Monthly Movie Digest #3

Septième Art 29 avril 2018 Laisser un commentaire

Vite, vite, avant que le mois se termine (mais où passe le temps?!) je vous emmène avec moi aux séances ciné qui ont jalonné mon mois de mars dernier avec une nouvelle édition du « Monthly Movie Digest ».

Le mois de mars aura été un peu moins prolifique en séances cinéma, pour cause de week-ends à la campagne (qui m’ont donc empêché d’aller au ciné le vendredi soir comme je le fais très souvent) mais j’ai tout de même pu voir quelques films qui me tenaient à cœur

Je vous laisse découvrir tout cela de ce pas!

(En cliquant sur les titres des films, vous accédez aux fiches de ces derniers sur Allociné, si vous souhaitez en savoir plus!)

Lady Bird, un film de Greta Gerwig

Ce film d’ado, qui ne ressemble à aucun autre film d’ado, suit la dernière année de lycée de Christine, autrement dit « Lady Bird » (Saoirse Ronan), une jeune femme fantasque et vive, entre ses disputes avec sa mère (Laurie Metcalf) et ses déboires d’adolescente un peu butée et un peu naïve parfois…

Lady Bird est un film doux, drôle, plein d’une nostalgie et d’une ambiance un peu sépia digne des plus grands films indé. L’intrigue n’est pas follement originale, mais c’est un des aspects que j’ai trouvé les plus intéressants: montrer la vie adolescente dans toute sa simplicité, sa candeur presque.

Le film est porté par Saoirse Ronan, pétillante, touchante et drôle, mais les seconds rôles ne sont pas en reste, notamment Laurie Metcalf, dans un rôle très juste de mère un peu perdue face à sa fille qui grandit sans doute trop vite à son goût.

On sourit devant les répliques de l’héroïne, devant ses expériences amoureuses (souvent) un peu foireuses et on retrouve un peu de sa propre adolescence à travers celle de Christine et de ses amis…

Peut-être que je m’attendais à quelque chose de plus grand, de plus émouvant encore, mais ça ne m’a pas empêché d’être attendrie devant cette chronique tragi-comique d’une adolescence à la complexité savamment (et simplement!) retranscrite à l’écran et dans laquelle on peut tous se retrouver, ne serait-ce qu’un peu (même si le film a une dimension très « américaine » tout de même).

Ce n’est peut-être pas un film inoubliable, mais je le reverrai avec plaisir un dimanche d’automne pluvieux, avec un café à la main (et des cookies pas très loin), lovée dans ma nostalgie et mes propres souvenirs de jeunesse…

Ah et aussi, j’ai trouvé ça assez rafraichissant de voir un film qui traite de l’adolescence avec autant d’authenticité – on est plutôt loin du cliché de la high school, tel qu’on le voit d’habitude dans les fictions américaines. Bref, c’est un film indé, et j’aime bien ça moi.

Et vous, avez-vous vu Lady Bird? Qu’en avez-vous pensé?

Call me by your Name, un film de Luca Guadagnino

Adapté d’un roman d’André Aciman (qui est donc depuis sur ma pile à lire), Call me by your Name a pour héros le jeune Elio Perlman que l’on suit dans ses journées de vacances en famille, qu’il passe à lire, jouer de la musique et flirter avec son amie Marzia. Mais l’arrivée d’Oliver, un doctorant américain qui vient travailler aux côtés du père d’Elio (éminent professeur spécialisé en culture greco-romaine) va bouleverser cet été ensoleillé…

Porté par une douce indolence, Call me by your Name est un film d’une beauté lumineuse et délicate qui résonne encore longtemps après – et pourtant, ce n’est pas un film qui plaira à tout le monde.

Notamment parce qu’il s’agit d’un film relativement contemplatif, où l’intrigue – la naissance du désir et de l’émoi sexuel – n’avance que très lentement. Si je me suis parfois un peu ennuyée au début, je me suis ensuite laissé emporter par cette douce ambiance estivale italienne qui nous ferait presque sentir le parfum du soleil sur la peau

D’autant que les décors et l’ambiance générale du film sont formidablement mis en scène. Qui ne rêverait de passer son été dans une ville italienne, en lisant toute la journée, tendrement entouré par des parents intellectuels avec lesquels les échanges se font dans trois langues différentes? (Ça paraît un peu snob, dit comme ça, mais ça me semble idyllique)

Call me by your Name est en outre un superbe écrin pour Thimothée Chalamet, l’acteur qui incarne Elio (et que l’on retrouve d’ailleurs aussi dans Lady Bird). Il brille d’une présence solaire, confiante, pourtant ébranlée face au désarroi amoureux et son interprétation est d’une finesse et d’une sensibilité incroyable.

Arnie Hammer, l’autre héros du film, qui incarne Oliver, paraît être tout l’opposé d’Elio. Imposant là ou Elio est plus frêle, confiant et presque insolent parfois quand Elio semble plus réservé… Et évidemment, le duo fonctionne à merveille.

Bref, c’est un film d’une sensualité fiévreuse qui se ressent plus qu’il ne se regarde, un film qui m’a donné envie de vacances en Italie, d’étreintes moites et d’insouciance… J’ai particulièrement été touchée par le discours bienveillant et touchant du père d’Elio à la toute fin du film et par cette sensibilité, ce raffinement exquis et cette délicatesse distillés tout le long du film.

Un film auquel je ne m’attendais pas, qui m’a touché d’une façon inattendue et que je ne peux que conseiller à ceux qui n’ont pas peur d’un film qui brille davantage par son atmosphère et ses émotions que par son intrigue (somme toute assez rapidement racontée).

Avez-vous vu Call me by your Name? Vous a-t-il aussi plu qu’à moi?

Black Panther, un film de Ryan Coogler

Un mois après sa sortie, nous ne pouvions pas manquer d’aller voir Black Panther, l’un des derniers films de Marvel (à l’heure où je vous écris, Avengers: Infinity War vient de sortir: on ne les arrête plus!) qui met en avant le peuple des Wakanda, T’Challa leur souverain et les épreuves qu’il doit affronter aussi bien au sein de sa propre nation que face au monde entier...

Si je n’ai pas vu tous les films Marvel qui composent le Marvel Cinematic Universe (qui inclut aussi les séries, c’est titanesque et si vous voulez tout regarder dans l’ordre voici une piste) et que je regarde ces films en dilettante, ça ne m’empêche pas de vouloir presque toujours aller voir le dernier Marvel en salles. Et ce malgré leur caractère quand même hyper prévisible: on va dire que c’est mon petit plaisir coupable, au même titre qu’un film de Disney!

Et y’a pas à dire, Black Panther est un des plus réussis de ces dernières années. Il mêle ingénieusement tradition et modernité en mettant en avant un héros noir-africain et des problématiques sociales et politiques qui font écho à nos propres problématiques actuelles.

Si les scènes d’action m’ont semblé parfois un peu illisibles (un écueil des films de ce genre) elles sont tout de même souvent très jouissives à regarder et c’est aussi ça que l’on cherche en allant voir un film Marvel.

Le casting est plutôt chouette, et pour une fois, les personnages féminins ne sont pas juste là pour faire jolis – le personnage de Lupita Nyong’o est plutôt indépendant et intéressant, même si bon, on reste dans un film dominé par des hommes (mais ceci est une autre histoire).

Et si Chadwick Boseman, qui incarne T’Challa, est plutôt convaincant, j’ai tout de même trouvé qu’il manquait un peu de prestance et de charisme pour un héros Marvel… Un charisme qu’on retrouve en revanche chez son antagoniste, Erik Killmonger, incarné par le charmant Michael B. Jordan.

Black Panther est donc un bon divertissement, que je recommande aux amateurs du genre s’ils ne l’ont pas déjà vu, et que je salue pour sa modernité et sa mise en avant d’une culture africaine trop souvent oubliée au cinéma « grand public ».

Est-ce que vous l’avez vu de votre côté?

The Disaster Artist, une film de James Franco

Vous avez déjà regardé The Room, le film de Tommy Wiseau et aussi le pire nanar de l’histoire? Si non, regardez-le avant d’aller voir The Disaster Artist, étant donné que ce dernier retrace l’élaboration de ce film, à travers l’amitié de Tommy Wiseau et Greg Sestero, des débuts où The Room n’est qu’un projet un peu fou, jusqu’à sa sortie en salles, en passant par le tournage, marqué par les bizarreries de son réalisateur…

Il est certain que The Disaster Artist ne s’adresse pas à tout le monde – je ne connaissais pas du tout The Room, jusqu’à ce que Pauline m’en parle il y a quelque temps et si c’est un film qui a beau détenir le titre de pire nanar de l’histoire, il est certain que tout le monde ne s’intéresse pas à ce type de cinéma.

Bref, avant d’aller voir The Disaster Artist j’ai donc vu The Room, qui mérite amplement son titre et m’a laissé sans voix tout le long (« mais comment peut-on réaliser un film aussi nul?! ») mais m’a aussi beaucoup faire rire par son absurdité.

Le film de James Franco est comme un sorte d’hommage à celui de Tommy Wiseau, bien que ce dernier ne soit pas présenté sous son meilleur jour: sorte de « monstre » sans âge, dont on ignore les origines, capricieux et au comportement clairement infantile, Tommy est aussi agaçant, étrange qu’attendrissant.

L’interprétation de James Franco en Tommy Wiseau, justement, est incroyable. Le mimétisme est parfait et très précis, mais ne tombe pas pour autant dans la caricature moqueuse et le tout est en réalité assez touchant (bon et très drôle, c’est indéniable).

Que Greg Sestero soit interprété par Dave Franco, le petit frère de James, apporte, je pense, une dimension supplémentaire à la relation de ces deux personnages, forte et hors du commun dans la réalité comme à l’écran.

Enfin, à travers The Disaster Artist, James Franco signe aussi un vibrant hommage au septième art et à la ténacité créatrice d’un réalisateur qui ose aller au bout de ses rêves, envers et contre tout.

Si j’ai plutôt bien aimé ce film, qui reprend notamment les scènes les plus cultes de The Room (et c’est très bien fait et très drôle), j’ai parfois trouvé le rythme inégal et le temps un peu long… Mais ne serait-ce que pour James Franco habité par le personnage de Tommy Wiseau, je n’ai pas regretté d’être allé le voir!

Alors, The Disaster Artist, vous l’avez vu vous?

**********

Je n’ai pas tout à fait réussi à tenir ma résolution cinématographique (d’aller au ciné au moins une fois par semaine) ces dernières semaines, celles-ci ayant été plutôt chargées professionnellement, personnellement et émotionnellement… mais à vrai dire, il n’y a pas beaucoup de films qui me tentent en ce moment. Vous me conseillez d’aller voir quoi, vous?

Pour la prochaine édition, qui verra le jour d’ici quelques semaines si tout va bien, je vous parlerai des trois films vus ce mois-ci (quand je vous disais avoir été trop peu au cinéma!): La Mort de Staline, L’Île aux Chiens et récemment Jersey Affair.

Peut-être que j’irai davantage au cinéma en mai? (Croisons les doigts…)

J’espère en tout cas que cette revue vous a plu et vous aura peut-être donné envie de voir quelques uns des films dont je vous ai parlé!

Je vous souhaite une belle journée et d’avance, une belle semaine ♡


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

10

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3 Commentaires

  • Répondre Pauline 29 avril 2018 at 15 h 37 min

    J’ai le même avis que toi sur Lady Bird, et sur The Disaster Artist. Je n’ai pas vu Call Me By Your Name, je l’ai loupé et je me dis que je le verrai plus tard… pas eu beaucoup le temps d’aller au cinéma ces temps-ci.
    Justement, hier, nous sommes allés voir Game Night, avec Jason Bateman et Rachel McAdams. C’était super ! On ne s’attendait à rien de particulier venant d’une comédie américaine, mais c’était drôle, léger, absurde et touchant, tout ce que j’aime. Le pitch : une bande d’amis menés par le couple formé par Bateman/McAdams, tous fans de jeux de société, participent à une murder mystery party orchestrée par le frère de Bateman et qui va se révéler être bien plus réaliste que prévue… Ca ne se prend pas la tête, on est allé voir ça sans réfléchir et on a été ravis.
    Prochaines sorties cinéma : Marvel, entre Infinity War et Deadpool 2… je m’apprête déjà à lever les yeux au ciel ! Bises ;)

  • Répondre Clara Buard 29 avril 2018 at 20 h 41 min

    Bonsoir !
    Dans ta sélection je n’ai vu que Call Me by your Name. C’est pour moi un immense coup de cœur ! J’ai tout adoré, même les longueurs parce qu’elles permettaient de s’attarder sur la superbe photographie. Le discours du père d’Elio m’a aussi beaucoup touché (comme tout le monde je pense), parce qu’il parle de tolérance et d’amour pour une personnalité, non pour un genre. J’aurais pu le revoir quelques jours après tellement j’en ai aimé l’athmosphère, surtout lorsqu’elle provoque une furieuse envie de boire des jus d’abricot !
    Je pense que c’est un film déjà culte et je suis heureuse (c’est idiot) lorsque que les autres sont autant enthousiasmés que moi.
    Clara

  • Répondre Camille 1 mai 2018 at 6 h 24 min

    Call me by your name a été mon gros gros coup de coeur de ces derniers temps ! Bon, en même je ne regarde que très peu de films, mais celui-ci a directement atterri dans la liste des films que je reverrai avec plaisir !