Mes Dernières Lectures #13

Dans ma bibliothèque 4 décembre 2017 Laisser un commentaire

Cela fait bien trop longtemps que je ne vous ai pas parlé de mes dernières lectures… et pourtant, qu’est-ce que je lis depuis cet été! (Maintenant j’emmène même mes livres dans le métro, alors que je n’aimais pas ça avant…)

Les quatre livre que je vais vous présenter là font d’ailleurs partie de ma pile à lire de l’été passé et je réalise tout juste en l’écrivant que ces quatre livres ont tous pour point commun de parler de femmes, leurs amours, leurs mystères, leurs cheveux… Drôle de coïncidence quand on y pense.

Alors sans plus attendre, voici ce que j’en ai à dire!

My Cousin Rachel – Daphne du Maurier

« How soft and gentle her name sounds when I whisper it. It lingers on the tongue, insidious and slow, almost like poison, which is apt indeed. It passes from the tongue to the parched lips, and from the lips back to the heart. And the heart controls the body, and the mind also. Shall I be free of it one day? »

Second roman de Daphne du Maurier découvert cette année (dans le cadre du lecture commune, annexe au club de lecture de Victoria) et une bien belle découverte, un voyage à travers le gothique d’une campagne anglaise pluvieuse, ou encore d’une Italie aux accents menaçants…

C’est à travers la narration de Phillip Ashley que l’histoire est racontée, et ça commence avec le départ de son cousin Ambrose (qui l’a élevé avec bienveillance mais dans un foyer résolument masculin) pour un séjour en Italie… duquel il ne reviendra jamais.

C’est là-bas qu’il a épousé Rachel, une cousine lointaine dont on ne sait rien, ce que Phillip ne voit pas d’un très bon œil. Et pourtant, quand cette dernière arrive à son tour en Angleterre, les suspicions de Phillip se mêlent à des sentiments nouveaux…

Bon, ça fait un moment que je l’ai lu mais je me souviens avoir beaucoup aimé My Cousin Rachel, notamment parce qu’une ambiance gothique, sombre et mystérieuse plane sur tout le récit (et si vous me connaissez, vous savez que c’est quelque chose que j’aime beaucoup) mais aussi parce qu’il semble bien difficile de pouvoir se prononcer sur les agissements réels des personnages.

La narration est brillante, et l’on est sans cesse tiraillé entre suspicions et certitudes, face à des personnages tantôt agaçants, tantôt vulnérables… La tension est construite avec brio tout le long du récit, notamment grâce à cette anticipation de la rencontre avec Rachel, tout de même personnage éponyme, mais qui arrive « réellement » assez tard dans le récit – au début tout n’est que suppositions sur cette femme mystérieuse…

Rachel, ce personnage manipulateur et fragile à la fois, qui contraste tant avec la naïveté et la fougue de Phillip… Un peu comme dans The Loving Spirit, je n’ai pas trouvé les personnages du roman très sympathiques, et pourtant c’est aussi ça qui les rend peut-être plus réalistes et humains.

Une chose est sûre: la plume de Daphne du Maurier est un bonheur à lire et je ne m’arrêterai pas là dans mon exploration de ses écrits!

My Cousin Rachel plaira sans doute à tous ceux qui apprécient les intrigues mystérieuses, sur fond d’Angleterre Victorienne, et qui n’ont pas peur d’une narration quelque peu lente et d’un ton mélancolique.

Avez-vous lu ce roman de Daphne du Maurier?

Je vous invite aussi à jeter un œil sur mon avis sur l’adaptation cinématographique qui est sortie cette année, c’est assez intéressant de confronter les deux œuvres!

Une Apparition* – Sophie Fontanel

« Des femmes t’ont aimé (…) Moi je n’ai rien construit de ce côté-là. Je ne sais même pas ce que c’est les bras complètement de quelqu’un. Ma vie sexuelle, elle a merdé. Je n’ai jamais vécu la réciprocité. Je ne connais que la marge, et si ça se trouve, avec mes cheveux blancs, je vais me retrouver coincée dedans. »

J’ai lu beaucoup de livres cette année et j’en ai aimé autant. Une Apparition fait résolument partie de ceux-là, tant sa simplicité m’a touchée.

L’histoire est donc simple: Sophie a décidé de ne plus se teindre les cheveux, comme ça, sur un coup de tête, ou presque. Et puis comme elle écrit, Sophie, elle a décidé d’en faire un livre. C’est un roman, c’est un récit autobiographique et ça se lit comme une sorte de journal intime.

On y suit l’évolution capillaire de Sophie, du brun artificiel au blanc naturel, mais surtout aussi son évolution personnelle, son apparition au monde et surtout à elle-même. Le ton éminemment intimiste, brut et sincère m’a beaucoup plu, et voir l’auteure passer des doutes aux éclats de rire était très rafraîchissant – j’ai adoré son caractère pétillant et sa fragilité mise à nu.

Ce roman est avant tout très inspirant, et est à mettre entre les mains de toutes celle qui doutent d’elles, qui doutent de leur beauté, que ce soit à cause de cheveux blancs ou d’autre chose. Il en ressort aussi une grande bienveillance: Sophie ne critique absolument pas celles qui continuent à teindre leurs cheveux et ne considère pas détenir LA vérité absolue.

Je vous conseille donc chaleureusement de vous plonger dans Une Apparition, si ce n’est pas déjà fait (étant donné que ce livre a déjà beaucoup fait parler de lui!), je l’ai trouvé plein de vie et de joie et il donne envie d’être soi, au yeux de tout le monde… et ça c’est pas rien!

Est-ce que vous l’avez déjà lu, vous?

C’est aussi un livre qui m’a donné envie de m’intéresser à ce qu’à pu écrire Sophie Fontanel par le passé, du coup je prends tous vos conseils si vous en avez!

Amours – Léonor de Récondo

« De la vie, on ne garde que quelques étreintes fugaces et la lumière d’un paysage. »

Je crois que j’avais envie de lire Amours depuis que Pauline en a fait l’éloge, sur son blog je crois, partout ailleurs aussi sans doute. Alors quand je me suis plongée dans cette histoire de femmes (encore une fois), d’amours cachés, d’amours sous toutes ses formes, libérés des corsets bourgeois du début du 20e, je crois que je m’attendais à trop de choses.

Dans ce court roman, on rencontre Céleste, la bonne de la maison Boisvaillant qui tombe enceinte, abusée par le notaire qui l’emploie, tandis que sa propre femme, Victoire, n’arrive pas à avoir d’enfant depuis déjà près de cinq ans. Quand la grossesse est découverte, on décide que cet enfant sera celui de Victoire… mais cette dernière n’arrive pas à être mère. Céleste s’occupe donc en cachette de son fils, jusqu’à ce qu’un soir, Victoire la rejoigne dans sa petite chambre sous les combles…

Démarre alors une histoire d’amour aussi sensuelle et pure qu’elle ne semble improbable. Le lyrisme de l’écriture de Léonor de Récondo est indéniable et le récit est plein d’une sensibilité rare… mais je ne saurais trop comment vous le dire, il m’a manqué quelque chose.

Peut-être une exploration plus poussée de la psychologie des personnages? J’ai trouvé ça beau, fort, mais peut-être un peu froid, là où la passion aurait peut-être dû m’emporter. (Ou là où j’aurais voulu qu’elle m’emporte en tout cas!)

Le contraste entre la situation bourgeoise de Victoire, l’esprit étriqué de cette époque, et ses découvertes charnelles, son éveil au corps, est intéressant et traité avec subtilité et grâce. Son émancipation graduelle et son indépendance grandissante sont évidemment inspirantes et grisantes, mais je crois que ça n’est pas assez développé à mon goût.

Le rôle et le poids de la religion dans la vie de Céleste, bien que compréhensible et inhérent à son personnage, m’a quelque peu laissé de marbre et fait partie des petites choses qui m’ont déplu dans le roman.

En fin de compte, d’Amours je garde un joli souvenir de lecture, séduite par la plume de l’auteure, délicate, lyrique et incisive à la fois, tout en ayant refermé le livre avec un sentiment d’inachevé – j’aurais voulu en savoir plus, davantage entendre les sentiments des personnages je crois…

Peut-être avez-vous des sentiments différents envers Amours, si vous l’avez déjà lu?

The Ladies of Grace Adieu and other stories – Susanna Clarke

« Did you ever look into an English novel? Well, do not trouble yourself. It is nothing but a lot of nonsense about girls with fanciful names getting married. »

Quand j’ai appris que Susanna Clarke avait publié une collection de nouvelles se passant dans le même monde que Jonathan Strange & Mr Norrell, je me suis empressée de me l’offrir, évidemment.

Un an après avoir dévoré Jonathan Strange & Mr Norrell (malgré ses mille pages!) je me suis donc replongée avec plaisir dans une Angleterre du 19e où la magie fait partie de l’histoire, comme si de rien n’était…

Ces nouvelles, ou contes de fées d’un autre genre, ont la même qualité littéraire qu’on trouve déjà dans Jonathan Strange & Mr Norrell, et la plume de Clarke est toujours aussi pleine d’esprit et d’humour.

Aucune nouvelle ne ressemble à une autre, et pourtant elles ont pour point commun de parler de femmes qui pratiquent la magie, avec plus ou moins de bienveillance… Certaines de ces nouvelles sont très drôles, d’autres sont plus sombres, plus inquiétantes et c’est, à mon sens, une énième preuve du talent de l’auteure, capable d’écrire des récits aux tons si différents.

L’imaginaire et la magie qu’on trouve dans cet univers me fascine, et c’est sans doute pourquoi j’ai adoré me plonger dans ces nouvelles, pour retrouver la magie de Susanna Clarke, si différente de celle de Rowling ou de Tolkien, mais pas moins inventive et brillante.

À découvrir, qu’on ait lu Jonathan Strange & Mr Norrell ou pas (même si l’avoir lu avant donne plus de relief à ces courts récits, je pense) et surtout si on aime les contes, les univers fantastiques un peu sombres et que l’on est sensible à l’esprit d’un langage emprunté à un autre temps! 

Et vous, vous aimez les nouvelles fantastiques?

Je suis terriblement en retard pour vous parler de mes dernières lectures (depuis ceux-là, j’ai lu à peu près une douzaine de livres!) et j’ai aussi envie de vous parler de livres sur le véganisme, de livres de recettes… mais comme toujours, le temps m’échappe quelque peu.

Mais comme je me suis replongé dans Harry Potter cet automne, ça me laisse un petit délai supplémentaire pour réfléchir (et écrire) sur tous ces autres livres que j’ai lus. Ce qui est sûr, c’est que je ne manquerai jamais de sujets sur lesquels vous écrire!

Qu’est-ce que vous lisez en ce moment, vous? L’hiver vous inspire-t-il des livres d’un certain genre?

Je vous souhaite une belle semaine!

+ Je risque encore une fois de vous faire faux bond avec mes « Links I Love » cette semaine, ça devient assez intense au travail pour moi, alors un peu de patience…


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le   situé sous cet article – merci!

Merci à Robert Laffont de m’avoir fait parvenir les ouvrages marqués d’un astérisque. 

Les liens des livres Amazon sont affiliés, ce qui permet de soutenir mon activité, mais rien ne vous empêche d’aller acheter vos livres chez votre libraire favori! 

10

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4 Commentaires

  • Répondre Marine / rainorshineblog 4 décembre 2017 at 16 h 19 min

    J’avais très envie de lire le roman de Sophie Fontanel ! Mais j’ai déjà une pile de livres bien trop haute. En ce moment, je lis Ravage de Barjavel, c’est un auteur que j’adore. L’enchanteur et La nuit des temps m’avait déjà transportée dans des univers incroyables !

  • Répondre Samsha 4 décembre 2017 at 22 h 12 min

    Beaucoup de lectures inspirantes! J’étais assez intriguée par « Ma cousine Rachel », mais j’avoue que l’adaptation cinématographique m’a laissée de marbre…

  • Répondre plushbeautyspa 6 décembre 2017 at 11 h 22 min

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  • Répondre lathelize 7 décembre 2017 at 14 h 35 min

    Je te recommande Grandir de Sophie Fontanel, un livre très sensible sur la vieillesse puis la dépendance de sa mère et je te recommande Point Cardinal de Leonor de Recondo, très marquant avec cette écriture si sèche et concise qu’on lui connait