Inside Out

Septième Art 19 juin 2015 Laisser un commentaire

Attention, chef d’œuvre! Je suis allée voir Inside Out (Vice Versa en VF) hier soir et c’était une merveilleuse façon de terminer la journée, dans la joie et la bonne humeur. Je vous raconte?

Pixar revient sur nos écrans avec une aventure intérieure extrêmement novatrice: les héros d’Inside Out sont en réalité des émotions auxquelles l’on a donné vie.

Joie, Peur, Colère, Dégoût et Tristesse sont les émotions au travers desquelles on découvre Riley, une petite fille de onze ans, qui vient de déménager loin de l’endroit où elle a grandi, et pour qui ce changement bouleversera tout… aux dépens des émotions qui la guident!

Inside Out

À travers un univers coloré et enfantin, Inside Out va vous emmener dans les profondeurs de la psyché de la jeune Riley et c’est à la fois profondément émouvant, drôle et surtout, incroyablement inventif.

Les représentations visuelles de notre esprit sont en effet aussi savoureuses qu’ingénieuses – qu’il s’agisse du train de la pensée, du subconscient (où se trouvent les peurs et phobies profondes), de l’imaginaire (sorte de pays de Cocagne où les pensées les plus folles deviennent réalité) ou encore des rêves (astucieusement représentés par un studio de cinéma, une belle façon de rendre hommage au cinéma, créateur de rêves par excellence), tout est merveilleusement bien dépeint… et avec malice!

Si le film emprunte effectivement beaucoup (euphémisme!) à la psychologie, il n’en reste pas moins pétillant et drôle, et je dois bien vous avouer avoir ri de bon cœur tout au long du film. Entre les différentes caractéristiques de nos héros les émotions, caricaturales (mais drôles!) à souhait et l’humour bon enfant qui est omniprésent, impossible de ne pas passer un bon moment.

Cela dit, Inside Out n’en reste pas moins un film qui vous fera frissonner d’émotion à quelques reprises, d’autant qu’il vous invite à l’introspection et à ainsi rapprocher votre propre histoire intérieure de celle de Riley…

Difficile de ne pas penser avec nostalgie à notre propre enfance, aux émotions ressenties lors d’une rentrée des classes, d’un déménagement par exemple. Et c’est la grande force de ce film car malgré un ton léger à souhait, il explore l’intime et la psyché avec beaucoup de justesse… C’est ça aussi qui caractérise tant les films de Pixar, ce petit truc en plus.

Enfin, Inside Out a l’intelligence de ne pas stigmatiser certaines émotions habituellement perçues comme négatives. Oui, car même si Joie semble dominer dans l’esprit de Riley, elle va vite comprendre que Tristesse aura elle aussi son rôle a jouer, et non des moindres… Par conséquent, le film nous permet aussi de mieux comprendre, en quelque sorte, l’importance de nos émotions, aussi diverses et intenses soient-elles…

Et surtout de ne pas oublier que la tristesse est essentielle à la joie, par effet de contraste. (Je simplifie, hein.) Une belle façon de remettre ses idées en place en somme!

Visuellement, Inside Out n’a rien a envier à ses prédécesseurs, tant ses graphismes sont fluides et agréables à l’œil. Mention spéciale aux quelques plans d’ensemble et paysages que j’ai, personnellement, trouvé très réussis.

J’ai également trouvé que nos héros les émotions étaient drôlement bien représentées – entre substances gazeuses et personnages en peluche, il m’a semblé impossible de définir de quoi ils étaient « faits », et ils semblent presque avoir été dessinées en pointillisme. Après tout, les émotions sont des substances impalpables, et c’est une qualité qui a ainsi été brillamment retranscrite.

Notez également le contraste entre la vie intérieure de Riley (colorée et « cartoonesque » à souhait) et la vie extérieure, réelle, de la petite fille, où les couleurs sont un peu plus désaturées et naturelles en somme. Une belle représentation visuelle du titre du film…

Un dernier mot sur la musique, composée elle aussi par Michael Giacchino (décidément, après Tomorrowland et Jurassic World… ne serait-ce pas le compositeur qui monte à Hollywood?) et qui porte le parfait coup de grâce musical à cet univers pétillant et coloré qu’est celui de nos émotions.

[youtube https://youtu.be/seMwpP0yeu4]

Inside Out est un film que je vous conseille de tout cœur d’aller voir tant il brille par son inventivité, sa justesse psychologique, sa sensibilité et… son humour!

Préparez-vous à rire, beaucoup, à verser une petite larme, peut-être, et à vous remémorer votre propre enfance, promis, vous passerez un bon moment. Et encore une fois, Pixar a prouvé son génie avec un film qui traite avec légèreté, émotion et sagesse (oui tout ça à la fois) de la construction de l’identité et du rôle de la psyché.

J’ajouterais d’ailleurs que c’est un film qui s’adresse surtout aux grands enfants, car même si les « vrais » enfants passeront sans nul doute un bon moment devant Inside Out, je ne suis pas sûre qu’ils comprendront l’ampleur et la profondeur du propos.

À la fin du générique de fin (je reste toujours jusqu’à la fin), j’ai d’ailleurs relevé cette phrase qui m’a fait sourire: « This film is dedicated to our kids. Don’t grow up. Ever. » (Oui, restons tous Peter Pan dans l’âme!)

Est-ce que vous avez déjà vu Inside Out? Comptez-vous aller le voir?

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à très vite!

PS: La bande-annonce est légèrement mensongère. Le film est encore mieux que ça. Promis. 

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8 Commentaires

  • Répondre Mélanie 19 juin 2015 at 14 h 50 min

    Vu hier et adoré ! C’est un très bon Pixar, l’idée de départ est excellente. Ta critique (que je trouve très bien construite d’ailleurs) résume parfaitement ce que j’ai pensé du film : beaucoup de rires et d’émotions, c’est un film qui s’adresse en effet surtout aux grands enfants.

    • Répondre Laurelas 20 juin 2015 at 0 h 45 min

      Merci beaucoup :)

  • Répondre Leslie 19 juin 2015 at 18 h 16 min

    Je l’ai vu et jai beaucoup moins été emballée que toi. C’est un Pixar et oui c’est un très bon film, mais je m’attendais à mieux. Sûrement parce que j’ai beaucoup lu « le meilleur Pixar de tous les temps », et pour avoir revu Là Haut ou Toy Story récemment, je les trouve suppérieurs.
    Néanmoins je trouve l’idée de base de Vice Versa excellente, c’est juste le scénario qui m’a laissée un peu perplexe, j’ai trouvé ça un peu mou de temps en temps et la vie intérieure de Riley m’a beaucoup fait pensé au très bon « Les Mondes de Raph ».
    Juste de la déception donc, manque de peps. Mais à voir néanmoins ! :)

    • Répondre Laurelas 20 juin 2015 at 0 h 47 min

      Ah quelle dommage, c’est vrai que quand on s’attend à des choses incroyables, on finit souvent déçu… D’où mon attrait pour le moins d’informations possibles avant d’aller voir un film (même s’il en faut au moins un peu pour avoir envie d’aller le voir)

      (Et j’ai beaucoup aimé les Mondes de Ralph aussi, et je vois en quoi tu fais un parallèle :))

  • Répondre thecherrycrumble 19 juin 2015 at 19 h 36 min

    Géniale ta critique (éloge?) ça donne vraiment de le voir, il a l’air sympa d’après la BA… vivement !

    • Répondre Laurelas 20 juin 2015 at 0 h 47 min

      Ahah, merci petit soeur :)

  • Répondre auroreinparis 19 juin 2015 at 20 h 18 min

    En effet ce film est d’une très grande intelligence en plus d’être drôle et divertissant!

  • Répondre Vice Versa et sans dessus-dessous | HappyMonde 22 septembre 2015 at 13 h 02 min

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