Monthly Movie Digest #4

Septième Art 21 mai 2018 Laisser un commentaire

Avant que je ne prenne trop de retard, découvrez aujourd’hui une nouvelle édition de mon « Monthly Movie Digest » qui parlera de ces quelques films vus le mois dernier – un mois, comme vous pouvez déjà le constater, où je n’ai pas été très souvent au cinéma

Par manque de temps, mais peut-être aussi par manque d’intérêt, peu de films m’ayant donné très envie de filer au cinéma le temps d’une séance.

Mais trêve de bavardages, place à mon avis sur les trois films assez atypiques que j’ai vu au cinéma en avril dernier!

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

La Mort de Staline, une film d’Armando Iannucci

Inspiré de faits très réels, qui se sont déroulés à l’aube de la mort de de Staline en 1953, on assiste ici à une satire politique, ou encore une formidable farce qui met en scène l’entourage du dictateur dans sa course au pouvoir…

Si j’ai un peu oublié ce qu’il s’est passé en URSS après la Seconde Guerre Mondiale (mes cours d’histoire du lycée sont bien loin!) je ne crois pas qu’il soit nécessaire de connaître les véritables détails de l’histoire pour apprécier La Mort de Staline, qui, malgré ses prises de libertés et son ton caricatural, reste (ironiquement) assez proche de la réalité en fin de compte.

L’humour est omniprésent, très noir, très anglais et très grinçant, et ce dès la première scène qui est assez géniale. (En revanche, à quelques minutes de la fin, j’ai trouvé que l’humour s’essoufflait un peu, et j’étais assez contente de voir le film enfin se terminer)

C’est à travers cet humour poussé à son paroxysme, ces répliques plus caricaturales les unes que les autres et l’absurdité des situations, que l’horreur et la violence arbitraire du régime stalinien est d’autant plus glaçant. Alors oui, c’est drôle, même très drôle, mais à la fin, on finit un peu par rire jaune…

Les acteurs qui composent le casting de La Mort de Staline sont tous assez remarquables, Steve Buscemi en tête, sauf peut-être l’acteur qui incarne Staline lui-même, mais comme après tout il n’est pas très longtemps à l’écran, ce n’est pas bien important.

Si les satires politiques et l’humour anglais vous plaisent, nul doute que ce film vous plaira, mais sinon, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un film à ne pas manquer…

En revanche, si ce type de film vous plaît, bien qu’il s’agisse moins d’une satire, je vous recommande chaudement To Be or not To Be (Jeux Dangereux en VF) un film de 1942 de Ernst Lubitsch dont l’action se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale. Je ne l’ai pas vu depuis longtemps, mais c’est un classique à ne pas manquer, pour le coup!

Et vous, avez-vous vu La Mort de Staline?

L’Île aux Chiens, un film de Wes Anderson

En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

Ah, Wes Anderson et ses films aussi jolis qu’atypiques… Je ne pouvais pas manquer d’aller voir son dernier opus, et je n’ai pas été déçue!

L’Île aux Chiens est à la fois une tendre fable humaniste, peuplée de chiens plus humains que leurs maîtres et une allégorie politique assez ambitieuse (et complètement dans l’air du temps). On y retrouve évidemment la patte de Wes Anderson, son humour pince-sans-rire, sa poésie, ses acteurs fétiches et l’émotion en embuscade qui prend souvent le spectateur par surprise.

L’univers visuel du film est incroyablement riche et on dirait qu’aucun détail n’a été laissé au hasard – les plans de caméra, les couleurs, la mise en scène… C’est beau et c’est un vrai bonheur, d’autant plus quand on apprécie le stop-motion.

À découvrir et regarder avec des yeux d’enfant, pour se laisser emporter par la douce mélancolie de l’univers d’Anderson où l’amitié l’emporte sur tout.

Je vous le conseille chaudement, pour peu que l’univers du cinéaste vous plaise!

Si vous l’avez vu, qu’en avez-vous pensé?

Jersey Affair, un film de Michael Pearce

Dernier film visionné le mois dernier au cinéma, et probablement l’un des plus étranges également

Dans Jersey Affair, on rencontre Moll (Jessie Buckley) une jeune femme tourmentée dont la mère ne cesse de la surveiller, qui tombe rapidement dans les bras de Pascal (Johnny Flynn), un homme mystérieux et très vite soupçonné d’être à l’origine des viols et des meurtres commis sur des jeunes filles.

Pour tout vous dire, nous sommes sortis du cinéma en nous demandant ce qu’on venait juste de voir, encore un peu sous le choc d’un film auquel nous ne nous attendions pas. Alors je vous préviens: Jersey Affair (Beast en VO) est un thriller psychologique bien plus inquiétant qu’il n’en a l’air.

Si le début du film semble presque inoffensif, ce dernier prend très vite une tournure extrêmement oppressante qui m’a, personnellement, mise très mal à l’aise. J’ai tremblé, j’ai retenu mon souffle et je me suis interrogée – difficile de démêler parfois le vrai du faux, l’imaginaire du réel… De ce point de vue, le film est une réussite, et son atmosphère inquiétante est parfaitement mise en scène.

Du côté des acteurs, Johnny Flynn, déjà vu et adoré dans la série Lovesick, est assez incroyable dans un rôle aux antipodes de celui qu’il tenait dans Lovesick justement. Quant à Jessie Buckley, elle est formidable dans un rôle difficile à définir, tourmenté et puissant à la fois.

En revanche, on peut regretter une certaine lenteur dans le rythme (qui renforce néanmoins l’aspect angoissant de l’intrigue) et un scénario parfois alambiqué, au propos excessif – je n’ose trop vous en dire, mais je pense à certaines scènes de la deuxième moitié du film qui sont un peu too much

En fin de compte, Jersey Affair est un excellent thriller, oppressant et effrayant à souhait, dont on ne soupçonne absolument pas le dénouement. À voir, mais attention, il faut parfois avoir le cœur bien accroché et aimer les polars à l’atmosphère languissante et opaque.

Est-ce que vous avez vu Jersey Affair?

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En ce moment, le temps me file encore plus entre les doigts, sans oublier que je suis traversée de plusieurs tourments intérieurs (toujours liés à ma vie professionnelle) qui me rendent souvent d’humeur changeante et jamais sûre de rien.

Alors j’essaie d’y voir plus clair et quand je n’y arrive pas, je me change les idées comme je peux, notamment en passant du temps avec celui qui devient peu à peu ma personne favorite au monde… Et puis je vais au cinéma, et ça, souvent, ça reste le meilleur moyen pour moi d’arrêter de ruminer les mêmes choses. (Au moins le temps d’une séance)

Pour l’édition de mai, je sais déjà que je vous parlerai du dernier Avengers (que j’ai déjà vu deux fois) et de Plaire, Aimer et Courir Vite, tous les deux des coups de cœur dans leurs catégories respectives. D’autres films à me conseiller pour les jours à venir?

J’espère que cet article vous aura plu, et peut-être donné envie de regarder l’un ou l’autre de ces films…

Belle semaine!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

8

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