Take Shelter

Septième Art 6 février 2012 Laisser un commentaire

Cela fait bien longtemps que j’ai vu Take Shelter, et vous le savez, j’aime écrire mes critiques à chaud, mais quelque part, je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce film.

De quoi est-ce qu’il s’agit? On rencontre dans Take Shelter un certain Curtis LaForche (Michael Shannon) qui est depuis peu sujet à de violents cauchemars qui le mènent à craindre la venue d’une tornade des plus menaçantes. Obsédé par ces visions apocalyptiques, Curtis va fragiliser son couple, et mettre en péril ses amitiés. Terrifié, il compte néanmoins sur le soutien de sa femme, Samantha (Jessica Chastain) qui va tout faire pour comprendre ce qui lui arrive.

Take Shelter est de ces films qui tiennent en haleine et bousculent nos certitudes. L’atmosphère est tout le long angoissante et pesante, et jusqu’à la toute fin – qui est, soit dit en passant, grandiose – on ne sait pas très bien quoi penser. (Je reste volontairement évasive pour ne pas vous gâcher le film.)

On me l’avait décrit comme un film semblable au Melancholia de Lars Von Trier – qui ne m’avait guère plu, souvenez-vous… – et je dois dire que la comparaison est bonne. Le fond de l’histoire (la fin du monde pressentie par l’un des personnages) est le même, mais le traitement est totalement différent. Et là ou j’avais trouvé Melancholia pompeux et d’une vacuité sans nom, j’ai trouvé que Take Shelter était bien plus intéressant et profond.

Cela revient en grande partie au jeu des acteurs qui est excellent. Michael Shannon est exceptionnel dans cette représentation d’un homme qui sombre peu à peu dans la paranoïa et se laisse dominer par la peur, tandis que Jessica Chastain, toujours aussi ravissante, incarne la femme aimante avec beaucoup de grâce.

Côté photographie, il n’y a rien à redire; le film est très beau visuellement. Les cadrages et effets de lumière servent à la mise en scène de l’état psychologique de Curtis de manière très efficace. Le seul reproche que l’on pourrait faire à Take Shelter est son rythme presque trop contemplatif par moments. Trop long et trop lent parfois, mais sans aucun doute afin d’intensifier l’atmosphère angoissante de cette peinture de la démence naissante.

Enfin, le film me semble également être une certaine métaphore de notre société actuelle, en crise et pleine de doutes. Une nature menaçante, un homme craintif, presque dangereux… Car dominé par la peur. Et si cet homme, Curtis, était en réalité une allégorie de la peur qui règne sur notre époque? Peur de l’insécurité sociale, peur des catastrophes naturelles, peur d’une fin du monde, peur de perdre ses proches…

Et donc, peut être que le message à retenir de ce film (qui reste tout de même assez énigmatique) est qu’il faut rester unis, quoi qu’il arrive? A vous d’en juger.

Take Shelter est sorti il y a un mois déjà… Alors s’il vous intéresse, si j’étais vous, je me dépêcherais d’aller le voir!

Bonne semaine!

+ Ah, j’ai failli oublier, j’ai aussi vu le dernier né des studios Ghibli, la Colline aux Coquelicots et je dois dire que j’ai été un tantinet déçue… Belles images, belle bande-son, comme toujours, mais une histoire qui manque cruellement d’originalité, et très prévisible. Moi qui adore les films du studio Ghibli pour leur côté fantastique et magique, je suis restée sur ma faim, il faut bien l’admettre…

+ Il serait temps que je me fasse un planning de films à aller voir. Je n’ai TOUJOURS pas vu Shame. De façon générale, entre les cours, le boulot, la gym maintenant, les amis et le ciné, il serait temps que je m’organise de façon un peu plus efficace. (Ou pas, j’ai toujours été plus spontanée qu’organisée…)

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1 Commentaire

  • Répondre Zadig 6 février 2012 at 20 h 28 min

    J’avais eu envie de voir ce film, en grande partie pour l’acteur principal que j’avais decouvert dans la série Boardwalk Empire. Tu l’as rappelé à ma mémoire, je vais essayer de le voir avant qu’il ne soit plus dans les cinés!