Mary

Septième Art 17 septembre 2017 Laisser un commentaire

C’est toujours une chouette sensation que de sortir du cinéma après avoir vu un film bien choisi – c’est ce que j’ai ressenti après avoir vu Mary (Gifted en VO), un film dont la bande-annonce m’avait séduite et qui semblait promettre un joli moment de cinéma. Promesse tenue.

Il s’agit d’une histoire relativement simple (et souvent les choses les plus simples sont les plus belles) où l’on rencontre Mary (Mckenna Grace), une enfant surdouée dans le domaine des mathématiques, élevée par son oncle Frank (Chris Evans).

Son premier jour d’école sera décisif et entraînera la suite des évènements qui conduiront notamment la fillette à rencontrer sa grand-mère, Evelyn (Lindsay Duncan).

Je crois que ça fait longtemps que je n’avais vu un film aussi touchant et sincère, tout en simplicité.

L’intrigue se porte sur le sujet des enfants surdoués et des problématiques d’éducation qui en découlent, caractérisés par Frank et Evelyn, aux visions et ambitions diamétralement opposées – faut-il isoler et mettre les meilleurs outils d’apprentissage à disposition d’un enfant surdoué, ou le laisser vivre une enfance « normale » ?

Si le film évoque brillamment ces questions, il n’a pas vocation d’y apporter une réponse définitive (existe-t-il seulement une seule réponse à de telles problématiques?) et aura plutôt à cœur de traiter les sentiments et émotions des protagonistes, offrant une vision plus humaniste de la question… ce qui en fait une œuvre sincère et authentique. 

La relation entre Frank et Mary, plus proche d’une amitié très forte que d’une relation père-fille, est éminemment touchante et belle. La jeune Kckenna Grace est incroyable de justesse, oscillant remarquablement entre la vivacité enfantine propre à son âge (le personnage de Mary a sept ans) et le sérieux d’un génie des mathématiques.

Quant à Chris Evans, je dois dire que sa prestation m’a beaucoup impressionnée (mon préjudice est lié à son rôle de Captain America, qui ne lui laisse pas beaucoup de marge de manœuvre côté jeu d’acteur). Il incarne le rôle de l’oncle inquiet de vouloir bien faire avec beaucoup de sobriété et d’émotion. (Et puis il faut bien le dire, il est très charmant.)

Mary est tout simplement un film d’une grande douceur, qui provoque tour à tour rires et larmes aux yeux et qui est plein de bons sentiments tout en évitant brillamment l’écueil de la niaiserie. 

Visuellement, le film nous berce par ses couleurs chatoyantes et ensoleillées (on est en Floride ici) et se distingue par des scènes d’une grande beauté, aussi bien dans le fond que dans la forme (je pense ici à cette magnifique scène à la plage, d’une sobriété et douceur inouïe et qui m’a beaucoup émue).

Quant à la bande-son, entre la délicatesse des accords de piano composés par Rob Simonsen et les morceaux folk distillés çà et là, elle accompagne parfaitement l’intrigue qui se déroule sous nos yeux.

Ah et j’oubliais! La relation entre Mary et son chat borgne, Fred, est à la fois une des choses les plus mignonnes et drôles du film et si ça peut paraître insignifiant, cette relation aura toute son importance à un moment-clef du film… (Je ne veux point trop vous en dire, mais en amoureuse des félins que je suis, ça m’a fait chaud au cœur.)

Je crois sincèrement que Mary est de ces films tout simplement beaux, qui ne peuvent que vous toucher en plein cœur. Si son intrigue ne semble particulièrement universelle (les enfants surdoués, ça ne court pas les rues après tout) c’est pourtant un film qui devrait chatouiller la sensibilité de tout le monde, car le film va au-delà du sujet initial.

Vous vous en doutez, je vous le conseille vivement – c’est un film parfait pour l’automne, pour une fin d’après-midi pluvieuse et dont vous ressortirez le cœur gonflé d’émotion et avec le sourire. Promis.

Est-ce que vous avez déjà vu Mary? Vous ai-je donné envie de le voir, peut-être?

Je vous souhaite une belle fin de journée et vous donne rendez-vous mardi pour ma sélection hebdomadaire de « Links I Love » !


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2 Commentaires

  • Répondre Aurore 19 septembre 2017 at 10 h 45 min

    J’hésite à le voir car la critique est mitigée, et que je n’avais pas été fan de 500 jours ensemble. Pourtant il a tout l’air du film bonbon qui fait du bien alors pourquoi pas !

    • Répondre Laurelas 11 octobre 2017 at 0 h 08 min

      Oh oui, ça n’a pas grand chose à voir avec 500 Jours Ensemble (bon, je l’ai vu y’a looongtemps) si ce n’est cette ambiance un peu indé, particulière aux films indé US) et il m’a vraiment mis du baume au coeur :)