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Septième Art

Loving

Septième Art 17 février 2017 Laisser un commentaire

Loving

Depuis que j’ai vu La La Land (deux fois), je n’étais pas retournée au cinéma. Et puis je suis allée voir Loving. Et encore une fois, je me suis félicitée de mon choix de film.

À vrai dire, il n’y a pas grand chose qui me semble valoir le coup, en ce moment, au cinéma (mais dites-moi si je me trompe) – du coup, j’étais même un peu sceptique en lisant le synopsis de Loving. Enfin ça c’était jusqu’à ce que je voie que c’était un film réalisé par Jeff Nichols. 

Mais si, vous savez, celui qui a réalisé Take Shelter, Midnight Special et Mud (que je n’ai pas vu). Le réalisateur dont l’acteur fétiche est le fascinant Michael Shannon. Ça ne vous dit rien? Si tel est le cas, je vous invite à vous intéresser à sa filmographie, ça vaut le coup d’œil, croyez-moi!

Ici, Jeff Nichols se frotte à l’exercice du biopic, en adaptant à l’écran l’histoire de Mildred (Ruth Negga) et Richard Loving (Joel Edgerton), un couple interracial qui se marie en plein cœur d’une Amérique ségrégationniste… Sauf que l’état de Virginie, où ils vivent, condamne de telles unions et les force à quitter ce dernier sous peine d’encourir de la prison. Mais c’est sans compter sur leur détermination à faire valoir leurs droits.

Loving

J’avais peur de plusieurs choses en lisant le synopsis de Loving pour la première fois – j’avais peur d’un récit trop romancé, peut-être sirupeux, où le pathos serait roi. Si vous partagez ces craintes, soyez rassurés, ce film n’est rien de tout cela.

Dans le difficile exercice qu’est le biopic, Nichols a réussi à faire de l’histoire de Mildred et Richard quelque chose d’intime et de sobre, une histoire personnelle inscrite à jamais dans l’histoire tout-court, mais une histoire personnelle avant tout. Ici, les enjeux politiques de leur union ne sont que secondaires et on s’intéresse à quelque chose de plus profond.

C’est clairement visible à travers les regards, les silences et le cadrage (très serré) de la caméra notamment. L’émotion est brute, les sentiments vrais, mais sans exagération et sans pathos (dieu merci).

Tout ceci est également possible grâce aux talents d’acteurs de Joel Edgerton, dans une performance tout en retenue et en sensibilité, et de Ruth Negga, superbe dans un rôle déterminé et déterminant. La force des regards de Joel Edgerton, par ailleurs plutôt bourru et introverti, est assez incroyable. On retrouve aussi brièvement Michael Shannon dans un rôle secondaire qui ne manque pourtant pas de force.

Dans Loving, comme dans ses films précédents, on retrouve des thèmes chers à Jeff Nichols : l’oppression sociale, clairement représentée par le racisme normalisé de l’époque, le thème de la paternité et de la filiation, ainsi que la paranoïa, incarnée par l’inquiétude constante de Richard Loving.

Le rythme du film est assez lent (peut-être trop pour certains) mais la gestion du temps est, à mon avis, tout à fait maîtrisée. Les ellipses narratives sont suffisamment subtiles pour ne pas déranger le récit et la narration est incroyablement fluide – ce qui n’est pas toujours évident dans le cadre d’un biopic!

On retrouve aussi une certaine tension, comme une sorte d’inquiétude qui accompagne le récit… C’est un sentiment diffus et subtil, qui n’est pas désagréable mais qui suffit pourtant à tenir en haleine, ne serait-ce qu’un peu et juste assez pour se sentir proche des personnages et de leur histoire.

Je trouve vraiment remarquable que Jeff Nichols, à travers des films aux problématiques et aux genres très différents, arrive à raconter quelque chose d’intime, toujours avec beaucoup de sobriété en employant des thèmes et des motifs récurrents. Une fois plongé dans l’univers de Jeff Nichols, impossible de ne pas reconnaître sa patte.

Évidemment, on reconnaît aussi ses films grâce à ses collaborateurs – les acteurs Michael Shannon et Joel Edgerton, le compositeur David Wingo ou encore Adam Stone à la photographie pour ne citer qu’eux…

Enfin, je m’égare un peu, mais tout ça pour vous dire que j’ai beaucoup aimé Loving. Pour la simplicité et la force de son propos, pour sa sobriété et son atmosphère intime. Mais aussi pour son portrait d’homme sensible (et qui a le droit de l’être!) à travers le personnage de Richard Loving. (J’ai vu le documentaire The Mask we Live In récemment, ça m’a marqué.)

Et puis tout simplement parce que je crois que j’aime beaucoup le cinéma de Jeff Nichols. 

Je vous le conseille vivement! Mais peut-être l’avez-vous déjà vu? N’hésitez pas à me faire part de vos impressions!

Quant à moi, il ne me reste qu’à vous souhaiter un très beau week-end ♡


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La La Land

Septième Art 25 janvier 2017 Laisser un commentaire

La La Land

Quand mon amie Laëtitia m’a proposé de l’accompagner à une avant-première de La La Land la semaine dernière, j’ai sautillé de joie tant le film s’annonçait grandiose. Eh bien, vous savez quoi? Il a complètement dépassé mes attentes, et je n’attends plus qu’une chose: qu’il sorte en salles pour que je retourne le voir.

C’est vous dire à quel point il m’a plu, bouleversé et marqué. La La Land aura rejoint le panthéon de mes films favoris en un instant, et je n’ai presque rien vu venir…

Car si je savais qu’il s’agissait d’une comédie musicale et si j’avais vu la bande-annonce, bien entendu, je me suis tenue relativement éloignée de tout autre chose (la BO, d’autres extraits et bandes-annonces par exemple). C’est un peu ma recette magique pour me laisser emporter (ou non) par un film au cinéma, en savoir suffisamment pour piquer ma curiosité, et suffisamment peu pour me laisser surprendre.

Mais avant de vous parler plus en détail de mon amour pour La La Land, en voici le synopsis. C’est à Los Angeles que l’on rencontre d’une part Sebastian (Ryan Gosling), pianiste de jazz aux rêves de grandeur mais à l’existence bancale, et d’autre part Mia (Emma Stone), une jeune aspirante comédienne, qui, en attendant son heure, sert des cafés dans un studio de tournage. Par un coup du destin, nos deux protagonistes vont se rencontrer, s’aimer et rêver ensemble à un avenir plus radieux…

La La Land

À peine ai-je vu les premières minutes du film, au son entraînant de la chanson « Another Day of Sun » (bonne humeur garantie dans le métro si vous l’écoutez de bon matin), que j’ai su que j’allais l’aimer de tout mon cœur. J’ai souri, j’ai eu envie de danser et j’ai littéralement été éblouie par cette explosion de couleurs et de joie qui ouvre le film.

Je crois que je ne saurais décrire à quel point La La Land m’a touché – j’ai tour à tour souri très fort, versé quelques larmes d’émotion et ai pratiquement eu des frissons tout le long du film.

Je me suis souvenue de mon amour des comédies musicales (avec lesquelles j’ai pratiquement grandi), touchée d’une nostalgie heureuse, j’ai été entraînée par les sons de jazz distillées tout le long de l’intrigue (dieu sait que j’aime le jazz) et l’émotion m’a étreinte devant une histoire d’amour aussi belle que fulgurante.

Bien loin d’en faire trop, le film est un savant mélange de joie, de magie, de beauté, d’émotion et d’énergie absolument galvanisante. Visuellement, on en prend plein les yeux – couleurs, ondulations de caméra, beauté de la prise de vue… J’ai été émerveillée du début à la fin par ce monde en Technicolor savamment orchestré par Damien Chazelle.

Quant aux acteurs, ils ne sont que perfection (vous aurez vite compris que je n’ai absolument aucun reproche à faire à ce film). Emma Stone, que j’aime déjà beaucoup, aura incarné une Mia tout en légèreté, ingénue juste ce qu’il faut, drôle et pleine de vie, tout en restant fidèle à ses rêves. Et quelle voix! 

Ryan Gosling, quant à lui, n’est pas en reste. Superbe, tout en subtilité, en nuances et émotion – à noter qu’il joue lui-même au piano, et il ne se débrouille pas trop mal! (Et puis, note à part, j’avais presque oublié à quel point il était charmant et charismatique…)

Nos deux héros chantent, dansent et jouent du piano eux-mêmes, sans l’aide de doublures, et parfois même en « direct » sur le plateau. Leurs interprétations ne sont pas toujours parfaites, mais c’est aussi ça qui donne du relief et du réalisme au film – ils ne sont que des apprentis artistes après tout!

Ai-je besoin de préciser que la bande originale est absolument parfaite? Les airs musicaux, entre légèreté et émotion me donnent des frissons encore maintenant. (Parce que bien sûr, je n’écoute que la BO en boucle depuis mercredi dernier.) Les chansons sont entraînantes et je me surprends souvent à les chantonner…

Si l’intrigue de La La Land ne vous paraîtra peut-être pas excessivement originale de prime abord, je vous laisse revenir vers moi une fois que vous aurez vu le film. Car ici encore, au même titre que Whiplash, on assiste au sacrifice personnel au service de l’ambition, et il faut bien être un cœur de pierre pour ne pas s’en émouvoir. Et de nouveau, cela permet au film de s’inscrire, malgré tout, dans un certain réalisme.

J’ai rarement été autant séduite par un film, et si vous lisez entre les lignes, ça se ressentira sûrement à travers cet article… La La Land est un film merveilleux, joyeux, onirique et coloré, qui fait appel à beaucoup d’émotions, entre nostalgie et mélancolie, et interprété tout en finesse par Emma Stone et Ryan Gosling.

C’est également un vibrant hommage à Hollywood, ses comédies musicales et son univers impitoyable, et également au jazz de Duke Ellington et les autres. En d’autres termes, ce film ne pouvait que me plaire, et je compte aller le revoir encore et encore. (Je crois que je ne m’en lasserai jamais.)

Est-ce que vous avez déjà vu La La Land? Partagez-vous mon amour pour ce chef d’œuvre?

Il sort en salles aujourd’hui, alors n’hésitez pas à me donner vos impressions une fois que vous l’aurez vu! En tout cas, je pense que vous l’aurez compris, je vous le conseille de tout cœur.

Passez une belle journée ♡


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Live By Night

Septième Art 22 janvier 2017 Laisser un commentaire

Live By Night

L’année commence plutôt bien, cinématographiquement parlant. Et c’est de Live By Night que je viens vous parler aujourd’hui, alors qu’il vient tout juste de sortir… promis, bientôt je vous parlerai de La La Land, que j’ai aimé de tout mon cœur!

J’ai pu voir Live By Night en avant-première en début de semaine, être à quelques mètres de Ben Affleck et découvrir un peu avant tout le monde de quoi il retournait dans cette adaptation d’un livre de Dennis Lehane.

C’est en pleine Prohibition, à Boston dans les années 20′ qu’on rencontre Joe Coughlin (Ben Affleck), criminel sans grande envergure qui commet pourtant l’erreur de s’amouracher de la maitresse (Sienna Miller) du parrain de la mafia irlandaise. Mais évidemment, la situation ne tourne pas à son avantage quand ce dernier l’apprend… Un braquage qui tourne mal, une fuite avortée et quelques temps en prison ont laissé à Joe le temps de réfléchir à sa vengeance, et c’est ainsi qu’il s’engage pour la mafia italienne à diriger la contrebande de rhum à Tampa, en Floride.

Live By Night

Si sur le papier, le film avait tout pour me plaire – des gangsters, les années 20′ et des décors somptueux – dans la réalité, c’est un peu plus complexe que ça et si beaucoup de choses m’ont plu, d’autres m’ont laissé plutôt perplexe…

Mais commençons par ce que j’ai aimé, à savoir, tout d’abord, toute l’ambiance des années 20′ et 30‘, des costumes (superbes) en passant par le décors (léchés) jusqu’aux voitures – la mise en scène, tout comme l’atmosphère du film est soignée et une grande attention est portée aux détails. Et ça, c’est toujours quelque chose que j’apprécie beaucoup dans les films d’époque.

Si l’on reste dans le domaine du visuel, il faut aussi souligner que le film, au delà d’un certain classicisme dans la prise de vue, présente de très belles scènes aériennes, distillées çà et là, qui m’ont vraiment marquées par leur beauté.

Live By Night marque des points visuellement parlant, mais ne m’a pas convaincue par ailleurs, du moins pas entièrement. L’intrigue, qui ne manque pas de rebondissements, reste toutefois relativement prévisible et manque parfois de profondeur, un défaut, à mon sens, lié à la mauvaise gestion du rythme.

Le film alterne les moments d’action (qui sont par ailleurs très bien filmés et très lisibles) avec des moments de calme, plus ou moins longs, plus ou moins justifiés. Certaines choses traînent un peu en longueur, tandis que d’autres m’ont semblé un peu résolues à la hâte (notamment l’intrigue liée au KKK et le dénouement de celle liée au shérif…).

Mais au delà du rythme inégal du film, ce qui me chiffonne le plus, c’est la prestation de Ben Affleck. Pour un rôle de gangster, un homme qui n’est certes ni tout blanc, ni tout noir, l’acteur manque cruellement de charisme et de prestance, voire de réelle part d’ombre. Sa prestation m’a semblé très monocorde et sans éclat…

C’est d’autant plus évident face à d’autres rôles, d’autres acteurs qui m’ont semblé, eux, bien plus charismatiques, à commencer par Elle Fanning, dans un rôle surprenant, presque trop peu exploité et plutôt intéressant ou encore Chris Messina, qui joue le bras-droit de Joe avec une désinvolture rafraichissante. Zoe Saldana est très belle, mais je n’ai pas ressenti une grande alchimie entre elle et Ben Affleck, et j’ai trouvé son rôle assez minime, in fine.

En somme, malgré son rythme inégal et un certain manque d’émotion, Live By Night n’en reste pas moins un film à découvrir, ne serait-ce que pour son atmosphère et son intrigue qui plaira aux amateurs de films de gangsters – si le film traîne parfois en longueur, il se rattrape bien lors des scènes d’action qui sont bien réalisées et tiennent suffisamment en haleine.

Quant à la prestation de Ben Affleck (que j’ai trouvée malheureusement bien fade) elle peut diviser… Si vous êtes de ceux l’ayant trouvé convaincant, faites moi signe! 

Et vous, avez-vous vu Live By Night? Qu’en avez-vous pensé? 

Je vous l’ai dit plus haut, mais la prochaine fois je vous parle cinéma, je vous parlerai de La La Land que j’ai tant aimé (et que j’ai envie de revoir au plus vite!)… Stay tuned!

Bon dimanche à tous ♡


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The Girl on the Train

Septième Art 27 novembre 2016 Laisser un commentaire

The Girl on the Train

S’il y a bien un film que je voulais voir depuis sa sortie, c’était celui-ci: The Girl on the Train (La Fille du Train en VF). Un film adapté d’un best-seller de Paula Hawkins ou encore, le thriller automnal parfait pour trembler un peu…

On y rencontre Rachel (Emily Blunt) qui prend le même train tous les jours, et tous les jours elle observe ce couple qu’elle idéalise. Elle imagine leurs vies, leurs prénoms… jusqu’à ce qu’une disparition sème le trouble dans leurs vies autant que dans la sienne.

Sauf que Rachel, fraichement divorcée et incapable de se détacher du souvenir de son ex-mari (Justin Theroux), noie son désespoir dans l’alcool, et n’arrive (justement) pas à se souvenir de tout…

The Girl on the Train

Avant toute chose: je n’ai pas lu le livre sur lequel s’appuie le film, il est sur ma pile à lire (et je le lirai sans nul doute un jour) et il m’est donc impossible de parler de l’adaptation en elle-même. J’ai juste lu çà et là que le film était très fidèle à l’histoire originale… mais je ne saurais en dire plus!

C’est simple, The Girl on the Train est un film qui a su me tenir en haleine, sans jamais qu’il me semble trop long… et pourtant! Le rythme du film n’est pas particulièrement enlevé, et l’intrigue se met en place tout doucement, de façon à laisser au spectateur tout le loisir de se poser des questions, de se perdre dans un labyrinthe parfaitement élaboré…

La narration se fait au pluriel (tout comme dans le livre d’après ce que j’ai compris) et cette façon de présenter l’intrigue, au travers des trois femmes qui se trouvent au cœur du récit, est à nouveau une façon de brouiller les pistes. Qui est véritablement Rachel? Quelles sont les motivations de Megan? Et Anna, quel est sont rôle dans toute cette histoire..? (Je ne vous en dis volontairement pas davantage.)

L’atmosphère du film est inquiétante, presque lugubre et la photographie, sombre, grise et nébuleuse, sied bien à l’intrigue. Apparemment celle-ci a été transposée d’un été londonien à un automne new-yorkais et même si, encore une fois, je n’ai pas lu le livre, ça ne me semble pas être un mauvais choix.

Si l’ambiance humide et grise correspond à merveille à l’action, elle me semble aussi être un parfait miroir de la psyché du personnage principal, Rachel, une femme brisée et sombre à la fois. Dans ce rôle complexe, Emily Blunt est brillante. Elle évite avec brio l’excès de pathos et nous offre une performance pleine de nuances – elle interroge le spectateur, qui oscille sans cesse dans son jugement à son égard. Il me semble impossible de rester de marbre devant l’intensité de son jeu et devant le bleu de son regard…

Mais le reste du casting est tout aussi intéressant! Hayley Bennett (qui interprète Megan) est troublante et touchante à la fois, dans un rôle qui interroge tout autant le spectateur, tandis que Luke Evans (qui joue son mari) n’est pas moins convaincant et semble tout aussi imprévisible. Quant à Justin Theroux et Rebecca Ferguson, il n’y a rien à dire, ils habitent leurs personnage avec autant de pertinence que les autres. 

The Girl on the Train est en outre un film qui traite avec brio de sujets extrêmement sombres – dépression, alcoolisme, manipulation, perversion, solitude…  Je n’ose en dire davantage, mais ce qui est certain c’est que le film m’a hanté encore quelque temps après être sortie de la salle. 

À noter que le film n’est pas riche en violence graphique (si ce n’est lors du dernier quart d’heure, où j’ai fermé les yeux face à une scène en particulier). C’est justement cette tension palpable et incroyablement prenante dont je vous parlais plus haut qui est appréciable – rien n’est plus inquiétant que le caractère incertain de nos suppositions! 

Si vous êtes d’humeur à voir un thriller efficace et haletant, je ne peux que vous conseiller d’aller voir The Girl on the Train, d’autant qu’ici (je me répète) Emily Blunt est véritablement formidable dans le rôle sombre et torturé de Rachel.

À voir, surtout pour sa performance. Et puis pour l’ambiance automnale angoissante à souhait aussi. (Parfaitement mis en musique par Danny Elfman d’ailleurs!)

Est-ce que vous l’avez vu? Qu’en avez-vous pensé?

Je vous souhaite un beau dimanche et vous dis à très vite!


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Fantastic Beasts and Where to Find Them

Septième Art 20 novembre 2016 Laisser un commentaire

Fantastic Beasts and Where to Find Them

Qui dit saison froide, dit magie, du moins dans mon esprit… Fantastic Beasts and Where to Find Them (ou Les Animaux Fantastiques en VF) semblait donc être le film idéal pour un vendredi soir frileux et pour finir en beauté une semaine plutôt fatigante.

Verdict? Oui, oui c’était chouette, mais ce n’était pas LE chef d’œuvre de l’année (loin de là). Et pourtant, ne vous méprenez pas, vous avez devant vous (virtuellement parlant) une grande fan d’Harry Potter et de J.K. Rowling…

Mais avant de vous dire ce que j’ai aimé (et surtout moins aimé) dans ce film, un retour rapide sur le synopsis, pour tous ceux qui auraient vécu dans une grotte ces derniers mois!

Dans Fantastic Beasts and Where to Find Them, on retourne dans l’univers magique de J.K. Rowling, mais bien des années avant les évènements qui ont lieu dans la saga Harry Potter… Projetés dans les années 1920, on change même de continent: bienvenue à New York City, où les muggles sont appelés des no-maj (bizarrement, je préfère la version britannique du terme..).

On y suit Newt Scamander (Eddie Redmayne) un magizoologiste, qui se retrouve malgré lui dans une aventure un peu folle, après que certaines des créatures fantastiques desquelles il s’occupe se soient échappées à travers la ville. En parallèle, une force mystérieuse terrorise les habitants de New York, et c’est Percival Graves (Colin Farrell) qui fera tout pour empêcher une guerre entre sorciers et no-maj

Fantastic Beasts and Where to Find Them

Quand je repense au film, je reste très partagée – beaucoup de petites choses m’ont beaucoup plu, mais dans l’ensemble, ce n’est pas un film qui m’a emporté. Par quoi commencer?

Ce qui m’a beaucoup plu, évidemment, aura été de retrouver l’atmosphère magique et merveilleuse d’un monde où il existe la magie telle que J.K. Rowling l’a imaginée. Les séquences où l’on découvre de la magie à l’œuvre (et elles sont plutôt nombreuses, vous vous en doutez) m’ont totalement émerveillée. Et bien sûr, découvrir les quelques animaux fantastiques dont s’occupe Newt Scamander font partie de ces séquences – mention spéciale au niffleur, petit animal espiègle et adorable à souhait!

Fantastic Beasts and Where to Find Them est également émaillé d’humour et de légèreté, bien propre à Rowling et son univers. (C’est probablement l’une des choses que j’ai préféré dans le film d’ailleurs.)

Cet aspect est d’autant plus réussi grâce aux acteurs choisis, qui habitent leur rôles avec brio. Eddie Redmayne, qui fleurte parfois avec la caricature, n’en reste pas moins attachant et amusant de maladresse et timidité, tandis que Dan Fogler (qui incarne Jacob Kowalski, un no-maj qui accompagne Newt dans cette aventure) aura probablement été la caution humoristique la plus réussie du casting. (Sans oublier qu’il est très attachant!) Quant à Colin Farrell, il était mystérieux à point et Alison Sudol (qui joue Queenie, la sœur de Tina) amusante juste ce qu’il faut.

En revanche, Katherine Waterston, qui incarne Porpentina Goldstein, l’ex-auror qui poursuit, puis s’allie avec Newt Scamander, aura été d’un charisme quasi inexistant… un peu dommage pour un premier rôle, non?

De façon générale, ce qui m’a chagriné dans ce film, aura été le manque de profondeur. Les personnages sont amusants (ou intrigants – et là je pense à Ezra Miller qui joue Credence, un personnage important, mais très peu travaillé) mais il m’a semblé presque difficile de m’y attacher et de m’attacher à leur histoire, celle-ci étant presque inexistante. (De ce fait, la fin du film n’est pas très crédible à mes yeux…)

Associé à un manque de profondeur, on retrouve un scénario (pourtant écrit par J.K. Rowling elle-même!) un peu bancal, saturé d’intrigues, de personnages et d’idées qui sont toutes relativement peu développées. L’univers est riche, mais il est traité de façon superficielle – on nous parle par exemple de Grindelwald (un personnage important et connu des lecteurs d’Harry Potter) sans entrer dans les détails et malgré le titre du film, les animaux fantastiques n’ont qu’un rôle relativement mineur dans l’intrigue. 

C’est aussi un peu déroutant de voir l’intrigue passer d’une séquence légère, à une séquence très sombre, presque sans transition… La noirceur de certaines scènes est d’ailleurs particulièrement malsaine je trouve, parsemée d’allusions de prédation sexuelle et d’iconographie fasciste (bonjour, je m’appelle Percival Graves, et je suis coiffé comme un SS), le tout sur fond d’intolérance et de racisme. Le monde d’Harry Potter n’a jamais été tout rose, mais le contraste entre légèreté et noirceur est particulièrement frappant dans Fantastic Beasts and Where to Find Them

Cela dit, j’ai aussi beaucoup aimé l’atmosphère des années 20′ (évidemment), la bande originale et tout l’aspect purement visuel du film (très propre, très lisse et plein de jolis effets spéciaux) mais comme je vous l’ai dit plus haut, je reste incroyablement partagée… 

Fantastic Beasts and Where to Find Them est un excellent divertissement, c’est un beau film et je me suis beaucoup amusée, mais je regrette que la richesse de l’univers n’ait pas été exploitée avec davantage de finesse et que les personnages n’aient pas bénéficié de plus de profondeur, tant dans leurs caractéristiques que dans leurs relations.

J’ignore si tout cela est dû au scénario en lui-même (qui est d’ailleurs sorti en version papier dans une magnifiques édition)(et ça m’attristerait, moi qui loue tant les talents littéraires de Rowling..) ou à la direction du film – le mystère plane…

Bon, et vous qui avez vu le film, qu’en avez-vous pensé? Suis-je la seule à ne pas l’avoir trouvé tout à fait fantastique? N’hésitez pas à me donner votre avis, ça m’intéresse!

Quant à moi, je vous souhaite une merveilleuse soirée et vous dis à très vite…


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