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Small Screen Love

The Casual Vacancy

Small Screen Love 23 avril 2015 Laisser un commentaire

The Casual Vacancy

Vous vous souvenez de ce que j’avais écrit sur The Casual Vacancy, premier roman post Harry Potter de J.K. Rowling? Outre le fait que j’avais beaucoup aimé ce livre, je vous avais annoncé qu’une mini-série était en préparation…

Eh bien ça y est, elle a été diffusée par la BBC en Angleterre il y a peu et moi je suis allée la voir l’autre jour, dans le cadre du festival Série Mania au Forum des Images et j’ai beaucoup aimé cette adaptation. Je vais vous en parler, mais d’abord un petit rappel du synopsis pour ceux qui n’auraient pas lu le roman.

Pagford est un petit village anglais d’apparence idyllique et pourtant, suite au décès de Barry Fairbrother (Rory Kinnear) des tensions politiques apparaissent au sein de la communauté: une place est à prendre au sein du conseil municipal.

Alors que les héritiers politiques de Barry se battent pour continuer à aider la population défavorisée des « Fields », un coin peuplé de junkies de Pagford, leurs opposants font tout pour gagner la confiance de ceux qui aimeraient voir partir cette minorité délinquante de leur village. Mais la mort de Barry aura entraîné bien plus qu’un conflit d’intérêts politiques…

The Casual Vacancy

Ce n’est jamais évident d’adapter un livre au cinéma (ou à la télévision ici) et décevoir ceux qui ont aimé l’œuvre originale est un risque (et une conséquence) inévitable.

Pourtant, c’est un de mes genres favoris – combien de livres ai-je eu envie de lire après avoir vu son adaptation… et vice-versa? (Réponse: beaucoup, à commencer par le Seigneur des Anneaux, un de mes livres favoris, que j’ai découvert en voyant la Communauté de l’Anneau sur grand écran.)(Peter Jackson, ce génie.)

Ayant lu The Casual Vacancy, je savais à quoi m’attendre – une intrigue complexe, sombre et saupoudrée d’humour grinçant. Et dès le début, certains plans annoncent déjà l’issue tragique de l’intrigue et m’ont tout de suite mise dans un étant d’anticipation légèrement anxieux.

Parce que mine de rien, le roman est d’une noirceur incroyable… L’adaptation l’est un peu moins. Beaucoup d’éléments de l’intrigue ont disparu, certains personnages ont fusionné entre eux tandis que d’autres ont été mis en lumière différemment. Et même l’issue de l’histoire est différente, mais non moins tragique…

À l’issue de la projection de la série, étaient présents les scénaristes et producteurs de la série, auquels le public a pu poser des questions. L’une de ces questions a fortement agacé Sarah Phelps, la scénariste qui a eu la lourde tâche d’adapter le roman de Rowling – on lui a demandé pourquoi il a fallu qu’elle « édulcore » la fin du roman.

Elle s’est lancée dans une diatribe passionnée dans laquelle elle a expliqué que ses changements ont rendu l’intrigue encore plus noire et dramatique qu’elle ne l’était dans le livre original, et quelque part elle a raison. Je ne vais pas entrer dans les détails pour ne pas vous gâcher la surprise, mais si on y réfléchit bien, l’issue de la série est autrement plus dramatique que celle du livre…

Bref. Je digresse un peu, pardonnez-moi!

The Casual Vacancy est, pour moi, une adaptation en tout point réussie, malgré les modifications apportées à l’histoire originelle. Visuellement d’une part, avec ce petit village anglais à l’air si tranquille, ses échoppes pleine de charme, sa verdure environnante et son clocher d’église… Et c’est d’autre part grâce à la prestation des acteurs que la série m’a parue si réussie.

On y rencontre Michael Gambon en vieil homme conservateur et désagréable, bien loin de son rôle de Dumbledore dans Harry Potter, ainsi que Julia McKenzie, qui interprète avec brio Shirley, son épouse, belle-mère pernicieuse sans en avoir l’air, aussi détestable que dans le roman.

Vous avez aussi Samantha (Keeley Hawes), épouse et mère de famille (et belle-fille de Shirley donc) qui est au bord de la crise de nerfs, et qui est un de ces personnages qui est beaucoup plus fort et courageux qu’il n’en a l’air. Keeley Hawes est superbe et très juste dans ce rôle (et si jolie).

Et puis évidemment, il y a Krystal (Abigail Lawrie) cette adolescente un brin vulgaire, mais surtout très perdue, qui a une mère junkie et un petit frère dont elle s’occupe comme une mère. C’est un personnage dramatique par excellence, complexe, agaçant et attachant à la fois et parfaitement incarné par la jeune Abigail Lawrie.

Un sans-faute du côté des acteurs, une photographie et une mise en scène brillante mais aussi une tension bien construite. Peut-être que ce sera trop lent pour certains, mais je trouve que le rythme a été très bien trouvé et que la tension, qui n’est pas insoutenable certes, est bel et bien présente tout au long de l’intrigue, comme un bruit de fond…

Je trouve qu’il ne faut pas oublier qu’une adaptation est, quelque part, une œuvre à part entière. Comme l’a bien dit Sarah l’autre jour, après la projection, quand elle adapte Dickens, sa version de Miss Havisham est la sienne, sa vision et sa réécriture à elle, et ainsi devient un nouveau personnage à part entière en quelque sorte.

Alors plutôt que de regretter l’absence de certains personnages ou encore certaines modifications de l’intrigue, concentrerons-nous plutôt sur la qualité de l’adaptation au petit écran – et l’adaptation de The Casual Vacancy est très réussie à mon avis!

C’est une mini-série parfaitement bien mise en scène, servie par des acteurs de talent qui ont su interpréter avec justesse chacun de leurs personnages et à l’intrigue dramatique dosée avec précision. Et moi, j’ai beaucoup aimé me retrouver dans cet univers si anglais que j’avais déjà tant aimé, malgré la noirceur, à travers les mots de J.K. Rowling – à voir, que vous ayez lu le livre ou non!

Est-ce que vous avez déjà vu The Casual Vacancy? Ou peut-être avez-vu lu le livre et attendiez son adaptation, comme moi?

N’hésitez pas à régir dans les commentaires, ou à cliquer sur le petit cœur en bas de l’article pour me signifier que vous avez apprécié cette critique (si c’est le cas, évidemment!).

Je vous souhaite une belle journée et vous dis à bientôt!

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Better Call Saul

Small Screen Love 22 mars 2015 Laisser un commentaire

Better Call Saul

Alors que je me remets tout doucement d’une vilaine grippe qui m’a drainé de toute énergie et de toute envie, je viens enfin vous parler de Better Call Saul, qui est à mes yeux LA série à ne pas louper en ce moment.

À chaque fois que je termine un épisode, je suis époustouflée par la qualité de ce dernier – à chaque fois!

Pour ceux qui l’ignorent, Better Call Saul est à la fois un spin-off et un prequel de Breaking Bad, série ô combien géniale (et dont je vous avais parlé il y a peu) qui mettait en scène Walter White et Jesse Pinkman à travers leur production de drogue, le fameux (désormais) « blue meth ».

Saul Goodman était quant à lui leur avocat, non moins criminel qu’ils ne l’étaient…

Dans Better Call Saul, on rencontre donc Saul (Bob Odenkirk) bien avant qu’il ne croise le chemin de Walter White.. et bien avant qu’il ne soit Saul Goodman. C’est sous son vrai nom, James McGill, qu’on le découvre, alors qu’il peine à joindre les deux bouts et que les clients se font rares.

On assiste aussi à sa rencontre avec Mike (Jonathan Banks), lui aussi personnage récurrent de Breaking Bad. Entre petites escroqueries, problèmes familiaux et rareté de la clientèle, on est amené, petit à petit, à comprendre comment James McGill est devenu Saul Goodman.

Better Call Saul

Si vous n’avez pas vu Breaking Bad, ce n’est pas grave, Better Call Saul vous servira d’excellente introduction – en revanche, si vous avez vu Breaking Bad, nul doute que vous allez adorer les aventures de Saul, ce personnage si proche du ridicule et pourtant si touchant.

C’est un vrai plaisir de plonger dans le passé de James McGill, dont on ne savait finalement pas grand chose dans Breaking Bad, et qui faisait office de figure de légèreté à l’époque. Ici, il possède la même verve, la même aura, mais la série nous emmène plus loin, et Saul n’est plus seulement un sorte de clown, mais plutôt un clown-triste.

Et Bob Odenkirk est excellent, cela va sans dire.

Moins sombre que Breaking Bad, mais pas nécessairement (beaucoup) plus léger, Better Call Saul, écrit par Vince Gilligan et Peter Gould, possède les mêmes qualités scénaristiques que sa grande sœur. Mais également les mêmes qualités de mise en scène et je suis soufflée par la perfection des plans à chaque épisode – les jeux de lumière, les choix de positionnement de caméra, etc.

Le rythme, parfois un peu lent (similairement à Breaking Bad…) n’altère en rien la qualité de la série, au contraire – ça nous laisse le temps de savourer!

Et quel plaisir de retrouver Mike (Jonathan Banks) et d’en apprendre davantage sur son passé également, même s’il semble déjà être aussi taciturne et froid que lorsqu’il croise le chemin de Walter White, six ans plus tard…

Que vous dire de plus? Better Call Saul est une série douce-amère où l’on rit, mais pas seulement, où l’on prend plaisir à plonger dans le passé de personnages charismatiques et atypiques, tout en retrouvant un univers et un ton familier… enfin pour peu qu’on ait regardé Breaking Bad!

Et plus les épisodes passent, plus je me demande si Better Call Saul n’aurait pas surpassé son aînée en qualité, toutes catégories confondues… En tout cas, j’attends la suite avec impatience chaque semaine, et je ne suis jamais déçue.

Est-ce que vous regardez Better Call Saul? Si oui, qu’en pensez-vous?

Peut-être que la prochaine fois que je prendrai ma plume pour vous parler de séries, je vous parlerai de Unbreakable Kimmy Schmidt, une autre série produite et disponible sur Netflix, écrite par Tina Fey et que j’ai terminée cette semaine…

Bon dimanche à tous!

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A to Z, la sitcom romantique de la rentrée

Small Screen Love 1 novembre 2014 Laisser un commentaire

A to Z

Depuis que je me suis remise à regarder beaucoup de séries (merci Netflix entre autres), j’essaie avant tout de terminer toutes celles que j’ai commencé il y a parfois très longtemps… Et pourtant, je n’ai pas résisté à découvrir A to Z, une des nouvelles séries de la rentrée, dans la catégorie des intrigues romantiques.

La série a un postulat de départ très semblable au film 500 Days of Summer, et a pour ambition de nous raconter l’histoire de la relation amoureuse de Zelda (Cristin Milioti) et d’Andrew (Ben Feldman) de A à Z.

Andrew est un grand romantique, qui croit au destin et écoute Céline Dion dans sa voiture (en chantant à tue-tête bien sûr) tandis que Zelda est une avocate plus pragmatique. Quand Andrew et Zelda finissent par se rencontrer, après s’être croisés de nombreuses fois sans se voir, le charme opère – mais alors que lui est persuadé que leur rencontre était écrite, Zelda, elle, préfère croire au hasard…

A to Z

Alors qu’ABC vient d’annoncer l’annulation de la série Manhattan Love Story (elle aussi, vous l’aurez deviné, dans la catégorie des séries romantiques) je croise les doigts très fort pour que A to Z reste en production le plus longtemps possible…

C’est une sitcom légère et drôle, plus mignonne que niaise, et juste assez quirky (= à l’humour décalé) pour me plaire. C’est parfois complètement absurde, et à mille lieues de la réalité, et pourtant, la relation entre Zelda et Andrew me semble bien plus authentique que les relations amoureuses dépeintes dans beaucoup de films et de séries.

Il n’y a pour l’instant que quatre épisodes, mais je suis déjà sous le charme. Forcément un peu prévisible, la série reste cute comme tout, et je termine souvent un épisode en souriant et soupirant face à mon célibat (mais ceci est une autre histoire).

La présence de Cristin Milioti au casting a été une de ces choses qui m’ont donné envie de me pencher sur cette série car depuis l’ultime saison de How I Met Your Mother, je suis un peu tombée amoureuse de cette actrice fraiche et pétillante, et de ses grands yeux de biche.

A to Z m’aura aussi permis de découvrir Ben Feldman, lui aussi très cute dans ce rôle de grand romantique (ce genre de garçon existe-t-il vraiment de nos jours?!).

Quant aux seconds rôles, ils sont aussi assez savoureux – entre le couple de nerds de la boîte où travaille Andrew, jusqu’au meilleur ami d’Andrew, Stu en passant par Stephie, la copine à l’accent britannique de Zelda, ils ont tous un petit grain de folie qui amène souvent des situations cocasses.

Ne sont-ils pas trop mignons? Quoi qu’il en soit, j’espère que la série ne sera pas annulée – romantique, légère et drôle, c’est tout ce qu’il me manquait dans mon paysage télévisuel en ce moment. Et puis, ça ne fait jamais de mal de rêver d’amour de temps à autres…

Est-ce que vous regardez A to Z aussi? Si ce n’est pas le cas, vous ai-je donné envie de découvrir cette sitcom?

Passez un bon week-end!

EDIT 01/11: J’ai appris hier dans la nuit que la série a été annulée par la NBC. Tristesse. C’était pourtant si chouette!

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Cinq nouvelles séries à découvrir

Small Screen Love 29 septembre 2014 Laisser un commentaire

Nouvelles séries

A force de passer mes soirées devant ma télévision, il fallait bien que je vous parle des nouvelles séries qui sont entrées dans ma vie récemment! Mais attention, ici je ne vous présenterai pas de « nouvelles séries » à proprement parler car à l’exception de deux d’entre elles, les séries que je vais vous présenter existent déjà depuis quelques années…

Il semblerait donc que l’année de mes 25 ans marque en réalité un retour à une existence d’adolescente avec d’abord le retour des jeux vidéos dans ma vie, puis maintenant une addiction tenace au petit écran… Et comme je ne sais rien faire sans excès, me voilà donc vouée à passer mes nuits devant mes héros préférés, car évidemment, je veux tout voir.

L’arrivée de Netflix dans ma vie y est pour beaucoup, je dois bien l’avouer. Cet outil formidable va me permettre d’enfin terminer ces séries que j’ai abandonné il y a longtemps, faute de temps (comme Merlin ou The Tudors par exemple) tout en me faisant découvrir une flopée d’autres séries (si vous saviez tout ce qu’il se trouve sur ma to-watch list…).

Adieu derniers fragments de vie sociale!

Nouvelles séries // The Leftovers

The Leftovers (2014)

Du jour au lendemain, un 14 octobre, 2% de la population mondiale disparaît mystérieusement de la surface de la Terre sans laisser de trace. Sans aucune explication, cette disparition entraîne divers bouleversements au sein de la population – formation de sectes, désespoir et angoisses. Le monde ne sera jamais plus pareil.

Trois ans plus tard, dans la ville de Mapleton, personne n’a oublié ce qu’il s’est passé. On rencontre le chef de la police Kevin Garvey (Justin Theroux) qui se trouve confronté à des évènements étranges à l’approche des cérémonies de commémoration de la tragédie…

Difficile de parler de cette série, diffusée cet été, tant elle est étrange et incompréhensible durant une bonne partie de la première saison (qui comporte dix épisodes). Non sans rappeler quelque peu Flash Forward (une série qui n’aurait jamais dû s’interrompre au bout d’une seule saison), l’ambiance est mystérieuse, sombre et dramatique – à priori, c’est trop sombre pour moi, mais il y a ce je-ne-sais-quoi qui a retenu mon attention et m’a tenu en haleine durant toute la saison.

Adapté d’un roman de Tom Perrotta (qui a également co-crée la série), l’intrigue se déroule à un rythme incroyablement lent devant nos yeux, et la tension est très bien construite. On n’y comprend rien, mais on continue dans l’espoir d’y voir plus clair.

Les personnages sont complexes et plus ou moins attachants, tous comportant une part d’ombre – on est assez loin d’une dynamique manichéenne à laquelle on est tant habitués, et c’est pas plus mal.

Justin Theroux, en plus d’être pas trop mal à regarder (ahem), est vraiment très bon dans son rôle de flic un peu paumé, violent et pourtant sensible. On retiendra aussi Ann Dowd dans le rôle de Patti, un personnage tellement complexe, détestable et mystérieux à la fois, et que je n’ai jamais réellement compris. Christopher Eccleston (vu dans Doctor Who) est aussi de la partie, en homme d’église non moins difficile à cerner que les autres.

C’est bien réalisé, la bande originale est parfaite, et impossible de ne pas être piqué par la curiosité. Mais c’est incroyablement sombre, bizarre et parfois violent (coucou l’épisode 5 qui commence de façon insoutenable!) ce qui m’a fait regarder la série petit à petit, pour ne pas m’endormir complètement déprimée… A découvrir!

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Nouvelles séries // Suits

Suits (2011)

Avocat redouté et respecté de tous, Harvey Specter (Gabriel Macht) doit recruter son nouvel associé parmi la nouvelle promotion d’étudiants diplômés de Havard. Par un concours de circonstances, il finira par recruter Mike Ross (Patrick J. Adams), jeune homme brillant, doté d’une incroyable mémoire photographique mais sans diplôme.

Ensemble ils forment une fine équipe, mais Mike se doit de rester vigilant afin que son secret ne soit divulgué à personne…

On change totalement de registre avec cette série judiciaire (ma première je crois) qui se déroule sur le ton léger de la comédie et que j’ai découverte cet été, un peu par hasard – et quel heureux hasard!

Sur fond de rivalités et de jeux de pouvoir, on suit nos deux avocats au gré de leurs affaires plus ou moins complexes dans des décors élégants en plein cœur de Manhattan. Le rythme est dynamique, on ne s’ennuie pas une seule seconde et on rit beaucoup face aux répliques cinglantes des uns et des autres.

C’est parfois prévisible, et je ne suis pas sûre que ça se passe réellement comme ça dans un cabinet d’avocats, mais Harvey et Mike ont de la classe, c’est certain!

Gabriel Macht et Patrick J. Adams sont tous deux impeccables dans leurs rôles respectifs, l’un arrogant et impétueux (mais avec un grand cœur malgré tout) et l’autre rusé mais débutant, et donc avec beaucoup de choses à apprendre. Bon, et puis ils sont tous les deux absolument charmants, il faut bien le dire.

A noter que les rôles féminins ne sont pas en reste, avec notamment Jessica (Gina Torres), en femme de pouvoir avec laquelle il est préférable de se tenir à carreau…

Suits c’est drôle, frais, élégant et bien écrit. Et même si parfois on ne comprend pas tout de suite tout le baratin légal dont il est question, on retombe vite sur ses pattes. (Et moi j’ai fini par activer les sous-titres, ne parlant pas couramment le langage du droit en anglais.) A regarder d’urgence!

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Nouvelles Séries // Scrubs

Scrubs (2001)

John Dorian (Zach Braff), plus communément appelé J.D, nous raconte son quotidien à l’hôpital Sacred Heart dans lequel il vient d’entrer en tant qu’interne avec son meilleur ami Chris Turk (Donald Faison). Il y rencontre Elliot (Sarah Chalke) une autre interne de même que Dr Cox (John C. McGinley), qui finira par être son mentor.

C’est à travers l’imagination débridée de J.D que l’on suit leurs aventures, toujours plus loufoques, au sein de l’hôpital.

Scrubs est une sitcom qui ne se prend pas au sérieux, et qui possède le format idéal (23 minutes par épisode) pour être regardé un peu n’importe quand et n’importe où.

C’est drôle, voire complètement loufoque par moments, absolument pas « réaliste » et ça nous change un peu de la série hospitalière dramatique où tout le monde meurt entre deux catastrophes improbables (coucou Grey’s Anatomy, je parle de toi!)(mais j’aime bien aussi, et j’ai beaucoup de saisons de retard d’ailleurs…).

Et c’est écrit en partie par Zach Braff que j’aime de plus en plus depuis que je (re)découvre son travail.

Je suppose que beaucoup d’entre vous connaissent déjà la série (crée en 2001 tout de même), mais pour ceux qui, comme moi, sont passés à côté pendant tout ce temps: jetez-y un coup d’œil, à priori, vous ne le regretterez pas!

***

Nouvelles séries // Breaking Bad

Breaking Bad (2008)

Quand Walter White (Bryan Cranston), professeur de chimie dans un lycée du Nouveau Mexique, découvre qu’il est atteint d’un cancer, il décide, pour subvenir aux besoins de sa famille, de mettre ses connaissances scientifiques au profit d’une activité illégale mais hautement lucrative: la fabrication de crystal meth.

Il propose à Jesse (Aaron Paul), un de ses anciens élèves devenu dealer de seconde zone, de s’associer à lui, et ensemble ils montent un labo itinérant dans un vieux camping-car. Mais ce duo aussi improvisé qu’inattendu va s’embarquer dans des péripéties plus dangereuses les unes que les autres…

Sacrée meilleure série au monde un peu partout, je fais sans doute partie des derniers à n’avoir pas encore vu Breaking Bad... Mais quelque part, c’est pas plus mal, la découverte n’en est que meilleure. (Il me reste, à l’heure où je vous écris, plus que deux saisons à regarder.)

Oscillant sans cesse entre drame et comédie, Breaking Bad est une série incroyablement bien écrite et haletante. Malgré les décors un peu « pauvres » (on est loin des bureaux élégants de Suits), et le côté un peu « loser » des personnages principaux, on s’attache vite à la série, et donc aux personnages.

Tout comme dans The Leftovers, les personnages ici sont d’une grande complexité, et difficile à dire qui est vraiment bon ou méchant. Breaking Bad est très sombre parfois, mais pas seulement – on rit aussi, parfois devant l’absurdité des faits ou face à des répliques qui font mouche. Et sans le personnage de Saul Goodman (auquel est bientôt consacré une série à part entière), je pense que la série serait d’autant plus sombre.

Et évidemment, la série ne serait rien sans les performances des acteurs, tous plus formidables les uns que les autres.

J’ai à la fois hâte de continuer, et à la fois envie d’y aller tout doucement, pour mieux savourer (ou digérer, c’est selon…) chaque épisode. A ne pas manquer.

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Nouvelles séries // Vicious

Vicious (2013)

A Covent Garden, à Londres, vit un couple gay composé de Freddie (Ian McKellen), vieil acteur déchu, misanthrope et excentrique, et de Stuart. Leur existence tranquille se voit chamboulée par l’arrivée de leur nouveau (et jeune) voisin, Ash, tout droit venu d’Irlande.

Terminons donc cet article sur une note de légèreté. Je pense qu’on a très peu entendu parler de Vicious, sitcom oh so British, qui a été diffusée l’an dernier, au compte-goutte, à raison de six tout petits épisodes d’un vingtaine de minutes… et pourtant, elle vaut son pesant de fous rires!

Dotée d’un humour caustique des plus savoureux, c’est un vrai plaisir de voir nos deux protagonistes se traiter de tous les noms, dans la plus pure élégance anglaise. Et c’est d’autant plus savoureux de voir Ian McKellen dans un rôle aux antipodes de ceux auxquels il nous a habitués ces dernières années. Vous ne verrez plus jamais Gandalf du même œil!

Je vous recommande chaudement ce petit divertissement et en version originale, évidemment.

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En plus de rattraper mon retard parmi les séries que je vous ai présentées, bon nombre de séries ont repris, tandis que d’autres commencent à voir le jour – il y a tant de choses à voir, j’en ai la tête qui tourne. 

D’après l’application que j’utilise pour m’y retrouver dans tout ça, il paraît que j’aurais passé un mois, dix jours, 21 heures et 44 minutes à regarder des séries… (Mais ce n’est rien par rapport au score de mes parents, croyez-moi!)(« La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre » comme on dit, n’est-ce pas…)

J’utilise TVShow Time pour garder une trace de ce que je regarde, et surtout, pour m’y retrouver et c’est très pratique. Si vous y êtes, ajoutez-moi! 

Et vous, êtes-vous sérievore comme moi? Connaissez-vous déjà les séries dont je viens de vous parler?

Je vous souhaite une belle journée, et vous dis à demain!

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The Paradise

Small Screen Love 31 janvier 2013 Laisser un commentaire

The Paradise

La période de Noël semble propice à la découverte de nouvelles séries costumées – l’an dernier, souvenez-vous, je découvrais Downton Abbey. Cette année, la jolie découverte s’appelle The Paradise.

Je suis toujours contente de dénicher de nouvelles séries, car d’habitude ce sont mes parents (ces geeks) qui m’en font découvrir. Question de complémentarité: je leur parle souvent de tous les films que je vois au cinéma. Bref, c’est Noémi, en mentionnant la série brièvement sur son blog le mois dernier, qui a attisé ma curiosité…

Qu’est-ce donc que The Paradise? Eh bien c’est une adaptation du Bonheur des Dames de Zola, figurez-vous! Seulement voilà, l’histoire a été transposée en Angleterre, dans une petite ville au nord du pays (et non pas à Londres)(je rappelle que l’action se déroule à Paris dans le roman de Zola, on aurait donc pu s’attendre à ce que la série joue à Londres..) et l’intrigue s’éloigne un peu du ton naturaliste de Zola.

On y suit Denise (Joanna Vanderham), notre héroïne, qui arrive dans cette ville inconnue du nord de l’Angleterre, espérant travailler dans la boutique de son oncle. Mais ce dernier, incapable de pouvoir donner du travail à sa nièce, se voit contraint de la laisser travailler au Paradise, le (grand) magasin qui empêche les petits commerces aux alentours de prospérer.

Le propriétaire du Paradise est Moray (Emun Elliott) et il compte bien étendre son magasin… Il bénéficie pour cela de l’aide de Lord Glendenning, riche aristocrate dont la fille, Katherine, est éprise de lui. Mais Moray refuse ses avances, encore trop endeuillé par la perte de son épouse, quelque temps auparavant.

The Paradise

Il nous est donc donné à voir l’envers du décor d’un grand magasin, des intrigues du personnel en passant par les amours de Moray jusqu’à la question de l’influence du Paradise sur les commerces aux alentours. C’est intéressant, drôle, savoureux, et parfois même assez dramatique.

Je dois vous avouer qu’après avoir vu le premier épisode, j’étais mitigée. Cela manquait un peu de rythme… Mais on a persévéré, et heureusement – ç’aurait été dommage de passer à côté d’une série si chouette!

Je n’ai jamais lu Au Bonheur des Dames, même si toute la série des Rougon-Macquart de Zola est sur ma liste « à lire avant de mourir, mais quand j’aurai le temps » depuis bien des années, mais qui n’est pas familier, ne serait-ce qu’un peu, avec le roman?

Bon. Suite à The Paradise, j’ai commencé à lire Au Bonheur des Dames. Mémoire oblige, je n’ai pas vraiment continué depuis… Mais notez, c’est une très bonne chose que la série m’ait donné envie de lire l’œuvre originale, non?

Revenons-en à la série, justement. Alors, d’abord un mot sur les acteurs et leurs personnages. Il y a donc Denise, notre jeune héroïne, qui déborde d’enthousiasme et d’idées, mais se trouve quelque peu contrainte de « rester à sa place » – elle est douce, jolie et quelque part, je me suis beaucoup identifiée à elle. Je l’aime beaucoup. Mais pas autant que j’aime Moray, l’ambitieux propriétaire du Paradise.

L’acteur a un je-ne-sais quoi de Robert Downey Jr. et des petites fossettes adorables. Quant au reste du casting, il est également plutôt réussi. Mention spéciale à Miss Audrey (Sarah Lancashire) qu’on adore détester par moments et à Katherine Glendenning (Elaine Cassidy), ni belle, ni aimable, qui est particulièrement douée pour provoquer chez le spectateur une bonne dose d’antipathie à son égard.

Les décors sont beaux, les costumes aussi – bref, un beau travail de photographie et de mise en scène est réalisé dans cette série. (Après tout, elle est produite par la BBC!)

Ce qui est regrettable, mais c’est une chose commune à toutes les séries britanniques, c’est qu’il n’y a pas assez d’épisodes! Comptez huit épisodes d’une heure chacun. Ça se regarde vite, et on en redemande. (La dernière scène du dernier épisode de la première saison est parfaite en plus.)

Heureusement, une seconde saison est en préparation…

(Je trouve la musique utilisée pour ce trailer légèrement inadaptée et je trouve le montage quelque peu trompeur aussi…)

Si vous aimez Downton Abbey, les period drama, Zola, les Grands Magasins… cette série est faite pour vous! Je vous la conseille de tout cœur en tout cas, et je crois que je suis prête à m’avancer et à dire qu’elle fait désormais partie de mes séries favorites. C’est le pouvoir de la série britannique!

Vous connaissiez The ParadiseVous ai-je donné envie de découvrir cette série?

Je vous souhaite, un peu en avance, un très bon week-end!

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