parsemée d’allusions de prédation sexuelle et d’iconographie fasciste (bonjour, je m’appelle Percival Graves, et je suis coiffé comme un SS), le tout sur fond d’intolérance et de racisme. Le monde d’Harry Potter n’a jamais été tout rose, mais le contraste entre légèreté et noirceur est particulièrement frappant dans Fantastic Beasts and Where to Find Them

Cela dit, j’ai aussi beaucoup aimé l’atmosphère des années 20′ (évidemment), la bande originale et tout l’aspect purement visuel du film (très propre, très lisse et plein de jolis effets spéciaux) mais comme je vous l’ai dit plus haut, je reste incroyablement partagée… 

Fantastic Beasts and Where to Find Them est un excellent divertissement, c’est un beau film et je me suis beaucoup amusée, mais je regrette que la richesse de l’univers n’ait pas été exploitée avec davantage de finesse et que les personnages n’aient pas bénéficié de plus de profondeur, tant dans leurs caractéristiques que dans leurs relations.

J’ignore si tout cela est dû au scénario en lui-même (qui est d’ailleurs sorti en version papier dans une magnifiques édition)(et ça m’attristerait, moi qui loue tant les talents littéraires de Rowling..) ou à la direction du film – le mystère plane…

Bon, et vous qui avez vu le film, qu’en avez-vous pensé? Suis-je la seule à ne pas l’avoir trouvé tout à fait fantastique? N’hésitez pas à me donner votre avis, ça m’intéresse!

Quant à moi, je vous souhaite une merveilleuse soirée et vous dis à très vite…


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Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children

Septième Art 6 octobre 2016 Laisser un commentaire

Miss Peregrine's Home for Peculiar Children

Tim Burton is back! C’est à peu près ce que je me suis dit après vu – et adoré! – Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children au cinéma hier.

Si je n’ai jamais vraiment été incroyablement déçue de ses derniers films (j’aime beaucoup Tim Burton, tellement que j’y ai même consacré mon mémoire de M2), j’avais tout de même noté l’essoufflement dans son œuvre et me languissais un peu de retrouver son génie originel… Et c’est maintenant chose (presque) faite avec son dernier film!

Mais avant de vous en parler davantage, petite (re)mise en situation… Dans Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children (une adaptation d’une trilogie de livres de Ransom Riggs) on suit Jacob (Asa Butterfield, vu dans Hugo Cabret) qui, à la mort de son grand-père, découvre que les histoires incroyables que ce dernier lui racontait quand il était petit étaient peut-être bien vraies… Il se retrouve donc sur le chemin de Miss Peregrine (Eva Green) et de ses enfants particuliers.. en 1943. Mais ce qu’ignore encore Jacob, c’est qu’il a lui aussi une particularité, et pas des moindres…

Miss Peregrine's Home for Peculiar Children

C’est simple, dès le générique d’ouverture du film, où se mêlent silhouettes et vielles photos, le tout sur fond de musique fantastique, propre à l’univers du film (mais pas composée par Danny Elfman, ce qui est étonnant…) j’ai eu des frissons. Et c’est à peu près à ce moment là (oui déjà) que j’ai su que le film me plairait forcément un peu.

Le film s’ouvre sur Jacob et sa vie de jeune adolescent de banlieue, en Floride. On retrouve d’un coup d’œil les motifs chers à Burton (l’enfer de la banlieue, l’adolescent solitaire et différent…) mais on ne s’y attarde pas réellement. Le début du film met en place, doucement, l’intrigue jusqu’à la rencontre entre Jacob, Miss Peregrine et ses enfants particuliers.

Et si le début du film peut paraître un peu long (même si je ne l’ai pas ressenti comme ça, personnellement), la deuxième partie de l’intrigue prend de la vitesse et l’on est pris dans un tourbillon fantastique où l’on retient son souffle face aux créatures malveillantes (et sûrement effrayantes pour les plus petits) qui en veulent à la vie (et aux yeux) des enfants particuliers…

La grande force de Tim Burton est celle d’être un conteur hors pair, d’immerger le spectateur dans un monde fantastique, souvent inquiétant mais toujours passionnant. Et Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children ne fait pas exception: les décors sont superbes (qui ne rêverait pas de vivre dans le manoir de Miss Peregrine?) de même que les costumes. En réalité, tout l’aspect visuel est extrêmement léché, jusqu’à la dichotomie des couleurs, dont Burton est assez friand (généralement pour opposer deux mondes).

C’est aussi très plaisant de retrouver les effets visuels « à l’ancienne » du cinéaste qui, même s’il ne s’est pas passé d’imagerie numérique (bien sûr), a tout de même tenu à utiliser des effets spéciaux « physiques » pour instiller davantage de réalisme. (Les amateurs reconnaitront l’hommage à Ray Harryhausen!)

Quant au casting, il m’a particulièrement emballé, je dois bien l’avouer! J’ai été contente de retrouver Asa Butterfield et ses grands yeux bleus dans le rôle de Jacob, qu’il interprète avec beaucoup de justesse, de même que la superbe Eva Green, dans un rôle mystérieux et majestueux, bien loin de son personnage caricatural de Dark Shadows

Samuel L. Jackson est également excellent en redoutable (et drôle!) antagoniste, tandis que les jeunes acteurs qui interprètent les enfants particuliers ont chacun un petit quelque chose d’attachant. D’ailleurs, l’actrice aux grands yeux qui interprète Emma (Ella Purnell) aura été une belle découverte. Autrement, j’ai aussi eu beaucoup de plaisir à retrouver Terence Stamp, Judi Dench (brièvement) ou encore Rupert Everett (encore plus brièvement, et OH MY ce qu’il a vieilli!).

Ce qui m’a tout simplement plu dans ce film, c’est l’atmosphère magique, un peu inquiétante mais pas trop, qui m’a fait retomber en enfance le temps d’une séance – et vous savez à quel point j’aime ça! J’ai vibré avec les personnages face aux ignobles sépulcreux, j’ai ri grâce à des dialogues parfois savoureux et puis surtout, je me suis moi aussi imaginée dans ce monde fantastique, et ça, c’est l’essentiel pour moi.

Je pourrais aussi vous dire à quel point l’une des scènes d’affrontement est parfaitement drôle et redoutable à la fois (en réalité, il s’agit de toute la dernière partie du film, parfaitement jouissive) ou encore à quel point il est plaisant de retrouver les motifs de Burton dans cet univers qu’il s’est brillamment approprié. Mais j’ai déjà l’impression d’avoir été trop longue dans ma critique…

Quoi qu’il en soit, si vous aimez Tim Burton, que les atmosphères fantastiques vous plaisent et que vous êtes resté un enfant dans l’âmeMiss Peregrine’s Home for Peculiar Children vous plaira certainement – je l’ai trouvé si magique que j’aimerais presque retourner le voir!

C’est aussi un chouette film d’Halloween, il ne fait certes pas réellement peur, mais pour un Halloween désuet, d’âmes sensibles en mon genre, c’est l’idéal. (Mais attention, les plus jeunes pourraient être horrifiés par certaines scènes et les monstres ont un petit quelque chose du monstre du Labyrinthe de Pan… N’y emmenez pas votre petite sœur de cinq ans!)

Est-ce que vous avez déjà vu Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children? Si oui, qu’en avez-vous pensé?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à très vite!

(Petit bonus musical, parce qu’on ne se lasse jamais de Florence + the Machine…)


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Bridget Jones’ Baby

Septième Art 17 septembre 2016 Laisser un commentaire

Cette semaine je suis retournée au cinéma pour la première fois depuis plus d’un mois et je n’ai pas vu un, mais bien deux films… et le premier dont j’ai décidé de vous parler, c’est Bridget Jones’ Baby, que j’ai pu voir en avant-première hier soir et que j’ai plutôt bien aimé. (Parce que c’est la rentrée et qu’on a tous besoin de légèreté, non?)

Petit aparté: le premier film que j’aurai vu cette semaine aura été Infiltrator. Parce que Bryan Cranston et John Leguizamo. Mais pour tout vous dire, si j’ai aimé le film en grande partie, j’en suis tout de même ressortie mitigée (et pas du tout avec le besoin de vous en parler immédiatement, comme ça m’arrive souvent) et je ne suis pas sûre que j’aurai le temps (ou l’envie) de vous écrire une critique. À moins que ça vous intéresse..?

Revenons-en à l’une des plus célèbres célibataires londoniennes, j’ai nommé Bridget Jones. Elle est toujours incarnée par Renée Zellweger, bien moins dodue que dans les premiers films mais toujours célibataire (après une longue relation tumultueuse avec Mark Darcy, le fantastique Colin Firth) à l’aube de ses 43 ans… et toujours prête à vivre de folles aventures!

Cette fois Bridget tombe dans les bras de Jack (Patrick Dempsey) le temps d’une nuit… puis retrouve aussi Mark peu de temps après, pour d’éphémères retrouvailles.. Sauf qu’elle tombe enceinte et impossible de savoir lequel de ses deux amants est le père! Vous avec dit rocambolesque?

BRIDGET JONES' BABY

Si l’on retrouve le même ton frivole et la même légèreté que dans le premier opus, Bridget Jones’ Diary, ce dernier né (pun not intended) a touché ma corde sensible: la nostalgie.

Elle est présente grâce aux reminiscences de Bridget et Mark (et aux flashbacks du premier film – qui nous donnent l’occasion de voir à quel point nos chers acteurs ont tout de même un peu vieilli!) et tout simplement incarnée par le personnage de Bridget lui-même, à savoir cette femme qui, au fond, croit toujours un peu au prince charmant…

C’est d’autant plus visible à travers ces étendards de modernité 2.0 qui sont distillés tout au long du film (et dont on se moque gentiment) que ce soit le nouveau journal intime de Bridget (qui est désormais un iPad), sa nouvelle boss (plus jeune qu’elle) qui arrive accompagnée d’assistants caricaturaux à souhait (hipsters à barbe, moustache stylisée, veston et manbun) ou encore toute l’aura gentiment healthy-hippie de Jack qui apporte un green smoothie à Bridget (hey, il est Américain après tout).

Alors j’ai d’abord pensé que c’était une façon d’en faire un peu trop, d’ancrer le film dans notre réalité de l’an 2016 et aussi de toucher un public plus jeune. Qui sait, c’est peut-être un peu des deux…

Moi, j’y ai surtout vu une façon de dire, en filigrane, mais sans vraiment se prendre au sérieux non plus, que les choses old school, eh bien c’est pas si mal, au fond. (Je choisis Mark et son nice tea, plutôt que Jack et son superjuice, ANYTIME. Mais ça, vous vous en doutiez sûrement…)

Bon, maintenant, Bridget Jones’ Baby est avant tout un film divertissant où l’on rit de bon cœur devant les incroyables péripéties de Bridget, l’air pince-sans-rire de Mark (Colin Firth est délicieux dans ce rôle) et les répliques salaces d’à peu près tous les personnages.

C’est salace mais jamais vulgaire et si j’ai pu lire (dans la critique du New York Times notamment) que l’humour tombait souvent à plat, je dois dire que je ne suis pas vraiment d’accord. C’est invraisemblable et rocambolesque, donc drôle.

Le rythme du film est effréné, pas le temps de s’ennuyer, la bande-son est tout aussi dynamique et si en réalité le scénario est quand même un peu cousu de fils blancs, ça reste rafraîchissant. Ah, et mention spéciale à Emma Thompson (que j’adore ad vitam aeternam) dans son rôle de gynécologue qui ne mâche pas ses mots!

Bridget Jones’ Baby sort le 5 octobre au cinéma dans nos contrées françaises et je vous le conseille, du moins si vous êtes aussi nostalgiques que moi, qu’un peu de légèreté vous ferait le plus grand bien et que les histoires, certes prévisibles, mais qui finissent bien vous plaisent.

En revanche, les allergiques aux comédies romantiques et autres cyniques en tout genre, passez votre chemin!

Est-ce que vous pensez que vous irez voir Bridget Jones’ Baby? Plutôt #teamMark ou #teamJack..?

Sur ce, je vous souhaite un beau premier week-end automnal (pour peu que la météo parisienne – pluvieuse et cosy à souhait – ressemble à la votre) et vous dis à très vite!


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Genius

Septième Art 29 juillet 2016 Laisser un commentaire

Genius

Si les sorties cinéma n’ont pas grand chose de passionnant ces derniers temps, j’avais noté qu’il fallait que j’aille voir Genius, un film dont je ne savais pas grand chose si ce n’est qu’il se passait dans le monde littéraire des années 30′ et que Colin Firth et Jude Law tenaient les premiers rôles…

… Et comme souvent, j’ai bien fait de suivre mon intuition cinématographique! En même temps, moi qui aime follement les biopics, c’était évident que ça allait me plaire.

Genius suit les débuts littéraires de Thomas Wolfe (Jude Law), jeune auteur plein de fougue, dont le premier manuscrit a été refusé par tous les éditeurs de New York… jusqu’à ce qu’il arrive entre les mains de Maxwell Perkins (Colin Firth), éditeur renommé (et connu pour avoir découvert Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway – rien que ça!) qui décide de le publier. S’en suit un succès fulgurant et presque inattendu…

Genius

Je suis assez étonnée que ce film (qui vient tout juste de sortir, certes) n’ait pas reçu de meilleures critiques, que ce soit dans la presse ou parmi les spectateurs, parce que j’ai trouvé une myriade* de choses à en dire – et des choses plutôt positives!

La première chose, celle qui chatouille la rétine, c’est l’aspect visuel de l’ensemble. Ses tons sont délavés (dans les gris, dans les marrons) et ils plongent tout de suite le spectateur dans une ambiance New Yorkaise des années 30′ qui rappelle un peu les films de gangsters et qui sied totalement à l’atmosphère un peu poussiéreuse du monde de l’édition (que je ne trouve pas moins fascinante!).

Et la première scène (ou presque), qui n’est techniquement pas un plan-séquence je crois, mais qui en garde l’essence, et où l’on suit Perkins qui découvre le manuscrit de Wolfe, me reste encore fraichement en mémoire tant je l’ai trouvée parfaite pour entraîner le spectateur au cœur du film. 

Les personnages évoluent entre les volutes de fumée de leurs cigarettes, dans la pluie tonitruante de New York, parcourent des chemins humides au crépuscule et lisent dans l’ambiance calfeutrée d’un train à vapeur… Visuellement, c’est un vrai plaisir, une plongée dans le passé comme si l’on parcourait un vieil album photo. Vous l’aurez compris, la photographie m’a séduite au premier coup d’œil!

J’ai lu çà et là que la mise en scène était critiquée pour son classicisme et j’ai envie de dire… et alors? Mais après, vous commencez peut-être à me connaître, je n’ai jamais rien eu contre la « propreté » d’une réalisation et d’une mise en scène dite « classique ». Je préfère mille fois des cadrages classiques et une mise en scène académique à des mouvements de caméra mal maîtrisés, à l’originalité douteuse ou pire… à une caméra à l’épaule! (Dont j’ai une sacro-sainte horreur.)

Mais laissons là les aspects purement visuels de Genius, et venons-en à l’intrigue. S’il s’agit effectivement d’une biopic (de Thomas Wolfe plus particulièrement) j’ai beaucoup aimé le parti-pris du réalisateur qui aura été de moins montrer la vie de l’auteur que sa relation, très particulière, avec son éditeur, Maxwell Perkins.

Si la chronologie est effectivement respectée, c’était beaucoup plus intéressant de se pencher sur la relation très forte qui unissait ces deux hommes, pourtant très différents l’un de l’autre – l’un est un homme discret et plutôt conservateur quand l’autre est un auteur exalté et passionné, capable d’écrire des milliers de mots en une seule journée – plutôt que sur la carrière de Thomas Wolfe, par exemple. (Bien que, évidemment, les deux soient liés.)

J’ai trouvé que cette relation était habilement mise en lumière, aussi bien dans ses excès que dans ses moments de grâce, et quelques scènes m’ont particulièrement touchée… Et tout ceci n’aurait évidemment pas aussi bien fonctionné si les acteurs choisis n’avaient pas été aussi bons.

Colin Firth, dans le rôle de Maxwell Perkins (qui ne quitte jamais son chapeau), excelle comme toujours dans un rôle plein de retenue et de pudeur. Mais ça n’en reste pas moins un rôle d’homme déterminé et fort. (Et de toute façon, je n’ai encore jamais vu Colin Firth être mauvais!)

De son côté, Jude Law aura été une très bonne surprise – pas que je le trouve mauvais acteur, mais je ne me souviens pas d’un rôle où il aurait été particulièrement marquant… Ici, dans ce rôle d’auteur passionné, excessif et bruyant, il laisse libre cours à son exaltation, et ça lui va bien. J’ai lu quelque part qu’il en faisait trop, mais je ne suis pas vraiment d’accord… Wolfe semblait être un homme passionné et agité, et si le personnage est parfois trop bruyant, effectivement, je n’ai jamais trouvé que ça sonnait faux.

Les seconds rôles, quant à eux, relativement mineurs, n’auront tout de même pas été en reste. Nicole Kidman et Laura Linney, malgré une présence à l’écran qui est minime, sont tout à fait précieuses à l’intrigue. Guy Pearce et Dominic West (respectivement dans les rôles de Fitzgerald et Hemingway) offrent de leur côté un contraste intéressant avec le personnage de Wolfe.

J’ai également particulièrement aimé cette immersion dans le monde littéraire et suivre l’élaboration des œuvres de Wolfe, un auteur dont je ne connaissais rien… Ce qui est tout à fait dommage d’ailleurs, vu qu’il était considéré en son temps comme l’un des plus grands auteurs américains! (Évidemment, son œuvre est désormais dans ma liste de choses à lire.)

Comme vous l’aurez compris en lisant cette (longue) critique, je n’ai pas trouvé grand chose à redire sur Geniusc’est un film que j’ai beaucoup aimé. Ce n’est pas un film que je qualifierais de chef d’œuvre, mais j’ai trouvé qu’il était bien réalisé, que les acteurs étaient vraiment bons et l’intrigue était intéressante

Bref, je le conseille à tous les amateurs de biopics, férus de littérature, nostalgiques du passé et… admirateurs de Colin Firth!

Vous ai-je peut-être donné envie de le voir…? Et est-ce que vous avez déjà lu les livres de Thomas Wolfe? 

Je vous souhaite en tout cas une belle journée et un bon week-end – à très vite!

*petit clin d’œil ému à une scène du film – vous comprendrez si vous l’avez vu…


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