Dernièrement… au cinéma!

Septième Art 15 juillet 2016 Laisser un commentaire

Dernièrement... au cinéma

Si je ne vous ai pas beaucoup parlé de cinéma ces dernières semaines c’est (entre autres) parce que je n’y ai pas vu de grands films récemment (et que je n’y suis pas allée si souvent non plus).

La définition d’un « grand film » étant propre à chacun, je dirais plutôt que je n’ai vu aucun film qui m’a emportée ailleurs, le temps d’une séance, aucun film qui m’a coupé le souffle, aucun film qui ne m’a touché en plein cœur… (Et pourtant, je suis plutôt bon public.)

Alors parce que j’avais quand même un peu envie de vous parler de cinéma, je vais revenir sur trois films que j’ai vus ces dernières semaines, trois films que j’ai plutôt aimé, mais trois films qui ne m’ont pas inspiré suffisamment pour leur consacrer des articles dédiés…

Love & Friendship

Love & Friendship – Whit Stillman (sorti le 22 juin en France)

Dans Love & Friendship, un film librement adapté de Lady Susan, un court roman épistolaire de Jane Austen (qui ne fut pas publié de son vivant) on suit les aventures de Lady Susan Vernon (Kate Beckinsale) une jeune veuve sans le sou, manipulatrice et séductrice, à travers ses ambitions matrimoniales, aussi bien pour elle que pour sa fille, Frederica…

Si d’habitude je suis toujours (ou presque) conquise par les adaptations cinématographiques des œuvres de Jane Austen, il faut bien dire que Love & Friendship fait figure d’exception tant je me suis ennuyée. (Et c’est assez rare pour le souligner, mais j’ai résisté très fort à m’endormir durant le film!)

Le film avait pourtant commencé de façon plaisante et amusante, à travers les portraits rapides et empreints d’humour de chacun des personnages – à vrai dire, les présentations ont été tellement rapides que j’ai bien eu peur de m’emmêler les pinceaux et de ne plus me souvenir qui était qui!

Mais très vite, le rythme effréné du début s’essouffle et laisse place à une intrigue certes prévisible mais également dépeinte avec maladresse… La mise en scène est d’une grande théâtralité et les personnages déclament leurs dialogues verbeux à la manière d’un livre – de quoi vous assommer aussitôt! De mon côté, le charme n’a pas opéré…

Et pourtant le film brille par sa légèreté, son humour et son sarcasme. Les décors sont beaux, et le bruissement des costumes se mêle parfaitement à l’amusant refrain musical du film.

Mais malgré le soin apporté à la forme, cela ne suffit pas à donner assez de relief au fond qui se perd malheureusement dans le flot verbeux des dialogues qui, par conséquent, m’ont paru un peu artificiels et m’ont semblé enfermer les acteurs dans des postures peu naturelles… (Et sans parler du fait que j’aurais voulu voir davantage Stephen Fry à l’écran!)

Je n’ai donc pas été conquise, malgré quelques éclats de rire et une atmosphère que j’affectionne habituellement… Et vous, vous l’avez vu? Qu’en avez-vous pensé?

Finding Dory

Finding Dory – Disney + Pixar (sorti le 22 juin en France)

Après Finding Nemo (que j’avais adoré et qui me rappellera ad vitam æternam mes années lycée) on retrouve la joyeuse bande sous-marine, Marin, Nemo et Dory dans une aventure qui va cette fois les emmener en Californie (décidément, ces poissons font le tour du monde!) sur les traces du passé de Dory qui cherche à retrouver ses parents…

C’est simple, Finding Dory est probablement le film que j’ai le plus aimé ces dernières semaines – il est drôle, attendrissant et efficace, que demander de plus?

Même s’il n’est pas aussi génial qu’Inside Out par exemple, et que je préfère peut-être encore Finding Nemo, ce nouveau film des studios Pixar est très réussi. Drôle sans jamais être lourd, avec une ribambelle de nouveaux personnages à la fois hilarants et touchants (mention spéciale aux lions de mer à l’accent délicieusement britannique) et un message de tolérance qui ne peut que vous faire chaud au cœur.

Sans oublier qu’il m’a donné envie d’en savoir plus sur ces pieuvres-caméléon que le personnage de Hank campe si bien! (Avouez que c’est fascinant.)

À voir, à tout âge pour rire un peu et sortir du cinéma le cœur léger.

Elvis & Nixon

Elvis & Nixon – Liza Johnson (sortie le 20 juillet en France)

En 1970, Elvis (Michael Shannon) décide de rentre visite au président Nixon (Kevin Spacey) dans l’espoir de devenir agent fédéral et d’obtenir un badge spécial… Mais le président ne semble pas vouloir rencontrer le King avec autant d’ardeur que ce dernier!

C’est en avant-première que j’ai pu voir Elvis & Nixon et comme toujours, j’y suis allée sans vraiment savoir quel était le synopsis, ignorant tout de cette (véritable) rencontre entre Elvis et Nixon il y a bientôt cinquante ans. Mon verdict? C’était bien, mais j’ai trouvé l’ensemble très creux…

Il n’y a aucun doute quant au rythme du film, entraînant à souhait (mention spéciale à la bande-son!) et à l’humour justement dosé. La mise en scène est elle aussi très réussie et soignée. Et enfin du côté du casting, ma foi… Si Kevin Spacey est excellent en Nixon (après tout, les rôles présidentiels lui vont bien) j’aurais voulu en voir davantage que cet aperçu de personnage un peu trop risible pour être vrai.

Quant à Michael Shannon, que je considère être l’un des meilleurs acteurs de notre temps, je ne suis pas entièrement convaincue par son interprétation d’Elvis… Ou plutôt, si, son interprétation était formidable, mais il a donné à Elvis une dimension plus effrayante que séduisante: Shannon n’a définitivement pas le physique envoûtant du King…

Elvis & Nixon est un film à l’absurdité totalement assumée et même si j’ai passé un bon moment, quand je suis ressortie de la salle je me suis demandé ce qu’il fallait en retenir, si le film avait transmis un message quelconque… et j’en suis arrivée à la conclusion que non. Que le film n’avait été qu’une façon de tourner en dérision cette rencontre surréaliste. (Omettant d’ailleurs que Nixon s’est judicieusement servi de cette rencontre pour gagner la sympathie des électeurs du sud du pays…)

Bref, Elvis & Nixon n’est pas déplaisant et ces 24h à l’écran avec deux icônes des 70’s, rythmées par une excellente bande-son (qui ne contient pas une seule chanson d’Elvis d’ailleurs!) sont d’une absurdité parfaitement à la hauteur de la légèreté du film… Mais tant de légèreté fait malheureusement d’Elvis & Nixon un film qui s’oublie bien vite!

Vous me direz ce que vous en aurez pensé si vous allez le voir à sa sortie? Je serais curieuse d’avoir votre avis! De mon côté, je suis assez d’accord avec cette critique, publiée sur le Chicago Reader (en anglais).

Je ne m’attends pas à voir de grands films cet été, mais j’ai quelques titres notés dans un coin de mon agenda, à aller voir, peut-être… Notamment Insaisissables 2 (j’avais beaucoup aimé le premier) dans le genre du blockbuster efficace, Comme des Bêtes dans le genre du film d’animation ou encore Florence Foster Jenkins et Genius dans le genre du biopic (que j’affectionne beaucoup).

Ah et j’ai aussi vu X-Men: Apocalypse (enfin!) et même si c’était chouette de retrouver mes super-héros favoris (et James McAvoy, ne le nions pas) je n’ai pas eu de coup de cœur… Après tout, c’est toujours un peu la même histoire ces films de super-héros! 

Et vous, qu’avez-vous vu au cinéma dernièrement? Un film en particulier à me conseiller?

Je vous souhaite une belle journée et un bon week-end!


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1 Commentaire

  • Répondre cyrielle 18 juillet 2016 at 17 h 24 min

    J’hésitais à aller voir Finding Dory, tu m’as convaincue!