Tomorrowland

Septième Art 28 mai 2015 Laisser un commentaire

Disney's TOMORROWLAND L to R: Young Frank (Thomas Robinson) & Athena (Raffey Cassidy) Ph: Kimberley French ©Disney 2015

La semaine dernière, je n’ai pas hésité très longtemps avant d’aller voir Tomorrowland (À la Poursuite de Demain en VF), le dernier né des studios Disney, et réalisé par Brad Bird – vous reprendrez bien un peu de science-fiction vous aussi?

Ce n’est pas la première fois qu’une attraction de Disneyland inspire une adaptation cinématographique (souvenez-vous de Pirates des Caraïbes…), même si ici c’est tout un univers des parcs Disney qui inspira Tomorrowland (Discoveryland à Disneyland Paris). Et d’ailleurs, quand j’ai vu la bande-annonce du film pour la première fois, je me suis interrogée: que pouvait-il bien nous raconter?

Eh bien, dans Tomorrowland on rencontre Casey (Britt Robertson), jeune fille optimiste en déterminée, qui trouve un bien mystérieux pins qui lui fait entrevoir un autre monde… Elle finit par faire la connaissance d’Athena (Raffey Cassidy), une drôle de petite fille qui va l’aiguiller dans sa recherche de ce monde. Et en chemin, elle croise également Frank Walker (George Clooney) qui lui a déjà vécu à Tomorrowland…

Dit comme ça, toute l’intrigue a l’air bien obscure, mais rassurez-vous, il n’en est rien.

TOMORROWLAND

Ce film est avant tout un film de rêveurs et d’optimistes. On se retrouve rapidement projeté dans un monde délicieusement rétro-futuriste, dont on s’est tous permis de rêver un jour dans notre vie, ne serait-ce qu’un peu.

Mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’intrigue ne prend pas réellement place dans ce monde fantastique et futuriste, tout du moins pas pendant la grande majorité du film – ne soyez pas déçus de trop rester sur Terre!

Tomorrowland fourmille de petits clins d’œils à d’autres films et à la SF en général – des robots plus vrais que nature par-ci, des hologrammes par-là et même Jules Verne a son rôle à jouer dans l’histoire… J’ai, pour ma part, beaucoup aimé l’esthétique rétro-futuriste du film, très empruntée aux années 50′ et 60′ et qui pourrait paraître presque absurde finalement (pour un film de SF « d’aujourd’hui ») mais qui rend un bel hommage à la vision qu’avait Walt Disney du futur.

Le scénario, avec le recul, n’est pas d’une inventivité folle et pourtant, je n’ai pas trouvé que le film présentait les choses de façon manichéenne – ici, ce n’est pas vraiment le bien contre le mal (ou ceux qui veulent sauver le monde contre ceux qui veulent l’annihiler), mais c’est autre chose… L’espoir, l’inventivité et l’optimisme se heurtent au pessimisme et à la résignation, et en ça, Tomorrowland livre un beau message humaniste.

Et puis il ne faut pas oublier le message écologiste qui se cache derrière tout ça, et qui se trouve au cœur même de l’intrigue. Tout cela peut vous sembler un brin utopique, mais c’est aussi ça qui m’a plu, et qui a fait que je suis sortie de la salle de cinéma avec le sourire.

Alors que le scénario peut donc paraître un peu confus par moments, le film compense largement par un casting de qualité et des dialogues parfois piquants (et donc savoureux). Le personnage de Casey, qui aurait pu être surjoué ou même ridiculement naïf, a pourtant très bien été interprété par Britt Robertson qui donne beaucoup de candeur, de fraicheur et de profondeur à son personnage. 

J’ignore pourquoi dans les bandes-annonces le personnage d’Athena est pratiquement invisible, quand on sait à quel point elle est importante dans le film. Mais tant mieux, ça laisse une surprise au spectateur! Athena donc, personnage un brin mystérieux, très malicieux et intelligent a été interprété avec beaucoup de justesse et de fraicheur par la jeune Raffey Cassidy. Et en plus, son accent britannique est d’une perfection absolue.

Quant à George Clooney, davantage en retrait, est pourtant très bon dans son rôle, qui oscille entre résignation et l’envie d’y croire. Bon, quant à Hugh Laurie, l’antagoniste du film, il n’y a pas grande chose à en dire en réalité… Son personnage n’a pas beaucoup de substance et ne sert finalement qu’à donner corps au fatalisme tant décrié tout au long du film. Je n’ai donc absolument rien à souligner concernant sa performance dont je n’ai que peu de souvenirs…

Visuellement, le film nous en met plein les yeux, avec un « futur » lumineux à souhait et des séquences d’action d’une fluidité folle, le tout parfaitement accompagné par une musique orchestrale composée par Michael Giacchino (et bien représentative de l’univers Disney).

[youtube https://youtu.be/0sH0__SpV88]

Tomorrowland aura donc été pour moi un très bon moment de cinéma – je me suis régalée devant la beauté de cette esthétique rétro-futuriste, j’ai beaucoup ri, j’ai (un peu) tremblé et j’en suis ressortie légère, le cœur plein d’optimisme.

Malgré ses quelques défauts (de cohérence au niveau du scénario notamment) je me suis laissée emporter par ce voyage à travers le temps et les dimensions, charmée par des personnages sympathiques et un univers où les rêves deviennent réalité…

Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un film à ne pas manquer, mais je vous le conseille, surtout si vous êtes aussi rêveur que moi..!

Est-ce que vous avez déjà vu Tomorrowland peut-être? Comptez-vous aller le voir?

Je vous souhaite une belle journée!

+ Ne pas avoir écrit « à chaud » sur ce film me donne l’impression d’avoir raconté n’importe quoi tant mon souvenir de ce dernier me paraît déjà si loin… J’espère que vous n’aurez pas la même impression!

+ Pas le temps d’aller au cinéma cette semaine, mais quand je reviendrai de mon week-end au vert, j’aimerais peut-être aller voir Mad Max: Fury Road (parce qu’à force de n’en entendre que du bien, ma curiosité a été piquée), Girls Only (malgré une affiche « girly » qui ne me fait pas du tout envie), My Old Lady (parce que Maggie Smith) et peut-être même le Labyrinthe du Silence. Mais je sais que je n’aurai pas le temps de tout voir. Ah, que mes années étudiantes me manquent, juste pour pouvoir aller plus souvent au cinéma!

9

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11 Commentaires

  • Répondre Clémence Paddington 28 mai 2015 at 15 h 47 min

    Vraiment cool ton avis sur le film! J’ai vraiment envi de le voir, mais j’avoue avoir un peu peur mais du coup je vais me lancer ;)
    xx, Clémence

  • Répondre Margaux 28 mai 2015 at 18 h 11 min

    Oui je suis aller le voir et j’ai beaucoup aimé, je n’arrive pas vraiment à faire une belle critique comme la tienne mais quand je suis ressortie de la salle, j’avais le sourire aussi :)

  • Répondre Elle 29 mai 2015 at 9 h 46 min

    Il a suffi que tu dises « un film de rêveurs et d’optimistes » pour me donner envie d’aller le voir ;)

  • Répondre auroreinparis 1 juin 2015 at 19 h 51 min

    J’ai lu plus de critiques assez mitigées, la tienne me semble plus enthousiaste ! Pourtant la BA m’a donné l’impression d’un film assez enfantin, du coup je n’ai pas trop envie de le voir.

    • Répondre Laurelas 10 juin 2015 at 23 h 14 min

      C’est pas siiii enfantin, même si faut pas oublier son âme d’enfant en y allant (nuance!) :)

  • Répondre Laure 2 juin 2015 at 9 h 44 min

    Votre commentaire est magnifique, précis et détaillé. Il donne envie d’aller voir le fim. Merci !

    • Répondre Laurelas 10 juin 2015 at 23 h 13 min

      Merci à vous!

  • Répondre Marine 3 juin 2015 at 13 h 12 min

    Je pense qu’il faut vraiment y aller avec son âme d’enfant et se laisser emporter comme dans un manège. C’est ce que j’ai fait et du coup les petites incohérences de scénarios passent presque à la trappe. Comme toi j’ai vraiment beaucoup aimé l’esthétique du film. Bref, un chouette Disney :)

    • Répondre Laurelas 10 juin 2015 at 23 h 13 min

      Comme tu dis oui :)

  • Répondre Anne-Laure 11 juin 2015 at 14 h 30 min

    La bande-annonce m’avait attirée par son côté univers extraordinaire. Tes mots « Ce film est avant tout un film de rêveurs et d’optimistes » ont fini de me convaincre de le regarder… dès que j’ai le temps de souffler un peu ! :)

    • Répondre Laurelas 14 juin 2015 at 21 h 17 min

      J’espère qu’il te plaira aussi :)