Saving Mr Banks

Septième Art 15 mars 2014 Laisser un commentaire

Saving Mr Banks

Cette semaine, vous l’aurez remarqué, je n’ai pas exactement pris le temps d’écrire par-ici… Mais hier j’ai vu Saving Mr Banks (Dans l’Ombre de Mary – La Promesse de Walt Disney en VF)(pourquoi diantre changer le titre original?!) et j’ai voulu vous en parler parce que j’ai beaucoup aimé.

Mais d’abord, revenons un instant sur le synopsis. Nous sommes en 1961 et nous rencontrons Pamela L. Travers (Emma Thompson) la célèbre auteure à l’origine de Mary Poppins: c’est une femme intransigeante et froide qui refuse depuis près de 20 ans de céder les droits de Mary Poppins à Walt Disney (Tom Hanks). Et pourtant, cette année-là, faute de rentrées d’argent, elle accepte à contrecœur de se rendre à Los Angeles pour découvrir ce que Walt Disney a en tête.

S’en suivront deux semaines intenses, où Walt ne cessera d’essayer de convaincre la têtue Miss Travers qui refuse de voir sa bien aimée Mary Poppins transformée par l’industrie Hollywoodienne. Ce séjour sera aussi l’occasion pour Miss Travers de se remémorer son enfance, aux épisodes plus ou moins heureux…

Saving Mr Banks

Saving Mr Banks, biopic hautement romancé, oscille sans cesse entre le drame et la comédie pour le plus grand bien de l’intrigue – on rit devant les répliques assassines de Miss Travers, et c’est lors des séquences retraçant l’enfance de celle-ci que l’on peut facilement avoir la larme à l’œil.

C’est en effet un film à double narration, où l’on passe de l’Australie natale de Pamela Travers (de son vrai nom Helen Lyndon Goff), au Los Angeles des années 60′ en moins de temps qu’il faut pour dire Supercalifragilisticexpialidocious. C’est en mettant en parallèle l’enfance plus ou moins heureuse de l’auteure, et le processus de création du film Mary Poppins qu’on comprend mieux pourquoi Miss Travers est tant attachée à l’intégrité de son oeuvre.

Visuellement, Saving Mr Banks est plutôt réussi – les images et les décors sont soignés, tandis que l’atmosphère des sixties est savamment reproduite, à coup de coiffures improbables et tenues vestimentaires de rigueur. L’Australie de l’enfance de Miss Travers fait elle aussi rêver de nature et grands espaces. Le film tout entier est merveilleusement ensoleillé, et ça met du baume au cœur.

C’est aussi assez grisant de se retrouver au cœur du processus de création de Mary Poppins. Car même si le film ne s’y attarde pas vraiment, découvrir les esquisses de différents éléments du décor, ou encore les dessous de l’élaboration des chansons de Mary Poppins, ça a émerveillé l’enfant qui sommeille en moi (et qui regardait le film en boucle quand elle était petite).

Saving Mr Banks est surtout l’occasion de voir à l’écran deux acteurs de grand talent qui font des étincelles dans deux rôles complètement opposés. Tom Hanks est plutôt convaincant en Walt Disney enjoué et un peu roublard, qui se heurte (et ça doit être assez rare) à un refus catégorique. Affable et calculateur à la fois (et grand fumeur comme l’indiquent ses accès de toux hors-champ!), Walt Disney est un personnage plein de nuances que Tom Hanks a interprété avec brio.

Emma Thompson n’est pas en reste, et est absolument parfaite en femme inflexible et aigrie qui finira par se laisser charmer par Disney qu’elle méprise tant. Elle aura eu le mérite de donner une profondeur mélancolique au personnage de Miss Travers, à laquelle le spectateur finit par s’attacher.

J’ai lu çà et là que la réalité de la collaboration entre Walt Disney et Miss Travers était bien plus sombre que ce que Saving Mr Banks laisse entendre… En revanche, Miss Travers aurait effectivement été une femme assez froide et désagréable. Il serait peut-être intéressant de se pencher sur la biographie écrite par Valerie Lawson dont le film s’est aidé à l’écriture du personnage, pour en savoir plus!

Saving Mr Banks est donc un film charmant, mêlant l’histoire à la fiction et la comédie au drame, sans pour autant tomber dans une incroyable mièvrerie (chose que je craignais à vrai dire). C’est un film léger et drôle, parsemé d’émotion sincère et brute… Parce que ce n’est pas que la genèse de Mary Poppins, c’est aussi une belle histoire d’amour entre une petit fille et son papa (joué par Colin Farrell).

Si vous aimez Disney, et que vous avez tendance (comme moi) à vous laisser charmer par de belles histoires, allez voir Saving Mr Banks. C’était une jolie surprise pour ma part… qui m’a aussi donné envie de revoir Mary Poppins!

Avez-vous vu Saving Mr Banks? Si oui, qu’en avez-vous pensé?

Passez un joli week-end, et moi je vous retrouve en début de semaine prochaine!

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1 Commentaire

  • Répondre Lettrine 16 mars 2014 at 9 h 27 min

    Merci pour cette belle découverte. J’ai très envie de voir le film.