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Septième Art

Monthly Movie Digest #8

Septième Art 10 juin 2019 Laisser un commentaire

Décidément, ces temps-ci je ne reviens que par ici pour vous parler de cinéma (mais c’est déjà ça) – je suis toujours dans un entre-deux, sorte de flottement, où je ne sais toujours pas exactement quelle est la place de cet espace virtuel auquel j’ai pourtant consacré tant d’années.

Avec bientôt davantage de temps à ma disposition (je quitte mon boulot, j’ai de nouveaux projets, mais aussi avant tout envie de me reposer, de me recentrer – je vous en reparlerai) j’aimerais retrouver davantage l’envie de partager ici ou ailleurs (sur Instagram). Ma vie a quand même beaucoup changé depuis plus d’un an et tant mieux, je l’aime beaucoup ainsi.

Et à l’orée d’un nouveau changement (et pas des moindres !) je ne sais pas exactement de quoi sera fait demain, ni si je continuerai à vous écrire, à quelle fréquence, à propos de quoi, de quelle façon… À suivre, et d’ici là je continue à me laisser porter comme je sais si bien le faire.

Pour en revenir à cette édition du « Monthly Movie Digest », il apparaît assez clairement que 1) ces deux derniers mois je suis surtout allée voir des blockbusters et 2) je ne suis pas allée tant de fois au cinéma que ça. Comptez sur moi pour rattraper ça dans les temps à venir !

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus !)

Shazam!, un film de David F. Sandberg

Héros atypique de l’univers DC Comics, Shazam (qui ironiquement s’appelait Captain Marvel avant qu’on ne change son nom pour éviter la confusion avec l’héroïne éponyme de Marvel) est en réalité un jeune garçon de 14 ans dont les pouvoirs lui sont transmis presque par hasard et qui découvre ces derniers avec une certaine candeur et une innocence tout à fait rafraichissante.

Cependant, très vite, la réalité le rattrape tandis que le très méchant Thaddeus Sivana (Mark Strong) répand ses horreurs sur le monde… Pourra-t-il le vaincre ?

En deux mots : j’ai adoré Shazam! – c’était léger, très drôle sans être potache (ça mérite d’être souligné) et contre toute attente, plutôt bien écrit et amené.

La famille (comme dans tout film de super-héros qui se respecte) est un thème fondamental et c’est avec beaucoup de douceur et d’émotion (mais sans verser dans le pathos) que ce dernier est développé dans le film. C’est également central dans le développement du super-méchant du film, avec beaucoup moins de douceur par contre…

D’ailleurs ce super-méchant est aussi super flippant, accompagné de ses horribles créatures, contrastant très fortement avec la légèreté du film – certaines scènes frôlent l’horreur, attention aux plus jeunes spectateurs !

Quant à Zachary Levi, il est irrésistible, avec son air de grand dadais adulescent, et le duo qu’il forme avec Jack Dylan Grazer, son acolyte, est aussi drôle qu’attachant.

En somme, en sortant du cinéma, c’est à peine si je ne suis pas retournée le voir dans la foulée – c’est dire à quel point ce film m’a plu !

Malheureusement, je crois qu’il n’est plus diffusé dans beaucoup de salles (en même temps il est sorti le 3 avril…) mais si vous avez l’occasion de le voir, n’hésitez pas, surtout si comme moi vous avez gardé votre âme d’enfant, je pense qu’il vous plaira.

Raoul Taburin, un film de Pierre Godeau

Raoul Taburin, c’est l’histoire d’un petit garçon devenu grand sans savoir faire du vélo. L’histoire d’un immense malentendu vécu comme une malédiction. Un imposteur malgré lui.

Cette adaptation d’un album de Sempé est devenue sur grand écran un joli conte intemporel, ensoleillé et nostalgique, plein de charme et de poésie.

J’ai été charmée par le personnage de Raoul Taburin, parfaitement interprété par Benoît Poelvoorde, plus doux que bourru cette fois-ci, autant que par les paysages lumineux de la Drôme provençale ou que par l’intrigue presque enfantine du film.

S’il y a quelques longueurs parfois, elles vont bien finalement avec le reste car c’est un film qui se savoure, qui se déroule lentement, avec émotion et légèreté… 

Je vous conseille chaleureusement ce film plein de délicatesse et d’humour un peu naïf, à regarder avec vos enfants si vous en avez.

Avengers: Endgame, un film de Joe & Anthony Russo

Évidemment, un an après l’opus précédent qui m’avait laissée sans voix, je suis allée, comme tout le monde, voir la suite et fin de cet arc du MCU, prête à vibrer et pleurer (forcément) comme il se doit. Eh bien, je n’ai pas été déçue.

Je ne vais pas trop rentrer dans les détails de l’intrigue, ni m’étendre sur les qualités et défauts du point de la vue de la cinématographie. Car malgré certaines choses qui font défaut, certaines facilités scénaristiques et autres choses discutables (le personnage de Thor et son traitement, le fameux rassemblement de super-héroïnes, clin d’œil féministe un peu trop évident et pauvre) le film est avant tout un superbe point final à un chapitre très riche du MCU et un bel hommage à ses héros et leurs spectateurs.

C’était grandiose, c’était fou, c’était beau et émouvant – j’ai ri, j’ai vibré, j’ai pleuré et j’ai adoré ça. Et maintenant je n’ai qu’une envie : me replonger petit à petit dans tout les films qui l’ont précédé (surtout que je n’ai pas vu certains d’entre eux, mais chut…)

Je ne sais pas trop s’il y a un entre-deux et j’ai l’impression que soit on adore les films Marvel, soit on y est tout à fait indifférent… Nul doute que vous savez déjà à quelle catégorie j’appartiens !

Et vous, l’avez-vous vu et autant aimé que moi ? 

Dumbo, un film de Tim Burton

Si je ne garde pas un très bon souvenir de la version animée de Dumbo (que je n’ai dû voir qu’une fois en réalité), j’étais tout de même curieuse d’aller voir la version de Tim Burton (un de mes grands favoris, malgré certaines de ses œuvres récentes qui n’arrivent pas à la hauteur de ses réalisations passées) non sans une certaine appréhension…

Eh bien figurez-vous que globalement, Dumbo aura été une bonne surprise !

L’ensemble est visuellement très réussi, très beau, très lisse aussi (c’est un film Disney, ne l’oublions pas) avec une pointe d’univers étrange et sombre à la Burton, mais pas trop.

Et si les acteurs manquent globalement de relief (les enfants n’ont malheureusement aucun charisme, Colin Farrell est un peu effacé, Michael Keaton un peu caricatural et Eva Green est superbe, mais manque de substance) le film est dominé par l’émotion transmise par les grands yeux bleus de Dumbo, petit éléphanteau aux grandes oreilles. C’est fou ce qu’on peut faire avec les images de synthèse de nos jours.

L’intrigue ne comporte pas de grandes surprises, mais m’a personnellement beaucoup émue (sortez les mouchoirs si votre cœur est sensible comme le mien) et je n’ai pu qu’applaudir face à la conclusion du film, qui dit qu’aucun animal ne devrait être enfermé en cage.

En somme, Dumbo aura eu le mérite de pousser la réflexion un peu plus loin que dans sa version animée et d’offrir un élan de modernité à un conte profondément émouvant et quand même un peu magique…

Aladdin, un film de Guy Ritchie

On ne présente plus ce conte oriental de Disney, ici adapté en prises de vue réelles, où l’on suit à la fois Aladdin qui cherche à séduire la princesse Jasmine et Jafar, vizir aux rêves de grandeur, qui veut s’emparer de la lampe magique…

Cette adaptation aura globalement bien retranscrit l’univers du dessin animé, tout en superlatifs : c’est plus coloré, plus grandiose, plus rythmé (mais pas forcément meilleur).

Mais malgré ce côté un peu trop lisse, un peu too much, je me suis allègrement laissée entraîner dans cet univers des mille et une nuits, notamment grâce à la bande son (que j’écoute régulièrement depuis que nous sommes allés le voir…) et aussi un peu grâce à une intrigue qui donne un peu plus de substance à Jasmine.

Cette nouvelle version d’Aladdin aura tenu ses promesses de divertissement pour grands et petits et m’aura donné envie de voler moi aussi en tapis volant… et c’est déjà bien suffisant.

Vous l’avez vu vous ?

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Et c’est ici que se termine cette revue cinéma, partagée entre films de super-héros et productions Disney... à croire que j’ai principalement nourri mon âme d’enfant en quête de magie ou de grand spectacle ces derniers temps (et ce n’est pas entièrement faux, bien qu’entièrement fortuit).

Sachant que le prochain sur le liste sera le dernier X-Men, il y a fort à parier que ça ne va pas s’arrêter là… Sauf si vous avez une poignée de films plus sérieux à me conseiller ?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à bientôt !


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Monthly Movie Digest #7

Septième Art 2 mai 2019 Laisser un commentaire

Me revoilà (enfin) pour vous parler un peu de cinéma, plus particulièrement de certains films vus récemment dans les salles – ça faisait longtemps !

Je ne suis plus là autant qu’avant par ici (et par conséquent vous non plus, c’est bien normal)(j’ai quand même eu une bouffée de nostalgie pour le temps où j’étais plus assidue par ici en regardant mes statistiques qui ont drastiquement chuté..) et ça me fait tout drôle, mais ça n’empêche que j’ai envie de partager mes découvertes en tout genre avec vous, notamment mes découvertes culturelles.

Il est probable que dans un futur proche, je retrouve davantage de temps à consacrer à cet espace virtuel que je questionne tout de même beaucoup. J’effleure le sujet en permanence, mais la vraie question qui me revient sans cesse est la suivante : est-ce encore pertinent d’avoir un blog en 2019 ?

Sous-entendu dans un monde où le public « zappe » de sujet en sujet, n’aime pas vraiment lire de « longs » articles et consomme surtout des images (via Instagram, YouTube et consorts). La grande majorité consomme des articles légers et les oublie tout aussi vite et j’ai l’impression d’être une vieille personne en continuant à aimer lire/voir des choses avec davantage de substance.

Si vous avez des remarques à ce sujet, n’hésitez pas, je suis assez curieuse de lire vos avis (et vos envies surtout).

Mais place au cinéma ! Ici je vais revenir sur les quelques films vus au ciné au mois de mars, et qui m’ont tous globalement beaucoup plu. Au programme, un peu de légèreté avec deux films d’animation, un Marvel et une comédie française, mais aussi un film historique que j’ai beaucoup aimé.

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus !)

Ralph 2.0, un film de Rich Moore et Phil Johnston

Il n’est pas vraiment nécessaire d’avoir vu Les Mondes de Ralph pour apprécier Ralph 2.0 qui me semblent tous deux des films de Disney assez méconnus et plutôt à tort (selon mon humble avis).

Dans ce second opus, on retrouve donc Ralph et la jeune Vanellope, cette fois dans le très vaste monde d’internet. Vanellope rêve d’évasion et de nouveauté, tandis que Ralph est inquiet face à tout cela, de peur de perdre son amie…

Si l’intrigue n’est pas follement innovante, il y a plein de petites choses que j’ai appréciées dans Ralph 2.0, notamment sa dimension féministe, portée par des personnages féminins forts, émancipés et carrément cools (la fameuse scène avec les princesses Disney est d’ailleurs un malicieux pied de nez aux décennies d’héroïnes Disney enfermées dans leur rôle de jolie princesse).

Par ailleurs, on y trouvera une critique plus ou moins féroce (on reste dans un film Disney) du monde d’internet, de la course aux likes jusqu’aux autres dérives plus sombre du média (darknet et cie).

Dans sa globalité c’est surtout un film d’animation léger et coloré, où l’on se régale des nombreuses références à notre propre monde 2.0 qui m’ont, pour ma part, beaucoup fait rire et sourire.

À découvrir, un dimanche après-midi pluvieux avec des cookies et un chocolat chaud !

Dragons 3 : Le Monde Caché, un film de Dean DeBlois

Suite (et fin) de la saga How to Train your Dragon, dont le premier opus avait vu le jour en 2010 (autant dire que ça remonte !) on retrouve ici encore Harold (Hiccup en VO) qui a désormais pris la tête de son clan, aux côtés de son dragon Krokmou (Toothless en VO) dans un monde où vivent en paix dragons et vikings.

Mais leur tranquillité est bien vitre troublée par l’arrivée d’un vil chasseur de dragons qui n’a qu’une idée en tête : éradiquer toutes les Furies (dont Krokmou fait partie). Ils se mettent donc en route vers le fameux monde caché dont rêve Harold depuis des années…

C’est avec grand plaisir que je me suis replongée dans le monde de vikings et de dragons de cette saga, dont les images coupent le souffle et où l’intrigue n’a de cesse de nous attendrir, tout en légèreté.

L’intrigue, un poil prévisible (et avec un dénouement un peu rapide à mon goût) n’en a pas moins été émouvante et le film est constellé de scènes drôles ou mignonnes, parfois les deux en même temps. Un très beau dernier film, pour une très belle saga.

En revanche, si possible, regardez bien les deux opus précédents avant de voir celui-ci, car je ne l’avais pas fait et les années qui séparent tous les films m’ont rendue partiellement amnésique…

Je vous le conseille chaleureusement ! Et vous, l’avez-vous vu ?

Marie Stuart, Reine d’Ecosse, un film de Josie Rourke

Dans la lancée de ce début d’année marqué par de très beaux films historiques, je suis allée voir Marie Stuart, Reine d’Ecosse avec l’envie de me plonger dans un morceau d’histoire britannique, un sujet que j’affectionne tout particulièrement.

Le film met en scène la vie de Marie Stuart suite à son retour en Ecosse (après avoir passé le début de sa vie en France, en épouse du roi de France) où elle compte reprendre son trône. Mais à cette époque, l’influence d’Elizabeth I s’étend jusqu’en Ecosse, et les deux souveraines finissent peu à peu à se disputer la couronne d’Angleterre…

Si la véracité historique du film peut, à certains moments du moins, être questionnée, il s’agit avant tout d’un superbe hommage à deux souveraines, deux femmes fortes dans un monde dominé par des hommes. Saorise Ronan et Margot Robbie sont incroyables dans leurs rôles respectifs et j’ai été touchée par leurs interprétations sincères.

J’ai aussi beaucoup apprécié la modernité du film, où l’ont voit notamment à l’écran un accouchement naturel (en position accroupie) et des menstruations, de même qu’une certaine valorisation du plaisir sexuel féminin. Mention spéciale aussi aux magnifiques décors et paysages écossais, de même qu’aux costumes très soignés.

En revanche, j’ai trouvé que le film avait un rythme inégal, qu’il était parfois un peu confus dans son enchaînement d’évènements et pas forcément très pédagogue dans sa façon de parler de l’Histoire (celle avec un grand H).

En somme, un bon film, pas forcément dénué de défauts, mais que j’ai beaucoup aimé pour sa représentations de figures féminines puissantes et pour ses détails réalistes. À découvrir !

Captain Marvel, un film de Anna Boden et Ryan Fleck

Avant la sortie d’Avengers: Endgame au cinéma, il fallait bien aller voir Captain Marvel, qui raconte comment Carol Danvers est devenue Captain Marvel alors que deux races extraterrestres se mènent une guerre intergalactique.

Dans le monde très masculin des héros Marvel, il était temps qu’une héroïne badass voie le jour et c’est plutôt réussi avec Captain Marvel, brillamment interprétée par Brie Larson, pourtant peu habituée aux rôles de blockbusters.

Encore une une fois, la recette Marvel (bien que prévisible) fait mouche, et on est joyeusement entraîné dans une intrigue où les méchants ne sont pas ceux que l’on croit et où l’héroïne partiellement amnésique finit par faire des étincelles (et sauver tout le monde).

J’ai beaucoup aimé l’ambiance années 90′ du film, j’ai été bluffée par le rajeunissement numérique de Samuel L. Jackson et j’ai également été séduite par le personnage de Captain Marvel.

Ce n’est peut-être pas un opus majeur du MCU (et pourtant Captain Marvel est un personnage très important !) mais un chouette film tout de même. À voir, pour les amateurs du genre.

Le Mystère Henri Pick, un film de Rémi Bezançon

On termine cet article ciné avec un film bien de chez nous, adapté du roman éponyme de David Foenkinos, et que j’ai pour ma part beaucoup aimé.

Dans le Mystère Henri Pick, on retrouve Frabrice Luchini dans un rôle de critique littéraire (et ça lui va bien) qui ne croit pas une seconde qu’Henri Pick, pizzaïolo décédé deux ans plus tôt, est l’auteur d’un best-seller miraculeusement retrouvé au fin fond d’une drôle de bibliothèque en Bretagne. Il mène donc l’enquête, avec l’aide inattendue de la fille d’Henri Pick lui-même…

Camille Cottin et Fabrice Luchini forment un duo pétillant assez complice dans cette drôle d’enquête sur fond de livres et de Bretagne (deux de mes choses favorites au monde) qui se déroule sous nos yeux avec humour et une pointe de nostalgie.

Un joli divertissement qui donne envie de lire plein de livres (dont notamment le roman qui a inspiré le film) et d’aller faire du vélo en Bretagne.

À découvrir, pour un peu de légèreté.

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C’est tout pour cette fois ! J’espère que ces quelques avis (plutôt concis pour une fois) vous auront peut-être donné envie de plonger dans l’un ou l’autre de ces films et surtout n’hésitez pas à me donner votre avis sur ces derniers si vous les avez également vus au cinéma.

Je n’ai pas beaucoup fréquenté les salles obscures en avril et il faut encore que je me mette au courant des sorties du mois de mai, mais sans doute que je reviendrai bientôt vous parler de cinéma et peut-être même de séries… à suivre !

Belle journée à vous et à très vite…


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Monthly Movie Digest #6

Septième Art 28 février 2019 Laisser un commentaire

Maintenant que nous sommes installés dans notre nouvel appartement (qui est, évidemment, toujours un work in progress) il est temps que je reprenne doucement mes habitudes… dont celle de venir vous parler un peu de cinéma.

Je ne sais pas si ça vous avait manqué, mais moi oui, un petit peu quand même, d’autant que si mon emploi du temps de ces derniers mois était bien, bien chargé, j’ai tout de même pris le temps d’aller au cinéma régulièrement pour découvrir les quelques films qui ont retenu mon attention.

Sans vraiment faire exprès, je vous parlerai cette fois-ci presque exclusivement de films historiques, basés sur des personnages réels et en costumes (c’est un de mes genres favoris après tout) que j’ai vus au cinéma ces deux derniers mois.

Tous n’ont pas été des coups de cœur et pour l’instant mon année 2019 au cinéma commence timidement… Je vous laisse découvrir tout cela de ce pas !

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus !)

The Happy Prince, un film de Rupert Everett

Je commence ici avec le premier film que je suis allée voir au cinéma, et probablement aussi l’un de ceux que j’ai le plus aimés jusqu’ici. Mais avant tout, de quoi s’agit-il ?

The Happy Prince se concentre sur les dernières années de vie d’Oscar Wilde, le célèbre dramaturge britannique à l’ironie acérée et à l’homosexualité assumée. Entre passé et présent, on assiste au déclin d’un homme brisé, aux passions destructrices et à l’hédonisme excessif.

Si vous ne le savez pas, j’aime vraiment beaucoup Oscar Wilde. Je n’ai pas lu tout ce qu’il a écrit mais j’ai longtemps été plongée dans son unique roman, The Picture of Dorian Gray, en ayant fait un sujet de mémoire quand j’étais à la fac, et j’ai toujours été charmée par son esprit et touchée par son destin tragique.

Ainsi, j’ai donc vraiment beaucoup aimé et été très émue devant The Happy Prince, que j’ai trouvé mélancolique et poétique, sans tomber dans un excès de sentimentalisme malvenu.

Le film n’est pas dénué de défauts (les retours en arrière sont parfois un peu maladroits et il souffre parfois de longueurs) mais j’y ai trouvé beaucoup d’émotion et de lyrisme. L’incroyable performance de Rupert Everett est évidemment l’une des choses les plus réussies du film – il incarne à la perfection cet homme d’esprit, passionné et brisé, avec sensibilité et sincérité (et sa transformation physique est tout aussi incroyable).

La photographie, les décors et les costumes, sont également à saluer, notamment lors des scènes à Naples, où j’ai des souvenirs de plans magnifiques, sur fond de coucher de soleil.

Je ne pense pas que le film fasse l’unanimité, loin de là, mais j’en garde un souvenir ému (j’ai beaucoup pleuré devant le film…) et profondément mélancolique. Ce n’est peut-être pas un film à voir si l’on ne connaît pas du tout l’histoire d’Oscar Wilde, du coup je vous le conseille, mais avec une certaine réserve.

Est-ce que vous l’avez vu vous ? Il n’est pas resté longtemps en salles, et il me semble que c’est un sujet d’initiés, mais sait-on jamais…

L’Empereur de Paris, un film de Jean-François Richet

En janvier j’ai aussi fini par aller voir l’Empereur de Paris, un film qui met en scène Vincent Cassel dans le rôle du célèbre Vidocq dans une reconstitution assez incroyable du Paris du début du 19e siècle.

Sorte de fresque historique, dominée par la figure de l’ancien bagnard, le film manque néanmoins d’un certain panache et l’ensemble m’a paru assez froid, et ce malgré de nombreuses qualités.

Visuellement, par exemple, c’est à couper le souffle, des décors jusqu’aux costumes (bien que ce soit presque trop léché). Mais les scènes d’action (nombreuses et assez violentes) sont aussi rythmées que le reste de l’intrigue paraît parfois un peu plat et je n’ai pas forcément été séduite par l’interprétation assez monocorde de Vincent Cassel.

En revanche certaines scènes marquent l’esprit (notamment l’affrontement final) et j’ai aussi bien aimé l’interprétation de James Thiérrée dans le rôle du Duc, un personnage qui se démarque des autres seconds rôles.

En somme, il s’agit d’un beau film dans sa forme, mais assez froid et brutal dans sa réalisation et si on en ressort séduit par les images on oublie assez rapidement le propos.

Mais peut-être que votre avis diffère du mien ?

Colette, un film de Wash Westmoreland

Dans la série des films historiques, j’ai terminé le mois de janvier avec Colette, un film qui raconte les débuts de l’autrice éponyme à Paris, après qu’elle a épousé Willy et alors qu’elle commence sa carrière dans l’ombre avec la série des Claudine.

D’abord, je dois vous confesser quelque chose… je n’ai absolument jamais lu un seul livre de Colette. Voilà, c’est dit. Mais évidemment, comptez sur moi pour remédier à cela, sûrement cette année et d’ailleurs, si vous avez des suggestions de ses livres à lire absolument, je suis toute ouïe.

Cela dit, cette ignorance assez grande de la vie et de l’œuvre de Gabrielle Sidonie Colette m’a sans doute permis d’apprécier le film différemment, sans y voir les défauts dans la narration et autres incohérences éventuelles (un mal pour un bien ?).

Malgré quelques longueurs, j’ai plutôt aimé me plonger dans le Paris de Colette à ses débuts, découvrir le personnage et m’y attacher, notamment grâce à l’interprétation de Keira Knightley, plutôt juste dans ce rôle de femme qui s’affranchit doucement… Mais c’est tout de même un peu dommage de concentrer l’intrigue du film sur une partie de la vie de l’autrice qui n’est peut-être pas la plus intéressante même s’il s’agit d’un récit d’émancipation.

Par ailleurs, j’ai aussi beaucoup aimé l’interprétation de Denise Gough en Missy, que j’ai trouvée très charismatique dans ce rôle en particulier.

Visuellement, le film est joli – les décors, les costumes, la photographie un peu poussiéreuse, tout était parfaitement maîtrisé pour retranscrire l’ambiance de l’époque de la fin du 19e et début du 20e siècle. J’ai aussi beaucoup aimé les quelques scènes pastorales, regrettant presque que l’intrigue se joue tant à Paris.

Mais si j’ai apprécié Colette, il m’a manqué un petit je-ne-sais-quoi pour vraiment beaucoup l’aimer. Il m’aura au moins donné envie de me plonger dans l’œuvre de l’autrice !

Qu’en avez-vous pensé, si vous aussi vous l’avez vu ?

Doubles Vies, un film d’Olivier Assayas

Une fois n’est pas coutume, je vous livre le résumé que vous trouverez sur Allociné à propos du film :

Alain, la quarantaine, dirige une célèbre maison d’édition, où son ami Léonard, écrivain bohème publie ses romans. La femme d’Alain, Séléna, est la star d’une série télé populaire et Valérie, compagne de Leonard, assiste vaillamment un homme politique. Bien qu’ils soient amis de longue date, Alain s’apprête à refuser le nouveau manuscrit de Léonard… Les relations entre les deux couples, plus entrelacées qu’il n’y paraît, vont se compliquer.

Ici ça va aller très vite : j’ai dé-tes-té Doubles Vies et je me demande encore ce qui m’a retenu de partir avant le générique de fin.

C’est long, ennuyeux, rempli (euphémisme) de dialogues inintéressants, ampoulés, auxquels les personnages eux-mêmes, blasés, ne semblent pas croire. Le monde de l’édition et notamment les livres numériques sont décortiqués, mais le propos est caricatural et surtout complètement à la ramasse.

Les coucheries et autres aventures des différents personnages sont tout aussi ennuyeuses et sans intérêt aucun.

Surtout, ne regardez pas ce film et ne perdez pas comme moi 1h47 de votre vie devant ce film bavard et chiant à mourir.

La Favorite, un film de Yórgos Lánthimos

Au début du 18e siècle, pendant le règne de la Reine Anne en Grande Bretagne, deux femmes se battent pour la statut de favorite : la Duchesse de Marlborough et Abigail Hill. Entre cruauté et pouvoir, l’histoire racontée dans La Favorite est évidemment hautement romancée mais sans doute pas très éloignée de la réalité des luttes de pouvoir à la cour.

Le moins qu’on puisse dire c’est que La Favorite est un film déroutant, du moins en ce qu’il me concerne.

Parmi ses nombreuses qualités, on notera la beauté des décors et des costumes, la mise en scène et les prises de vue originales (beaucoup de fisheye et d’angles de caméra inhabituels) et une certaine qualité brute dans sa photographie qui me rappelait un peu Barry Lyndon, de Stanley Kubrick (et à raison car j’ai appris plus tard que La Favorite a également été filmé en lumière naturelle).

Les actrices ont toutes les trois livré des performances assez incroyables et c’est assez chouette de voir un film où les femmes sont au cœur de l’intrigue et du pouvoir (les rôles masculins étant ici plutôt secondaires).

C’est irrévérencieux, subversif et inventif, les anachronismes côtoient les beaux costumes d’époque, l’absurdité se mêle aux jeux de pouvoir… mais malheureusement ça ne mène à rien, tant le scénario a été sacrifié au profit de l’esthétique.

Si le début du film m’a séduit grâce à tous les points évoqués précédemment, j’ai beaucoup moins apprécié la deuxième moitié où le cynisme était à son comble et ce de façon un peu gratuite.

Par ailleurs, je trouve assez dommage que le film, dominé par des personnages féminins forts, ne finit par ne montrer qu’un affrontement un peu vide de sens, plutôt que de montrer des aspects plus intéressants des personnages (il n’y a que le personnage de Rachel Weisz qui va au delà du pouvoir uniquement pour le pouvoir, étant donné qu’elle tente de contrôler la politique du pays à travers sa relation avec la Reine).

Je suis donc plutôt mitigée face à La Favorite, qui fait partie pour moi de ces films un peu subversifs qu’il est de bon ton d’aimer quand on se dit cinéphile mais qui personnellement m’ennuient souvent… (The Lobster, du même réalisateur, en fait également partie)

Son charme étrange n’aura pas réellement opéré sur moi, malgré ses grandes qualités.. tant pis ! Qu’en avez-vous pensé vous ?

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Le mois de mars qui approche apportera son lot de nouveaux films à découvrir et j’ai notamment assez hâte d’aller voir Mary Queen of Scots (encore un film historique !) mais aussi le dernier opus de Dragons et Ralph 2.0 (je suis une grande enfant) qui sont déjà à l’affiche et évidemment, Captain Marvel.

Comptez sur moi pour reprendre un rythme plus régulier pour vous parler de cinéma. Pour le reste, il faudra sans doute encore un peu de patience, mon installation se faisant doucement et mon inspiration revenant petit à petit… chaque chose en son temps.

J’espère que ces chroniques ciné vous ont plu et surtout n’hésitez pas à partager vos coups de cœur cinéma avec moi, au cas où j’aurais manqué un film immanquable à vos yeux.

À très vite !

+ Me conseillez-vous Green Book, qui a gagné l’Oscar du meilleur film ? Je me tâte encore…


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Monthly Movie Digest #5

Septième Art 2 juillet 2018 Laisser un commentaire

Si ces deux derniers mois ont été bien chargés, ça ne m’a pas empêché d’aller au cinéma – peut-être pas tous les vendredis, mais en tout cas suffisamment souvent pour assouvir mes envies de films… et pour vous préparer ce Monthly Movie Digest !

Au programme de cette édition, deux blockbusters américains avec des super-héros (mon petit pêché mignon), un excellent film français, un film new-yorkais sans grand intérêt, deux films qui nous plongent dans une ambiance britannique et un film qui a enfin pu voir le jour après des années de difficultés, mais dont je ne sais toujours pas bien quoi penser… Vous me suivez ?

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

Avengers: Infinity War, un film de Joe et Anthony Russo

Alors vous faire un résumé complet de ce film serait peine perdue. Sachez simplement qu’il s’insère dans le Marvel Cinematic Universe juste après Thor: Ragnarok et qu’il s’agit ici pour les Avengers de sauver l’univers de Thanos, LE grand méchant du moment, aux ambitions écologiques tout à fait uniques (on va le dire comme ça).

Sachez ensuite que je suis allée voir le film deux fois, tellement je l’ai adoré. C’est simple: c’est probablement l’un des films Marvel les plus réussis, à l’intrigue un peu plus profonde que d’habitude. Il faut sauver le monde, mais cette fois, on est face à un antagoniste, Thanos, complexe et mélancolique… mais non moins terrible.

Les scènes d’action s’enchaînent dans un crescendo incroyable, elles sont lisibles et superbement mis en scène (pour qui est sensible à ce type de spectacle) et le CGI est vraiment impressionnant.

Outre de l’action (c’est un Marvel après tout) il y a beaucoup d’émotion et de mélancolie au travers des différentes intrigues du film et je dois bien avouer avoir eu le cœur serré à de nombreuses reprises.

J’ai beaucoup aimé retrouver mes héros favoris, de Dr Strange en passant par Ironman jusqu’aux Gardiens de la Galaxie et j’ai trouvé qu’aucun d’entre eux n’était vraiment « oublié » au profit des autres. Et malgré le côté bien plus sombre de cet opus, on retrouve l’humour propre aux différents personnages tout au long du film et ça apporte une certaine fraicheur.

Bon, et puis la fin, moi, elle m’a complètement scotchée – j’ai sans doute passé les trente dernières minutes bouche bée, la larme à l’œil et serrant (un peu trop) fort la main de mon amoureux. Ça vous semblera peut-être ridicule, mais j’ai tendance à vraiment vivre les films que je vais voir au cinéma, alors oui, j’ai tremblé, pleuré et eu le souffle coupé devant Avengers: Infinity War.

Plaire, aimer et courir vite, un film de Christophe Honoré

1990. Arthur a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques, un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite.

Changement de registre avec ce film doux, contemplatif mais sincère où il est question d’un dernier amour, pour Jacques atteint du sida et d’un premier amour, pour Arthur, qui ne pensait pas se laisser emporter.

J’ai été assez étonnée de lire beaucoup de critiques négatives à l’encontre de ce film, jugé long, ennuyeux, ampoulé… Pourtant, moi je l’ai trouvé très réussi, un peu suranné, mais pas trop, notamment grâce à l’interprétation de Pierre Deladonchamps, l’écrivain qui parle comme un livre (comment ne pas être séduite ?) et touchant, parce qu’on y parle tout de même de maladie et de mort, mais sans jamais tomber dans le sentimentalisme.

Vincent Lacoste, lui, apporte beaucoup de fraicheur à l’intrigue là où Denis Podalydès est plus discret, mais attendissant malgré tout.

Il me semble avoir pensé, en sortant de la salle, que Plaire, aimer et courir vite avait emprunté à la fois à 120 Battements par minute, parce qu’il y est aussi question de sida, mais sans militantisme et à Call me by your Name, de par son histoire d’amour entre deux hommes d’âges différents et racontée dans une atmosphère contemplative. Et pourtant, j’ai adoré ces trois films pour des raisons très différentes.

Plaire, aimer et courir vite est un très beau film, émouvant mais aussi drôle, plein de mélancolie et de nostalgie et j’ose espérer qu’il ne laisse pas indifférent car moi, je l’ai vraiment beaucoup aimé.

Manhattan Stories, un film de Dustin Guy Defa

Dans ce film choral au grain volontairement vintage, on suit quelques histoires new-yorkaises somme toutes assez banales (ou au contraire, un peu exagérées) qui se croisent sans se rencontrer comme si elles faisaient partie d’un recueil de nouvelles de Woody Allen.

Parfois légères et tendres mais aussi inégales et sans intérêt, ces histoires laissent sur un sentiment d’inachevé sans même que l’on se soit attaché aux personnages. Dommage !

Reste Tavi Gevinson, qui m’a donné envie de la découvrir dans d’autres films, ou encore Michael Cera drôle mais pathétique et cette ambiance automnale, jazzy et solaire qui caractérise souvent New York dans les films de Woody Allen et consorts.

Tant pis, je ne peux pas tomber sur des chefs d’œuvre à chaque fois !

Solo: A Star Wars Story, un film de Ron Howard

Dans la famille Star Wars, je demande… Han Solo ! On découvre ici la jeunesse de ce personnage emblématique, sa rencontre avec Chewbacca et Lando à travers un voyage initiatique qui n’est pas de tout repos…

Pas grand chose à dire sur cet opus Star Wars: c’est un divertissement efficace et bien réalisé, qui manque peut-être d’un petit quelque chose mais qui ne déçoit pas pour autant. J’ai trouvé Alden Ehrenreich assez sympathique en jeune Han Solo tout comme Donald Glover, qui interprète Lando.

Ce n’est peut-être pas le spin-off le plus inspiré ou réussi (pour ça allez voir Rogue One) mais on passe un bon moment malgré tout.

Le Cercle Littéraire de Guernesey, un film de Mike Newell

Londres, 1946. Juliet Ashton, une jeune écrivaine en manque d’inspiration reçoit une lettre d’un mystérieux membre du Club de Littérature de Guernesey créé durant l’occupation. Curieuse d’en savoir plus, Juliet décide de se rendre sur l’île et rencontre alors les excentriques membres du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates dont Dawsey, le charmant et intriguant fermier à l’origine de la lettre. Leurs confidences, son attachement à l’île et à ses habitants ou encore son affection pour Dawsey changeront à jamais le cours de sa vie.

Adaptation d’un roman épistolaire de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, que j’avais lu et adoré il y a quelques années, Le Cercle Littéraire de Guernesey est un joli petit film qui tombe parfois dans l’excès de sentimentalisme mais que j’ai tout de même beaucoup aimé.

Si vous me connaissez un petit peu, vous comprendrez bien vite pourquoi ce mélange suranné qui mêle amour de la littérature, atmosphère britannique et années 50′ m’a séduit… C’est tout ce que j’aime !

Les paysages de Guernesey m’ont donné envie de visiter l’île à mon tour un jour et j’ai adoré découvrir ou re-découvrir certains acteurs britanniques que j’aime, notamment Lily James dont la fraicheur me séduit à chaque fois.

L’intrigue, à la fois légère et romantique mais aussi sombre et tragique (l’ombre de la Seconde Guerre Mondiale plane définitivement sur l’intrigue) reprend bien le roman et m’a d’ailleurs donné envie de le relire.

Les décors et costumes sont beaux et participent à faire de ce film un joli moment qui donne le sourire, pour peu que le cynisme ne vous ait pas déjà atteint !

L’Homme qui tua Don Quichotte, un film de Terry Gilliam

Après presque trente ans de projets abandonnés, Terry Gilliam a enfin pu porter à l’écran le film dont il rêvait depuis si longtemps… Mais de quoi s’agit-il vraiment ?

Toby, un jeune réalisateur de pub cynique et désabusé, se retrouve pris au piège des folles illusions d’un vieux cordonnier espagnol convaincu d’être Don Quichotte. Embarqué dans une folle aventure de plus en plus surréaliste, Toby se retrouve confronté aux conséquences tragiques d’un film qu’il a réalisé au temps de sa jeunesse idéaliste: ce film d’étudiant adapté de Cervantès a changé pour toujours les rêves et les espoirs de tout un petit village espagnol. Toby saura-t-il se racheter et retrouver un peu d’humanité ?

En pratique, le film présente une épopée surréaliste, déjantée et totalement décousue où la réalité se mêle au rêve et où l’on ne sait plus trop où donner de la tête. La première moitié du film souffre de longueurs, là où la seconde moitié s’emballe dans un festival où la folie règne en maitre. 

Une fois le film terminé, impossible de savoir s’il s’agit d’un chef d’œuvre brillant ou d’un grand n’importe quoi…

Vous avez une idée vous ?

Mary Shelley, un film de Haifaa Al Mansour

En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

Mon amour du genre gothique et des films aux atmosphères britanniques m’a naturellement emmené voir en avant-première Mary Shelley, film biographique un poil romancé, mais jamais enjolivé.

On découvre le tempérament de l’auteure qui a crée Frankenstein, sa relation tumultueuse avec Percy Shelley et ses combats de femme dans un monde d’hommes. Si le film s’appuie sur des faits réels, il n’a rien d’un film historique qui peut parfois être trop lisse…

Il y a, au contraire, quelque chose de contemplatif et de mystérieux dans cette intrigue à la mélancolie avérée. Quelque chose de gothique, amplifié par une mise en scène un peu sombre et une bande-son presque fantomatique.

Si j’ai trouvé les personnages féminins convaincants, notamment Elle Fanning qui interprète à merveille la force de son personnage, j’ai été beaucoup moins convaincue par l’acteur qui incarnait Percy Shelley…

Mary Shelley est un beau film, mélancolique et sombre mais aussi percutant et inspirant et j’espère que vous aimerez le découvrir à sa sortie, le 8 août prochain.

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Bravo à tous ceux qui seront arrivés jusqu’ici en ayant tout lu – j’avais beaucoup de chroniques en retard ! N’hésitez pas à partager avec moi vos impressions et avis, ainsi que de me conseiller des films que j’aurais manqué, sait-on jamais.

Je ne sais pas encore ce qui m’attend au cinéma en juillet (ou ce qui m’attend tout court) mais le rythme de publications ici va rester quelque peu sporadique et je vous écrirai dès que j’aurai un peu de temps, parmi mes mille vies qui composent la mienne… C’est toujours un peu la même rengaine, vous ne m’en voudrez pas, mais c’est comme ça.

D’ici à la prochaine fois, je vous souhaite un beau mois de juillet et vous dis à très vite !


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Monthly Movie Digest #4

Septième Art 21 mai 2018 Laisser un commentaire

Avant que je ne prenne trop de retard, découvrez aujourd’hui une nouvelle édition de mon « Monthly Movie Digest » qui parlera de ces quelques films vus le mois dernier – un mois, comme vous pouvez déjà le constater, où je n’ai pas été très souvent au cinéma

Par manque de temps, mais peut-être aussi par manque d’intérêt, peu de films m’ayant donné très envie de filer au cinéma le temps d’une séance.

Mais trêve de bavardages, place à mon avis sur les trois films assez atypiques que j’ai vu au cinéma en avril dernier!

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

La Mort de Staline, une film d’Armando Iannucci

Inspiré de faits très réels, qui se sont déroulés à l’aube de la mort de de Staline en 1953, on assiste ici à une satire politique, ou encore une formidable farce qui met en scène l’entourage du dictateur dans sa course au pouvoir…

Si j’ai un peu oublié ce qu’il s’est passé en URSS après la Seconde Guerre Mondiale (mes cours d’histoire du lycée sont bien loin!) je ne crois pas qu’il soit nécessaire de connaître les véritables détails de l’histoire pour apprécier La Mort de Staline, qui, malgré ses prises de libertés et son ton caricatural, reste (ironiquement) assez proche de la réalité en fin de compte.

L’humour est omniprésent, très noir, très anglais et très grinçant, et ce dès la première scène qui est assez géniale. (En revanche, à quelques minutes de la fin, j’ai trouvé que l’humour s’essoufflait un peu, et j’étais assez contente de voir le film enfin se terminer)

C’est à travers cet humour poussé à son paroxysme, ces répliques plus caricaturales les unes que les autres et l’absurdité des situations, que l’horreur et la violence arbitraire du régime stalinien est d’autant plus glaçant. Alors oui, c’est drôle, même très drôle, mais à la fin, on finit un peu par rire jaune…

Les acteurs qui composent le casting de La Mort de Staline sont tous assez remarquables, Steve Buscemi en tête, sauf peut-être l’acteur qui incarne Staline lui-même, mais comme après tout il n’est pas très longtemps à l’écran, ce n’est pas bien important.

Si les satires politiques et l’humour anglais vous plaisent, nul doute que ce film vous plaira, mais sinon, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un film à ne pas manquer…

En revanche, si ce type de film vous plaît, bien qu’il s’agisse moins d’une satire, je vous recommande chaudement To Be or not To Be (Jeux Dangereux en VF) un film de 1942 de Ernst Lubitsch dont l’action se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale. Je ne l’ai pas vu depuis longtemps, mais c’est un classique à ne pas manquer, pour le coup!

Et vous, avez-vous vu La Mort de Staline?

L’Île aux Chiens, un film de Wes Anderson

En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

Ah, Wes Anderson et ses films aussi jolis qu’atypiques… Je ne pouvais pas manquer d’aller voir son dernier opus, et je n’ai pas été déçue!

L’Île aux Chiens est à la fois une tendre fable humaniste, peuplée de chiens plus humains que leurs maîtres et une allégorie politique assez ambitieuse (et complètement dans l’air du temps). On y retrouve évidemment la patte de Wes Anderson, son humour pince-sans-rire, sa poésie, ses acteurs fétiches et l’émotion en embuscade qui prend souvent le spectateur par surprise.

L’univers visuel du film est incroyablement riche et on dirait qu’aucun détail n’a été laissé au hasard – les plans de caméra, les couleurs, la mise en scène… C’est beau et c’est un vrai bonheur, d’autant plus quand on apprécie le stop-motion.

À découvrir et regarder avec des yeux d’enfant, pour se laisser emporter par la douce mélancolie de l’univers d’Anderson où l’amitié l’emporte sur tout.

Je vous le conseille chaudement, pour peu que l’univers du cinéaste vous plaise!

Si vous l’avez vu, qu’en avez-vous pensé?

Jersey Affair, un film de Michael Pearce

Dernier film visionné le mois dernier au cinéma, et probablement l’un des plus étranges également

Dans Jersey Affair, on rencontre Moll (Jessie Buckley) une jeune femme tourmentée dont la mère ne cesse de la surveiller, qui tombe rapidement dans les bras de Pascal (Johnny Flynn), un homme mystérieux et très vite soupçonné d’être à l’origine des viols et des meurtres commis sur des jeunes filles.

Pour tout vous dire, nous sommes sortis du cinéma en nous demandant ce qu’on venait juste de voir, encore un peu sous le choc d’un film auquel nous ne nous attendions pas. Alors je vous préviens: Jersey Affair (Beast en VO) est un thriller psychologique bien plus inquiétant qu’il n’en a l’air.

Si le début du film semble presque inoffensif, ce dernier prend très vite une tournure extrêmement oppressante qui m’a, personnellement, mise très mal à l’aise. J’ai tremblé, j’ai retenu mon souffle et je me suis interrogée – difficile de démêler parfois le vrai du faux, l’imaginaire du réel… De ce point de vue, le film est une réussite, et son atmosphère inquiétante est parfaitement mise en scène.

Du côté des acteurs, Johnny Flynn, déjà vu et adoré dans la série Lovesick, est assez incroyable dans un rôle aux antipodes de celui qu’il tenait dans Lovesick justement. Quant à Jessie Buckley, elle est formidable dans un rôle difficile à définir, tourmenté et puissant à la fois.

En revanche, on peut regretter une certaine lenteur dans le rythme (qui renforce néanmoins l’aspect angoissant de l’intrigue) et un scénario parfois alambiqué, au propos excessif – je n’ose trop vous en dire, mais je pense à certaines scènes de la deuxième moitié du film qui sont un peu too much

En fin de compte, Jersey Affair est un excellent thriller, oppressant et effrayant à souhait, dont on ne soupçonne absolument pas le dénouement. À voir, mais attention, il faut parfois avoir le cœur bien accroché et aimer les polars à l’atmosphère languissante et opaque.

Est-ce que vous avez vu Jersey Affair?

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En ce moment, le temps me file encore plus entre les doigts, sans oublier que je suis traversée de plusieurs tourments intérieurs (toujours liés à ma vie professionnelle) qui me rendent souvent d’humeur changeante et jamais sûre de rien.

Alors j’essaie d’y voir plus clair et quand je n’y arrive pas, je me change les idées comme je peux, notamment en passant du temps avec celui qui devient peu à peu ma personne favorite au monde… Et puis je vais au cinéma, et ça, souvent, ça reste le meilleur moyen pour moi d’arrêter de ruminer les mêmes choses. (Au moins le temps d’une séance)

Pour l’édition de mai, je sais déjà que je vous parlerai du dernier Avengers (que j’ai déjà vu deux fois) et de Plaire, Aimer et Courir Vite, tous les deux des coups de cœur dans leurs catégories respectives. D’autres films à me conseiller pour les jours à venir?

J’espère que cet article vous aura plu, et peut-être donné envie de regarder l’un ou l’autre de ces films…

Belle semaine!


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