The Girl on the Train

Septième Art 27 novembre 2016 Laisser un commentaire

The Girl on the Train

S’il y a bien un film que je voulais voir depuis sa sortie, c’était celui-ci: The Girl on the Train (La Fille du Train en VF). Un film adapté d’un best-seller de Paula Hawkins ou encore, le thriller automnal parfait pour trembler un peu…

On y rencontre Rachel (Emily Blunt) qui prend le même train tous les jours, et tous les jours elle observe ce couple qu’elle idéalise. Elle imagine leurs vies, leurs prénoms… jusqu’à ce qu’une disparition sème le trouble dans leurs vies autant que dans la sienne.

Sauf que Rachel, fraichement divorcée et incapable de se détacher du souvenir de son ex-mari (Justin Theroux), noie son désespoir dans l’alcool, et n’arrive (justement) pas à se souvenir de tout…

The Girl on the Train

Avant toute chose: je n’ai pas lu le livre sur lequel s’appuie le film, il est sur ma pile à lire (et je le lirai sans nul doute un jour) et il m’est donc impossible de parler de l’adaptation en elle-même. J’ai juste lu çà et là que le film était très fidèle à l’histoire originale… mais je ne saurais en dire plus!

C’est simple, The Girl on the Train est un film qui a su me tenir en haleine, sans jamais qu’il me semble trop long… et pourtant! Le rythme du film n’est pas particulièrement enlevé, et l’intrigue se met en place tout doucement, de façon à laisser au spectateur tout le loisir de se poser des questions, de se perdre dans un labyrinthe parfaitement élaboré…

La narration se fait au pluriel (tout comme dans le livre d’après ce que j’ai compris) et cette façon de présenter l’intrigue, au travers des trois femmes qui se trouvent au cœur du récit, est à nouveau une façon de brouiller les pistes. Qui est véritablement Rachel? Quelles sont les motivations de Megan? Et Anna, quel est sont rôle dans toute cette histoire..? (Je ne vous en dis volontairement pas davantage.)

L’atmosphère du film est inquiétante, presque lugubre et la photographie, sombre, grise et nébuleuse, sied bien à l’intrigue. Apparemment celle-ci a été transposée d’un été londonien à un automne new-yorkais et même si, encore une fois, je n’ai pas lu le livre, ça ne me semble pas être un mauvais choix.

Si l’ambiance humide et grise correspond à merveille à l’action, elle me semble aussi être un parfait miroir de la psyché du personnage principal, Rachel, une femme brisée et sombre à la fois. Dans ce rôle complexe, Emily Blunt est brillante. Elle évite avec brio l’excès de pathos et nous offre une performance pleine de nuances – elle interroge le spectateur, qui oscille sans cesse dans son jugement à son égard. Il me semble impossible de rester de marbre devant l’intensité de son jeu et devant le bleu de son regard…

Mais le reste du casting est tout aussi intéressant! Hayley Bennett (qui interprète Megan) est troublante et touchante à la fois, dans un rôle qui interroge tout autant le spectateur, tandis que Luke Evans (qui joue son mari) n’est pas moins convaincant et semble tout aussi imprévisible. Quant à Justin Theroux et Rebecca Ferguson, il n’y a rien à dire, ils habitent leurs personnage avec autant de pertinence que les autres. 

The Girl on the Train est en outre un film qui traite avec brio de sujets extrêmement sombres – dépression, alcoolisme, manipulation, perversion, solitude…  Je n’ose en dire davantage, mais ce qui est certain c’est que le film m’a hanté encore quelque temps après être sortie de la salle. 

À noter que le film n’est pas riche en violence graphique (si ce n’est lors du dernier quart d’heure, où j’ai fermé les yeux face à une scène en particulier). C’est justement cette tension palpable et incroyablement prenante dont je vous parlais plus haut qui est appréciable – rien n’est plus inquiétant que le caractère incertain de nos suppositions! 

Si vous êtes d’humeur à voir un thriller efficace et haletant, je ne peux que vous conseiller d’aller voir The Girl on the Train, d’autant qu’ici (je me répète) Emily Blunt est véritablement formidable dans le rôle sombre et torturé de Rachel.

À voir, surtout pour sa performance. Et puis pour l’ambiance automnale angoissante à souhait aussi. (Parfaitement mis en musique par Danny Elfman d’ailleurs!)

Est-ce que vous l’avez vu? Qu’en avez-vous pensé?

Je vous souhaite un beau dimanche et vous dis à très vite!


Si vous avez aimé me lire, vous pouvez me le faire savoir, sans même commenter, en cliquant sur le situé sous cet article – merci!

10

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

2 Commentaires

  • Répondre MademoizelleCoco 28 novembre 2016 at 22 h 29 min

    Je ne l’ai pas vu mais ça ne saurait tarder, tu m’as donné envie d’y aller et de lire le livre !

    • Répondre Laurelas 30 novembre 2016 at 12 h 32 min

      Chouette! J’espère que les deux te plairont :)