The Paradise

Small Screen Love 31 janvier 2013 Laisser un commentaire

The Paradise

La période de Noël semble propice à la découverte de nouvelles séries costumées – l’an dernier, souvenez-vous, je découvrais Downton Abbey. Cette année, la jolie découverte s’appelle The Paradise.

Je suis toujours contente de dénicher de nouvelles séries, car d’habitude ce sont mes parents (ces geeks) qui m’en font découvrir. Question de complémentarité: je leur parle souvent de tous les films que je vois au cinéma. Bref, c’est Noémi, en mentionnant la série brièvement sur son blog le mois dernier, qui a attisé ma curiosité…

Qu’est-ce donc que The Paradise? Eh bien c’est une adaptation du Bonheur des Dames de Zola, figurez-vous! Seulement voilà, l’histoire a été transposée en Angleterre, dans une petite ville au nord du pays (et non pas à Londres)(je rappelle que l’action se déroule à Paris dans le roman de Zola, on aurait donc pu s’attendre à ce que la série joue à Londres..) et l’intrigue s’éloigne un peu du ton naturaliste de Zola.

On y suit Denise (Joanna Vanderham), notre héroïne, qui arrive dans cette ville inconnue du nord de l’Angleterre, espérant travailler dans la boutique de son oncle. Mais ce dernier, incapable de pouvoir donner du travail à sa nièce, se voit contraint de la laisser travailler au Paradise, le (grand) magasin qui empêche les petits commerces aux alentours de prospérer.

Le propriétaire du Paradise est Moray (Emun Elliott) et il compte bien étendre son magasin… Il bénéficie pour cela de l’aide de Lord Glendenning, riche aristocrate dont la fille, Katherine, est éprise de lui. Mais Moray refuse ses avances, encore trop endeuillé par la perte de son épouse, quelque temps auparavant.

The Paradise

Il nous est donc donné à voir l’envers du décor d’un grand magasin, des intrigues du personnel en passant par les amours de Moray jusqu’à la question de l’influence du Paradise sur les commerces aux alentours. C’est intéressant, drôle, savoureux, et parfois même assez dramatique.

Je dois vous avouer qu’après avoir vu le premier épisode, j’étais mitigée. Cela manquait un peu de rythme… Mais on a persévéré, et heureusement – ç’aurait été dommage de passer à côté d’une série si chouette!

Je n’ai jamais lu Au Bonheur des Dames, même si toute la série des Rougon-Macquart de Zola est sur ma liste « à lire avant de mourir, mais quand j’aurai le temps » depuis bien des années, mais qui n’est pas familier, ne serait-ce qu’un peu, avec le roman?

Bon. Suite à The Paradise, j’ai commencé à lire Au Bonheur des Dames. Mémoire oblige, je n’ai pas vraiment continué depuis… Mais notez, c’est une très bonne chose que la série m’ait donné envie de lire l’œuvre originale, non?

Revenons-en à la série, justement. Alors, d’abord un mot sur les acteurs et leurs personnages. Il y a donc Denise, notre jeune héroïne, qui déborde d’enthousiasme et d’idées, mais se trouve quelque peu contrainte de « rester à sa place » – elle est douce, jolie et quelque part, je me suis beaucoup identifiée à elle. Je l’aime beaucoup. Mais pas autant que j’aime Moray, l’ambitieux propriétaire du Paradise.

L’acteur a un je-ne-sais quoi de Robert Downey Jr. et des petites fossettes adorables. Quant au reste du casting, il est également plutôt réussi. Mention spéciale à Miss Audrey (Sarah Lancashire) qu’on adore détester par moments et à Katherine Glendenning (Elaine Cassidy), ni belle, ni aimable, qui est particulièrement douée pour provoquer chez le spectateur une bonne dose d’antipathie à son égard.

Les décors sont beaux, les costumes aussi – bref, un beau travail de photographie et de mise en scène est réalisé dans cette série. (Après tout, elle est produite par la BBC!)

Ce qui est regrettable, mais c’est une chose commune à toutes les séries britanniques, c’est qu’il n’y a pas assez d’épisodes! Comptez huit épisodes d’une heure chacun. Ça se regarde vite, et on en redemande. (La dernière scène du dernier épisode de la première saison est parfaite en plus.)

Heureusement, une seconde saison est en préparation…

(Je trouve la musique utilisée pour ce trailer légèrement inadaptée et je trouve le montage quelque peu trompeur aussi…)

Si vous aimez Downton Abbey, les period drama, Zola, les Grands Magasins… cette série est faite pour vous! Je vous la conseille de tout cœur en tout cas, et je crois que je suis prête à m’avancer et à dire qu’elle fait désormais partie de mes séries favorites. C’est le pouvoir de la série britannique!

Vous connaissiez The ParadiseVous ai-je donné envie de découvrir cette série?

Je vous souhaite, un peu en avance, un très bon week-end!

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5 Commentaires

  • Répondre sabrina 1 février 2013 at 6 h 38 min

    j’ai adoré cette série, même si je ne supporte pas Katherine Glendenning et dommage que matthew mcnulty aka dudley j’aurai aimé connaitre plus son personnage .

    j’ai hâte de voir la saison 2 :)

    • Répondre Laurelas 4 février 2013 at 19 h 41 min

      Same :) Katherine est un de ces personnages mais genre TELLEMENT détestables. Argh.

  • Répondre Camille 1 février 2013 at 13 h 25 min

    Ben moi j’ai dévoré toute la saison déjà 2 fois tellement j’ai aimé. Donc voilà. :)

  • Répondre TheCherryCrumble 1 février 2013 at 18 h 33 min

    Chouette review! :)

  • Répondre Nyx 2 février 2013 at 15 h 05 min

    Ça fait longtemps que je me tâte sur cette série, j’ai toujours repoussé parce que je croule déjà sous une trentaine mais je vais assurément craquer, ton article m’a vraiment conquise ! Je ne sais du coup si je dois te remercier ou pas ;).